à Ghiles.
nous ressassons et le temps file nos pensées
il noue nos histoires à venir et celles qui sont passées
et nous sublimons au-delà de nos forces
l’univers de quelques objets faits de souvenirs
elle et ma médiocrité, nous vivions heureux !
je crois revivre notre histoire comme un mythe fragmenté
avant que tout ne retombe dans l’oubli, l’enfouissement
je prenais quelques pacotilles dans ma besace trempée
en allant cacher mon lourd chagrin où qu’importe
et une couette dans une valise par peur de prendre froid
nous avons eu nos adieux de myrte
c’était dû à l’harmonie des après-midis d’été
que nous avons jamais mené jusqu’au bout
je pleurais en déversant du vomis aux pieds des portes
de rage et je riais… ,
je ne demandais rien et je changeais tout
les chemins de foire dans ma mémoire, à devant une glace, à une armoire !
je voyais l’inutile vieillard que je serai, le visage convulsé, bleu !
j’accepte à présent un peu de lumière et s’il faut durer
surtout que je lui dois pour beaucoup


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