l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Étiquette : Il y aura toujours des oiseaux

  • Le poète se doit d’incarné les oiseaux

    Le poète se doit d’agir comme un prophète

    avant de prendre les voiles noires de ma nef

    je dis à mon père d’une voix d’or

    comme une directive que l’on se donne

    et qui sonne creuse

    je serai prophète sur une terre étrangère

    le jour d’une nuit insondable sans me retourner

    et c’est arrivé qu’une fois nu un draps sur la tête

    comme par l’endurance d’un oiseau

    longtemps depuis que je ne fais plus avec la question de l’être

    que je ne vais plus avec rien

    les espaces que je vois me sont sans importances

    où je dilue les merveilles de mon imaginaire

    comme un funambule sur un fil transparent

    comme un paysagiste œuvrant pour de froides mains devant

  • crasse de Dieu

    grâce de Dieu

    tel est la question que l’on peut se poser

    la nuit ?

    je dis n’importe quoi

    sur n’importe quel sujet

    sans pourquoi

    ça annonce durablement

    je dis forcément quelque chose d’autre

    qui grince ou pas ailleurs

    comme une photographie

    des gazouilles

    ou sauf pour le rossignol

    que je crois à leurs existences

    puisqu’ils me sont voilés

    et résistent fendues

    irrésistiblement

    à mes fascinations à ma vibration

  • la beauté d’un sourire jaillit de la joie de vivre

    je vois des hommes qui ne sourient pas, se prennent trop au sérieux

    des tanques, obstrués : Vois comme sont les forts !

    d’offrir reconnaîssant leurs manques

    j’avais perdu moi-même le sourire

    je me retrouve derrière le bruit du monde

    en immersion

    il y a ceux qui grimacent, plus nombreux, ne s’embêtent plus

    j’ai aspiré à un sourire ce matin

    et la vie l’a exaucée

    une femme

  • ce n’est encore qu’une enfant

    peut-être celle de G.

    une fleur

    elle tend la poignée

    quelque chose que je distingue à peine dans sa main

    autour d’une table

    qu’est-ce qu’on partage ?

    nous boirons du sang

    je l’ai déjà annoncé

    les lettres latines

    que Dieu nous pardonne

    – Cette femme, hier, dont je ne relève que sa mèche, un mélange d’un naturel et sophistiquée, nous aurions eu un enfant ensemble ? Ce qui est primordial souvent passe en second plan

  • ils voient en moi un poète délirant

    je perçois en eux mes délires

    seulement là qu’il se passe

    rien que là… ,

    quelque chose

    présence

    et toi

    si le froid inonde tes yeux

    et la paix soif

    hauteur d’épaule

    dont ça que j’ai peur

    chaînes

    rien qu’une amarre

    dans le vague

    horizontal

    de cette poussée ?

    se crocheter par

    je rabats l’innocence

  • le tour du monde

    le plus génial qui soit

    le plus rapide

    non plus des moindres

    Courants Noirs, Nikos Kavadias

    25,00 euros

    le temps d’un week-end

    d’une inoubliable croisière

    et l’envie de vacances

    te passe comme

    l’eau au-dessus des oreilles

    quoiqu’ils en disent

    & avec

    des réminiscences

  • comme sur une feuille où je me perds

    comme un escargot plus sûr de sa trajectoire

    comme la lune est une amie

    parmi des poètes présents quelque part sur place

    et aujourd’hui

    : l’examen de conscience pas fait, le vent d’ouest pas senti. 

    : le soleil pas vu, la fille aux yeux d’émeraudes pas vue.

    ( elle est toutes les inconnues sur les quais ! ).

    j’ai saisi cependant une tête de Picasso

    tournée de trois quart

    je n’ai par contre qu’une et ce n’est pas la mienne

    je tends mon regard jusqu’à l’étoile proche 

    elle danse, trépignante comme toujours, merveilleusement

    dans ce monde des possibles

    il me faudrait ouvrir les bonnes portes et les mauvaises 

    et sur le seuil de mes contrées sauvages

    une petite ecchymose 

  • les autres… ,

    dont tout le monde parle

    vous savez… , à chaque fois qu’un recueil est publié ?

    ils ont l’art de composer

    et l’art d’en parler, –

    qu’est-ce qu’il vous coûte d’employer tant de verbes ?

    gras bavardages

    sinon presse exige

    il n’en demeure pas moins qu’à moi

    : indépendance, sans bannière.

