Le poète se doit d’incarné les oiseaux
Le poète se doit d’agir comme un prophète
avant de prendre les voiles noires de ma nef
je dis à mon père d’une voix d’or
comme une directive que l’on se donne
et qui sonne creuse
je serai prophète sur une terre étrangère
le jour d’une nuit insondable sans me retourner
et c’est arrivé qu’une fois nu un draps sur la tête
comme par l’endurance d’un oiseau
longtemps depuis que je ne fais plus avec la question de l’être
que je ne vais plus avec rien
les espaces que je vois me sont sans importances
où je dilue les merveilles de mon imaginaire
comme un funambule sur un fil transparent
comme un paysagiste œuvrant pour de froides mains devant

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