l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


La Blanche Ophélie

orpheline de tous

toute frêle et aimante, – dis-moi à quoi tu penses ?

elle s’en est allée, l’âme de mon amoureux !

aimée à jamais

les chevilles légères comme la bise

qu’elle m’a quittée

( un phare pour nos insomnies ! ).

sept jours

sept week-ends qu’a duré mon calvaire

il me faut reconstruire mon identité

d’esseulée

elle s’en est allée, la Blanche Ophélie !

comme une verte pluie au crépuscule des anges

( une grappe de raisin rouge dans sa bouche ! ).

orphelin de tous

tout drôle et contre personne, – dis-moi à quoi tu penses ?

elle s’en est allée, si loin de moi !

continuellement

le temps perfore à une allure de fusée

comme lui, je ruse

je vois dans l’éclat des jours les ombres haleuses

en enjambant le serpent de feu

il me faut reconstruire mon identité

de semeur

elle s’en est allée, la traitresse !

comme une verte pluie au crépuscule des anges

( les songes d’un rossignol sont le fond d’un ciel gris ! ).

j’ai vécu ordinairement un été de démesure en orient

sans le besoin de foncer



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Bienvenue dans mon atelier !

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