22 décembre 2023
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Tigzirt
Le soir tombe sur le jardin. Les oiseaux se taisent. Le silence du soir est un objet perdu. Le silence du soir propre aux animaux, propre aux oiseaux, est un objet spontané, naturel, perdu. Sur le jadis. Pascal Quignard. au commencement il y avait l’oubli et toi et ton corps l’infini du jour brûle ! Continue reading
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Bois de coudrier
à Islem. en revoyant le soleil à son crépuscule je repense à celui de mon pays sur des nuages bleus quelques oiseaux planent au-dessus les eaux avec des chutes de rien du tout… , il est temps pour moi de rentrer l’oraison enrobée des feuilles aux arbres jubilent mon âme tendrement… , il est temps Continue reading
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Slam
entre le dire et le faire voir // entre le dire et le faire entendre le réel est donné, – tu sais, le battement de la chose vue ? comme qui a un réel mépris du senti moi, je dois je ressemble à Devoir ! je ne reviens que pour m’alléger simplement étendre ma voix Continue reading
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Reviens, reviens…
les grincements des volets réguliers se font entendre entre un va et les vents ! me font des points de relais qui n’existent pas qui n’existent pas l’effet scintille brillances de vagues modérées chaleur diffuse musique de vers déraisonnés où ma maison s’endort à l’orée de l’hiver sur une promesse Continue reading
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Les appelles d’un lointain sauvage
je sors en saluant le transistor comme bel et bien un concert de sourires où nos vies aux piloris se sont lancées et autour tout s’éternise parmi des cageots à la claire bougie du carton et des crayons voici les jeunes du quartier qui rêvent dominos avec leurs mains chut, que plus personne ne bouge Continue reading
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Certain que le sens, la morale et l’esthétique m’intéressent pas, parfois !
comme des sauts de lèvres des sauts d’un gisant qui drainent cet instant fixe ton souvenir d’où béant retrouvé en l’espace noir que passent les vents et les bruits de ma sombre tête que passe ce corps inapte que je retrouve rien qu’un peu la clarté ! Continue reading
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J.
j’habite un pays dont je ne reconnais pas sa végétation, ses insectes les personnes que je croise dans les rues avec qui j’échange m’accompagnent longtemps sur mon trajet sauf que tout m’est étranger et lointain… , et ma douleur est partout la même et c’est toi qui m’environne Continue reading
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Tout aurait pu aller autre
je suis mort un matin de juillet à Talence sous l’ombre froide d’un arbre vert ordinaire embaumé par la pelouse sèche loin du regard des hommes et des bêtes il était 11h24, l’an 2007 Continue reading
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Un ami passe ses nuits à égorger des chats
tu ne m’aimais plus tu aurais pu faire semblant un semblant d’humanité que tes yeux avaient perdu tu t’en léchais pourtant les babines tu ferais une sacré putain de sainte comme un chaton peu ragoutant dans mon film de fin d’étude : fin d’étude ! Continue reading
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Zenedine
des mots que je formulais dans un rêve récurrent grâce à la volonté de Dieu sans doute au monde des rêves, par Son entremise sans conteste ! me mouvant sur mon lit comme presque rien ne mérite un Non lorsqu’on aime aussi avant que cela ne finisse en verlan ! Continue reading
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Cuire
mensonge vert un duvet or de toutes les couleurs de vieux crapauds elle danse bourdonnement scarabée à plat les étoiles d’une tourte et puis, rien ils l’emportent comme la noire ligne le but en blanc ! Continue reading
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Naïma
on se verra à une lecture de la bibliothèque municipale l’un de ces soirs d’un long froid automnal on s’assoira sur les escaliers de secours en se parlant beaucoup – et moi, je m’y verrai ! on prendra le premier bus tout lumineux l’aube bleue surgira derrière les vitres on se prendra la main comme un secret de l’autre main ta droite tu entameras ton petit-pain une fois à Continue reading
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Allongement des jours