  • le monde est artiste

    et n’a rien perdu de sa superbe

    il est en éruption, incessement

    le voir en son innocence est une provocation honnête

    malgré son effondrement inéluctable !

    tourbillons de points noirs qui tombent du ciel

    sur un blanc manteau immaculé

    une présence convoie

  • la poésie

    teintée d’un mal

    la diffusion de la religion n’est pas en reste

    sans quoi elles ne seraient pas visibles

    hors moi, je dis pour qui !

    combien même il concourt

    pour le bien

    pareil, d’où vient

    le préjugé du poète infernal ?

    un cran, symbiose

    une part du paradis est en chacun

  • un poème c’est l’appel d’un cœur

    qui nous refuse rien

    appelle – appelle – appelle

    fou d’elle, de toi

    fou de Lui

    je me contrefiche de moi-même

    je n’œuvre pas pour la culture

    je ne construis rien

    des notions plus qu’intégrées

  • à Isylle et à Rémy.

    ceux qui vous souhaitent une belle vie, sachez qu’ils vous ont écarté de la leur, comme de leurs orages !

    mes lèvres noirs soufflent sur le soleil couchant l’origami enfantine

    la traversante pluie cogne le vert émoussé des vitres de nos voisins lentement

    un Je qui n’est pas le Je que je reconnais dans mes délires et mes vagues élucubrations

    j’ai réinventé ma vie jaunie en pleine conversation comme Forest en alabama for ever

    je redécouvre la ville que j’ai quitté et je jure de la parcourir habillé d’une âme de pèlerin

    j’irai au secret de mes pensées et aux noirs tourments de mon cœur comme être là et ailleurs

    je mourrai pauvre et abandonné de tous entre autres balivernes que tout le monde semble l’ignorer

  • toi que je devine

    tu me perçois peut-être en retour

    toi vers qui j’approche

    est-ce que tu m’excuses cette harangue ?

    je tiens certaines connaissances sur la vie

    le côté charbonneux des choses

    en moins blanc !

    je ne me justifie en rien

    je te salue

  • il y a des poèmes qui me ressemblent

    que je sens

    que je ressens

    que je vois

    et tous ceux que j’écris

    que je fomente… ,

    cet objet tient du livre et du recueil

    se parcourt comme une fiction !

    où chaque poème fait

    est un bâtonnet

  • dans l’espoir de trouver

    une super glue

    qui colle

    deux fois

    la même surface

    je regarde les pubs

    de patex

    parmi d’autres produits

    – o combien le monde semble plat

    dans un journal !

  • dans La femme qui était un livre ¹

    le poète ne te drague pas

    lorsqu’il est triste

    même si le poème t’envoute

    plus qu’à voir – une ouverture

    pour permuter, de se vivre

    le mot qui me vient est séance

    1 ) Recueil de Marc Losson.

  • J’adresse une prière aux Prophètes : Vous donnez et reprenez la vie !

    Vous avez subjugués le monde

    Où la vie sur terre est un oeuf hanté

    Selon les rencontres

    l’un des haïkus de Jean-Baptiste Pélissier aurait pu se glisser là

    : Je m’abstiens.

    cela n’aura servit à rien

    plus jamais o toi l’endormi

    tends l’oreille jusqu’au prisme de ta douleur

    et fais à croitre le silence

    un Loukoum a qui cette sélection isolée fait rire

    et qui poétise de la manière la plus fichtre

    : Pourquoi la terre est la terre et pourquoi le ciel est le ciel ?

    cris de soif

    très haute la concave de Jupiter

    une conversation entre le gravé d’un trios de flûtes

    ad vitam aeternam

  • un poème

    ce

    à

    quoi

    tout

    homme

    devrait

    prétendre

    la

    fièvre

    dans

    la

    peau

    comme

    un devin

  • à Rochdi.

    j’élève un domaine

    parmi mes rêves qui me hantent et défilent

    je redoute de finir

    je joue du feu sacré par les dieux étoilés

    et j’en meurs… , et me meus !

    investis du champs de la présence

    comme un vagabond qui pue

    qui n’est pas !

    à propos de mon écriture :                          passion                initiation              exil

    à moi seul, je suis une équipe :

    concepteur

    réalisateur 

    producteur

    je vis en poète.

    lorsque je découvre le fin mot 

    je reste émerveillé avec les yeux qui brillent

    je le fais entendre 

    je le fais savoir 

    je ne veux que continuer… ,

  • au magic pub… 54, 56, 58

    comme dans la nef d’une église gothique 

    une sombre niche au lait froid et de froment

    la rue se nomme maréchal joffre 

    vous y rencontrerez peut-être son apache  

    à qui manquent une hache et un divin sourire

    les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict :

    cette enclave est un tamis qui cache

    un arrière fond qui grouille

    Lola, Fanfan, Bio… une bande dessinée à eux seuls !

    et la content à eux seuls !

    entre eux seuls !

