Liens

grands-pères – vous n’étiez pas seulement un territoire

vous étiez aussi d’autres résiliences 

grands-mères – vous n’étiez pas seulement une gâterie

vous étiez aussi d’autres présences

père – vous n’étiez pas seulement un quiproquo

vous étiez aussi d’autres contenances

mère – vous n’étiez pas seulement une nervure

vous étiez aussi d’autres anses 

oncles – vous n’étiez pas seulement un phare 

vous étiez aussi d’autres partances

tantes – vous n’étiez pas seulement une mimique

vous étiez aussi d’autres exigences

frères – vous n’étiez pas seulement un sourire

vous étiez aussi d’autres permanences

sœurs – vous n’étiez pas seulement une chance 

vous étiez aussi d’autres confiances

cousins – vous n’étiez pas seulement un roseau

vous étiez aussi d’autres évidences

cousines – vous n’étiez pas seulement une danse

vous étiez aussi d’autres influences

épouses – vous n’étiez pas seulement une traîne

vous étiez aussi d’autres délivrances

beaux-pères – vous n’étiez pas seulement un silence

vous étiez aussi d’autres outrecuidances

belles-mères – vous n’étiez pas seulement une doublure

vous étiez aussi d’autres mouvances

beaux-frères – vous n’étiez pas seulement un tandem

vous étiez aussi d’autres alliances  

belles-sœurs – vous n’étiez pas seulement une promesse

vous étiez aussi d’autres révérences

neveux – vous n’étiez pas seulement un gage

vous étiez aussi d’autres abîmes d’où découle la connivence

nièces – vous n’étiez pas seulement une caution

vous étiez aussi d’autres chaos d’où jaillit l’urgence

( je regrette de ne pas vous avoir connus ! ).

 

De la journée

je parle à une jeune fille qui joue au bandit et à la police sur une pelouse sillonnée, sillonnée… , préférés aux sirènes de pompiers

je réouvre une fenêtre, – referme une fenêtre

de la fenêtre un don

des prémices

je repose une assiette, … relave une assiette

l’assiette est rangée dans le conduit

des cafouilleurs

je redescends les stores, – remonte les stores

sur les stores une araignée écrasée

une bouillie !

au plein d’araignées qui tissent des linceuls

je réponds merci !

allongé sur le lit repensant aux fourmis de la jeune fille

à qui j’ai encore souri

Second usage

à Camille.

en avant de la veilleuse

un filtre

en avant du filtre

un cadre

en avant du cadre

un verre

en avant du verre

les deux croquis

en avant des deux croquis

un chevalet

en avant du chevalet

une scène

en avant de la scène

les deux modèles

en avant des deux modèles

un nu

tout était plus au moins bancale

et sous une note !

Quand les mots

quand les mots se dérobent du mot

quand le port de la mémoire

quand le suc de l’œil

quand la respiration se fait halte

quand l’épave des siècles

quand la langue pâteuse exulte d’eau

quand le mais est déjà

quand la saison des vaches et des mouches

quand la chanson tourne

quand le lourd est plus que lourdeur

quand les classiques revisitent le contemporain

quand l’intérim des esprits est de mise

quand le rire s’y met à deux fois

quand le vouloir se tord

quand l’épuration blanchit les feuilles

quand les peaux sont défraichies

quand l’horizon trône

quand les anges sont des démons et les démons des anges

quand les répondeurs n’accrochent plus

quand les dépens accrochent

quand la platitude gagne l’enfance

quand l’adoration se perd

quand l’œil s’écarquille sur les reflets

quand la levrette est au pied de son maitre

quand les trains sont rouillés

quand les constellations s’alignent

quand l’arbre s’enracine dans la mort, – alors, je délire !

Funèbres refrains

à Jean-Baptiste.

les aveugles sentent les étoiles

avec l’œil de l’âme

les aveugles sentent les étoiles

d’un cœur en flamme

le poète brûle

d’un cœur en flamme

les chiens grondent de peur

sur la terre de Dieu

les chiens grondent de peur

la ville se dévoile aux heures nocturnes

d’une magie et d’un mystère

la ville se dévoile aux heures nocturnes

j’ai peur au plus creux de son flanc

d’où l’on entend d’en bas les feuilles sur le sol

j’ai peur au plus creux de son flanc

Justificatifs de vie commune

mardi un jour de labeur noir

mercredi un jour de labeur noir  

jeudi un jour de fête  

vendredi un jour Saint

samedi un jour de labeur noir  

dimanche un jour du Seigneur de la terre d’accueil 

lundi un jour d’un arc-en-ciel pour toute la semaine

le deal était si tu l’aimes ne te maries pas avec elle   

j’avais un visa moyen séjour

mardi après-midi dévolu au sofa  

mercredi après-midi dévolu au sofa  

jeudi après-midi dévolu au sofa  

vendredi après-midi dévolu au sofa  

samedi après-midi dévolu au sofa  

dimanche après-midi dévolu à la guitare  

lundi après-midi d’un arc-en-ciel pour tout le mois

j’étais marié à une femme beaucoup plus intelligente que moi  

j’étais heureux, mais sec !

