à Samira N.
solitaire il est certain que je vais
crevé lorsque rien ne tient nuages
que tout cascade tout séquence en dedans
des enfants autour des innocents et
l’horizon en est pollué et sont beaux je
passe je vois un poteau sa forme sa
hauteur sa couleur pour finir le pointe
dans la tête des corps et des
danses inconnus je passe
la ville a ses coïncidences une voie
directe en état un état dans l’état je ne
sais jamais mais c’est vrai j’ai habité là
avant si belles soient elles les lumières
la nuit sont courbes sans nuances
un grain qu’ils disent un pont qu’ils
disent la vie réelle d’autrefois qu’ils disent et
j’oublie et je ravale ce qui me fend
ça sauve peut-être un homme !
deux nymphettes à l’arrière du bus même
si je crois que tout est dit j’entends
leurs âmes chuchoter entre les
annonces des arrêts : correspondances
directions déviations, etc. merci au revoir
pontife que je descends le ciel est
magnifique d’un éclat bouleversant limpide
une eau sous laquelle je chemine pour
rentrer au milieu des allées où
pendent fraichement les toiles
d’araignées les lampadaires s’allument
suivies des oiseaux c’est bien pour eux

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