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C’est toi le meilleur Mr. Chocolat qu’elle m’appelait
Je lui avais dit que si elle
chamboulait le Rubik’s, je ne le toucherai plus.
La 1 ère chose que j’ai faite en le retrouvant et une fois qu’elle était partie,
était d’y jouer.
Parce qu’il n’était pas droit, et
disposé d’une manière grrr !
Je jouais et à chaque palier retourner j’y étais presque

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Mise en route et pour ça j’ai une image
On veut que ça change
Stop à la guerre s’il vous plaît
J’étais bête j’ai écrit moinsFais chier à la guerre
La weed
Pays libre
Pays : j’aurais ajouté un « s »Un patient ici à l’hôpital dit en avant en avant
Un autre dit plus loins plus loinsPourquoi je ne passe pas plus de temps avec eux ?
Après le repas chacun erre a ses occupations ou dans les chambres respectives
Aucune activité après les repas
Ils nous ont proposé aucune sortieJe manque de culture de verve
Ceux d’ici disent de moi que j’ai assez de connaissances*
Je viens de réaliser que j’écris comme il y a 15 ans, je tourne rond
C’est la weed !Non pour sûr : qu’est ce que je cherche ?
Les mains dans les poches
*
Je ne comprends rien au lit des hôpitaux
Ça va vite dans ma tête
Que je vois merde
L’infirmière vient de me proposer un booster
Il se passe des choses
Un algérien comprend toutes les cultures*
Depuis la rue je mourais de faim, comme
Trop longtemps que je fréquente les hôpitaux et les cmp empp
Sans l’initiative des patients
Sollicitations des patients
Des famillesQuoi faire ? Et je le désire
Mais pour Un . e emigré e
La proximité avec les transports et les centres villes
*
J’ai perdu mes moyens
J’ai une mémoire courte
Je n’ai rien compris à ce monde ci
Le poids des mots
J’ai grandi ce soirJ’aime marie et que je perds que je perds… , – il est où le problème ?
*
Il faudrait que les objets de transport flottants, collectifs ou de particuliers doivent déjà être dans les airs, constamment, même lors de l’embarquement
*
Il n’y a aucune relation de confiance.
Je suis plutôt votre client qui parle à
Sa banque : On verra pour le
Prochain café que vous me
Refuserez ! Vous me servez, voilà
Tout

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Je les observais ces villes comme on y dormait, ivre. J’écoutais vos attentes dans le silence des nuits, parmi les heureux accidents qui advenaient de façon fortuite et imprévisible. Je tâtais dans l’air les formes et les idées à travers les siècles, une contemplation que je mettais en relief dans mes écrits. J’enfonçais la porte la moins probable. Je tombais souvent sur des vers froissés en me brisant les mains irrécupérables sur ma lyre. J’appréhendais par là même l’esprit de mes émancipations. La fabrique des mots me dépassait. Je m’empressais d’oublier afin de faire peau neuve. J’envisageais les charmes ancestraux et caducs, les factions n’étaient que des ours élevés au grain de blé du sud. L’inouïe des généalogies me leurrait. J’étouffais en moi un silence qui faisait rager et quelque part des chiens aboyaient. J’imaginais qu’ils faisaient les carpeaux, les voix de nulle part sur un banc. Je fumais comme un puits raclé en me promettant une visite à l’un d’entre eux, persistance. Je tirais de nouvelles cartes avec mon cœur qui désignait un secret. Je me faisais à l’image que souhaitait les Prophètes. J’étais le pauvre de Sa Miséricorde. J’affirmais d’une mémoire ancienne mon bonheur inachevé, parce que non-avoué. Il n’y avait rien de délibéré dans ce poème. Ils étaient d’une lenteur ces étés, où tout baignait dans le vide de mes pensées. Je ne pratiquais aucun sport, je n’avais aucun hobbys. Je n’aimais pas d’ailleurs les gens et je ne parlais pas votre langue. J’étais un garçon sans intérêt. Je fréquentais une fille que je baisais comme un apprenti ou un marabout, j’aimerais par-dessus tout oublier cet air blasé qu’elle avait sur son visage. Comme un dernier ticket. Je finissais ma cigarette et continuais les raccourcis de mon cœur qui semblait interminable, mon exercice favori de catin que j’enfonçais avec panache, sous des allures d’une chute télévisée. L’impression d’or et d’alliance qui se tramaient
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Les prières étaient un don de soi à chaque instant renouvelées, une prévision à l’entendement. Je débarquais dans un univers imploré et apathique. Je sortais rejoindre la pluie. Je reprendrais les vols de nuit ou le poème, il me faudrait pour l’assoir une étincelle, un départ, plusieurs ! Le poèmefusée pour s’élever avait besoin d’une pulsion de moineau. Je retracerais vers toutes les directions. Je n’étais que la moitié d’un amour brisé, et si un jour je tombais dans la moire de l’humide clarté, sachez que jusqu’au bout je vous aimerais. J’avais grand froid. Je croyais qu’il faudrait raser les murs et marcher droit vers l’orient, la familiarité avec les lieux ne me réussissait pas. Je voyais de la poésie là où régnait le soudoiement et l’anarchie. J’attendais une vague qui inonderait le bois, les furies feraient de nos chairs des razzias. Les hommes en ces heures bénis ne me lorgnaient plus, ils avaient un prix comme partout, sauf qu’ici ils étaient beaucoup à attendre le soleil, le restreint à l’irrécupérabilité
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C’était encore de Lui. Je parlais de la déchirure, entre temps une femme urinait derrière un arbre. Je n’avais plus peur des chiens dans les rues caverneuses et sombres, quoique ! J’adhérais encore à tous les galimatias et je continuais de jouer. Je savais reconnaître les chemins gauchis, les rats mangeurs d’oiseaux. Lorsque la moitié du globe s’endormait et que je m’époumonais de ma dernière cigarette, je me racontais une petite histoire pour m’envoler, comme happé par les hauteurs. Elle me faisait gagné en espace, me réconfortait. Je versais, j’absorbais du même mouvement de l’huile de l’étreinte de l’autre côté de la haie, ma jarre fêlée
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Seul et déprimé dans mon appartement, je repensais à l’oasis de l’étalage. Je ne relirais sans doute plus jamais Dante À. Il appartenait au quatorzième siècle et l’incarnait. Je ne sourirais plus à mon bouquiniste, cela resterait sans appel. Je ressemblais à la voix intérieure et à une langue habitant un lieu, je tenais un inventaire de mes rêves éveillés, comme s’ils s’installaient durablement. L’homme aussi subsisterait, je croyais dès lors qu’il le devait. Je voulais revoir les lésions du bonheur et tout désapprendre constamment, m’étriquer le cerveau à la manière d’une laine humide et froide
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Je sortais métamorphosé d’un hôpital et mon corps indemne, c’était l’été au soir d’une intime révolution. Il y avait une légère nessma, je ne manquais plus de me déverser. Je me trouvais effrayant à tout endurer, le sort de ma jetée était battant. Une foudre s’abattait et creusait les hauts plateaux, je me trouvais à cinq cents kilomètres, mais qui pouvait savoir ces choses là ? Les orages étaient méchants par là-bas, je rentrais puisque je le voyais. Ainsi mourait la récolte des cœurs, – Il fallait vraiment vaincre pour se repaître ? Les terres indistinctes qui étaient grandes et vastes pour les âmes charitables, je devais essayer de les reconnaître, je les approcher, en demeurant. Mon altruisme était désintéressé, j’acceptais le doute effroyable et glaciale. J’étais parmi les sacrés. Le plus terrible était combien la chose me semblait facile, une vision oraculaire, alors qu’il n’y avait aucun endroit propice à l’émergence d’une étoile nouvelle
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Je ne voyais rien de l’affection de son chien, je ne voyais rien de l’étendue grise, je me contentais de la bouteille de rhum qui m’abreuvait, pour mieux me rassembler, pour me disperser encore plus. Les chiens errants étaient dans la grâce de Dieu. Je me souvenais de la berge des morts qui scindaient, j’échappais par la même à la pénitence. J’étais déséquilibré après tout de vivre mes floraisons. Les étoiles sous mes yeux éclosaient d’une infinie tendresse, de la finitude de mes mots. Vous revoir, c’était me voir… , et subir votre réprobation !