mardi pour le dîner nous avions des pâtes aux jaunes d’œufs et fromage râpé   

mercredi pour le dîner nous avions de la viande hachée et petits pois-carottes  

jeudi pour le dîner nous avions de la pizza faite maison  

vendredi pour le dîner nous avions de la soupe  

samedi pour le dîner nous avions du riz au beurre et cordons bleus

dimanche pour le dîner nous avions des pâtes aux saumons à l’italienne   

lundi pour le dîner nous avions un arc-en-ciel pour toute l’année

nous avions déménagé chez ses parents  

j’étais perdu

mardi soir : néant

mercredi soir : néant   

jeudi soir : une gâterie  

vendredi soir : néant   

samedi soir : une branlette

dimanche soir : un coup peinard  

lundi soir était un arc-en-ciel noir pour toute la vie

nous avions divorcé un jour d’été   

j’étais malheureux

la nuit était le jour et le jour était la nuit  

la terre était le ciel et le ciel était de terre  

le soleil se levait sous la terre et se couchait au zénith  

les vents frais passaient sous mes pieds

Fleur de Lys

départ d’éclairs

pucelle qui s’envole avant l’heure

départ d’éclairs

bleu d’azur intemporel

départ d’éclairs

départ de la lecture en éclaireur

départ d’éclairs

du sol au firmament

c’est la pucelle !

rougeurs au tronc sonore

départ d’éclairs

blessure au cœur qui colmate

départ d’éclairs

départ comme un ultime éclair

départ d’éclairs

nuées jusqu’au sol

départ d’éclairs

c’est la fleur de lys !

bataillon qui encercle les remparts

chants de victoire et bataillon

je cherche à me faire en vouloir

et tends vers le baume

Libérations

tes nouveaux lustres

vieux coffrets

tes ciels bas et obscures

ode de coton blanc et bleu

tes yeux horribles et troubles

baisers qui s’enroulent

fini l’éternel

qui sait d’orgueil ?

tes sornettes

ailes rouges de sauterelle

tes accents de flûte

fleur jolie, jolie… !

tes sons vermeilles

sur mon lit, tu sommeilles !

astre rustre

ô mon astre Français !

je beigne dans tes rêves

comme à rebours

Le sang est indélébile

la poésie n’est pas au service d’une idéologie, d’un parti, d’obscures passions, etc.

je suis écœuré.

je pensais ne jamais jeter un recueil faussement nommé

je suis écœuré.

le mal de dedans est un pléonasme Les concernant

je suis écœuré.

cette menace qui nous nargue ! sinon j’aime lorsque la poésie est menaçante, dangereuse, etc.

je suis écœuré.

je pensais à mal la poésie, celui-ci est un torchon, – lis-le !

je suis écœuré.

je ne trouve pas de qualificatif Les concernant

je suis écœuré.

il y a des combats qui se font pour la vie

le droit à la liberté

Jamais pour en découdre

ce que vous pensez de moi, ne me regarde en rien. ce que vous confiez à une autre personne sur moi, ne me regarde en rien. je m’éloigne de vos territoires

mais est-ce qu’un jour, vous m’avez accepté

mais est-ce qu’un jour, vous avez eu foi en moi

ce que je pense de vous, ne vous regarde en rien. ce que je confie à une autre personne sur vous, ne vous regarde en rien. je rêve de la nostalgie et de la vitesse

mais est-ce qu’un jour, je ne vous ai pas aimé

mais est-ce qu’un jour, je ne vous ai pas respecté

je lance sur vous toutes les malédictions ! je vous maudis par tous les saints et les diables ! mais si vous n’avez rien à vous reprocher, vous ne risquez rien. – vous pérorez, pérorez !

mais est-ce qu’un jour, vous m’avez cherché

mais est-ce qu’un jour vous m’avez rencontré

j’empoigne l’épée damoclès au-dessus de ma tête

quitte qu’elle me transperce !

Automne des barbus

je me figure le style des barbus chirurgiens, en parallèle des barbus en basket nike ! ils pourraient s’appeler Hamid ou Stéphane, jamais ils n’auront une large sympathie

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

j’ai l’impression que la misère de l’être fait des dégâts. mon cher ami me dit qu’il juge l’arbre à ses fruits. au-delà de tout discernement, je peux lui répondre dès à présent qu’ils sont pourries

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

je devine les bouches, les teignes, surtout les piteux ! l’oiseau se souvient de ses après, son automne toujours s’impatiente de la feuille rouge

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

c’est presque une caricature de moi-même

il me faut vous comprendre !

