
partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie
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Le poète se doit d’incarné les oiseaux
Le poète se doit d’agir comme un prophète
avant de prendre les voiles noires de ma nef
je dis à mon père d’une voix d’or
comme une directive que l’on se donne
et qui sonne creuse
je serai prophète sur une terre étrangère
le jour d’une nuit insondable sans me retourner
et c’est arrivé qu’une fois nu un draps sur la tête
comme par l’endurance d’un oiseau
longtemps depuis que je ne fais plus avec la question de l’être
que je ne vais plus avec rien
les espaces que je vois me sont sans importances
où je dilue les merveilles de mon imaginaire
comme un funambule sur un fil transparent
comme un paysagiste œuvrant pour de froides mains devant
crasse de Dieu
grâce de Dieu
tel est la question que l’on peut se poser
la nuit ?
je dis n’importe quoi
sur n’importe quel sujet
sans pourquoi
ça annonce durablement
je dis forcément quelque chose d’autre
qui grince ou pas ailleurs
comme une photographie
des gazouilles
ou sauf pour le rossignol
que je crois à leurs existences
puisqu’ils me sont voilés
et résistent fendues
irrésistiblement
à mes fascinations à ma vibration

la beauté d’un sourire jaillit de la joie de vivre
je vois des hommes qui ne sourient pas, se prennent trop au sérieux
des tanques, obstrués : Vois comme sont les forts !
d’offrir reconnaîssant leurs manques
j’avais perdu moi-même le sourire
je me retrouve derrière le bruit du monde
en immersion
il y a ceux qui grimacent, plus nombreux, ne s’embêtent plus
j’ai aspiré à un sourire ce matin
et la vie l’a exaucée
une femme

ce n’est encore qu’une enfant
peut-être celle de G.
une fleur
elle tend la poignée
quelque chose que je distingue à peine dans sa main
autour d’une table
qu’est-ce qu’on partage ?
nous boirons du sang
je l’ai déjà annoncé
les lettres latines
que Dieu nous pardonne
– Cette femme, hier, dont je ne relève que sa mèche, un mélange d’un naturel et sophistiquée, nous aurions eu un enfant ensemble ? Ce qui est primordial souvent passe en second plan

ils voient en moi un poète délirant
je perçois en eux mes délires
seulement là qu’il se passe
rien que là… ,
quelque chose
présence
et toi
si le froid inonde tes yeux
et la paix soif
hauteur d’épaule
dont ça que j’ai peur
chaînes
rien qu’une amarre
dans le vague
horizontal
de cette poussée ?
se crocheter par
je rabats l’innocence

le tour du monde
le plus génial qui soit
le plus rapide
non plus des moindres
Courants Noirs, Nikos Kavadias
25,00 euros
le temps d’un week-end
d’une inoubliable croisière
et l’envie de vacances
te passe comme
l’eau au-dessus des oreilles
quoiqu’ils en disent
& avec
des réminiscences

comme sur une feuille où je me perds
comme un escargot plus sûr de sa trajectoire
comme la lune est une amie
parmi des poètes présents quelque part sur place
et aujourd’hui
: l’examen de conscience pas fait, le vent d’ouest pas senti.
: le soleil pas vu, la fille aux yeux d’émeraudes pas vue.
( elle est toutes les inconnues sur les quais ! ).
j’ai saisi cependant une tête de Picasso
tournée de trois quart
je n’ai par contre qu’une et ce n’est pas la mienne
je tends mon regard jusqu’à l’étoile proche
elle danse, trépignante comme toujours, merveilleusement
dans ce monde des possibles
il me faudrait ouvrir les bonnes portes et les mauvaises
et sur le seuil de mes contrées sauvages
une petite ecchymose

les autres… ,
dont tout le monde parle
vous savez… , à chaque fois qu’un recueil est publié ?
ils ont l’art de composer
et l’art d’en parler, –
qu’est-ce qu’il vous coûte d’employer tant de verbes ?
gras bavardages
sinon presse exige
il n’en demeure pas moins qu’à moi
: indépendance, sans bannière.

