Nœuds
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devant sinon nulle part mon écran gadget, seul saturé suffoqué risible et convaincu qu’il ne me reste aucun avantage je reviens à jamais à ces yeux de pollen qui m’aimaient où transparaissait de l’impuissance un trouble profond que j’aimais follement que rien ne devait…
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à Islam. les poètes chiliens ou autres revendiquent l’aurore, si ce n’est qu’Ibrahim est venu : Il a dû beaucoup pleurer sidna Ibrahim, des pleurs mêlés de bonté pure, son fils sur son flanc ! – Qu’est-ce qui se passe à cet instant précis dans ce bout du monde ? en…
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malheureux en vrai, il sortait d’une incarcération avec trois idées à faire valoir : Repentir, expérience, vanité. pourquoi le chiffre trois – Qui parlait aussi de réhabilitation ? la fin dernière peut-être ou non nous le révèlera ! en outre… , – Comme s’il s’était…
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il avait un rien du 19e siècle un peu grec, aussi combien irréparable serait la juxtaposition avec son époque ses familiers, il leur faudrait renoncer à certains thèmes : La beauté, la folie et le rêve. il repensait souvent à leurs vecteurs indéfinissables, ses étés étaient comme les hivers, un ciel gris et…
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à Angélique. je chante quoique rarement et ne danse jamais nu pudeur et pruderie, ou rien des deux, puisqu’il m’en faut ! elles me recentrent comme un amputé je me vois parmi les ombres, nues me tâte, en repos, drue je m’y glisse que ça sent parfois…
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ce qui ressort de ma culture est le bain comment revenir après celui-ci à la vie, lorsque tout s’éloigne et me semble perdu peut-être, oui que j’en prends je chante rarement sous l’eau, sur mes yeux deux pierres, et nu ! dehors sous la pluie arpentant les…
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qu’est-ce un cri pour un mort ? sinon qu’il peut s’apparenter à un râle le râle d’un homme qui se castre, se sabote, comme chez certains moribonds qu’est-ce la nudité ? j’enlève mes lunettes, me sens nu une aiguille, nue un homme dans un port, nu mourir loin d’un port,…
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la mort en moi et ses sinuosités lorsqu’elle s’insinue, induit mes choix et les cimente durs alors sont les entrebâillements des portes d’ores et déjà ritualisées, un cri ! c’est à ces moments rares que je ramasse les miettes d’humanité, de la vraie vie et l’autre de…
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je dessinais au crayon des lunes, avec des chiffres comme des lunes de miel pour un enfant ! je faisais des assemblages avec des bouts de tissu, sur du papier et bois je dessinais sur mon ordinateur, aussi des moutons aux nez noirs, des drapeaux et autres …
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si fragiles sont les mois de mai dans une vie, avait-elle dit et les chansons de l’automne qui viennent, qui s’en vont et reviennent ? et ce qui précède un pécheur par ici, ça serait puff qu’il ait une prise ! près ou de moi mordu de la pêche sous…
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ne restes pas dans le noir ce soir comme les autres soirs puisque tu as perdu tes boutons d’eczémas ton amitié et ne meurs pas de ta nuit tous ruminants obnubilés par la paille sous leurs yeux difficile d’avaler après ça …
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comme une pluie d’étoiles sur ma tête nue les clés de trois poètes qui m’ont sauvé la vie durant ma première crise c’était Paroles de Prévert trouvé à la gare de Marseille, à l’aube je m’édifiais intérieurement, à la deuxième avec Ainsi parlait Zarathoustra la dernière était moins douloureuse…
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comme sur une feuille où je me perds comme un escargot plus sûr de sa trajectoire comme la lune est une amie parmi des poètes présents quelque part sur place et aujourd’hui : l’examen de conscience pas fait, le vent d’ouest pas senti. : le soleil pas vu, la fille aux yeux d’émeraudes pas vue. ( elle est toutes…
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à Elhadi. Ce qui excite Chez moi Ma tribu… , Ce sont mes pulsions De mort Sinon ma vie ordinaire Renversée De vieille loque Point Et, j’ai peur Qu’ils me jugent Comme je les toise Avec ironie cette nuit m’appartient où je me coule je la vis éloigné boulversé par son immensité je me sens…
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tu fais la différence multiple le système te protège et te vexe, sans limite plus de confiance en tout dire des mots… , sans les mots et plus d’entrave il n’y a de rêve possible sans arpenteur le soleil bouge le renouveau des chemins de fer te scalper serait un rite bafoué par tes vanités j’ai plus que soif : o la terre s’est faite pour des hommes libres ! dire des mots……
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J’ai rêvé J’ai tracé ma voie Que tu rattrapes Que tu agrippes Je n’ai plus rêvé depuis J’ai succombé sous le quotidien Du rythme de mes pas Aux battements de mon cœur Je doute pour rien de tout D’ailleurs je souhaite en cette nouvelle lune et celle à venir perfidement, comme quelque chose qui n’est pas encore le cœur d’un soleil qui ruisselle, sourdement…
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Je me dis comment un pianiste Joue avec la main gauche Daniil T. Ou Evgeny k. ? Le plus virtuose avec une partition M’est indéniable pour ma clavicule Le vague à l’âme l’un ou l’autre que j’écoute Leurs génies précoces Il pleut Et demain, je vais peindre deux portes j’ai suivi, j’ai parlé… , entre les…