Figures

 : 1

il était une chose

il était un être à la dérive

il était d’une mémoire surannée

il était à peine né de ses rêves

il n’était pas une lourde médecine

il n’était pas une conscience d’intermarché

il était parachevé par ses aînés

il était une cadence confuse et folle

il était un mont positif

 : 2

il était un piètre poète

il était empêtré ?

il était sourd aux vents sourd à la vie !

il était ses fuites et j’oublie

il était la perte sans se retourner

il était le revers d’une histoire trop bruyante

il était leur noirceur où son caractère s’endurcissait

il était sa défaite

il était son refus de vivre

 : 3

il était seul

il était désolé de tout

il était désolé de la vie

il était désolé de la vie qui n’allait plus

il était désolé des étoiles qui ne brillaient plus

il était le dire le faire le passer

il était sans frontière

il était du plomb tacheté de son sang

il était relégué dans sa caverne

: 4

il était le clown blanc

il était un vieux reste de son aura

il était une espèce d’égout dans la gorge

il était sans caprices et délusoires

il était l’accroche à rien et à des semblants

il était une accroche à un tout et à l’ennui souhaité

il était un cœur en sentier

il était une histoire qui tient sur ces cordes

il était vierge de la mort

: 5

il était conté

il était le suspect à réduire au silence

il s’était éteint au hasard   

il était le versant d’un cœur détruit

il était un corps qui s’effritait

il était l’asphalte qui appelait à l’œuvre les palmiers

il était une tête en dehors des sombres couloirs

il était là où vont les poètes

il était le royaume des oubliés

: 6

il s’était levé gauche

il n’était pas d’une forme de lion

il n’était pas la jetée qui miroitait

il était le Do de la veille

il était ses indéfinissables actes

il était toujours à 10h24

il était une froide peur de ses mots

il était leur opposition

il était sans chemin

: 7

il était une double sphère

il était son regard sur des murs animés

il était une colère projetée

il était le souffle qui irradie sa mémoire

il était le sol moite qui s’ouvrait devant lui

il était la devine du noir des ombres

il était un enfant qui s’éloignait

il était un enfant qui voulait mourir

il était pétrifié

: 8

il était une cantate

il était un vaisseau qui voguait

il était très mécanique et très versatile !

il était les portes cloisonnées

il était sa trentaine qui se précisait

il était le terrible dans les années quatre-vingt-dix

il était un avenir et l’espace clos des étrangers

il était une incarnation de l’esprit des chamans

il était leurs rires avant de finir

: 9

il était un nectar de leurs sueurs

il était leur bâtisseur de montagnes

il était une portée de mains sur un nouveau visage

il était d’une lenteur…

il était le sommeil léger des condamnés

il était le démenti

il était la réponse à rien

il était comme les pas à pas d’une corolle

il était la dernière fleur qui perdait son âme

: 10

il était sans souffrance aucune

il était les tombeaux de sa tête qui se figeaient

il était une part de lumière dans la Ténèbre

il était l’engloutissement de leurs lumières

il était l’équivoque lorsque Dieu… !

il était une prière des anges et des prophètes

il était un rappel de la crête

il était le recommencement des jours

il était la fin du poème

: 11

il était lourd de ses luttes 

il était son travail

il n’était pas bâti pour l’étude

il n’était jamais en paix

il était son désarroi avant l’achèvement

il était un souhait avant de prendre ses distances

il était une aire de repos pour les voyageurs

il était les mouvements irascibles

il était conscient du peu qui lui restait

: 12

il était du fer antique

il était un réduit compact martelé

il était une taule d’âme froissée

il était tout le long du noir sillage

il était son esprit qui le quittait

il était son humeur et ses gestes approximatifs

il était dès les matins bleus

vous vous enlisez dans les confections intérieures

voyez qu’il se trouve autour de vous des personnes de bien

Tournesols ou la symbolique des chiffres

le onze de mon anniversaire onze planètes onze milles verges d’Apollinaire

le trois février de mon mariage trois places d’un podium trois œils dont un de la conscience trois cuillères de mon café soluble

les soixante-quinze kilogrammes de mon poids soixante-quinze commune de Paris soixante-quinze derniers numéros de ma ligne téléphonique

les trente euros à ce jour sur mon compte trente jours de ramadan

les douze mois de la terreur douze apôtres douze sources d’eau et tribus douze ébats par mois

les cinquante et une semaines de l’oubli

les vingt-quatre heures de la fête vingt-quatre heures de l’écriture vingt-quatre clopes par jour vingt-quatre mensonges

les six milles ans avant notre ère et Ibrahim

le premier jour d’Issa et les présocratiques

le septième siècle de Mohamed et la peste justinienne

les neuf mois d’une grossesse neuf ayat de Moussa neuf mois de gestation d’un neutron

les quarante-huit pensées sur le suicide par jour quarante-huit pensées érotiques par jour

les dix doigts des deux mains dix commandements

les cinq doigts de Fatma cinq prières par jour cinq sens

le trente-et-un décembre et l’anniversaire de F.