le monde est artiste
et n’a rien perdu de sa superbe
il est en éruption, incessement
le voir en son innocence est une provocation honnête
malgré son effondrement inéluctable !
tourbillons de points noirs qui tombent du ciel
sur un blanc manteau immaculé
une présence convoie
la poésie
teintée d’un mal
la diffusion de la religion n’est pas en reste
sans quoi elles ne seraient pas visibles
hors moi, je dis pour qui !
combien même il concourt
pour le bien
pareil, d’où vient
le préjugé du poète infernal ?
un cran, symbiose
une part du paradis est en chacun
un poème c’est l’appel d’un cœur
qui nous refuse rien
appelle – appelle – appelle
fou d’elle, de toi
fou de Lui
je me contrefiche de moi-même
je n’œuvre pas pour la culture
je ne construis rien
des notions plus qu’intégrées
à Isylle et à Rémy.
ceux qui vous souhaitent une belle vie, sachez qu’ils vous ont écarté de la leur, comme de leurs orages !
mes lèvres noirs soufflent sur le soleil couchant l’origami enfantine
la traversante pluie cogne le vert émoussé des vitres de nos voisins lentement
un Je qui n’est pas le Je que je reconnais dans mes délires et mes vagues élucubrations
j’ai réinventé ma vie jaunie en pleine conversation comme Forest en alabama for ever
je redécouvre la ville que j’ai quitté et je jure de la parcourir habillé d’une âme de pèlerin
j’irai au secret de mes pensées et aux noirs tourments de mon cœur comme être là et ailleurs
je mourrai pauvre et abandonné de tous entre autres balivernes que tout le monde semble l’ignorer
toi que je devine
tu me perçois peut-être en retour
toi vers qui j’approche
est-ce que tu m’excuses cette harangue ?
je tiens certaines connaissances sur la vie
le côté charbonneux des choses
en moins blanc !
je ne me justifie en rien
je te salue
il y a des poèmes qui me ressemblent
que je sens
que je ressens
que je vois
et tous ceux que j’écris
que je fomente… ,
cet objet tient du livre et du recueil
se parcourt comme une fiction !
où chaque poème fait
est un bâtonnet
dans l’espoir de trouver
une super glue
qui colle
deux fois
la même surface
je regarde les pubs
de patex
parmi d’autres produits
– o combien le monde semble plat
dans un journal !
dans La femme qui était un livre ¹
le poète ne te drague pas
lorsqu’il est triste
même si le poème t’envoute
plus qu’à voir – une ouverture
pour permuter, de se vivre
le mot qui me vient est séance
1 ) Recueil de Marc Losson.
J’adresse une prière aux Prophètes : Vous donnez et reprenez la vie !
Vous avez subjugués le monde
Où la vie sur terre est un oeuf hanté
Selon les rencontres
l’un des haïkus de Jean-Baptiste Pélissier aurait pu se glisser là
: Je m’abstiens.
cela n’aura servit à rien
plus jamais o toi l’endormi
tends l’oreille jusqu’au prisme de ta douleur
et fais à croitre le silence
un Loukoum a qui cette sélection isolée fait rire
et qui poétise de la manière la plus fichtre
: Pourquoi la terre est la terre et pourquoi le ciel est le ciel ?
cris de soif
très haute la concave de Jupiter
une conversation entre le gravé d’un trios de flûtes
ad vitam aeternam
un poème
ce
à
quoi
tout
homme
devrait
prétendre
la
fièvre
dans
la
peau
comme
un devin
à Rochdi.
j’élève un domaine
parmi mes rêves qui me hantent et défilent
je redoute de finir
je joue du feu sacré par les dieux étoilés
et j’en meurs… , et me meus !
investis du champs de la présence
comme un vagabond qui pue
qui n’est pas !
à propos de mon écriture : passion initiation exil
à moi seul, je suis une équipe :
concepteur
réalisateur
producteur
je vis en poète.
lorsque je découvre le fin mot
je reste émerveillé avec les yeux qui brillent
je le fais entendre
je le fais savoir
je ne veux que continuer… ,
au magic pub… 54, 56, 58
comme dans la nef d’une église gothique
une sombre niche au lait froid et de froment
la rue se nomme maréchal joffre