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J’investissais le champs commun, comme je regrettais de les lire qu’une seule fois. Et si je recommençais à perdre mon latin étoffé de quelques mots, je lui confierais mon retour à la terre où je plongerais mes racines. La petite-mort ne venait jamais lorsqu’on s’y attendait, plus souvent trop tard ! Elle parvenait à me préoccuper ou l’inverse, d’un coup. Elle pouvait être aussi un combustible. Le printemps aurait fait un cadre idyllique, comme les chutes des chansons. Au diapason d’une version du réel
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J’envie, … vis ! -
Je croyais que l’entraîneur était à l’abri des effets négatifs du temps, il se démenait déjà pour instaurer une affligeante distance avec autrui, mais l’anecdotique semblait le dénaturer. J’espérais une générosité, une écoute dans ce milieu. Je faisais preuve de patience et je n’oubliais pas de dire merci… , – Merci du fond du cœur à ceux qui repoussaient l’appel du trépas. J’écrivais et cela me faisait peut-être avancer, même si ils se faisaient rares, – Qu’avaient ils à en vouloir à un poète ? La lecture était une autre conception de la vie, une promesse autre des courants habituels, meilleur à n’en pas douter. Cette passion était sans limite qu’il devenait inutile de formuler des évidences
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Je déposais mes ailes encore tièdes sur des feuilles pour expier les fautes de mes semblables. La vie était dure ici-bas, mille pardons ! Je dansais sur mes pieds de chaman, la cérémonie ne faisait que commencer, comme un long détour dans les grands fonds. C’était vrai, je croyais aux générations futures où jamais rien ne serait pareil. J’étais un peu naïf, mais il faudrait tout reprendre dans un avenir radieux, – De vous à moi qui lancerait les paries ? Ensemble ici et ailleurs, je saluerais toujours votre imaginaire sans filtre
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Je parcourrais le champ de mes histoires antérieurs en me préparant à la mort dans ma retraite, sans aucun nominatif, comme un scarabée livré au bec d’une huppe. J’étais à mi-chemin de mon nom. Il m’importait peu par quelle entame finissait sa surface. Je recevais de cette reine des petits baisers d’oiseau sur le front, une première voix se dégager et naissait en moi ses balbutiements qui voulaient embrasser presque tout. Les dieux avaient le goût des nuits blanches. Je m’endormais en homme
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À jamais sur cette voie, les vagues tranchantes qui défilaient sur les rives inespérées n’étaient que le prélude de ces feuilles arrachées au vaste paradis des poèmes, mêlées du feu originel. L’enfant avec qui je cohabitais intérieurement refermait ses yeux sur sa bande dessinée. Je disais à cette déesse commune aux génies des poètes qu’un jour tout sera ensevelie et pour toujours. Elle riait, comme les portraits au fusain que l’époque trop sérieuse avait produit. J’ignorais qu’elles étaient ses attentes et les miennes. Je me livrais en exergue à la dilution de mes zones d’ombres colorées, – Plongez y vos yeux insatiables ! Il faudrait dire que je demeurais inadapté à vos sociétés en tout lieu, puisqu’elles ne tenaient pas. Je parlerais de la nuit et du bas royaume réparti, jusqu’à sentir la soif de la brume d’ét
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Les visages en face se fermaient à mes providences. Je préférais les ânes blancs avec du cachemire. Je n’acceptais jamais de céder devant la valorisation individuelle, des gargarismes. Je tenais pour acquis les choses prédominantes sur les nerfs. Les voiles tombaient. Les sidérés ne trouvaient plus secours. Je m’attelais à l’étude des planètes et des corps très tôt, qui creusaient comme le bâtiment. Je me disloquais entre les singularités de la foule, rien ne m’y empêchait. J’endurais cependant ce privilège, la convergence des cœurs étaient aussi rares qu’une plaie sèche. Les jeunes partout dans le monde étaient à la tendance du Maghreb, qui eux même pour certains étaient scotchés au sol. Il m’arrivait de même avec la récupération, comme j’avais perdu la notion du jour et de la nuit, cela perturbait mon horloge interne. À cette époque, on ne pouvait dire de quelle couleur était le ciel, les candélabres ajustaient son pas. Je me méprenais sur les considérations qu’ils se faisaient, peut-être ! Il nous était inconcevable de se reconnaître la même barbe, les mêmes organes. On considérait un homme selon son parterre, nos rues en étaient vilipendées. C’était juste la vie rêvée de l’homme exalté que j’étais qui dissipait ses incertitudes, éclaboussait ses pensées liées à une expérience poétique. Un homme qui parlait d’une incarnation et des alizés. Je ne faisais pas école. Je disais ni plus ni moins. Je remerciais le ciel dévoué de la féline incohérence, de nos incollables doutes, de mes passagères tristesses. J’attendais enfin de goûter les présents. Je taisais parfois l’écoute de mon cœur. Je devrais peut-être reprendre, aller dans la bib’othèque et relire surtout, les ouvrages antérieurs. Le suprême comme une prière, je priais. Je parlais de mon sport, je parlais de mes métamorphoses. Les voiles se tendaient sous tous les vents. Je pensais à celle qui partagerait ma vie. J’apprenais à flotter, alors que l’atmosphère de la nuit était noyée d’électricité
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Il m’était dit bonne chance aux pires moments de ma vie. La terre nous attirait l’un vers l’autre, je la voyais à demi-nue par l’entre bâillement de la porte, les bas noirs qu’elle enroulait. Nos jambes de calcaires s’entremêlaient, une fois nos corps ineptes, on se recommençait. Lorsqu’il était question d’amour propre valait mieux se taire et laisser, une grâce nouvelle m’inondait. Elle était d’un amour pur et sans objet, plus intense encore que pour l’être aimée. L’envie pernicieuse gangrenait ma vie. Il y avait les sirènes du 1 er mercredi du mois, pourtant ! J’avais mal de ce qui restait suspendue entre nous, plus la force de me dresser contre. Je me disais que les vers reconnaissaient la chair tendre des bienheureux. Il suffisait d’un cauchemar pour dévaster l’homme que j’étais, – Pourquoi Dieu faisait il tant la sieste ? Il n’était pas nécessaire de parler lorsqu’on fumait, c’était comme inscrire son nom sur les nuages ! Les roses avaient le parfum des taxis algérois. J’oubliais, c’était les tentatives d’échapper aux rails. J’entendais mon cœur battre : Chou – Chou ! La nature autour parlait une langue nocturne, comme les villes qui versaient sur moi et m’ensemençaient. Je m’efforçais surtout à ne rien gâté. Je rentrais dans les nuits, comme on tombait en disgrâce. Je me délaissais pour revenir au vacarme de la multitude, transfiguré. Je passerais sur les corps des lucioles, de ce qu’était la pluie à la goutte noire. J’espérais et n’y étais plus
