La blanche Ophélie

orpheline de tous toute seule et contre personne ( dis-moi à quoi tu penses seule abandonnée de tous ? ) s’en est fini, elle m’a quitté la traîtresse ! ordinairement j’ai vécu un été de folie en orient elle s’en est allée l’âme, sans doute à jamais les chevilles légères comme une plume verte auLire la suite « La blanche Ophélie »

Cela ne chante pas ( 3 )

je vais juste partir et je vous dis : non               je est une vie sous la pluie on oublie les fleurs et les palmiers dans le vent                et la célébration de la vie, des assurances simples – je suis un homme simple, factuel une femme dans un parcours amoureux            ma vie est un bouleversement vocalique quiLire la suite « Cela ne chante pas ( 3 ) »

Esprit chamanique ( 2 )

A Lucie. ton job de nettoyeuse dévalise les caisses une espèce d’un vieux genre que l’on ne retrouve, c’est un adoucissant des âmes caverneuses tu reconnais l’autre dans sa superbe ses variations subites les vagues réminiscences de quelque chose d’encore plus vague comme boire le mythique filtre un amour unique dans le genre inoubliable unLire la suite « Esprit chamanique ( 2 ) »

Acide phosphorique ( 1 )

mon poète en herbe, dès le vendredi saint, tu fais ta prière des cieux tu as du verre, un soleil hypothétique et des chaussures marron sous une table en marbre ronde petite pensée du jour: le péché Kabyle c’est d’être trop kabyle, ça va les tuer d’orgueil inévitablement, beaucoup de luisance pour ne pas flairerLire la suite « Acide phosphorique ( 1 ) »

Adolescence

j’habite un quartier résidentiel une construction de la France Coloniale le genre Varsovie en noir et blanc il y a eu encore des émeutes cette nuit ma ville se soulève comme en région bouillonnante de revendications les CRS n’ont pas ce petit quelque chose qui fait ordre et rétabli la tranquillité les manifestants ne prétendentLire la suite « Adolescence »

Porte Dauphine

enlevez vos chaussures allongez vous fermez vos yeux aux alentours rentrez dans le noir du charbon écoutez votre propre musique intérieure respirez calmement et avec délectation vous êtes sur une herbe artificielle qui pique surtout ne bougez pas sous l’ombre du sycomore comme un meuble caché aux regards distraits  un vieux tableau accroché au murLire la suite « Porte Dauphine »

Orages

A Isylle. Et à Rémy. en pleine conversation j’ai réinventé ma vie jaunie comme Forest en Alabama for ever… mes lèvres noirs soufflent sur le soleil couchant l’origami enfantine la traversante pluie cogne le vert émoussé des vitres de nos voisins lentement un Je qui n’est pas le je que je connais dans mes délires et mesLire la suite « Orages »

Passage

A Sihem. je suis assis au bord d’une banquette démotique voisinant des journaux humides et abandonnés la peuplade d’Afrique tient le cap sur l’Europe seul je m’écrase sur le grand verre automnal   le ciel est gris, un enduit gras profond ils ont des huiles sur le corps pour leur dernière traversée de la saison  deLire la suite « Passage »

Billet territorial

A la ville de Boumerdès. je retrouve les histoires d’antan comme le même bateau qui passe   un brin défectueux sans rien d’abstrait  positions nous étions tous deux dans le calme de la baie le ciel était une coquille d’œuf cassé nos miroirs étaient neutres un manège aux couleurs glauques tournait sous la neige elle avaitLire la suite « Billet territorial »

L’étoile du Sud

… Sous un portique d’ardoise viennent rêver des bergers sans troupeaux.  » Un soir comme les autres. Jean Claude Pirotte. comme un sentier dans le ciel   parsemé de clairs étoiles le berger suit le sentier  les clairs étoiles tombent le berger trébuche et tombe   il contemple la dernière étoile du sud les deuxLire la suite « L’étoile du Sud »

Soirs bleus

A Ibtissem. c’est le loup  pour manger la fille  simplette  avec des fossettes  que je trouve  superbe  Ibtissama  c’est bien toi  personnellement   que je cherche, éperdument … et tout simplement, depuis longtemps Pour la préservation de vos cœurs endoloris, le thermostat de ce poème à été réglé pour une température corporel de 42° environ. commeLire la suite « Soirs bleus »

Soir d’ivresse

des kilomètres de pente douce que j’avale des champs stériles défilent à la renverse un fauteuil de confection anglaise suspendu à un arbre je suis solidaire de mes longues manches noires un réel vert sous l’œil ivre d’absinthe tout comme un acquéreur sans le sou tout dans un battement de nuit  je descends fulminant versLire la suite « Soir d’ivresse »

