le jazz s’écoute communément les soirs de longue mélancolie
et éventuellement accompagner d’un verre cérémonial
comme du whisky ou autres
le jazz m’apprend à écouter mes notes
à élargir mes émancipations
il s’écoute aussi en compagnie
d’une étudiante en lettres modernes
qui se faufile par ici
je suis tellement bordélique et sans heures
que je l’écoute dès le matin, très tôt au réveil
avec les cuivres qui me mettent d’aplomb
entre mes mains mon café chaud
d’aplomb : Comme un noir de la Nouvelle Orléans.
l’un de mes complices qui me parle en ce moment
vous savez bien que c’est de la musique afro-américaine
vous le devinez du moins
je laisse pour l’heure aller dans le givre
et je fais des calculs manteaux
sur le titre qui circule bien qui est : Kind Of Blue.
j’espère arriver ainsi au lieudit des convergences
où cela n’a presque rien d’un jazz


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