le deux janvier du décès de mon oncle deux battements du cœur deux pays deux comptes sur Facebook et mon double

les quarante jours d’un deuil quarante ans d’exode du peuple juif quarante voleurs et Ali Baba quarante grammes de mon tabac

les deux-milles-neuf-cents-soixante-dix du calendrier berbère et Massinissa

les deux-milles-vingt-et-un du calendrier grégorien et le Saint patron des artistes

les mille-quatre-cents-quarante-trois de l’hégire et le tableau vert de mon école primaire

les sept cieux sept arts sept vents sept pas de marche avant que le paysage change sept nains et blanche neige sept déesses de la pléiade sept fois tourner sa langue

les trois cinq onze etc. de la tradition

les dix-sept ans de ma première fois dix-sept ans d’un poète dix-sept de mon divorce

les vingt-sept ans d’un raté vingt-sept morts de migrants hier dans la Manche vingt-sept titres de l’album Donda

les quatre feuilles d’un trèfle quatre saisons qui se bousculent et la pluie quatre points cardinaux quatre ouvertures d’un teeshirt

le premier cri premier mai premier homme premier Moura Ham premier Novembre et la victimisation

les cent vierges du paradis cent yeux d’Argos

les mille étoiles d’un touareg mille chevaux d’une Ferrari mille et une nuit

les cent-quarante-cinq poèmes de Cinq heures après l’orage

Un couplet se construit Fr/Arab

à Anne.

je suis un garçon bon

et de bien

qui le fait et le savoure

quand je peux…

je suis un garçon bien

comme il faut

qui le fait et le savoure

quand je peux

un ange

je suis un garçon

tout comme il faut

et bon

qui fait le bien et le savoure

quand je peux

le mal, je le repousse moyennement

comme un ange médiocre

je suis un garçon

comme il faut

et de bien

qui le fait et le savoure

quand je peux

je repousse le mal moyennement

une sorte d’ange médiocre

je souhaite retourné dans ma triste caverne

il y a un petit feu, une ombrelle, etc.

Lire la traduction

Les muses me parlent parfois

les muses me parlent parfois des petits riens de nos quotidiens

les muses me parlent parfois de la nourriture de nos esprits

les muses me parlent parfois de nos valeurs sûres

les muses me parlent parfois de l’invraisemblable de nos erreurs

les muses me parlent parfois de la beauté de nos âmes       

les muses me parlent parfois de l’endroit et de l’envers    

les muses me parlent parfois du commerce de nos corps       

les muses me parlent parfois de la justesse de nos choix

les muses me parlent parfois de la musique de nos cœurs

les muses me parlent parfois de l’improbable de nos vies  

les muses me parlent parfois du désir et du feu

les muses me parlent parfois du manque à nos principes

les muses me parlent parfois du délire sans échos   

les muses me parlent parfois de la raison de nos êtres      

les muses me parlent parfois du souffle de nos créations  

les muses me parlent parfois des états de grâce dans nos poésies

les muses me parlent parfois de l’anonymat dans nos villes

les muses me parlent parfois de la liberté de nos paroles et même à mal

les muses me parlent parfois de la danse de nos mots

les muses me parlent parfois de la sexualité dans nos rapports    

les muses me parlent parfois du rêve de nos amours

les muses me parlent parfois du mensonge de nos réalités

les muses me parlent parfois de la mort de nos proches

les muses me parlent parfois du doute dans nos vérités

les muses me parlent parfois de littérature et de nos miroirs

les muses me parlent parfois d’humour dans nos meilleurs et pires moments

les muses me parlent parfois de l’aventure de nos idées

les muses me parlent parfois de la souffrance dans nos solitudes

les muses me parlent parfois d’elles       

les muses me parlent parfois de la Taouba

( plus souvent que l’on ne croit ! ).

Il était une fois Face-Livre

il était une fois lorsque j’aimais la poésie qui me faisait de l’ombre  

il était une fois lorsque j’aimais ma vie

il était une fois lorsque j’aimais la vie des autres et rien de ce qu’ils pourraient faire ne me ferait admettre que nous sommes différents

il était une fois lorsque j’aimais les Antilles même si je ne connaitrais jamais

il était une fois lorsque j’aimais les acrobates du cirque est-ce que j’allais à un cirque ?