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Je brossais un portrait au fils des pages. Je reviendrais parmi les lyres et le tabou. Les femmes faisaient confiance à leurs intuitions, à leurs capacités physiques… , etc. Elles avaient les moyens de renverser le monde, surtout le mien. Je ne sortais pas. Je contemplais l’orage depuis les fenêtres. Je ne savais comment les mots employés fonctionnait, mais je savais pourquoi ils étaient là, les choses me semblaient opaques par moment, entre les scènes grotesques de l’enfer… , etc. L’âme de ses écrits était sous l’influence des astres, ésotériques. Sacré Dante A. Tout ce que j’envisageais de dire était loin de la vérité, l’impression que l’erreur était ma bannière. J’étais issu d’une lignée de ratés que je connaissais à peine. L’amitié pour moi était précieuse qu’il faudrait vivre pour me comprendre
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Je restais à l’ombre des nuits à me lire. Les éclairs m’éclaboussaient sans gouverne. Cette chance de vous côtoyer et de vous connaître, vous étiez mon or inespéré. Je me heurtais depuis sans cesse à ces fichus murs denses qui viraient au rouge. Je consignais les airs de nostalgie, ces bonheurs parfaits ne duraient qu’un laps. Je ne voulais plus rendre ou exiger de comptes à personne, moins encore à ceux qui osaient dire qu’ils me soutenaient et me contraignaient au silence. Je ne pouvais même plus me décider à parler. Lorsque les vents joueraient des feuilles : La suspicion. J’entendais les bruits de fond. Je patientais comme un désert, une salamandre, j’étais le sommelier exclusif d’une infinité d’histoires, mais loin de moi l’idée de finir en gardien des ruines. Ils étaient aussi furieux qu’un satellite orienté où les goélands qui ratissaient. Je racontais les innés intuitions, sinon ce que j’ignorais c’était qui j’étais, à part quand je me mentais, le pire de tous les mensonges
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Il ne restait personne pour répondre du sort commun. Les femmes étaient plutôt rasoirs. Je n’étais qu’à moitié désolé de notre séparation, les morves jaunes écumantes sous d’autres soleils m’appelaient, et ainsi j’allais écrire, renouer avec moi-même. Je cherchais une souffrance illimitée, le ciel ou le pardon des cités. Des solutions pourtant affluaient et sans efforts, là je m’arrêtais net ! Les tendants tiraient sur la quille, c’était l’un de mes problèmes de divinpoète ! Les échecs collaient à mes muscles sans cellules. Mes actes se noyaient. Je retranscrivais mes rêves comme un usurier, un chameau qui mâche des rêves, ne fallait il pas s’y lancer ?
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Il n’existait entre nous aucune frontière, ce qui reviendrait à mentir. Il y aurait ainsi un baume les plus salutaire sur nos anciennes plaies et l’aventure serait extraordinaire. Sortez, faites des rencontres. Chantez encore plus fort et faites trembler notre demeure. Prenez ceci pour une confidence, je voyais l’abîme m’engloutir, une honte s’abattait sur moi comme une ombre. Je voulais mourir comme tous les dieux et que l’on parlerait encore de moi. Les traîtres portaient eux aussi un nom, comme une éclipse, peut-être qu’elle était totale. Je relisais quelques jours plus tard, semaines des écrits dont les feuilles étaient encore humides. Elles étaient comme une redécouverte ou une vie recommencée, à la lumière des calmes matins, comme un vulgaire mollusque. Je ne pouvais imaginer un monde nouveau sans les livres, mes périodes de lecture étaient variables et sans l’issue des mots, l’étau me prenait à la gorge et serrait, et me serrait ! Allais je vomir ? Un autre piège qui refermait sa propre clé, les mots me purgeaient. Mes revendications en ceux ci étaient simples, diamantaires, plus de jours clairs et les préférences allaient aux jeunes femmes dans les bains
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J’apercevais la première étoile obscure, une âme frémissante comme de l’eau. Je souhaitais les autres et je voyais mes rêves qui se sourdaient que tout homme devrait avoir. Lorsque ma vie désirait s’épanouir sous d’autres cieux, je fonçais de mille lieux sur les événements. Mon poste se trouvait dans un endroit stratégique qui était prétendument la blanche cuisine, à chaque fois que je franchissais sa porte, une autre advenait. Les nuits m’avalaient par ailleurs et le fruit n’était que tromperie et laideur, je ne remarquais la fin de mes turpitudes qu’au lever du soleil, même si il ne résolvait pas mes questionnements, même dans les plus clairs songes, dans le vert d’une bouteille
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Je versais mes larmes hâtives sous leurs pieds noirs que rien ne changeait. La voix était d’un timbre de tabac brun. J’étouffais mes cris. Aussi abrupte que cela pouvait paraître, il n’y avait pas de bons ou de mauvais poètes. Pour cinq heures de temps, j’étais prophète. J’écrivais cependant comme un peintre. Ils concevaient avec ces appellations les ersatz d’une fraterie, ou le pire imaginable, une appropriation. Il n’en demeurait pas moins leur promiscuité. Je n’avais jamais fait pareil, sauf lorsque je refusais de les voir. Je descendais fulminant vers mes concaves reculées, une fumée qui se faisait aussi rare qu’une paire de fesses. Je rencontrais un géant avec des pieds symétriques, le sol était couvert de verres, des éclats. Le nauséabond thoracique des marécages me ralentissait. J’anéantissais ma respiration. J’implorais sa miséricorde rien que pour cet instant. Je revenais à l’eau verte avec une odeur d’égout qui sculptait les corps hypnotisés, les plots de départ jonchés de matérielles de nage de façon chaotique, toute l’étendue de mon attention s’y portait. Je recevais la confirmation d’un don vivifiant, l’esprit de le bravait m’enthousiasmait. Lorsque j’y pensais, je disais quelques uns passaient et d’autres qu’on avaient oubliés
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Je répandrais toute l’eau de mon corps jusqu’à ce que mon cœur finisse à son chevet et en définitive, dormir perpétuellement auprès d’elle. J’aurais acquis les bûches de la bonne action. Je regagnerais le foyer. J’essayais de me contenir en improvisant un air de génie, affectant d’avoir tout compris, comme devant un miroir de roses veloutées. C’était ce cœur qui brûlait. La vie me souriait. Je lui répondais avec toutes mes dents. Je coulais les morves d’un baiser repris à la pire des chimères, mon corps perclus
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Elle, la seule, réorganisait mes strophes avec un naturel qui inspirait l’adoration, sa tendresse m’enflammait. Je voyais que l’harmonie de ce monde était triste. Ses idées me possédaient. C’était peut-être Fatima ! J’étais enchanté de retrouver mes airs de désinvoltures en léchant les murs empestés de mon quartier. Je me revigorais en lézardant sous le soleil. Dehors on se renouvelait, on revenait au ciel ! Je traînais ma douleur de jours en mois, Ursula à moi-même. Je n’avais pas assez de ressources pour franchir le pas : Il nous fallait vivre avec le dégoût ! Elle brûlait d’envie pour une cigarette. Elle bougeait, il me fallait la retrouver
