20 août 2024
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Soliloques
à celle qui saura m’aimer. Aussitôt après que l’idée du déluge se fut rassise, Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mou- vantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de l’araignée. Après le déluge. Illuminations. Arthur Rimbaud il me revient ton image radieuse que je touche, ses aspérités sont Continue reading
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Qu’importe si je te vois comme mon amoureux
à Zoubida. il avait quelque chose de l’empêché et un sombre cœur, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’alger. il voyait la soif des routes et les vents sonores jointement il rêvait d’une union de la parole, et ses factions ne se souciaient que des échelles à talonner. il se présentait comme tailleur de pierre, Continue reading
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Sensations
l’atmosphère de moisie qui nous magnifiait, le bleu-noir du ciel, les étoiles, ta peau, je m’en souviens : comme de ta voiture rouge métallique, une ZX de 1991 tu te tenais juste à côté, tes habits baissés… , elles filaient en demi-teinte ces punaises, de vraies bêtes théâtrales. elles mouraient autant les grands soirs de Continue reading
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La mort de Willem
à Wassim. ils se consument comme une chandelle, conscients qu’à moitié de ce qui crève les yeux, d’autres ne sont que les pantins de la folie, et tuent en de cruels hasards il y a des jours sans pareil miroir, – dévorez-vous les uns les autres ! je suis innocent, mon cœur douloureusement en peine, Continue reading
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Béat comme… ,
béat comme une incantation qui exhorte l’univers d’un guéridon, – n’est-elle pas belle, un chaos ? elle présage les sèves autant qu’un fifre, s’enthousiasmant de la gaieté des trèfles les atours envoûtants, bariolés, ne sont que les signes enjoliveurs, ceux des virevoltants. enracinés, ses ongles pénètrent ma chair, inondent mes balbutiements je la soulève comme tambour, trempette et timbale ! une ordalie sans Continue reading
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L’entraînement
à Sihem. ils sautent l’entraînement terminé la tête la première sur une terre rouge, leurs peaux glissantes et les culs bombés. ils ne se parlent pas, – pourquoi alors marcher ? vous vous figurez un train qui rentre en gars, non ? sauf qu’ici, le ciel mousseux leur tombe parfois sur la tête, comme la pluie Continue reading
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Savonneuse brume à pétrole
trop tard et dans les saisons coulait un nectar, la vie belle… , – enfin, Tizi-ouza ! l’attenante comme un vent de printemps parfumé de saligauds et de machines à l’huile où allaient les hirondelles fidèles à nos rues, des gorges blanches qui virevoltaient au ras du sol ? c’étaient nos matins de caramel, mes voisins respiraient sous les Continue reading
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Les façades d’Alger
à Ramzi. il marchait en plein milieu de la rue en tenant une petite baguette en bois dans sa main gauche, il était enveloppé d’un drap, de braises et d’un front où perlait la sueur il avait des yeux blancs semblables à ceux de Jacob Le Pacifique, et un ciel au-dessus qui l’ornait de son Continue reading
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À rebours de l’hiver
ils rentrent au port inquiet, une cloche retentit entre les poteaux de fumée. la lune est pleine et s’est éteinte pour un temps. j’écoute avec l’œil du cœur l’espoir luire ils sont ivres de sel, de la houle et des vents. la cale d’hiver est comble de cotons affrétés à skikda. ils gardent un mauvais Continue reading
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On aurait dû aller à Vérone
qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges ? un flash : les vrais soirs de Marie Antoinette, de marbre sa silhouette ! j’observais en silence mon retour, ennuyé à travers les routes… , ses féeries et ses effluves distingués, un ravissement mêlé à une sidération. je ne la nommais Continue reading
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Et puis, le dernier
je revois sur internet des vidéos idiotes d’amis qui se font des blagues, parmi tant d’autres publications ! tout me revient comme une farce, inimaginable, déjà entrevue je ne referme plus mes yeux sans qu’ils me visitent. j’aspire à déterrer d’autres joyaux pour m’en sortir quitte, libre de voyager sans croiser personne, libre de rêver Continue reading
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L’un ou l’autre hante
je reviens au parc… , je lis entre les spectres qui passent, sans la menace ! le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabétisme, de géométrie sans espace je me dirige pour uriner vers les toilettes, – il n’y a de public que les urinoirs ! en marchant, ton nom me revient. je Continue reading
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Du jour, du messager et de l’homme qui vient
il est sérieux dans l’amour et les choses sentimentales, que trop bouleversés selon ses dires. il ne trouve aucun sens à donner à sa vie, errant sans lien ni but en suspens et à la limite se nourrir, il n’en éprouve jamais le besoin. il attend les hirondelles, ses aspirations passées sous silence à défaut Continue reading
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Jeunesse
j’aurais tout fait pour quelques-uns de tes mots sur un bout de papier, revoir l’un de tes sourires que je reconnaissais parfois sur mes lèvres, dans un lieu quelconque tu m’aimais comme un soleil, une étreinte… , – de quoi s’alimentait mon amour pour toi ? je ne le fuyais en rien, je n’y touchais plus, Continue reading
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Je n’étais au fond… ,
je n’étais au fond que ton amant qui se dépréciait, s’affichait avec ses lutineries. un coffret enfermant des salubrités, – salivante était la Marseillaise, salivant était ton sang je heurtais le lointain de ton pays jamais arpenté, tracté par tant de tes visions. j’étais de tes passions que j’enfilais comme des capsules, depuis le banc des absents j’épelais ton nom Continue reading
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Rien n’est aussi fumé qu’un myope
par les chemins interdis… , les interdis ? tu tiens un cigare dans ta main. en vue, c’est des bœufs, coucou les bœufs ! tu pisseras plus tard, lorsqu’il cessera de pleuvoir une cabane tient sur un écriteau, ça tient sur un écriteau… , de la peinture sur bois, beaucoup de bois dans les bois Continue reading
Bienvenue dans mon atelier !
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