Aujourd’hui, moi, j’ai reçu un coup

saturé, je ne sais à quel moment le cliché m’a rattrapé ! le pire est à chaque fois que je prends un choix à l’inverse de la vie, du bon sens, etc. je poursuis ma dérive

même si je ne ressemble à rien de banale

de reconnaissable

de gouvernable

d’apprivoisé

derrière le miroir

un foutoir qui fait touche

une baignoire

rideau

l’exil

: territorial – intérieur – de la langue

( rien de tel pour se réjouir ! ).

est-ce que la peur

de finir idiot

me rend

déjà inquiétant

bancal ?

gueule de chien de traîneau pestiféré comme de la fièvre tête de bidon dans les nuages saint-branleur borgne comme un phallus baveux de limaces veuf de l’amour défectueux à l’emploi bicot de la montagne moisie d’une coque de bateau crottin parfumé à l’ail tordu comme du lierre parasite mort sous la pluie fichu pour un bon papier haïs des orgues et des fées

( qui l’aurait cru ! ).

je provoque plutôt le malaise, le rejet – jet… , oh ma fortune ! je préfère dire de moi, que c’est moi. je crains de me cloisonner derrière les parois de la pensée clinique, de l’écriture hygiénique !

à sang et à fumée

sans qu’il n’y est

un court-circuit

enlevé

me sauve

de mon cou

de boue

lapé

par les saletés

et les oublier

le premier

à m’illusionner

sur mon état

foudroyé

dès le berceau

je doute qu’il se réfère à celui de l’humanité

que chacun entend autre !

Sur tes rives

à Tarik.

j’ai appris à me laver récemment. en fait, à 37 ans ! j’apprends encore, sinon ce n’est pas une raison de souvent le faire. je me baigne dans al bi’a ( faune ) :

elle pèse lourd Garonne

pèse de sa mouvance

sur les dos

sous les lits de personne

souffle par dessus

de ses riens qui ne l’a sauveront

sinon le déluge des poètes

les purs

à la sortie de Villenave d’Ornon, allant vers n’importe où, sauf à Tataouine ! quelquefois dans ma barbe, je me prends pour Moussa ! il ne me manque plus qu’un bâton, seul, à la merci

je ne sais rien de tes mots

de tes faux

ton dos

accompagnatrice

Iris

soudain, il fait noir

froid de colle

de ces angles d’ombres

de ces rives qui s’illuminent

un bateau traverse

se renverse

les mouettes poquent du bec

la rouille des passerelles

depuis le parvis

depuis le tram

qui fane

le perdu mord sa langue

rien ne coulera sous le sens

rien ne sera linière

la bannière balnéaire

rien ne coulera

même toi

même par tant de cloaques

Garonne Garonne… ô chaude Éponge !

Verve

je tiens au mot

: verve.

je me plains en mon cœur

aux trois horizons

insoupçonnés

dès lors

étonnant, il ne se passe presque rien. je continue de rincer la vaisselle, avec

cette eau que j’espère retrouver un jour

c’était un repas sans musique

de la fumée sans feu, – là, je salive

comme chercher le creux

sur une page

un Page

pareil, pas si longtemps

salir c’est évoluer avec

refusant de m’aventurer au centre, je me suis vue debout. sur une baie

derrière mon dos derrière mon dos… , un Coupépoème

effritement

où de la chaleur

condensée

inexorable

cendres

de gris

ciels

tropique

inféré

nous ne reverrons plus, mon tendre amour

plus jamais le jour plus jamais le jour

Il fallait bien

je regardais ma main

entre mes doigts une roulée

comme vers sa fin

refermant mes paupières – sombre tombe

le noir, trous

l’opacité blanche autour

ma tête me paraissait

énorme

comme hors de son orbite

ici, ou là : ça siffle ça bourdonne – à suie

me vient le mot enfer

j’ai peur

peur

peur

peur

surpiquée

j’oubliais le mot chouette dans une conversation

j’oubliais le 3 de février ( rien ici-bas n’est éternel, les chiffres ? ).

je ne voyais personne personne n’est rien

je parlais très peu

lorsque cela était permis

les yeux, tout

1 ) je demandais mon chemin : bonjour – vous savez où se trouve un distributeur, celui à côté est en panne ? merci.

