l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Le point du blanc aux murs

je ne sais depuis quelle occasion on prend des nouvelles de quelqu’un au passage, – que tu passes ! je ne t’y invite pas, ici et nulle part ailleurs. au fond, qui t’en voudrait ?

longtemps j’étais disponible

longtemps j’étais joignable, – allez au diable !

que l’on me laisse descendre à ras

que l’on m’oublie

je ne parle à présent qu’au Seigneur, – c’est vrai, il y a aussi l’artisanat ! je prends le temps de démêler, même si de travers. la poussière comme de son silence sont un baume

je ne veux plus entendre personne

je ne veux plus attendre quiconque, – les sornettes ça suffit !

que l’on dise un fou

que l’on dise un terni

je m’aperçois qu’un mot est un membre, un interlocuteur, un grain enseveli sous les vagues d’ombre, – j’accepte ! je ne crains que l’adresse à celui-ci, furtif à moi-même, célestement

c’est de la tombe que surgit ma colère

la tombe est mon havre



2 réponses à « Le point du blanc aux murs »

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