à Fanny.
à l’aube ta bouche à l’est
je te désire de tout mon soûl
tu atterries derrière les vitres bleues du TGV
j’octroie un don d’amour à l’univers
imprégné de toi
je brûle et me noie sur le sol
comme on tend vers des amours en carrousel !
seule la solitude offre un concours
au paysage intérieur et son double
que mes masques rient
je sors avec une roulée de tabac sur mes lèvres
qui brûlent autant que ton dernier baiser d’adieu
devant le distributeur de films
toujours avec un petit pincement au cœur
hier est l’éternelle note

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