à une lettre
postée
sous les plis de mes yeux
et que j’invoque
dans les rues
où j’hésite
et vois le ciel
dans une flaque d’eau
un arbre sous la pluie
un oiseau sous l’arbre
de l’herbe sous la nuque
de l’oiseau qui dort
j’emplis
j’emplis
mon oreiller de cailloux
comme un étang

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