à ceux qui me visitent du matin jusqu’au soir.
le recoins du bureau s’allonge sur le mur du balcon
faisant une tache sombre au milieu de ma vision
je vois des arbres indéterminés
sur un fond de ciel gris
j’entends l’appel du vert
ayant refermés mes paupières
survient un manque pressent de brume
une tête d’un oiseau et une aile
Fantomatiques
la couleur est dû à ma lecture de L’opéra du monde
je me tais au passage de la brise sur les arbres
j’appelle
j’ai les glandes d’un crapaud aux bruits
sous le son d’un train je me tais aussi
il m’arrive de parler parfois le chat
les mots qui suivent sont en arabe et feignent la disparition
je me retourne de ma droite vers l’orient
et guette
je tends la main gauche et prends ma cigarette électronique
et j’ai vu la page de la direction de la culture
trois journées sont de la fête
et je rage hors de moi
j’appelle en retenant ma respiration des odeurs d’excréments
et que peut-être j’attends l’asphyxie
j’ai dû avoir 365 battements du cœur
mêlant morve et salive dans le ventre
encore une fois
on m’a prévenu que l’on ne parle pas dans sa tête
et rien n’a pour l’heure de sens


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