il était une fois lorsque j’aimais ta peau tes cheveux violets ton cul, etc. le sort était cruel pour nous deux et rien n’était aussi beau

il était une fois lorsque j’aimais le ciel et les nuages les trains de nuit et mes trottinettes en fait elles étaient à un ami

il était une fois lorsque j’aimais l’eau et le feu des remparts je buvais beaucoup d’eau et je ne craignais pas l’enfer puisqu’il n’existait que chez les croyants

il était une fois lorsque j’aimais le noir et le blanc je faisais toujours semblant devant un objectif semblant d’aller mieux 

il était une fois lorsque j’aimais les gravas dans les jardins ils finissaient prisonniers de mes chaussures affamés et les lacets se tordaient de rires

il était une fois lorsque j’aimais le rouge de l’aurore c’était tellement inscrit en moi les aurores que j’ouvrais mes yeux comme une boite blanche

il était une fois lorsque j’aimais les accords dans le désaccord qu’il ne restait au fond que moi qui bleuisait

il était une fois lorsque j’aimais la nouvelle vague elle traversait tous les siècles les pays les genres

il était une fois lorsque j’aimais le temps consacré aux amours et puis le silence coinçait comme le chien d’un revolver

il était une fois lorsque j’aimais le jazz je feuilletais un livre qui relatait toute son histoire sinon comment saisir quelque chose d’aussi libre ?

il était une fois lorsque j’aimais la mousse des vagues dans la peinture comment franchir le palier d’une galerie un atelier, etc. surtout pour un flâneur ?

il était une fois lorsque j’aimais une grenadine glacé les après-midi d’été l’été et le sucre ne m’inspiraient pas confiance

il était une fois lorsque j’aimais le tabac brun comme l’ours brun je devrais dire fan et il n’y avait pas le choix

il était une fois lorsque j’aimais les ombres chinoises je fermais les yeux sur le parfum des fleurs et je me faisais mon propre théâtre

il était une fois lorsque j’aimais les Biker même s’ils puaient la bière et la pisse même dans leurs livres   

il était une fois lorsque j’aimais les âmes grises elles étaient écorchées sans manœuvre à vif combien étions-nous ?

il était une fois lorsque j’aimais les mystères sacrés et qu’ils résistaient

il était une fois lorsque j’aimais les miracles les oracles les divinations, etc. je me baignais dans un verre de lait et il n’y avait pas autour les mouches

il était une fois lorsque j’aimais les filles non plus celles qui refusaient une offrande ou des chatouilles et de croiser nos jambes

il était une fois lorsque j’aimais les plantes et les animaux j’asphyxiais par contre les insectes et je dansais avec les précédant

il était une fois lorsque j’aimais les tuniques et les sabres autant dire le sexe et le sang les romances explicites dans les films ne m’intéressaient pas

il était une fois lorsque j’aimais les fêtes galantes de Verlaine je m’y introduisais comme un homme qui n’aimait pas laver la vaisselle à l’eau chaude

il était une fois lorsque j’aimais les contes pour enfant ils raillaient mon entrée dans le bleu ils continueront de rire puisque j’y campe à jamais

il était une fois lorsque j’aimais la prière je ne savais pas comment et pourquoi prier jusqu’au jour où je comprenais que personne ne savait

il était une fois lorsque j’aimais les mots doux et cléments comme entre les mots Miséricorde Divine et Blasphémateur Ostentatoire

il était une fois lorsque j’aimais les appareilles connectés et rien chez moi n’était synchronisé

il était une fois lorsque j’aimais les choses singulières les petits hics les bizarreries d’une existence tout ce qui fondait sous ma dent qui aimait mordre

il était une fois lorsque j’aimais les battements de mon cœur qui ne m’angoissait jamais est-ce que je sentirais le tien ?

il était une fois lorsque j’aimais les bicyclettes je solutionnais plutôt avec la marche comme je préférais ne jamais en parler

il était une fois lorsque j’aimais lire et dormir bien après

il était une fois lorsque j’aimais faire l’amour et écrire juste après

Merci

les chemins du cœur… merci pour votre bénédiction !

les pluies noirs providentielles… merci pour votre bénédiction !

les saules pleureurs… merci pour votre bénédiction !

les offrandes… merci pour votre bénédiction !

la danse euclidienne des fourmis… merci pour votre bénédiction !

les écritures… merci pour votre bénédiction !

les femmes voilés à l’ignorance… merci pour votre bénédiction !

les soleils les lunes les étoiles… merci pour votre bénédiction !

l’amour des quêtes… merci pour votre bénédiction !

les dépouilles sur nos genoux… merci pour votre bénédiction !

les grillons d’été… merci pour votre bénédiction !

les rêves inachevés… merci pour votre bénédiction !

la voix des neiges… merci pour votre bénédiction !

les yeux des poissons d’or… merci pour votre bénédiction !

les scarifications… merci pour votre bénédiction !

les deux mains affairées… merci pour votre bénédiction !

la transparence des deux mondes… merci pour votre bénédiction !

les téléphones portables… merci pour votre bénédiction !

les autoroutes du ciel… merci pour votre bénédiction !

les solitudes… merci pour votre bénédiction !

les visages de la créature… merci pour votre bénédiction !

les maladies les rémissions… merci pour votre bénédiction !

les arcs-en-ciel de l’automne… merci pour votre bénédiction !

la connexion des esprits… merci pour votre bénédiction !

le bleu côte à côte des nuits… merci pour votre bénédiction !

