Par un ailleurs ou sur un ponton
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Parler de tout sur presque rien
à Chouaib. lorsque tu prends un savon neuf c’est presque inévitable qu’il glisse et te tombe des mains c’est tellement bête il n’adhère pas tout à fait de suite jamais au gant de toilette ! des chutes imprévisibles sur un nombre incalculable de fois ce n’est qu’après un usage négatif ? d’utilisation qu’il s’emboite parfaitement Continue reading
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Au crépuscule
à Lionel. à sang et à fumée sans qu’il n’y est un court-circuit enlevé me sauve de mon cou de boue lapé par les saletés et les oublier le premier à m’illusionner sur mon état foudroyé dès le berceau ( je doute fort qu’il se réfère à celui des civilisations que chacun entend autre ! Continue reading
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Comme les blés verts
sous couvert du conte on dit aux enfants enchâssés que le tonnerre et les éclairs là-haut – tout là-haut ! signifient le mécontentement de Dieu et qu’une fois seuls réalisent leurs premières angoisses métaphasiques alors que l’Omniscient réside en leurs cœurs qui envisagent déjà l’issue du tombeau – ne pas connaître d’enfants est un privilège Continue reading
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Un calme matin
de la genèse du soufre de l’air de la buée dans un verre transparent ! et là, le ciel que l’on redoute l’aube des braves des bonnes gens et l’horreur, évidement comme goûter aux mots à leur pouvoir l’essentiel me revient de l’ancienne école une estompe y jouer comme d’une musique les mystères de la Continue reading
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La bonne infortune
à Tarik. quel bol d’air… , et les mouettes percent le ciel blanches comme un hôpital ! un climatiseur tourne ronfle fort – attention je suis cerné ! est-ce que j’étais déjà là un jour de passage ou ailleurs ? je suis d’humeur nocturne, mes yeux s’accrochent j’ai lu les poètes que je voulais, … Continue reading
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Des coins
sous une main trois doigts comme sous l’eau l’ombre d’un doute foisons une roue selon ses doigts et la loi sur le trottoir des hors-la-loi où l’enfant ne se rappelle plus ce presque rien où l’on était rien avant qu’est-ce que ça apporte et si qu’un paradis s’avance ? Continue reading
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D’où j’apprenais sur les amitiés à venir
découpe éminente découpe corps vers creusé oraison sans rituel beurre et poêle sur le feu l’image sans mots modernité. réalité. scission : évite celui qui suscite le regret 1 ) voulez-vous que l’on parle de ma tête, de mes dents et de mes tripes ? je prenais acte de mon cerveau en voyant celle d’un Continue reading
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Reprises & Cie
une mésentente déjà si jeune et puis… , une mélodieuse s’en va qui s’en va je ne sais où avec ses opérettes si tragiques ! comment pourrai-je oublier ? rire et rire avec toi frère, mon frère-sourire tu es l’unique bien qui me laisse comble pour lequel je rends grâce à Dieu et c’est toi Continue reading
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Tigzirt
Le soir tombe sur le jardin. Les oiseaux se taisent. Le silence du soir est un objet perdu. Le silence du soir propre aux animaux, propre aux oiseaux, est un objet spontané, naturel, perdu. Sur le jadis. Pascal Quignard. au commencement il y avait l’oubli et toi et ton corps l’infini du jour brûle ! Continue reading
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Sclérose
je t’aimais dès lors comme une nuée ardente après tout ce temps perdu je partais loin lancé par ton idéalisation entre tes garde-fous : rêvant. je te voulais avec violence d’un lien indéfectible ne sachant pas te voir autrement ! maux gorgé boiteux filament sourire heurté souvenirs défunts 2 ) j’arrivais encore à sourire de Continue reading
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Scoubidou
à Djawhar. comme les jours qui coulaient et la nuit fendait je soufflais le chaud et le froid comme un courant d’air ! comme un courant stellaire ! la terre était le ciel et le ciel était de terre les points cardinaux étaient incommensurables le sang de ma poitrine nourrissait mille fleurs et je n’avais rien au-dessus Continue reading
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Pouf !