vous y rencontrerez peut-être son apache
à qui manquent une hache et un divin sourire
les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict :
cette enclave est un tamis qui cache
un arrière fond qui grouille
Lola, Fanfan, Bio… une bande dessinée à eux seuls !
et la content à eux seuls !
entre eux seuls !
Epigraphe de Il y aura toujours des oiseaux
Marchand d’absolu
Tu ne prêches pas dans le désert
Tu es, toi-même, le désert.
( Contre les dévots ).
Emmanuel Moses
la poésie
c’est lorsqu’on a faim
de mots
de corps
de vivre
si le poète pouvait quelque chose
il n’écrirait que les œuvres des autres
*
il n’y a pas de route pour le non-doute !
il n’y a pas de route sans aucun doute !
*
comme quand j’étais enfant
je toc parfois ma tête
pour m’assurer
qu’elle est encore
vide et
invraisemblablement : elle est fêlée
*
on ne sait pas si c’est un remède comme une magie noire
on ne sait pas si c’est une nécessité comme des lépreux
*
je suis un ange et me voilà en démon – démon tout frais
je suis un démon et me revoilà en ange tout chaud
*
je vois le ciel. petit, je suis !
je vois le ciel. croyant, je suis !
je vous le ciel. poète, je suis !
*
le temps de la révélation est comme des spasmes
les temps d’écriture sont comme une dilatation du temps
*
moi, je voudrais prendre des bateaux
moi, je voudrais monter aux arbres
moi, je voudrais la revoir dans ce petit cœur
*
on aura tout contrefait
on aura tout falsifier
*
ruisselle vite la neige qui n’est pas saisonnière
la patience des feuilles d’arbre qui s’effacent du sol
prends garde à ces instants fatidiques de tous les départs
*
j’ai espéré mon retour plus fort que tout
j’ai maudit mon retour la raison de tout
*
l’ombre des mots
le grain d’ombre qui siffle la raison
comme on colmate les imperfections
*
la poésie
c’est lorsqu’on est ailleurs
pour les amoureux
pour les fous
pour les promeneurs
sur ces entrefaites : le poète
est le non-être absolu
Vous ne serez jamais sage.
Source inconnue.
une étreinte comme un rêve qui dure jusqu’au soir
ce n’est pas la veille d’un jour de fête
je m’habille
je fais mes valises
je fricote
je ne suis pas triste
au revoir ma ville, tu es mon obélisque
j’ai croisé de farouches reptiliennes, des formes et des couleurs jamais approchées, de franches âmes aux longs cheveux. ils avaient des têtes qu’ils tenaient hautes et bizarres… au revoir gueule d’ange ! au revoir !
tu m’as accueillie
et je crois que tu m’aimes !
je n’ai pas pris de plaisir à te voir en deuil
un soir de tempête où j’étais seul
je reste un petit péroire hermétique à la vie
au revoir le bleu du bord de l’eau
j’ai croisé des loups sous la pluie de mazout sur les quais, c’était ok pour ma vie, mon ange ! des grenouilles dans le brouillard épais et sec, toujours sur les mêmes quais… au revoir chat de gouttière ! au revoir !
je t’aime
et je m’en vais
je vais vers la porte
je reviens sur mes pas
je tournicote
( comment ne pas perdre pied ! ).
j’ai beaucoup menti
j’ai rêvé
je ne lis plus de la poésie intra-muros
il y a de cela longtemps
Lire la traductionà la ville de Milla.
exclu, parce-que d’une condition pauvre, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le pire des mondes ! comme ma solitude que je mène contre vents et marées, n’est-elle pas jouissive !
un chœur dévale enchaîné à la galerie de cristal :
vie d’ascète
cristal
tout change autour
où je disparais
reflets de l’âme
lumière
exclu, parce-que d’un pays Kabyle, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le meilleur des mondes ! ma solitude est moribonde et qui cède, sans jamais fléchir !
un chœur dévale enchaîné à l’as de pique :
vie d’échanges
as de pique
rien ne reste ni ne perdure
où je me dispersais
que l’on nomme aussi psyché !
lumière
nous admettions plus les différents
par crainte de leur ascendance
