j’aurais tout fait pour quelques-uns de tes mots sur un bout de papier, revoir l’un de tes sourires que je reconnaissais parfois sur mes lèvres, dans un lieu quelconque
tu m’aimais comme un soleil, une étreinte… , – de quoi s’alimentait mon amour pour toi ? je ne le fuyais en rien, je n’y touchais plus, pas de cailloux ! nul n’y contrebalançait
je ne saurais d’avantage de moi sur chaque détour et abandon. tu étais au-dessus, tu étais la nuit aussi, comme Leila. je laissais pour y croire encore ton pain dans ma bouche
je te pourchassais dans mes rêves, comme un trappeur arpentant, arpentant, etc. je me souvenais d’un éconduit qui jouait l’été au piano, alertait sur ses orages à venir !
je dérivais de quelques ersatz, comme d’un bloc désaffecté, – étais-je dévolu à cette autre chose ? mes trains de fumée, mon singe à cymbales… , et puis, venait la houle !
deux âmes se faufilaient derrière ce poème
sans doute plus…
une algérienne, une française
elles étaient la même : une Eve

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