Penser les mots

j’ai l’âme d’un rossignol dubitatif qui cherche des perles de diamant pour son bec. au lieu de ces épreuves méditatives, je me penche sur les déboires d’un ami esseulé : les froufrous de la chandelle sont d’un charme à souhait vos yeux cernés détruisent la lueur du platane d’orient elles étaient l’expression vibrée de votreLire la suite « Penser les mots »

Embryon

j’écris l’histoire en même temps que je la vis… non loin de l’arbre à poèmes salvateur plus qu’autre chose, comme sur des chemins d’averses ! je me surprend à très bien penser, comme les citations philosophiques, les proverbes, les dictionnaires … etc. j’aime les significations sur la vie, le passé et l’espace  sans doute devrais-je reprendre,Lire la suite « Embryon »

Bingo !

le printemps est au temps fixe il me semble que j’ai prévu mon départ des siècles à l’avance  de sombres créatures chantent dans mes oreilles seules les fleurs respirent j’ai la légèreté de mes poches d’écolier  l’aurore verte dans les entrailles et au milieu des blés, l’espoir de te revoir je tire des numéros auLire la suite « Bingo ! »

Le hac de Leila

les fenêtres sont grandes ouvertes, c’est l’été … je porte une cape transparente et chiffonnée, mon bermuda est humide ma voisine cuit du riz dans la cuisine familiale  elle n’a plus le temps de me cultivée de ses soins affectés  le vent fait gonflé sa djellaba à petits motifs amusants comme un drapeau aux couleursLire la suite « Le hac de Leila »

Léon

A Célia. le bleu du soir est opaque     les guirlandes en papier déchirent le ciel    s’expose sur les vitrines la grande armée les traits obscurs des dieux marins discrètement brille parmi les ruines et les torches la magnificence d’une reine au vieux turban son règne est diaphane sous l’égide des hommes et son ombreLire la suite « Léon »

Cette manivelle, quel automne !

ma main contre la vitre cordée un long froid à la décharge me saisi j’épouse l’ampleur de ma douleur silence d’aviateur à l’encontre des ondes endurées ceux qui comme moi immortalisent temporairement en prenant la main des éphémères ou me manque subtilement le parfum des fleurs désirs, brièveté et intuition à l’honneur trois feuilles deLire la suite « Cette manivelle, quel automne ! »

Les guêpes

dans ce fier monde et nos greniers poussiéreux   les guêpes trouent le ciel et la toile de nos vaines araignées desquelles l’esprit d’un enfant reste captif les honorant de fourmis dans un long linceul l’envie qui lui prend de hurler fort  : CATACOMBES !    comme prendre son envol plus qu’ici qu’ailleurs   et matérialiserLire la suite « Les guêpes »

Degré zéro

les belles fleurs des genêts   passent les saisons et les grands froids c’est l’âme des immeubles ou s’échappe l’odeur du lait mêlé a ma douce voix mon genêt est une couveuse de vies à qui je fais l’amour nerveusement ! mon genêt est une arme courtoise et un murmure des fonds marins ! mon genêtLire la suite « Degré zéro »

Poinçon

c’est un peuple phage aux puissants élixirs d’amour c’est comme une vieille histoire raconté depuis les fonds des âges  c’est comme un lavabo vieilli de faïence local les émigrés sont comme au seuil d’un printemps de paix universel                 j’étais rendu à des visages aux tribulations de lichen           des chœurs chorals fondus de sourireLire la suite « Poinçon »

Un petit conte d’hiver

avec l’œil du cœur j’écoute l’espoir luire et ne me quitte jamais ils rentrent au port inquiet une cloche retentit entre les poteaux de fumé  la lune est pleine et s’est éteinte pour un temps ils sont ivres de sel, des mers et des vents. leur soute d’hiver est pleine de coton venu de Skikda.Lire la suite « Un petit conte d’hiver »

Parenthèse

loin des rivages à l’école des jeunes apprentis assis tout près d’un arbre fruitier cabossé je me suis retrouvé en déployant mes toutes nouvelles ailes de perception j’ai survolé les plaines et les montagnes bleues jusqu’aux climats peu cléments je n’envisageais aucune reddition le seul et libre était toute mon intention   ce chenal découvert estLire la suite « Parenthèse »

Climats torrides

les démons de la nature assèchent les illusions de ma chair malléable : mes manquements à la soif, cent fois… !  – seul cette mémoire me tient captif le vent souffle sur ce qui reste de mon territoire … refuges et désœuvrement !     le changement s’est intensifier                                                                dénommée, ruine …                                                                                                               ainsi vont les tourbillonsLire la suite « Climats torrides »