souvent entre sept collines semblable à une soirée d’été où la lune sera pleine le vent fraîchira derrière l’an onze il n’y aura pas de vent en cette belle saison ! ce sera d’une nageuse qui se filera jusqu’à les matines le diras-tu, en l’an onze fut ce qui sera à jamais perdu ! les gazelles ailleurs Continue reading
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Je pense à toi, je pense à moi
à Alice. l’heure ! … , et puis deux heures et puis, lieder ! une veilleuse à la chevelure de feu – oui, tant que cela inrecommandable ? une pensée s’emplit de son cœur-féerie elle m’écrit. à la fin… , je fuis… , une aire – dans cette fuite pour lui revenir Continue reading
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Une touche
à Diane. éprouver de l’attirance pour une personne qui n’est pas réceptive cela te noie dans l’informel, sans appuies ni vérité tu observes ton reflet dans le miroir une trajectoire biaisée très peu conçoivent le sens de jouer à deux d’une valse un nuage menaçant au-dessus du lit fourmillement aux extrémités Continue reading
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Croire comme si
un soir dans tes vieux jours lorsque tu seras assise auprès de ton radiateur repensant à tes jeunes et belles années tu te diras A. m’a célébré, pense-y bien ! comme l’avez fait avant toi Hélène De France le doux secret de cette maxime se cache dans ledit poème Continue reading
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Inconmmensurablement votre
écorchure de l’âme une glissade dans du savon d’été qu’est-ce qui permet ? – la noyade. j’ai dû en baver sous le coup des fatalités désordre camouflé un bus orange grince je suis désorienté en face de Ranima De La Cité t’accueillir aux soirs… , t’accueillir entre les interstices de la réalité Continue reading
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Sous les cotons
à Hania. sous les cotons du temps tombent les rideaux métalliques les innocents flirts s’enrhument une cocotte en papier peint dans des amas d’agrumes ! – est-ce qu’elle m’aime dans ce tout de noir ? j’appelle au Sauveur des hommes ! c’était le crépuscule pour l’heure, j’arrose les arbres de mon urine est-ce que c’est Continue reading
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Un galet entre les mains
à Mokrani. tu envies l’impassibilité des pierres comme la musique de la main des vagues comme la douceur d’un galet sous le soleil la nature prodigue ses leçons de vie l’eau salée mouille tes lèvres tu envies l’impassibilité des pierres comme leur intranquillité Continue reading
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Ça n’aura sinon aucun sens
je suis ton ange, tiens-moi la main je suis innocente, pardonne-moi souviens-toi de nous souviens-toi que tu es libre pars à la rencontre des vierges rivages c’est une chance ce départ qui s’offre à toi prends-moi dans tes bras une dernière fois Continue reading
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S’étend le Bocage
j’écrase l’herbe sur un paisible bocage pour bâtir un tipi sous la pénombre avec mon dos d’hérisson à trois pattes comme à présent prendre l’air est à exclure Continue reading
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Selon toi un sourire est parfois un sourire de trop
Du haut de mes 48 chevaux vapeurs Je patauge encore dans la boue et dans la médiocrité Les vacances ce n’est plus dans l’ordre du jour Et les jeunes filles ne sont plus ce que c’était c’est le loup qui surgit pour manger la fillette simplette avec des fossettes que je trouve superbe Ibtissama c’est Continue reading
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Semence
à Ibtissem. les agréments secrets d’une vie incendiaire et ses dangers et ses tourments… , le noir besoin d’un ventre monstre et humide tellement phallique ! tellement fatidique ! les chemins qui se croisent chez le dieu des carrefours la complicité offerte d’un monde juvénile j’enveloppe nos soirées de mysticisme, avec toi jusqu’au petit-matin, parfois Continue reading
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Une bouche à l’Est
Qu’ai-je consommé à ce rendez-vous J’ai même soufflé dans mon verre Je me souviens de sa colonne, droite Et rien d’autre, vraiment, comment ? elle est bien dans son corps elle est bien partout où elle passe nous tenons à nous dire à contre-jour et dans le blanc des yeux des choses d’une simplicité cruciale le vague à Continue reading
Bienvenue dans mon atelier !
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