à Jean-Baptiste P. peut on parler d’autres choses comme lorsqu’on va vers quelqu’un, un possible miroir on amarre avec tout surtout, sa finitude la mort je veux voir son ventre plus rien ne me dit tu ne peux rien pour moi personne ne peut rien que je meurs ! je la flaire y danse avec Continue reading
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Il pleut comme la pluie
à Abdelmoula. le globe est une lune sœur des nations derrière son casimir percé il ébranle cette lune est en sang qui se joue entre des connivences une madeleine la bravache des sept vents est avec un napperon blanc ! l’esquisse d’un poète qui roule comme ses matins jaunis comme une empreinte sur le sable Continue reading
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Réseau d’absences
à Sofiane et à Adlene. et si je n’étais qu’un désespéré l’homme brisé au cœur je ferais des nuits une rage mes nuits sont un habille d’errance je n’ai aucun maléfice sur le front ni sur mes lèvres et la bonne fortune je l’espérais qui ne m’avait dès lors sourit le monde me retourne comme Continue reading
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Ou brève percée
à Ziad. dans un taxi soir de la Saint-Sylvestre et me retrouve seul me sens infiniment seul et je pleure je pleure nos liens fragiles mes héros évanouis l’absurdité de ma vie d’exilé j’ai dîné à peine à bout de force entouré des bouées de sauvetage une nuit d’été en visite aux jasmins et me retrouve sur le dossier d’un banc à peine quatorze saignées je regarde les voitures et les passants qui passent Continue reading
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Avant d’être, comme un éveil
à une lettre postée sous les plis de mes yeux et que j’invoque dans les rues où j’hésite et vois le ciel dans une flaque d’eau un arbre sous la pluie un oiseau sous l’arbre de l’herbe sous la nuque de l’oiseau qui dort j’emplis j’emplis mon oreiller de cailloux comme un étang Continue reading
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Raccourcis
à Achour. peu à peu… , je décroche, me dédommage est-ce là le réel bagatelle ici et à jamais ouaté la peur d’aboutir au cloaque s’obscurcie « … que tu as froid, face à moi-même ! » je veille sur mon inconditionnel le frappe tête ici je reprends un éternel parmi les cahiers une carte bleue Continue reading
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Tritures
à Mustapha. lorsque je parle du temps qu’il fait ou d’un rêve… , je ne me sens jamais au grand jamais en boucle le ciel sur la terre parmi les possibles il y est déjà en ouvrant grand mes doigts tant de choses à réorganiser tant d’autres à prévoir et la certitude que je ne Continue reading
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Poème de l’attente
si bref – si bref – si bref une annonce et moi les vents caressent les branches nues tendre à l’endroit – puis le vent par là la musique par là les portes battantes de si loin à l’envie nous traversions cuits sauts d’obstacles sans obstacles ! il viendra – il viendra avec une clé Continue reading
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Verve
je tiens au mot : verve. je me plains en mon cœur aux trois horizons insoupçonnés dès lors étonnant, il ne se passe presque rien. je continue de rincer la vaisselle, avec cette eau que j’espère retrouver un jour c’était un repas sans musique de la fumée sans feu, – là, je salive comme chercher Continue reading
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Il fallait bien
je regardais ma main entre mes doigts une roulée comme vers sa fin refermant mes paupières – sombre tombe le noir, trous l’opacité blanche autour ma tête me paraissait énorme comme hors de son orbite ici, ou là : ça siffle ça bourdonne – à suie me vient le mot enfer j’ai peur peur peur Continue reading
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Le sang est indélébile
la poésie n’est pas au service d’une idéologie, d’un parti, d’obscures passions, etc. : écœuré, vraiment ! je pensais ne jamais jeter un recueil faussement nommé : écœuré, vraiment ! le mal de dedans est un pléonasme Les concernant écœuré, vraiment ! cette menace nous nargue ! j’aime lorsque la poésie est menaçante, dangereuse, etc. Continue reading
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Automne des barbus
je me figure le style des barbus chirurgiens, en parallèle des barbus en basket nike ! ils pourraient s’appeler Hamid ou Stéphane, jamais ils n’auront une large sympathie ceci est proscrit et cela est le salut ! personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ? j’ai l’impression que la misère fait des dégâts ! Continue reading
Bienvenue dans mon atelier !
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