l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


C’est sous-estimer la fièvre

à Lounis.

j’arrive devant le Consulat de Bordeaux, huit heures et quart, y dépose ma demande avant d’aller m’assoir tremblant en face des fenêtres qui sont ouvertes

le premier cependant à être entrer et les espaces, les ressortissants qui affluent, me semble comme des arènes. le rythme des guichets en verre est particulier

d’où parvient un vortex

j’y rêve dedans à Slimane A. à ses chansons que l’envie de cloper remonte !

j’y rêve dedans à Yacine K. à ses écrits comme un goût, du roc, de l’archivage !

j’y rêve dedans à l’exil, subi ou selon qu’un rien me retourne le ventre !

il me faut croire encore qu’il reste un peu de moi, socialement appréciable, pas un homme complétement ravagé. je crois que je couve quelque chose… , le roussi ?

je fais les cent pas et des enfants observent et se chamaillent, ils consentent à cette atmosphère si particulière qu’est la bureaucratie algérienne, et dehors

il pleut et fait frais



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Bienvenue dans mon atelier !

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