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Les cœurs s’épanchaient jadis avec une sérénade pour chaque nymphe aimée, puis tombaient les nuits pesantes et les coups de téléphone cryptés. Je laissais m’envahir l’onde d’une terrible tristesse, comme mourir un peu à ses idéaux, comme dans un éclair sentir le tressaillement du temps incréé. Les instantanés qui délivraient du réel, ma salive mouillait le filtre, elle s’offrait sans retenue, je la désirais. Je la tétais comme le bouton d’un sein recouvert par un teeshirt. J’épouserais la poussière et chère m’était la poésie, une mollesse ! L’urbanisation à outrance kakatoésque, le siècle montait sur l’ambivalence des mœurs. Les liens d’amitié me manquaient ou se volatilisaient, la perte voyait le jour et engendrait le mal pour une moindre blessure. Un monde fou coulait à l’endroit. Le champ en était miné. Je savais lire les signes, comme reconnaître à travers les miroirs. Les réponses que je trouvais dans les nuages bleus, l’eau potable du robinet et la température, était-elle la mort d’alors ou le poème ? Les vols d’oiseaux dans les champs parcourus à belles enjambées, les paysages qui lavaient encore le seau du souvenir et aéraient mes paumons. Il y avait des cheveux noirs et gris sur le sol, l’imam prolongeait la prière du soir, toute une symphonie dans un salon de coiffure qui brassait des myriades de rires ! Je pouvais marcher des nuits entières sans me soucier de la distance ou enchaîner les épisodes au lit et ne pas fléchir. Elles en avaient au fond que pour mon foutre. Mes émotions étaient décuplés à l’excès. Je remarquais qu’il me fallait plus. Je me tapais deux semaines de patte pour m’offrir une paire de bottes, à l’inverse par ici, beaucoup de frottements de claquettes. Ils se vautraient aussi en piétinant sur les emprunts. Elle était proche de la mort que je l’envisageais comme l’une de mes dernières ruses pour désespérer mes parents, mes amis, l’ordre établi… , etc. La poésie comme le génie de ramadan portés à leur plus haut degré pouvait s’avérer extraordinaire, comme dans les arts plastiques. Mes mots auréolés étaient l’expression de mes hors limites. Chacun savait le fossé qui séparait le poète de la société, quelque chose du chaman qui mourrait pour guérir la tribu et la transcendait. Le poète pardonnait presque à la poésie, ou jamais ! Il se trouvait une bougie crème et une bouteille d’eau minérale sur la table de mes petites études, comme pour un ours apprivoisé. Je m’affairais sous les mots. J’étais né noir, j’allais mourrir enchaîné
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Je répétais ce geste cent fois dans ma loge boisée en coulisse, – Mais que pourrais-je faire d’autres, sinon voter ? Sachant que je n’avais plus le droit aux questions depuis l’enfance, et mon indépendance me bridait. J’étais tout le temps dans une peur noire en sa compagnie, une plasticienne qui me parlait, fichtre ! Je m’estimais néanmoins le favori de son île bleue. Mon esprit vaqué et flou. Je collectionnais les envies ronces et les poux de coutumes, sous des bourrasques qui essuyaient. Je ne sortais de l’inertie la plus désabusée. Les mots qu’Il m’inspirait, je les scandais à mes sœurs et à mes frères de croisade en retour, si ce n’était de l’univers tout entier à moi-même. Je craignais de ne pas comprendre le sens d’une amitié, de passer de plein d’autres surprises. Je ne regretterais rien de ma vie passée à vos côtés. Nos vies enchevêtrés, royales ! Je voulais tout oublier clandestinement sans chercher aucune consolation ni aucun remède à mon mal, lorsque je voyais que plus personne n’acceptait de tomber. Je combattais les écailles sans mes jambes, une dague dans l’autre main. C’était l’arène où se jouait l’honneur des hommes, la conquête d’autres sphères, plus élevées ! L’ivresse était pourtant notre quotidien. Ces états n’étaient qu’une métamorphose perpétuelle, semblable à une vague qui frapperait inlassablement les mêmes rivages rocheux, hypnotiques. Je fréquentais des femmes sages et puissantes, comme une locomotive des années trente. Il y avait ceux qui poursuivait l’or et les automobiles. Il n’était au fond question que de la langue, de la réalisation de soi-même par l’écriture en se surpassant, la quête de joyaux. Je déchirais le voile qui me séparait de la nette perception, sans fausses adhésions. Une force que je perdais parfois quand je faisais crédit au doute. J’entendais souffler le vent de la nostalgie, le ciel montait de biais. Le ciel quand il faisait presque nuit sentait le caramel ou quand elle enlevait ses hauts volant
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Les jeunes amoureux au photomaton -
Je rongeais la peau de mes ongles pour m’en extraire, le chantier de mon anxiété ne s’étanchait qu’à la vue du sang. Je serrais alors les poings pour m’habituer à la brûlure. Je vous encouragerez également à réinventer votre histoire personnelle à l’infini, un magma inexploré et intense. Les volcans en vous intérieurement sommeillaient et ne s’éteignaient jamais. Mon transfert de club était perçu comme une trahison et signifier par un refus d’échange de paroles. J’étais le déloyale, celui qu’il fallait bannir. On partageait pourtant le même bain. Je redoutais ces instants de magie où je ne faisais qu’un avec cette chose, l’écriture était un état de symbiose redoutable. Je me sentais lasse après à repêcher le même stupide poisson. Je rêvais en parcourant mes livres, si tenté une fois encore que ces écrits étaient à l’intérieur et non pas dans l’objet ou l’ensemble d’une bibliothèque. Les bibliothécaires faisaient métier de leur passion
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Je m’aillais les doigts en pianiste lunaire et étrange, la vraie ivresse quoiqu’on en dise avait du mérite. C’était l’hiver des coutumières paysannes qui se promenaient sur les rives d’un fleuve où on s’enlisait. J’étais fait d’un torse et mes poumons amples qui répondaient pendant la séance étaient chauds, olympiens, se développaient. Je n’avais encore une fois qu’effleurer mes capacités. Il y avait une insistante et douce brise sur nos peaux. Elle était disait on, l’annonciatrice de l’éden sur terre. Je n’avais rien d’un saint, l’air idiot tout au plus. Je me délectais du poste le soir venu au jeu du voir et de l’écoute des voix interviewées prises au hasard des rues, il n’avait rien à envier d’un écran
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J’allais la rejoindre à pas ouvert dans l’éternel silence qui résonnait si fort, l’antre était une merveille, même les fleurs et les pierres qui jonchaient le sol étaient rieuses. Je revenais vers chez moi, plein d’espoir de croiser les hirondelles qui volaient plus bas que les fils électriques, elles y étaient même dans les noires saisons. L’une d’entre elles prenait des trains dans mon malheureux cerveau : On te chérira ! On t’oubliera ! Un tas d’autres mots comme les trains qui se croisaient. Je convoquerais l’enfant entre les plis de mon cœur qui méditait sa cosmologie en le tranquillisant. Je suspendrais ses yeux comme un départ. Une crèche bleuissait, rien que là ! J’étais vêtu de noir vieilli, par-dessus tout j’étais outré, comme un scarabée discret et sans rien me dire. Le téléphone préparait l’arrivée de la messagerie instantanée. Je refoulais mes désirs et les présences d’occasions me prenaient la main froide de désinvolture, lors de mes ballades au bois et au fond d’un vert bassin. Je me refusais à tout commerce. Je ne faisais pas un caprice au quotidien, mais cela voulait dire quoi être soi-même ? Ceci n’existait pas et encore moins admissible, surtout quand l’inspiration dictait. Je pourrais ajouté à cette période d’autres termes plus sophistiqué les uns que les autres, terrifiants, aussi : Ex-petit-ami, ennemi, endeuillé… , etc. Bien compliqué