Une cascade de pluie

A Ghiles. au-dessus de la clameur des noirs sons  je retrouve la littérature qui berce mes mauvais sommeils les amoureux du pont de pierre s’embrassent a l’abri des étoile une fine pluie mélodieuse s’entend  le sable des siècles africains se frotte aux parois de l’instrument     je repasse sur l’époustouflant chemin des non-retours une femme élancéeLire la suite « Une cascade de pluie »

La scène Tizi-ouzienne déraille

radieux l’abécédaire qui s’est cajolé de la flûte d’os enchantée de nos petits miracles quotidiens les espoirs purs où se dilatent nos rétines les après-midis d’amours imaginaires  nos rendez-vous clandestins la folle tendance qui déferle sur les anniversaires l’exubérance de nos soirées du ramadan les jeux de conquête et les chemins d’aventure la scène Tizi-ouzienneLire la suite « La scène Tizi-ouzienne déraille »

( Les 12 ruses )

je fonde un nouveau monde … avec la querelle des anciens je suis un homme sauvage et libre … un homme qui aime la beauté je me suis exposé à la haine … m’évertuant de la circonférence de ma solitude je crois aux phénomènes inexpliqués … l’un des dommages de l’irrationnel savoureux je ne suisLire la suite « ( Les 12 ruses ) »

Les aînés de l’automne

qu’est ce qui fait bon vivre sous le soleil froid et la lenteur des jours  sans pareil je me promet d’aller toujours au gré de mes envies et faire des vent mes aînés adorés je voudrais revenir aux temps anciens  et humer le parfum des fleurs du pays incertain m’en sortir le cœur plein de petitesLire la suite « Les aînés de l’automne »

La robe d’un songe

je suis assis à l’arrière d’un autobus en mouvement, je tiens entre mes mains rouges et engourdies, un vieux livre de poésie je ne distingue pas encore le nom de l’auteur je tante sourdement de formuler quelques mots dehors il pleut sans vergogne comme pendant les mois d’hiver sombre je referme le recueil et leLire la suite « La robe d’un songe »

Car, j’ai flirté si longtemps

A Thara. j’étais en deuxième classe science j’avais mathématique il faisait encore nuit je crois !    il régnait une odeur d’étable endormie une sorte d’ambiance préliminaire à la connaissance il est rentré comme à son habitude j’ai avancé vers son grand bureau d’aplomb je l’ai fixé nette du regard il restait crédule j’ai sorti monLire la suite « Car, j’ai flirté si longtemps »

La table

Dans la sylve elle tombe, sans lieu choisi, mais là elle germe, comme un grain d’épeautre montée en scion, puis en plante sylvestre, les harpies qui se nourrissent de ses feuilles, lui font douleur, et la douleur fenêtre…  » L’enfer, Dante Alighieri. son assiette fluette s’adonne à la frugalité des sens décuplés dans son parcoursLire la suite « La table »

Conduire une danse

A la ville de Constantine. du soleil à gogo qui se verse il pleut dans mon poste radiophonique les phrases hachés des belles passantes et inconnues le souvenir d’une aussi belle boursouflure je démarre en quart de toi  la carriole flotte dans le contre espace de la rumeur mes renoncements successives et la reprise desLire la suite « Conduire une danse »

Partir

A Nader. je ressens les années d’errance et de fuite    et des vents contraires les départs par centaine les sentiments de l’espoir avachi qui les accompagne les désirs ultra-plombés comme ronfler la mesure de ses doigts de corail rose mes yeux d’Ulysse qui se posent sur ces jours passés   et profondément regrettent  reste les trainsLire la suite « Partir »

Tablier

le ciel est court dormez bonnes gens, la ville veille sur vous figure d’enfant déluré bleutée jusqu’aux deux narines définitivement parfaite vous projetez, vous ne faites que ça la puissance renouvelé des absents quel est ce refus de vivre   le poète a des représailles médiévales finie la récréation chevaline exaltation des peurs et des étatsLire la suite « Tablier »

Enfance

durant les années de mon enfance j’arpentais un cimetière laissé à l’abandon seul et environné par le silence j’allais cueillir pour des hommes des plantes sauvages d’été je ne m’approchais jamais de celle qui était sur les tombes même si je les lorgnais que d’un œil !  je n’oublierais jamais mes amples vêtements ( selonLire la suite « Enfance »

Citadelle

j’écoute de la musique je lis un peu l’heure s’attarde sur mes paupières je mange un bout d’un vieux sandwich je sors sous une pluie fine et mes poumons s’ouvrent je discute avec Pierre, Paule et Jacques dans un bar associatif 04 :24 la serveuse mamelue décide de nous foutre dehors je poursuis seul pour meLire la suite « Citadelle »