l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Un saule est une sérieuse affaire

par le son des cloches

ton spleen

tes auto-stellaires branches

tes lapidaires heures

ta maison en carton aux vents ouverte

hantée par ton nom

comme un signe, déliriums, ô le cygne blanc !

bat de l’œil très haut sur l’étant

vétéran

incertain

cœur d’un petit-conte

sans loups

sans loups

lignes déchanges, flottaison, ô les migrations !

à mi-hauteur de la cime des arbres

écume de tes mains

ta peau

dessous les goutes lactées

à outrance

chauve-souris par là

ailleurs, vœux indiens, ô le veau d’or !

au jour

roulade de l’enfant qui s’éprend

succombe

des veines de ta bouche

de soleil

lorsque ton printemps…

somnolant, biscornu, ô les jujubiers !

je clame d’une marche lente et griefs

jusqu’au saule en face de l’autel



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Bienvenue dans mon atelier !

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