l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Un noyau descend

de quoi vais-je accoucher à quoi je

fais face qu’elle est cette terreur et que je kutup

là dont le visage est la poésie l’idéal amoureux

même de résistance ou simple délire

mais je n’éprouve et que je kutup

là rien de semblable ma colère noire plus

que le noir des nuits sans étoiles plus

que le noir de l’hiver en été du tombeau

solitaire à l’encontre d’imbéciles peureux

souvent dans l’urgence l’immédiateté sans

nuances une tendresse une anse d’amour

qu’ils reposent en paix du moins pour

cette nuit et que je kutup là où ils font preuve de lâcheté

totale de volte-face couverte de malhonnêteté

de peu de tolérance te prive sans remède

en conciliabule l’inadmissible est admis

et ce n’est nullement une dénonciation

couper une tête d’un animal

n’est digne d’aucunes des parties

puisqu’il en repousse deux jusqu’à

une multitude le mal a un nom l’indifférence qui

divise et envoie au diable pour sûr

nos valeurs sont non sûrs et que je kutup là

comme un retard non-négligeable

sur mon passé et que je kutup là dans

mes nuits constellées où je trace des

lignes géométriques à la vitesse de l’éclair

sinon ma cruauté me fait défaut et la

monstruosité de mes proches est infinie

l’alternative est simple parfois vivant ou mort

me constituent foncièrement



2 réponses à « Un noyau descend »

  1. C’est très beau. Poignant.
    Merci!

    Aimé par 1 personne

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