le libre arbitre… merci pour votre bénédiction !

les montagnes bleues… merci pour votre bénédiction !

les chutes successives les rebonds… merci pour votre bénédiction !

la faim qui tenaille l’euphorie du jeûne… merci pour votre bénédiction !

les baumes sur les déceptions amoureuses… merci pour votre bénédiction !

l’eau du robinet… merci pour votre bénédiction !

les aubes vertes… merci pour votre bénédiction !

j’espère la lumière de l’Eternel

le cœur éclipse les vicissitudes de ce bas monde

Amphore

je prends une figue sèche à l’huile

le soir j’improvise

je mélange mes excréments et mon urine

j’essuies mes morves et mes croûtes des yeux

je me rafraîchie à l’eau de cologne

je rétablie les connexions

avec la saleté de mes vêtements

avec la moisissure sur les murs et son odeur   

je me développe

je pue

je ne me lave plus

j’aime mon odeur de friandise

( plus d’eau ou trop chère ! ).

je mélange mon sperme et ma salive

j’avale mes crottes de nez

de la transpiration sur ma peau

du charbon entre les doigts de mes pieds

le glauque à la commande par téléphone

j’adhère à l’abjection du morbide

je me trouve au ras du seuil de la pauvreté

l’honneur des braves gens se vend

je rote

je dilettante dans mon pet

j’ai deux temples  

j’ai un nez

de l’alcools à gogo

des cigarettes

une endive dans le frigidaire

j’ai une lettre à écrire

je vais vers une fin olfactive

j’atteindrai les sommets bleus, peut-être !  

Hurluberlus

J’implore la pitié d’un toit qui s’écroule

quand je mets le premier pas, la terre bouge…

qui peut me délivrer de cette frayeur ?

Djaroua Allaoua Ouahbi.

mon étoile et moi, on construit un fantasque royaume pour autrui

mon étoile et moi, on change la face du monde depuis le berceau jusqu’à notre vie d’adulte

mon étoile et moi, on visite l’âme des choses comme vont les vagabonds qui puent hors des rails de la rue  

mon étoile et moi, on croit aux monologues intérieures et aux blanches boites en bois !

mon étoile et moi, on reste myope devant les cœurs des bons poètes qui tolèrent le vol et le crime

mon étoile et moi, on rêve d’un dieu parfait dans les toilettes et on dit : habité par un djinn. 

mon étoile et moi, on laisse quelques-uns sur la route et d’autres que nous ne reverront plus jamais

mon étoile et moi, on a des jours de cristal où l’orient est notre terre dilection

mon étoile et moi, on n’est pas ce caustique refuge où il fait bon de se taire, ô nos vieilles misères ! 

mon étoile et moi, on dilapide le bleu du feu et le sacré de Dieu l’innommé dans les solitudes des soirs de mai 

mon étoile et moi, on croit qu’il n’y a pas de dessein prédéterminé à l’envers du gant de la rumeur 

mon étoile et moi, on dévisage les présages retrouvées sous le ciel de nos appartements

mon étoile et moi, on souffre la prière des rats dans le monde nié

Dans l’heure

à Chouaib.

je rêve d’un long voyage au-delà des dunes et choir sur place que par affliction je commanderais aux fleuves hors des lits tout en étant pur et cruel

je rêve de recevoir un verset comme une goutte d’eau dans les profondeurs de l’Etna je ferais de mon cœur une roche de granite

je rêve que l’être qui habite mes cottes me quitte pour mieux me revenir que les geôles cautérisent à tout jamais

je rêve d’être le Père Noël avec des lutins en gélatine verte au service des orphelins du monde entier

je rêve de contempler le ciel rougeoyant comme une confiture de fraise et pour moi les nuages légers s’entrouvraient comme les petits sachets de caramel au beurre salé

je rêve de tomber dans un rêve et de ne plus jamais m’éveiller je parlerais de Napoléon et de Marie Antoinette sans me moucher une seule fois

je rêve de retourner en enfance dans l’idée de courir encore dans tous les sens avec ma crinière de lion et me laisser chatouiller par Linda

je rêve d’une excursion sans attache comme un bon homme devant son café crème, – dring dring… et l’excursion arrive !

