l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Feuillet troué

à Anne D.

et si de ce monde autocratique et obtus

je répondais par un autre rêve

je reste sans activité spécifique

l’autarcie me fait bander longtemps

et si j’éprouve le besoin de comprendre

seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire

lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours

rêve, rêve, rêve… aux lassitudes du mur de brique !

et si nos illusions renouvellent les découvertes 

j’ai grandi avec le vin des vignes et je m’appartiens

je crains fort les glottes de l’idéalisation erronée

ceux qui lancent : toute tentative est collatérale !

et si nos échecs soulèvent de futurs espérances

ce n’est pas innocent que l’anarchique ordre régnera en maitre

le rêve commun n’est plus sans le concours de l’amitié

l’horripilant est dans le clos de nos coquilles



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