l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Caïman de tissu

je m’interdis de lire – A. par peur de lui écrire et la vexer

l’envie ou le désir sont trop forts

peut-être, simplement, qu’elle ne veut plus entendre ma voix

ce n’est pas de l’amour propre, à elle seule cela suffit

je ne like pas ses postes, aussi !

je ne suis plus marié, à ma connaissance, ma dernière relation date de 2019, ce qui me semble une éternité

le dernier rapport intime remonte à 2011 ( L’indice ou le secret d’une anthologie qui dure ! ).

sauf un baiser inespéré, volé dans un jardin

mes pensées, parfois, oscillent, entre la misère dite sexuelle et comme de l’épanouissement, un nirvana, ceci me parle déjà moins !

si j’avais un peignoir ou une robe de chambre, peut-être que je ferais mes courses comme un baron perché, voilà à quoi peut ressembler mon état d’esprit

c’est à dire lessivé

sinon toujours prudent à me toucher

je ne sais quoi penser de mes libertés, comme les vents, les arbres, les oiseaux

j’aime me retrouver seul, les-t-on vraiment jamais ?

peuplé, emplie de sève et lorsque j’écris : Visages, atmosphères et odeurs, surtout le noir, très important le noir dedans et autour, comme l’espace laissé aux lettres, que j’omets et d’où émergent des poissons et des fleurs aux boutons oranges, non pour l’air, mais l’or d’un soleil qui rit, ainsi qu’ – A. ou une bouture



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