  • Epigraphe de Il y aura toujours des oiseaux

    Marchand d’absolu

    Tu ne prêches pas dans le désert

    Tu es, toi-même, le désert.

    ( Contre les dévots ).

    Emmanuel Moses

    la poésie

    c’est lorsqu’on a faim

    de mots

    de corps

    de vivre

    si le poète pouvait quelque chose

    il n’écrirait que les œuvres des autres

    *

    il n’y a pas de route pour le non-doute !

    il n’y a pas de route sans aucun doute !

    *

    comme quand j’étais enfant

    je toc parfois ma tête

    pour m’assurer

    qu’elle est encore

    vide et

    invraisemblablement : elle est fêlée

    *

    on ne sait pas si c’est un remède comme une magie noire

    on ne sait pas si c’est une nécessité comme des lépreux

    *

    je suis un ange et me voilà en démon – démon tout frais

    je suis un démon et me revoilà en ange tout chaud

    *

    je vois le ciel. petit, je suis !

    je vois le ciel. croyant, je suis !

    je vous le ciel. poète, je suis !

    *

    le temps de la révélation est comme des spasmes

    les temps d’écriture sont comme une dilatation du temps

    *

    moi, je voudrais prendre des bateaux

    moi, je voudrais monter aux arbres

    moi, je voudrais la revoir dans ce petit cœur

    *

    on aura tout contrefait

    on aura tout falsifier

    *

     ruisselle vite la neige qui n’est pas saisonnière

    la patience des feuilles d’arbre qui s’effacent du sol

    prends garde à ces instants fatidiques de tous les départs

    *

    j’ai espéré mon retour plus fort que tout

    j’ai maudit mon retour la raison de tout

    *

    l’ombre des mots

    le grain d’ombre qui siffle la raison

    comme on colmate les imperfections

    *

    la poésie

    c’est lorsqu’on est ailleurs

    pour les amoureux

    pour les fous

    pour les promeneurs

    sur ces entrefaites : le poète

    est le non-être absolu

  • Vous ne serez jamais sage.

    Source inconnue.

    une étreinte comme un rêve qui dure jusqu’au soir

    ce n’est pas la veille d’un jour de fête

    je m’habille

    je fais mes valises

    je fricote

    je ne suis pas triste

    au revoir ma ville, tu es mon obélisque

    j’ai croisé de farouches reptiliennes, des formes et des couleurs jamais approchées, de franches âmes aux longs cheveux. ils avaient des têtes qu’ils tenaient hautes et bizarres… au revoir gueule d’ange ! au revoir !

    tu m’as accueillie

    et je crois que tu m’aimes !

    je n’ai pas pris de plaisir à te voir en deuil  

    un soir de tempête où j’étais seul  

    je reste un petit péroire hermétique à la vie

    au revoir le bleu du bord de l’eau

    j’ai croisé des loups sous la pluie de mazout sur les quais, c’était ok pour ma vie, mon ange ! des grenouilles dans le brouillard épais et sec, toujours sur les mêmes quais… au revoir chat de gouttière ! au revoir !

    je t’aime

    et je m’en vais

    je vais vers la porte

    je reviens sur mes pas

    je tournicote

    ( comment ne pas perdre pied ! ).  

    j’ai beaucoup menti

    j’ai rêvé   

    je ne lis plus de la poésie intra-muros

    il y a de cela longtemps 

    Lire la traduction
  • à la ville de Milla.

    exclu, parce-que d’une condition pauvre, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le pire des mondes ! comme ma solitude que je mène contre vents et marées, n’est-elle pas jouissive ! 

    un chœur dévale enchaîné à la galerie de cristal :

    vie d’ascète

    cristal

    tout change autour

    où je disparais

    reflets de l’âme

    lumière 

    exclu, parce-que d’un pays Kabyle, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le meilleur des mondes ! ma solitude est moribonde et qui cède, sans jamais fléchir !

    un chœur dévale enchaîné à l’as de pique  :

    vie d’échanges

    as de pique

    rien ne reste ni ne perdure

    où je me dispersais

    que l’on nomme aussi psyché !

    lumière

    nous admettions plus les différents

    par crainte de leur ascendance