je rêve qu’un jour un être me parle de la poésie et qu’il me dise pour mon recueil ce n’est pas ton meilleur comparé à n’importe lequel

je rêve d’une troupe oxygénée aux victoires saillantes ivre de leur gloire passée et je chanterais oui je chanterais de tout cœur avec eux sur les routes du ciel

je rêve de voir deux lunes argentées entre des colonnes antiques comme un double templier je me jetterais parmi les ombres pour être oublié

je rêve de faire partie d’un groupe de free jazz sur scène et je serais à la trompette même si j’hésite encore entre Miles Devis et Erik Truffaz et Ibrahim Maalouf et Chet Baker

je rêve de noircir des pages de mes petits rêves poétiques et les anéantir par le feu rien que pour ressembler à Geronimo

je rêve de participer à un colloque d’écrivains et de poètes dans le désert froid d’Éthiopie en espérant qu’il n’y aurait pas de réseau

je ne fais que rêver à l’heure du petit-déjeuner

comme manquer à la fourberie ambiante 

Les Revenantes © anitaa 2015

Attendre pour attendre

j’attends le jour sans mémoire

j’attends le jour pour m’ouvrir au monde

j’attends le jour pour sentir l’orage

j’attends le jour pour sortir de l’ombrage

j’attends le jour pour creuser mon trou

j’attends le jour pour aimer mon bourreau

j’attends le jour pour m’ausculter

j’attends le jour pour démystifier 

j’attends le jour pour un accident

j’attends le jour pour faire un don

j’attends le jour pour être à l’écume

j’attends le jour pour finir en légume

j’attends le jour pour oublier la mort

j’attends le jour pour consumer aurore

j’attends le jour pour jouir

j’attends le jour pour vous vomir

j’attends le jour pour croire en Dieu

j’attends le jour pour mentir mieux qu’eux

j’attends le jour pour fuir

j’attends le jour et je le sais advenir

Degré zéro

à Hania.

il faut nous tirer parfois les fleurs du nez !

les rares fleurs des genêts

passent les saisons et les grands froids

c’est l’âme des immeubles d’où s’échappe l’odeur du lait

mêlé à ma douce voix

mon genêt est une couveuse de vies à qui je fais l’amour nerveusement !

mon genêt est le roi des brigands qui fait la tournée des magasins suffocants !

mon genêt est une arme courtoise et un murmure lointain des fonds marins !

mon genêt est l’ornement d’une fille à qui je parle aux heures de la nuit ferme !

mon genêt est une traînée de grains de la plus méchante des ogresses !

mon genêt est le passage des camions poubelles qui ne ramassent rien !

mon genêt est la montée d’une chanson vers le monde des rêves striés !

mon genêt est la flaque de sang sur le sol des chiens errants !

mon genêt est le point de ralliement du dernier chameau de kabylie !

mon genêt est une bourrasque d’été qui mouille même les dents !

mon genêt est une vieille fille qui palpite et n’arrive pas à remplir son carnet !

s’affranchir, c’est d’abord saisir

les kilomètres des vies en noir et en jaune

c’est des segments qui emplissent les yeux

de la couronne lunaire

l’horizon d’infinis genêts est au verrou d’à côté

il nous faut gravir l’utopie

Citadelle

je me lève à l’heure du rossignol

je prends une tasse de café et fume

je rase ma barbe en ce jour d’automne en berne

je m’habille et la lampe masse

je mets Quieter Than Silence à l’écoute et me berce

je lis un peu et l’horloge s’attarde sur mes paupières

je mange un bout d’un vieux sandwich au saumon

je sors sous une pluie fine et mes poumons s’ouvrent

je discute avec Pierrot, Hamlet et Jacques dans un bar associatif

je regarde l’heure 04:24 et la tenancière mamelue décide de nous foutre dehors

je poursuis seul pour me balader et réfléchir

je regarde l’aube claire avec ces mots en bouche : une femme qui me ressemble.

j’éteins ma cigarette et la garde dans ma besace

je referme mon calepin

je rentre

une femme qui te ressemble

une femme qui te ressent

une femme qui te sente

est-elle une cité, ou invraisemblablement une jeune pousse ?

je prends le pari de l’amour

le retour au terrier

Amel

tu es matinale  

tu es dans la salle de bains

tu viens de prendre une douche tiède

tu exhales un bon parfum

tu portes un foulard bariolé à la taille  

tu es devant ton miroir planté sur tes deux petits pieds nus

tu as les cheveux lourds

tu as ton corps à moitié trempé

tu as l’air d’un ange dans le contre-jour

tu prends l’un des cotons tiges d’une boite transparente

tu tiens la tige rose clair à l’aide de tes trois doigts

tu expires avec révolte tout en introduisant le bout de la tige en coton dans ton oreille gauche

tu inclines légèrement la tête sur ton épaule

tu fredonnes un air indéterminé

tu regardes le bout en coton sale en improvisant une grimace

tu lances à ton miroir un : Beurk !

tu réitères les mêmes mouvements de l’autre côté

tu te trouves particulièrement belle  

tu reviens rayonnante dans la chambre

tu danses sur le lit

tu transpires

j’imagine celle à venir

elles ont toutes opéré des répliques chez moi

Alcohol

je buvais pour des réveilles ivres

je buvais parce que j’ai le sommeil agité

en suivant une thérapie ou en fréquentant une mosquée

je buvais pour effacer l’affront

je buvais pour me le rappeler

sans raison aucune ou pour un tas de balivernes

je buvais parce que j’avais une âme

je buvais parce que j’avais une mort

les week-ends et jours de semaines

je buvais pour rire de la misère des autres

je buvais pour rire de ma propre misère

pendant les fêtes et les enterrements

je buvais parce que poète

je buvais parce que dingue

avec ou sans l’inspiration

Syndrome moderne

dédié aux élèves de l’école primaire Saliha Ouatiki.

