depuis ma petite barque depuis les
odeurs de mon petit lit je tangue je
vois une jeune femme qui ne peut
danser on l’a rassoie pale devant
la baie vitrée aux alentours des
années 90 je n’ouvre pas les yeux
j’écoute distrait un jazz depuis
mes cervicales très cuivré très
ancien pam pam je tombe en
moi-même un poisson survient
peut-être un thon cadré des poissons
encore des écrevisses alignées dans
le givre rouge et rouge comme des
fruits et puis je change de côté sur
le dos une rue une bande de copain
avec de longues jambes élancées
ils ne me voient pas mais sentent
parmi les arbres feuillus sous l’ombre
d’un soleil sur un trottoir il est trois
heures du matin je bouge ma main
je crois bouger ma main je me vois écrire
sur mon téléphone : Riposte ! évidement
qu’il en est différemment
cela remonte à tellement longtemps


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