2 ) j’entrais ( très beau le mot entrer ! ). dans un supermarché : bonsoir – pardon – par carte s’il vous plait. – merci et au revoir.

jusqu’où pouvait-elle s’enraciner

au désert

entre les blancs

dans le silence ?

je n’étais jamais nulle part – nulle part était de tous mes instants

comme une musique

Longtemps, trop longtemps

vapeurs

et demies lunes

fissure – parlant du lierre

par où ?

temps de poux

de l’enfant

à la septième marche

jusqu’au sang

les genoux

tête contre tête

inaccoutumées

l’étrangeté de sa nuit

la proximité d’une chaleur

que l’on tait – taira

que l’on contourne

derrière des mots

les mots d’autrui

sous des couvertures plissées plissées

Comme si

il y a dans le ciel

en rupture

des points rouges

s’élève une eau mélangée

mal contée

rare

et de l’herbe simple

parmi les ombres violacées

qui s’étirent

le reste peut suivre

un état que l’on sait

traversé

en flottant

il y a dans le ciel

des bordures – des canaux

et des points

en argents

les étoiles y descendent

elles longent ainsi qu’un secours

la nuit et le jour

le jour et la nuit – surtout les nuits !

d’une même entrée

un panneau de la mairie vient

on croit y tenir fixe

le tout autour

son nom est de poids

comme au bout du chemin

sous une peau

Lune

voulez-vous que l’on parle de ma tête, de mes dents et de mes tripes ? je prenais acte de mon cerveau en voyant celle d’un mouton, de mes livres comme un calque, d’où j’apprenais sur les amitiés

découpe éminente

découpe corps

vers creusé

oraison

sans rituel

beurre et poêle sur le feu

l’image

sans mots

le paysage s’endormait sous nos paupières – on s’endormait dans la voiture – j’aurais dû à chaque réveil l’embrasser… , – même alors à l’extérieur ? je ne vais plus qu’en me retournant

multiples voix

matière

tonalité

sacrificiel

lépreux

de la nuit et du jour

traditions

souvenirs qui démontent

enfance

cyclique

renouement

métaphore

strates

fiche

adresse

missives qu’à soi

trou

lectures

passerelle d’un vieux temps

Marseille

modernité

réalité

scission

évite

celui

qui

suscite

le regret

vers un entre deux

soi comme des parallèles

Une collusion

une collusion

l’endurer

juste un après…

sans bruit

s’éclaircit

ciel et doutes

un temps

trace / fouille

le long trait qui dit :

immédiateté.

emporte

oscillante vérité

c’est toi.

noir mat

in-octroyé

tu rendossais à Palerme ses ailes

à son image

vieille

contagion, aucune rainure

tel quel :

elle

elle ne pouvait te vivre.

Momentos

l’œil porte

sur la flamme verte

de ne plus se souhaiter la mort

écrire

région

mélodie du cœur qui porte

éclairs et cendres

en dedans des poumons

dorsale

moelle

torche

feu de l’action

lit de personne

lourde tête

étincelles

silence

j’étais mien avec l’autre au naturel

pour un laps de temps

Pas tant que ça niché

barbe noire

à peine

fantaisiste

manie

fort bien sans

violettes sauvages plantées dessus

regards cueillis

plus de cent

frères et sœurs

blanche barbe

déjà roussie

déontologique

fleurie fort bien

par la fenêtre un satyre

cent fleurs d’anges

au bout des doigts

dites nous :