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Je ne devrais plus tendre mon cœur à qui ne voudrait prendre, entre temps les pigeons roucoulaient, – Était ce seulement la réalité ? Pourquoi ne pas l’accueillir dans mes tourments. La croix qu’ils désiraient sous leurs fesses, je m’avouais l’avoir connue. Pour ce qui était des personnages, ils m’étaient non-attrayants plus que le reste. Il invitait à la confession. L’importance des choses qu’il m’était donné d’aimer, la vie sans fils, les montagnes digérées, n’étaient que le prolongement de mon être. Mon empathie me libérait. Le soleil peu habituel en cette saison était grivois, c’était le plein été et un oiseau chantait sur les branches d’un olivier, les mouches chiaient leurs larves et s’observaient… , etc. Une accalmie. Je ne m’apercevais pas de l’étendue du mensonge, des subtiles détournements et de nos différences, cette mascarade perpétuée depuis le 1 er soleil. Il n’y avait pas toujours de la lumière au bout et ce n’était que partie remise. Elle s’éteignait, se consumait et autonome ! Je portais tous les signes d’un rénovateur. Je touchais du doigt quelques cimes inexplorés et défendus, sans rien consigner. Tous les vents retombaient. Je m’allongeais comme dans une grotte peu profonde. Je croquais une pomme, comme une expérience inaltérable. Je me saturais de tristesses qui me dépassaient, le scalpe des cœurs m’enivrait, parfois. Je devais en finir avec les débandades puisqu’il me restait à découvrir l’essentiel, tant pis s’ils refluaient en une chanson grégaire ! J’avais l’impression de berner tout le monde, alors qu’à moi revenait les illusions. Le sans posture, une mèche rude. J’étais le conciliant, en tout. Je buvais les eaux. Je froissais mes sandales pour revenir parmi les étoiles, comme les mots confus qui éclosaient dans ma poitrine. J’aimais les phénomènes non-apparents et qui ne disaient pas leurs noms. La rue à côté de ma maison était bordée d’une crèche, de la poste et d’immeubles récents en dessous desquels se trouvaient des magasins. Il n’y avait que d’anecdotiques aménagements. Les villes avaient leurs inclinaisons secrètes, elles étaient identiques à la nuit et bien d’avantages. J’étais obsolète de tous les trottoirs et les arbres qui dénombraient mes sottises, ce qui était pas si mal
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Je le revoyais parfois, toujours sur le dos un survêtement. Il me donnait l’impression d’un vieux débris parmi les décombres de son existence. Je trouvais mes poésies d’un ton bonimenteur, une sorte de traîtrise saccadée, qu’ils n’étaient au fond que d’un vieux libidineux. Je disjonctais du Kalam. Cela n’engageait que mes goûts. Les livres étaient généralement en libre-service dans les parcs publics, les plages… , etc. Comme ils pouvaient très bien finir dans une benne à ordures. Je vivais une terreur en poète ma différence, – No mentior ! Qu’elle lançait la dernière voix des gouverneurs en chantant. Ce rêve provoquait une hésitation existentielle. J’étais décidé à croire aux écrivains et leurs livres, même si l’essence des choses pour certains leur étaient égales, sans parler de la fichue guerre qu’ils avaient lancé contre les hommes et Dieu. Les vents emportaient le traintamarre de ces idées et dans mon cœur des cintres d’acier me trucidaient, comme jouer dangereusement un peu avec soi et cacher son nom. Je croyais que la vie aspirait à la beauté et l’amour, que c’était du moins une fête, alors que tous minaudaient. J’écoutais plus en dedans la myriade de mes années perdues, comme se rendre à la pire des vérités. Les mots au goût douteux et métallique me raclaient la gorge. Il convenait dès lors de sauvegarder une certaine constance dans la durée et atteindre ma poétique, désapprendre tout en seulement une heure et la vivre, vivre ! Il y aurait ainsi d’autres fécondités insoupçonnées. Les montagnes au soir jusqu’au chants du coq, les maisons qui ronfleraient les lumières, le belvédère des chênes… , etc. Cela serait des refuges qui nous préserveraient. Les hommes hantés par l’idée de la mort concevaient l’existence comme un moulin sous les intempéries, il n’y avait aucun remède et aucun réconfort qu’ils n’envisageraient pas. Les cités les avaient perdus
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Intensément -
Je marchais pour rentrer, déjà différent. La lune croissante rétablissait mon œil. Je dansais de mes derniers pas, un vieux ballet de mon exil. J’allais complètement désespérer d’elle, pour ravager le soir tiède dans les nomenclature. Je rejoindrais une maison seul et tranquille, bien après que les mot désertés ne laisseraient que les os au même titre que les hymnes au ralenti. Je vous souhaitais des expériences d’amour de philosophie, de musique et de poésie. Plus rien n’avait de l’importance lorsqu’on était avec un frère une sœur, en ceci
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Elle ne contredisait pas la sainte taxe qu’il faudrait rétribuer à une espèce de Charlot lettré, le voisinage était au service ou se faisait gracier, rien n’était laissé aux orties. Les trèfles sur mon front avaient ouvert le 3 ème œil inchangé devant le calme de l’étude. Je retraversais l’histoire de mes prophéties et de l’argile. J’étais qu’une personne insignifiante qui fuyait devant les réclamations et les sollicitations, à mille lieux d’en recevoir d’exemplaires. Je m’y tenais sans m’identifier. Le ciel abondait d’histoires nouvelles et surtout sans épreuves, j’y croyais fermement. J’y croyais comme un engagé qui mentait à son capitaine
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Je revoyais la clairière bleue de mes vacances, les visages trompés de soleil, le feuilleton des corps en action et l’effort de tous. C’était là que j’avais développé mon instinct d’aventurier après qu’il s’était révélé. Le préétabli dans ma genèse, qui me ramenait à la réalité et me consolait de cette rencontre, comme une mémoire démentielle. Je pliais mes bagages sans savoir de qui à commencé la vindicte, une décision qui me rendait à moitié résigné et sur le cœur une artère béante. Les commissariats n’étaient que des verrières avec des registres, le bons et le mauvais flic. Il y avait des chances pour qu’on en sorte avec des commissures attendrissantes, – Faites attention, le crime vous guettez ! J’écrivais ce phosphorescent recueil où je piétinais et posais le point comme n’ayant rien d’un virtuose compositeur. Je lâchais prise et m’adonnais à l’univers. Ce recueil qui semblable à une flaque d’encre et indélébile
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Tu vas récupérer le lait -
