les sourires – une bouche
l’eau arrose mes pieds nus
assentiment
un portail qui se referme
l’arrière pays d’un été
*
fifti – fifti : des sardines
me focalise sur une poche noire
préméditation
long parapet entre toi et moi
cœur salé du soleil couchant
*
à deux ~ le soleil rallonge nos pas
d’inégale distance
un arrêt qui prend ~ des roulis
frottements
entre les montagnes
*
les virages perchés ~ une source
la portière s’ouvre d’un râle
un ami pose sa main sur ma nuque
comme du vomi
comme le gouffre d’un parfum
*
renversé lorsque je pars ~ mêlée sous les parasols
intentions nubiles
continûment
une apeurée graisse les angles
qu’est-ce qu’il y a plus loin ?
*
la beauté du crépuscule ~ un port récent
me voici d’une appréhension
à l’horizon un jeune oursin
dans sa main – une fourche
pérennement
*
un train pour chaque partir ~ vient la saison
une silhouette sur le quai 3
me sourit – une dribble
antérieurement
trois cris dans la baie et la pinède
*
le retour sur l’île ~ un corps parachuté
atmosphériquement
une envie d’outre-bleu – plafond
elle évite mon regard
depuis le guet
*
au pied du miroir un miroir ~ un soleil bossu
de l’autre le berceau
rien ne m’aura vieilli autant – d’os ou une lame
retournement
indices des corps en maillots
*
quart de la vitre ouvert ~ bruyamment
tous sur la faune brûlées
cils salés sur mes paumes
un mot qu’ils échangent – lointains
l’ombre de l’habitacle et un jour
*
thé et chansons ~ bivouac renversé
chichement
le vent effleure les peaux – tes bras déliés
rien qu’autour des silences
à la cendre grise
*
l’ombre houle ~ un chien me suit
infiniment
une cabane ensablée – le grain
tu m’embrasses dès l’à côté
résistance de l’asphalte

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