frères et sœurs

nous éclipsons les mohamédiens d’ici

comme leur fausser compagnie

Cristaux

grince

orgueil du cœur

blizzards

lumières d’une ville

feux

flamboyant

nuées d’une grange

sans ésotérisme

et joie

foule mausolée

tapi

rien que là

toit à mille lieux

à mille têtes

sereins rêves

flûte

soupirant

oies

promesse

peut-être une dernière

à lui

à l’écho de son parfum

coquelicots

bras rouges de froid

enlacement

grippe

arômes

homériques

berceau

ouvert à toi

aux messagères de la nuit

brouhaha

dingueries d’un ruminant

insistance

vaillance

assistance à la tonalité…

est parti

Charlie Parker

corbeau

détenue bravée

puits ou buis

lourdeurs

balancement

jours perchés

assaillant

sous une table

percé par les cristaux

je brûle de l’encens au plus sombre de la nuit

si souvent

Une souris Fr/Arab

un champ

dans le trou

une souris sourit  

en dessous de tout

flou

étrange

aux alentours de la gnôle

l’odeur de nourriture

incompréhensible détresse

elle est bête

elle n’est pas verte

les gens la déteste

elle fait des choses insensés

écriture décharnée  

dedans ou à la lisière

un refuge isolé

tumulte

la vie inarticulée

au bout de son nez  

son souffle hoquette court 

chute et fracas

les temps sont durs

artificiels

avec ses voisins souris

son suprême

occupe

l’air n’a pas d’espace

une fiancée éconduit  

quelque chose de détacher

plus qu’un retour

la pluie ne nous rassemble plus

nous n’espérons même pas le jour

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Elle, cohérence (Fr/Arab)

à Nassima.

de tous les charmes confondus

je bravais mon cœur corrompu

sentant la bref musique

un signe d’aucun recours

comme faire une nique

aux fidèles m’amours

le temps de mes premiers amours

je cachais une passion de toujours

c’est l’étreinte d’un commis voyageur

c’est les sandales de l’orphelin choyé

c’est l’imaginaire d’une fille que l’on regrette

c’est une pièce où il ne se trouve aucun spectateur

je me fiche de vos exploits !

par un ailleurs…

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Épiphanie

oscar les vents et épiphanie

marcher

vermines

laine effilochée

porteuse

secret

encens

doigts fins

grisette

histoire

fraude

suspendre l’étreinte

une déesse des buissons et des rivages salés

amoureux fou

cavalière

affreusement

flanc ossivore

éphéméride

il aime le mot éphémère

coûteux pour l’enfant

m’abreuver

ciel

argent armorique

couver

âme esseulée

les eaux troubles sont peu profondes

images

féerie

satellite

converger

couple

filet d’horizon

maison des vacances

poisson

querelles

hiver

bois chaud

s’éternise

la nuit retombe sur l’étoile des loups

je grave dans le marbre son invraisemblance

au plus vite, un visage !

Catalyseurs

royaume du sud

écouter

radio

voix pétillantes

interférences chaudes

de la pise à boire

insoluble

âges

rareté

organisation

cascades

idées

grève

gouffre fécondé

réceptacle

se ressemblent

flâner de l’ouïe

friandises

étude

boucles

le monde est féminin

accueillir

étrangers

passeport

noirs

désert

plusieurs sud

âmes en peine

immense silence

sable

gammes

danser avec les vents

les antennes sur du béton

tout comme

têtes enrubannées

fraîcheur

à l’affût

proches

le faire généralisé

la présentatrice est une fée

philosophie

banaliser

catalyseurs

le monde est tellement plus encore

je débarrasse la table

en observant une vieille psychologie du chameau

L’aïde

avalanche d’eaux

circuit court

été

sublimations

visible

astre

corne de gazelle

Afrique

lait

exil ou exit

au fin fond

les maîtres sont bavards

incarnation

chants

enchanteurs

terrorisme de la joie

courroucer

baleines

lance aux pieds

vents emportés

accolades

baisers

la musique de fond qui comble les Assis

de petites balles, des ballades tremblantes sur mes lèvres

Une toux

la toux d’un druide

les hagards

fluides

aussi vite !

il y a des regards

des amarres

soulève

soulève les torrents

passe le temps qui cloque

mégère

prendre l’air

rapide et légère

est-ce que tu me vois ?

choque

face à la beauté

fauve

suspendu

se prend le pavé

songeurs qui errent

adresse

mais où suis-je ?