Un interminable exil. J’aspirais certainement à une reconversion, je finirais peut-être châtré dans un presbytère. Je rêvais encore. Une fois une nuit d’été se révélait par toutes les nuits de sa Ténèbre et de l’absence, une majesté entre les planches si j’espérais, – Qui pourrait venir m’aider ? Il y aurait quelqu’un qui pourrait résoudre les inexorables noeuds ? Les mots familiers me dissolvaient, la primevère de ma langue était l’enfance. Elle fleurissait mes recueils. Je rêvais de l’Euphrate qui s’en allait de son eau sous les arbres, d’une blancheur ouatée. Je ne retournerais jamais sous la brume pour vaincre les coups et l’anneau. Je revoyais les yeux qui pleuraient. Je sortais de la grotte aux nymphéas en guidant mes envies ailleurs, les voies des boulevards étaient des serpents aux couleurs arc-en-ciel. J’abreuvais mon cœur de l’éclosion du jour. Je nourrissais mes flancs de douceur. Je jetais la clé sous la porte pour rendre l’écho de mon âme friandise, la noirceur des baisers de la veille promettaient une disparition. La rue de mon coiffeur, Mehdi, était à sens unique, très peu fréquentée durant les nuits. Je l’appelais depuis toujours la mal-éclairée. Son nom commun était la route des arbres. Eux, étaient par contre élagués. Je traversais devant des personnes d’un certain âge qui étaient assis et parlaient à voix basse. Ils m’observaient
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Je priais pour le renouveau des choses et je levais la main aux cieux clairs pour un peu de nourriture sur le feu, un peu d’eau, ruisseau, oh ! Des eaux que je buvais à même le sol. Je reposais un regard bien veillant sur l’erratique passé, – Était ce encore moi ? Je m’étais situé à la frontière de ce qui m’entourait que trop tard et un peu en retrait. C’était joli la pluie depuis la fenêtre qui tombait un soir d’été, et moi, j’allais finir seul… ! Les feuilles de mes cahiers me recouvraient entier, et moi, j’allais finir seul… ! Parce que je parlais d’amour. Cet Amour qui chantait Béatrice, me faisait sentir une nostalgie de Florence, d’une édifiante clarté ! Je retrouvais depuis cet air en voyant chaque enfant. Pour ma perception et dans ma façon, la poésie était comme une spirale dans un cône, l’autre extrémité était sans fin. Très peu de poètes en sortaient indemnes et à la surface. Il valait mieux s’accrocher à sa table. C’était comme un saut sans harnais ! Je disais un sacre du cimetière, j’étais absorbé par une force étrange, les nuages rococo fécondaient la terre, tout semblait capitonner de sperme. Je ne réduisais pas la vie à un vulgaire calcul, la traversée serait perdue par avance. Je m’ouvrais à tous les domaines, curieux de la tempérance de certains. Le seul credo était apparent, à suivre
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J’espérais qu’il me restait quelques unes à déshabiller et m’en allais conclure par une révérence, mais mes mains légères palpaient à chaque instant le noir carnet qui se trouvait dans mes poches. Je me noyais dans les yeux d’un chiot taquin, il m’était impossible de m’en empêcher, même si il me faisait peur. Il aimait les œufs et courait dodelinant derrière mes hurlements. Il était possible que j’éprouvais un exil du cœur, peut-être sous d’autres étoiles et pendant une période d’incurabilité. Pourtant quoi de plus simple que de se lever un matin, semblables à des matins de rameaux, contenir ce cœur comme un privilège et partir avec l’intimité d’un café chaud, au lieu de me dépêtrer d’un sursis qui cloisonnait dans le nulle part
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Je savais que le labeur était derrière moi et que la nuit laverait mes visions, une accalmie dans le schéma de vie que je m’étais créé. Je n’avais jamais réussi à gérer la fin d’une saison. Je jouais avec une pierre d’une amie que je mettais dans ma bouche, enveloppé comme une chrysalide. Je ne savais précisément de quoi le cœur de l’animal s’abreuvait. J’évitais cependant les heures où les diffusions de la radio allaient trop vite, comme une cassette rembobinée, faite d’empiètements. J’avais l’impression qu’ils ne s’entendaient parlé qu’à moitié. Je céderais un jour volontiers le passage aux hommes, les bêtes et les casseroles semblables à des virevoltants. Les nuits adoucissaient aussi mes indignations. Peut-être qu’un jour prochain, un peu oublieux de vous-même, vous serez beau pour l’Unique, le Grand, le Trait et le Saut
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Vous serez un tout, un monde libertaire à vous seuls. Je me rendais aux entraînements en trainant, la transition s’avérait longue. Les événements empiraient et mon téléphone s’était arrêté de sonner. L’exclusion était mon oiseau qui ne m’avait jamais quitté. Je croyais qu’aux ciels étaient accueillis les maux passés que j’endurais inutilement. Les avantages de ces manifestations je les cédais à d’autres. On avait tant parlé de ces résidus de bonne conscience plus ou moins neuf pour certains jamais ouvert, mais surtout transitoires. Ces livres nous exhortaient. Les chiffres de l’édition étaient en hausse
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Les messieurs présidents levaient tous la main, sauf un. Ils criaient : Nous sommes tous à cheval sur le detritus. Comment reverdissait mon cœur avec la roche ? J’allais perdre la vie un jour d’octobre, il faisait comme un rêve-météore. J’étais un jeune poète sans œuvre qui n’avait rien d’une étoile du rock. Encore un pli de poussière qu’il faudrait prendre. Je m’asseyais sous le palier d’une cabane de sauveteur que je purifiais. Le mauvais temps s’évidait et d’une mémoire ancienne, je formulais des mots obscurs
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Les mots étaient mes inconsolables. Ils avaient même un jour appelé mon volume de chair tonton, et ceci pour toutes les générations à venir ! Je ne savais ce que cela impliquait. L’après me laissait songeur. Je confisquais les plates-bandes à mes amours malmenés, un long drame vert sous mon œil ivre d’absinthe. J’étais aussi inconscient que les mohicans, seul ou avec mon cheval. Ton retour n’aurait rien de surprenant
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Je ne savais à vrai dire pas grand-chose de ces lointaines régions, et rien ne saurait me consoler. La mort qui empoignait les navigateurs était un risque d’initié. J’étais attentif à ses arabesques en bleus de nuit, lorsqu’elle m’était apparue dans son plus simple apparat. Elle inondait mes yeux de sa superbe. Je bondissais sur des îles lointaines et désespérément arides, comme un oiseau des vastes pôles avec d’intangibles clartés sans les grâces d’un traître mot. Je prenais acte de la part sublime de ce monde, étant chantre, chandelier à mes heures perdues : Intransigeance – Vigueur – Manifeste
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Je me cachais du rayonnement d’éblouissantes couleurs derrière les végétaux, des cavaliers de plombs arrivaient et pareil à un voleur, ils me guettaient. J’avais un esprit frondeur et vacant. En allant des hauts quartiers jusqu’aux confins du boulevard du nord, les nuits me faisaient violence, plus que les spots de sensibilisation à la télévision. Les états d’esprit dans le sport étaient drôles, je recherchais simplement quelqu’un à abattre et finir dans un bloc terminal, puisqu’elle rejoignait l’une des fins souhaitées
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à Pascal P.