Un nuage passe,

Il fait noir comme en un four,

Un nuage passe.

Tiens le petit jour !

Impressions fausses. Paul Verlaine.

c : curriculum vitae combeau commissure commissaire cunnilingus ronge le nez

o : o est criblée de balles obniv.com or ordures obélisque omnivore

p : papiers paraphrase passé paralympique : un possible normal

l : lieutenant lithographie leinter de mon œil lylie comme une polyamoureuse

a : amour : tope là architecture archive archi-complet archimède amidon

co : copyright cowboy à culottes blanches coconut commémoration cocu cocorico

oc : octosyllabe pas mal octogénaire pas d’avantage palpation oculaire

po : poteau popo dans le pot polyvalent polyphonique polymorphe

op : opération ambulatoire d’une main opérationnel culte opercule

la : la la la…l’enfance à rêver laminé l’argentique lapin lampion l’arctique

al : almeria almeria allergies à l’imbécilité alcatraz qui vient all inclusive alceste

cp :spécimen sépulture spirale caisse primaire de l’assurance maladie

pc : pcr négatif sur demande une machine comme un pc portable qui rame pchit pchit

cl : clôtures clos clymène climatisation chaud et froid clape

lc : lci écran corbeille lcl la banque qui arrache la peau des fesses

ca : cacophonie capharnaüm capitaine sur un navire qui parcelle un pont

ac : accrédité accouchement acmé et passer ailleurs accumulation de trophées

pa : palme de plongée en eau douce palmyre palmier dattier paludisme

ap : appendice appendicite apw de bejaia applaudissement sous une douche

ol : oligarchies olfactive holly holly olive n’aime pas popeye oliviers comme un chope de lait

lo : lorenzo avec une serviette et m’entoure avec son bras losange cerf volant l’otite intermittente

pl : pléiades pluriel plébiscité placard empli de cadavres plaine de plaisirs

lp : lpo : ligue des protection de oiseaux l’populace chasse l’papillon

ao : aoé aloé vera aoisite sept mots qui finissent avec cette terminaison

oa : il faudrait parler polynésien comme gauguin

cop : cpo : ocp : opc : pco : poc :

opl : olp : pol : plo : lpo : lop :

pla : pal : lpa : lap : apl : alp :

col : clo : ocl : olc : loc : lco :

cla : cal : lac : lca : acl : alc :

opa : oap : poa : pao : aop : apo :

pcl : plc : cpl : clp :lpc : lcp :

aoc : aco : oac : oca : cao : coa :

alo : aol : oal : ola : lao : loa :

apc : acp : pac : pca : cap : cpa :

copo : copponex coppo-next

pola : polarisation pola nue sur une photo en noir et blanc pollack

cola : collation embrassade dans des bulles collaboration collagène

poco : poco dine au kebab allegro poco poco s’envolent

lapo : la peau lisse l’apothéose de mon oncle l’appauvrissement l’apollonide

laco : la corniche en été la comédie l’accordéon en cuir de vache ou d’artistes

loco : loco centrifuge locomotive locomotion éreintée

loca : lorca localisation d’une vibration location ne signifie plus jeter de l’argent par les fenêtres

alpo : amine l’infaillible ami pour une oraison funèbre au clair de lune

opco : omelettes pour celle qui offre sa voix

alco : alcools est cubique alcohol : el corridor el condor

apco : apco définition abscons

acpo : acné politique acte de police acclimatation au seuil du portail activité pôle emploi

oppo : un oppo serait bien dans mes poches

poca ; pocahontace ne comprend rien à la bande des hommes dessinés

opla : hop la suivi d’un silence

lopo : fin de l’opposition ?

aola aplc lcpo alpc pocl lcpa lapc… , etc. les lettres sont tirées d’un chapeau, encore 96 possibilités de combinaison

( Coppola est aussi une réalisatrice ! ).

… ! Fr/Arab

boum, boum, boum : 

la grenade de la plante verte

boum, boum, boum :

la balle entre mes jambes

boum, boum, boum :

le cœur dans ma poitrine

boum, boum, boum :

la déflagration au petit-matin à Bordj Menaïel

boum, boum, boum :

la cuillère dans ma tasse de café

boum, boum, boum :

ton joli nom dans ma tête

boum, boum, boum :

la fête de la soirée du Mawlid

boum, boum, boum :

le pneu de ma voiture

boum, boum, boum :

qui a dit une boum ?

boum, boum, boum :

le marteau sur mes doigts et un clou

boum, boum, boum :

les sauts d’un lièvre

boum, boum, boum :

j’ai oublié le dernier vers de ce poème !

Lire la traduction