orpheline de tous
toute frêle et aimante, – dis-moi à quoi tu penses ?
elle s’en est allée, l’âme de mon amoureux !
aimée à jamais
les chevilles légères comme la bise
qu’elle m’a quittée
( un phare pour nos insomnies ! ).
sept jours
sept week-ends qu’a duré mon calvaire
il me faut reconstruire mon identité
d’esseulée
elle s’en est allée, la Blanche Ophélie !
comme une verte pluie au crépuscule des anges
( une grappe de raisin rouge dans sa bouche ! ).
orphelin de tous
tout drôle et contre personne, – dis-moi à quoi tu penses ?
elle s’en est allée, si loin de moi !
continuellement
le temps perfore à une allure de fusée
comme lui, je ruse
je vois dans l’éclat des jours les ombres haleuses
en enjambant le serpent de feu
il me faut reconstruire mon identité
de semeur
elle s’en est allée, la traitresse !
comme une verte pluie au crépuscule des anges
( les songes d’un rossignol sont le fond d’un ciel gris ! ).
j’ai vécu ordinairement un été de démesure en orient
sans le besoin de foncer

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