Enveloppée de froidure -

Objet trouvé -
Je croyais qu’entre temps la télévision diffusait un match italien, ou peut-être que je confondais avec la retransmission de la voix du speaker, le démodulateur à tous les coups était piraté ! Je ne baillais que rarement hormis la sensation des paupières lourdes, mes mouvements étaient secs et brusques, approximatifs. C’était la découverte de soi ou l’ennui. Je voyais les voitures garées en pleine descente, elles m’inspiraient un plaidoyer, je fredonnais Rider In The Storm, il m’était évident qu’il n’était possible qu’en pleurant, à chacun ses lâchetés ! Ce chenal découvert était devenu mon nouvel érotisme, une tentative d’initié et privilégié. La source d’eau claire qui donnait sens aux racines. Je n’étais qu’un homme ouvert à la nuit sans pitié, un homme qui avait perdu l’esprit. Je croyais sans faillir à la pluie, les nuits qui couvaient nos rêves une montre sous la main. La littérature n’était soucieuse que de son histoire, les revendications nationales et culturelles. L’ouverture au monde ne s’était faite que par le biais de la langue arabe et française. Je prenais le contour des voix anciennes, je prenais aussi les envolées lyriques, sans oublier l’aumône. Dans mes longs relâchement : Ciel / Caverne. Sans relâche
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Je m’amarrais à des archipels noyés dans les spasmes, c’était moi encore le guérisseur des meurtries. Les noires pensées mûrissaient et tout le poids du péché sur mes yeux se refermait. Les gens se réjouissaient plus de l’absence de Dieu. Moi, je me remettais à Lui pour qu’Il les inonde de bienfaits, je me remettais à Lui pour les malheurs et les maladies. Je réfléchissais et longue était la durée de ma cigarette, je faisais semblant de fumer par crainte d’être surpris. Je posais et reposais la nuit sur mes attentes, mes épaules légères dès lors. J’étais calme et relativement stable au seuil de l’embouchure, quelques nuages planaient dans mon cœur, aussi lointain que les miaulements noirs où se soldait le néant de mes désirs. Le dépit des gens lorsqu’un malheur frappait un homme, je l’entendais comme une décomposition ou une aubaine qu’ils prenaient. Le malheur des uns était le ressort de leurs certitudes. L’autre que moi priait, profondément, aussi. Il y avait les déshérités et qu’un seul message, une mystique aux ivresses claires. Je persistais à nier ma réalité, comme s’il s’agissait toujours de percevoir les zones grises. Les religions s’exportaient, non ? Je me souvenais des trains de nuit qui me portaient, le vent pourtant sifflait dans mes oreilles. J’étais l’exilé des fortunes pour finir. Je n’avais jamais cessé de partir
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Rue piétonne -
Nous étions cependant de passage, des êtres en devenir pour encore autres, débarrassés du poids des préjugés et plus sensibles en profondeur. Il devait se trouver d’autres climats chaleureux et clément, comme le coin d’une rue où on pourrait facilement rencontrer la femme de sa vie ou Dieu. Les lumières de l’orient se trouvaient dans la Comédie bannis, comme avec l’écharde enfoncée des Papes. Je n’appartenais à ce monde que pour un temps, peut-être que l’on me couperait un membre. Un de plus ou de moins, là ne résidait pas le salue de mon âme, – Pourquoi j’y resterais autant que poète, aussi ! J’étais en difficulté et en marge de la société, surtout farouche ! Les épreuves qu’il me fallait endurer, lesfemmespivots que je croisais se voulaient salvatrices
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Je marchais sur les routes vallonnées à la recherche d’une trace tangible de sa Magnificence. Je n’éprouvais aucune peur, l’élu de mon cœur étant endormie. J’espérais vivre d’air et de l’eau des sources. La chambre était ma mémoire qui s’égouttait et je vous revoyais me sourire les après-midis d’été à la plage, où un petit peu partout ailleurs. Envers vous tous, j’avais tort. Je ne voulais plus adhérer à la réalité que l’on m’avait choisi, je détournais déjà les yeux de la marche à suivre. Elles étaient faites d’ailleurs pour qui, ceux qui empliraient ? J’effaçais le livret d’or des jeunes de l’Union qui nichait dans une main, n’étaient ils pas à terre ? Je les revoyais au pré d’une rivière où coulerait le miel, peut-être !