états d’âme

du corps

personne ne regarde

ni n’approche

nul

n’accroche !

je balade mes mots sur les feuilles mortes et les marres

tenant conseil de mon cœur

L’élégante

à Véronique.

l’extase réinventée

le maudit

nuages

forme

yeux d’ivresses

acide

étrange

lenteur bleutée

carma

courbes

s’incline

arc fibrille

elle avait des boucles de cuivre

l’esprit des conteurs

les sons nocturnes

merveille

découvertes

au porte d’une ville

enfant = marron

noir papillon

nos héros immobiles

pieds de pierre

mystère

s’offre un dissous

captive

mille baisers complices

vous ne regrettez jamais les fêtes

lorsque vous attendez le lever du soleil

El Hafiya

enfance

déchue  

des dents blanches

deux nerfs

ton sourire sur le mien

un chat

les jours passent

vient l’été

tes yeux et des ailes

or et aurore se couchent

( je pense à la sexualité d’un chat ! ).

un coup s’entend

un autre coup de poudre

bouquet de fleurs

boisson

une rose ou une violette

de l’arbre monte

où aller ?

une eau et du lait  

panorama

les corps flottent inertes

l’herbe est un masque d’eau

ainsi commence et finie la lettre d’un Prophète  

Jour de vote

toile rajeunie                                                                          salut à nos femmes

du rabougris                                                                           au revoir aux chrysanthèmes

comme tu souhaites                                                              et puis oui

belle silhouette                                                                        verte tige

vestige céleste                                                                        dilem du témoin

                                                                                                    voisins

comme âge

âme d’écolage                                                                        et mesgoule, le mulet !

magie d’éthique                                                                      gris merveille

moderne ethnique                                                                 coupures fines sur une lamelle

yeux mousselines                                                                                   

de noir                                                                                      vieille accroche

coléo                                                                                          couleurs

noix de coco                                                                            rien dans les urnes

Les hantises Fr/Arab

j’imbrique mes chantantes redevances

avec les figurines abîmées

sous ce ciel inodore

décharné

tout fuit d’une fastueuse porte des ponts

comme cet oiseau qui surplombe la céleste ville

… et me hante !

l’entrée d’or

fontaines

ensemble

désir inachevé

perdre le nord

le noir du rejeton

c’est un crève-cœur

c’est une baliverne de première

l’œil libre

être maléfique

et si

j’ai su

belle

absolue

je reste à Bordeaux

sous le ciel d’hiver

Le 02/11/2015, à Bordeaux.

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J’irai au fin fond du monde et voir de quoi est fait mon rêve Fr/Arab

oh, Dieu, combien est dur d’aimer !

non pas… non pas la vie, c’est dur d’aimer !

( elle va chercher de l’eau au fond du puits ! ).

à quoi bon mon cœur de souffrir autant

ceci est mon adieu, ceci est mon adieu… !

( seul devant des ouvertures ! ).

hiver

cheminées de fées

air frais

marshmallow

boussole

camembert

acides aminés

ciels gris

mésange

alcool

cymbales

tabouret

idioties à quatre pieds

nous devons vivre encore plus vite et j’abandonne, et j’abandonne… !

l’expérience du vide est un bide pour des générations

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Dérive Fr/Arab

à mon oncle Hakim.

est-ce qu’une œuvre se construit sur de la douleur, certainement ! moi, je serai poète, un poète de génie.

anémone des bois

le brouillon d’âme atmosphérique

une rivière à vents de l’enfance fantasmée

forte comme ses remous d’égout

d’anciennes voix troublés et anéantis  

chute du sens en cataclysme

je donne vie au soi

je redonne la vie au sublime

une enfant des sombres bois

orpheline qui sourit

soleil

pinède ou bois

sexe

doux

joyau

mirage

forêt

…. etc.

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