l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


black and white buster

hier, oui, c’était bien hier, comme l’éternité. hier pendant une soirée, je rencontrais un homme. hier, avec cet homme on avait un échange. un homme qui voyageait, beaucoup, considérablement depuis l’hier à l’odeur d’écorce des mandariniers. il me semblait si joyeux comme celui qui ne donne son numéro de téléphone, son nom et une adresse
sans histoires, on avait retourné le monde, on l’avait retrouvé, en parlant en toutes les langues, presque évidemment. hier, je rentrais tard, pour y réfléchir, quoiqu’il n’y avait rien d’urgent à redire. j’espérais le revoir, là ou ailleurs, dans cet hier ou un autre lieu de fortune. il se disait révolté, en guerre par outrage
un homme que l’on rencontre qu’une fois dans la vie, qui m’avait transformer, un inter mondialiste, très cultivé, en outre qu’il niait. je crois qu’il cherchait la vérité, la lumière au bout du tunnel qui n’arrivait pas. on était à la dernière halte, avant l’océan qui n’avait pas de mémoire, selon lui. je réajustais en parlant du pacifique, de l’aube. on avait cependant contourné les nuages de murs trop épais. il fumait
troisième étage : je ne finissais plus mes phrases. c’était un homme, un royaume avec une tête humaine… , crâne rasé, la cause en est sa calvitie ! un homme, rare, non pas skinhead pour un clou. un homme comme un royaume à tête d’Homme. l’ascenseur s’arrête. est-ce que les possibilités se réduisent avec l’âge ? je l’aimais dés le premier coup d’œil
il avait choisi l’exile, de vivre seul, sans femme ni enfant, à chérir un peu tous les jours. il fuyait, loin de sa famille, une fraterie qui s’entredechirait. il était brisé, en son âme. je me reconnaissais, à vrai dire brièvement. il parlait parfois par métaphore, de la paix, du bien et du mal, il me disait qu’il aimerait voir la lumière de l’aube avant de s’en aller
il me faisait un don. il réparait son âme, ou sans doute l’inverse. les fenêtres étaient ouvertes aux vents. combien nos vies étaient si brèves, bruyantes, minuscules comme un claquement de doigts
point… , la rétribution ! au milieu des sifflements, je coursais pour le rejoindre, comme pour un cousin
souvent les larmes aux yeux, rouges comme un deamon, pour seul compagnie il cohabitait avec un chat. je pensais lui montrer une page, inspirée d’un camarade qui parlait de l’impressionnisme et de Claude M. je lui espérais une réconciliation. j’invoquais pour qu’il change ses plans. j’étais exauçais, l’ayant su le lendemain, cherchant de par les chemins. on s’était dit au revoir, en faisant nos adieux comme on se disait bonjour au temps de nos premières fois

il me faudrait apprendre un raconter une histoire je ne sais comment y arriver sinon de ce qui me traverse et trotte dans ma tête je dois apprendre sinon à raconter une histoire sans grief à réactualiser une histoire d’un héros comme reprendre un mythe sinon que faire si je ne sais ! un héros comme ceux qui meurt dans les milles et une nuit que je n’écrirai jamais l’histoire d’un prophète que je n’écrirai même un rêve aussi d’un manque que le lecteur ne le remplirai pas je rêve de mes amis pour peu qu’ils s’ennuieraient où mon corps les enroberait et derrière eux et chaque image où se faufile une ombre que l’on regarde une énièmes fois et se dire que c’est là que je me prends les ronces et je vais vers ma quarantaine et ma vie leurs ressemble 



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