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J’avançais entre les colonnes en dormant comme un escargot avachi, une morve dégoulinait sur le bulletin bleu tenu nerveusement avec mes deux mains. Les Élections étaient à faire. J’étais avec une femme comme tous ces moments forts de ma vie, l’évocation de cette simple idée m’attristait. Je me demandais où en était son niveau au piano. Une dernière et j’allais me prendre pour un collectionneur ou comme un rang de gars, de romans polars ! Je n’avais aucune nostalgie de mes anciens murs et pas de collier. Je repensais aux peintures de Watteau
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C’était un entraîneur fort et tranquille de caractère, un technicien. L’un des purs produits du système pédagogique algérien, il ne lui manquait que les apaisements de la trêve des clans. Je voyais lors de la rédaction de mes poésies à quel mot au juste je devais me pendre, l’air autour était pénétrant et glacial. Je m’apercevais que mes idées frénétiques se figeaient, c’était des pièges, pour certains ce n’était qu’un jeu. Je remarquais une étrange chose, pour le moins suspect. On ne tombait jamais sur de la poésie et les saintes écritures, je voulais savoir pour qu’elle raison ? Je les affectionnais tout particulièrement. Il n’était question que de ça, absolument
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Là-bas où je promenais parfois mon caveau, là-bas… , derrière les sentiers balisés. J’indiquais aux pèlerins la direction des arômes et des parfums inquisiteurs. Le poste était de la marque Sony, une série bleue un peu futuriste de l’an 1996, il captait toutes les stations de l’hexagone. J’en étais fier. Je revisitais comme après chaque soir en solitaire les mémorables siècles, je revoyais et estimais la dette contractée envers les auteurs que je relisais et que j’admirais. Je voudrais pour vous des ciels meilleurs et doux, un renouveau dans l’espérance et la bonne humeur, parmi des éclaircies indéfinissables qui se profileraient
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Ils m’avaient accolé au collège le surnom de pêcheur, rien n’était jamais tout à fait faux, je le devais sans doute à mon tempérament de mécréant plus qu’à mon chapeau. Je pariais sur la ville en approche kaléidoscopique, une immensité de cartons trompés qui trompait l’ouïe et les sens. Je tenais à écrire ma nécrologie. Il me fallait faire gaffe à ne pas finir écraser. J’étais fait de bras que je ne sentais plus et devenaient lourds, ils me m’étaient pas si étrangers, mais d’un gladiateur ! Mes bras entamaient la flamme et tractaient tant d’espoirs
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J’apprenais à mes dépends que ces histoires de jeunes gens étaient révolues, plus personne n’écrivait de billet passionné, sauf pour les établis. J’inventais de multiples longitudes qui éclairaient mes rixes, mon âme osait le schisme de la nudité. J’étais aimé d’anciens dieux comme de l’or d’égide. L’écriture, la lecture et les cigarettes à n’en plus finir, la poésie me rendait aussi malade. La manière de la construire était de tout détruire, de la Rasa et de ses débris naissait la littérature, comme torde l’articulé lorsqu’il le fallait
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Il s’agissait d’une femme assise au milieu d’une faune inquiétante, peut-être à côté d’un tombeau mobile et ses rythmes longs ! Une bonté émanait de ses yeux, éprouvés par la peine. Je voulais m’en sortir, comme sortir par inadvertance et part tous mes ports d’une insalubre et minuscule cuisine. Je regretterais à jamais une faim qui creusait. J’exécrais cette culture et en général vos ensembles qui ne tenaient pas la route, je gardais seulement le bon souvenir des jeunes filles en maillot de bain. À la façon d’un marin pêcheur sous la drue, j’allais sans ironie à la rencontre de mes amours passés pour les bénir de mon passage et empreinte. Ils m’avaient parlé si peu
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Je pars puisque je vois flou 
Je repars parce que je fondes -
Une célébration hier, un mariage fait. L’innocence qui se donnait des airs d’adultes ! L’atmosphère de la salle saturait sous l’or et les parfums. Je ne dansais pas sous les yeux horrifiés des convives
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Je regardais les gens qui s’installaient sur les dossiers en cuir et s’en retournaient tondus et coiffés, ils mêlaient quelques hadiths prophétiques et des qaça’ide de Amar Ezzahi. Je croyais que l’homme s’usait comme une machine à écrire ou un réfrigérateur, les expériences usaient par érosion, les souffrances… , oh, Dieu, elles me purifiaient ! Je côtoyais des hommes absorbés par leurs pensées, magnanimes où pourtant ne luisait aucune lumière. Ils avaient tendance à la sérénité après la coupure du jeûne. Je me retrouvais en déployant mes toutes nouvelles ailes de perception, je survolais les plaines et les montagnes bleues jusqu’aux climats peu cléments. Une langue étrange et graduelle me gâtait, comme la froideur des caveaux ! Il y avait beaucoup de chose là qui écœuraient, – Qui de nous se permettait le salue parmi les hommes ? Je voyais les gens salutaires qui marchaient, ils marchaient en dormants. Les rues étaient les bras boutonneux d’une seule femme, sans tête et toute à sa psyché dévouée. Je hurlais son nom, comme je mordais mes couvertures à l’odeur de jasmin
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Je ne voyais plus les villes sur l’estrade de mon cœur, leurs rumeurs m’étaient possible à engloutir. Tu n’étais pas là ! J’allais au hasard feuilleter l’eau de mes trous blancs. Le téléphone éteint me délivrait de mes tics. Je ressentais des vents contraires qui préludaient à ce qui allait me suivre, mes yeux d’Ulysse se posaient sur ces jours passés et profondément regrettaient. C’était du dépit constant. Encore une fois, tu n’étais pas là ! Ils avaient peur du ridicule qu’ils ne se risquaient à rien, rien de probant. Et toi, tu marchais à leur côté. Je ne tenais pas à fédérer quoi que ce soit et au-delà de la bienséance : Froideur / Distance ! Comme une sainte colère qui libérerait
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Je traversais une incessante lutte dans l’anonymat, cela n’empêchait plus la mort de me toiser. Je reconnaissais son cartilage partout où je posais mes pas. Ce moment me semblait une éternité lorsque le doute me submergeait. Je survivais à des crevasses. Elle créait des ponts entiers suspendus, en suspens. J’avais quelque chose d’une plante qui survivait et une marre, sous peu, j’allais me noyer par les regrets. C’était moi en chemise blanche dans les squares de contreband
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Je prenais le cap inverse de ce que je pouvais entrevoir dans le champ des possibles, comme sceller ma vie à sa propre destinée, à un absolu qui m’attirait, – Était-il si étrange que cela mon besoin de fuir ? L’âme aussi légère qu’une sainte colombe, j’avançais vers l’oncle défunt et parlais ! Le ridicule d’avoir cru à son retour ne me tuait pas, je parlais. Je brûlais des pétales de roses entre mes mains. L’homme que je portais dormait sur la paille d’un pays après une lecture. J’étais de sa vie bouleversé, et de sa mort, j’en étais changé. Je le sentais, ce matin là, fragile
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Tout signe refusant le savoir doit être marqué par les mots : Ô toi étoile lointaine… ,— Djaroua Allaoua Ouahbi.
L’aliénation la plus grande est aussi ce qui peut conduire, si quelque barrière cède, à la plus extrême poésie… , — Yves Bonnefoy.
Regarder par la fenêtre m’a toujours donné du courage… , mais je vous jure : en réalité, c’est à dire dans ma réalité, j’ai décampé… , — Unica Zürn.

















