l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Un mort, ça creuse !

il m’arrivait de ne pas reconnaitre un mort

je ne retenais les prénoms qu’après une fréquentation continue

je reçois à présent un coup à chaque terrible annonce sur les réseaux

et ma conscience s’alourdit de leur disparition

je ne m’approchais aux enterrements qu’à peine

pour entendre les prières et les habituelles incivilités

mais jamais la veille pour l’adieu d’un visage

j’allais pour ceux qui m’étaient encore étrangers

à fin de me recueillir et m’éloigner bien qu’un peu entaché 

la mort dit toujours autre chose

… !

est-ce cela qui lient les hommes ?

j’accompagnais l’impatience des ombres

mon ciel s’assombrissait sous un irradiant soleil

les âmes d’une vibration montaient et rejoignaient leur céleste demeure

et puis le cimetière retrouvait ses endeuillés et visiteurs

tout cela semblait laiteux comme une crème



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