l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Des vibrations

à Ghiles.

nous ressassons et le temps file nos pensées

il noue nos histoires à venir et celles qui sont passées

et nous sublimons au-delà de nos forces

l’univers de quelques objets faits de souvenirs

elle et ma médiocrité, nous vivions heureux !

je crois revivre notre histoire comme un mythe fragmenté

avant que tout ne retombe dans l’oubli, l’enfouissement

je prenais quelques pacotilles dans ma besace trempée

en allant cacher mon lourd chagrin où qu’importe

et une couette dans une valise par peur de prendre froid

nous avons eu nos adieux de myrte

c’était dû à l’harmonie des après-midis d’été

que nous avons jamais mené jusqu’au bout

je pleurais en déversant du vomis aux pieds des portes

de rage et je riais… , 

je ne demandais rien et je changeais tout

les chemins de foire dans ma mémoire, à devant une glace, à une armoire !

je voyais l’inutile vieillard que je serai, le visage convulsé, bleu !

j’accepte à présent un peu de lumière et s’il faut durer

surtout que je lui dois pour beaucoup



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Bienvenue dans mon atelier !

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