l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


L’injection

à ceux qui me visitent du matin jusqu’au soir.

le recoins du bureau s’allonge sur le mur du balcon

faisant une tache sombre au milieu de ma vision

je vois des arbres indéterminés

sur un fond de ciel gris

j’entends l’appel du vert

ayant refermés mes paupières

survient un manque pressent de brume

une tête d’un oiseau et une aile

Fantomatiques

la couleur est dû à ma lecture de L’opéra du monde

je me tais au passage de la brise sur les arbres

j’appelle

j’ai les glandes d’un crapaud aux bruits

sous le son d’un train je me tais aussi

il m’arrive de parler parfois le chat

les mots qui suivent sont en arabe et feignent la disparition

je me retourne de ma droite vers l’orient

et guette

je tends la main gauche et prends ma cigarette électronique

et j’ai vu la page de la direction de la culture

trois journées sont de la fête

et je rage hors de moi

j’appelle en retenant ma respiration des odeurs d’excréments

et que peut-être j’attends l’asphyxie

j’ai dû avoir 365 battements du cœur

mêlant morve et salive dans le ventre

encore une fois

on m’a prévenu que l’on ne parle pas dans sa tête

et rien n’a pour l’heure de sens



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Bienvenue dans mon atelier !

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