à Isylle et à Rémy.
ceux qui vous souhaitent une belle vie, sachez qu’ils vous ont écarté de la leur, comme de leurs orages !
mes lèvres noirs soufflent sur le soleil couchant l’origami enfantine
la traversante pluie cogne le vert émoussé des vitres de nos voisins lentement
un Je qui n’est pas le Je que je reconnais dans mes délires et mes vagues élucubrations
j’ai réinventé ma vie jaunie en pleine conversation comme Forest en alabama for ever
je redécouvre la ville que j’ai quitté et je jure de la parcourir habillé d’une âme de pèlerin
j’irai au secret de mes pensées et aux noirs tourments de mon cœur comme être là et ailleurs
je mourrai pauvre et abandonné de tous entre autres balivernes que tout le monde semble l’ignorer

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