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hommage à Kamel M. Couvertes d’une peau transparente Et nue Elles hantent les espaces Et le vaste théâtre Laiteuses ou d’ébènes Ces mains poussent la terre Comme sous un soleil nouveau Leurs veines bleues souvent versent Le sang qui bat fort L’œuvre de la fileuse des destins Et du hasard, simultanément Les tressent, les liaisonnent et les portent La normale greffe de sueurs Une onde aujourd’hui contraste avec le…
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à Lounis. Personne n’apprécie qu’on la considère Comme elle nous traite Ecoute et réponds à ce qu’elle dit Avec trois coups du cœur Comme pour saluer Le poète le temps que tu me prends tu le rends hors des bonnes limites tu es partisan, révolutionnaire… , dans ta poétique, le faire quotidien est ton héritage, le nôtre tu…
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d’où vient que cette bête traquée à l’agonie et quel sacrifice ! je veux sentir la mélodie de vos cheveux. je n’ai pas de sandales mon nom hérité de béni soussan est Sans nom une longue histoire d’olympiade qui refuse de se nouer de se torde j’ai les deux bras cassés souahéli sans monture non plus de part en part du monde se…
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l’universel de deux réalités qui se font deux lunes argentées sous le ciel et sur la terre les ombres et la fête une nuit qui ne céde rien au jour. une douleureuse en lieu divin ainsi je l’entends enclin, aux eaux claires je fais un somme. arraché de mes horizons je suis d’une lignée et…
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Bonjour Monsieur, votre dossier est complet Reposez-vous dès à présent Et goûtez… , Voyez-vous, les granulés sont le futur Avec ce froid Comme pour votre bouche de perroquet Au suivant… ! Zéphyr zéphyr des étendues au près l’écho j’ai suivi au désert ta courbe qui vire au rouge et qui s’obscurcit j’adhère goulûment à tes dons comme un air de déjà vu auquel je joute et je…
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Il fait nuit Ou presquement Jamais les étoiles n’ont étaient aussi belles Les palmiers me bercent si doux à l’oreille Je rentre chez moi Il flotte j’ai rencontré le désert en une galette au passage d’un post-frontalier il y avait un soleil bleu et partout de l’eau claire et mes yeux au réveil dans des taxis jaunes…
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Tu la reconnais follement en ses ultimes adieux A leurs brièvetés magiques Tu ne sais qui tu es de l’ici de sa bouche Sous les dards… , derrière les barreaux D’une aube un vendredi ! tu as vingt-et-une raison de t’en fuir et ailleurs autant à l’oubli pour te vivre malgré qu’il ne demeure quelquefois que le dégout pour celui qui part…
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Va t’en Reviens samedi Tes mots on n’en veut pas Ton coeur pur Hurles le sur tes supports Ton exit ! Tes pensées flottent Sur les ailes D’un papillon de nuit Qui sonne jaune Comme un téléphone Sous l’oreiller s’il ne se trouve plus grand monde autour si la vie ne vaut presque rien à tes yeux tu te désoles…
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il y a parmi nous… , parmi ceux qui s’aiment, un visiteur ! il se déplace dans l’essaim, intéressant que je m’enchaîne… , ce visiteur revient à moi, et rêve, et de quiétude ! le ciment est leur avenir… , que tu creuses ! il fait presque beau, il fait quoi le il ? dans…
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à Chouaib. lorsque tu prends un savon neuf c’est presque inévitable qu’il glisse et te tombe des mains c’est tellement bête il n’adhère pas tout à fait de suite jamais au gant de toilette ! des chutes imprévisibles sur un nombre incalculable de fois ce n’est qu’après un usage négatif ? d’utilisation qu’il s’emboite parfaitement…
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à Lionel. à sang et à fumée sans qu’il n’y est un court-circuit enlevé me sauve de mon cou de boue lapé par les saletés et les oublier le premier à m’illusionner sur mon état foudroyé dès le berceau ( je doute fort qu’il se réfère à celui des civilisations que chacun entend autre !…
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sous couvert du conte on dit aux enfants enchâssés que le tonnerre et les éclairs là-haut – tout là-haut ! signifient le mécontentement de Dieu et qu’une fois seuls réalisent leurs premières angoisses métaphasiques alors que l’Omniscient réside en leurs cœurs qui envisagent déjà l’issue du tombeau – ne pas connaître d’enfants est un privilège…
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à ce bout du monde… , qui est la méditerranée ! à ce bout au bout duquel je dis que nous ne sommes pas égaux face au deuil et que ce monde est hanté par des orphelins ! à ce bout du monde… , à ce bout qui est un cimetière ! je dis que…
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de la genèse du soufre de l’air de la buée dans un verre transparent ! et là, le ciel que l’on redoute l’aube des braves des bonnes gens et l’horreur, évidement comme goûter aux mots à leur pouvoir l’essentiel me revient de l’ancienne école une estompe y jouer comme d’une musique les mystères de la…
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à Angelique. mes yeux se reposent parmi les arbres la marche raffermit ma voix … , si frais, si frais qu’un lupin sauvage ! as-tu déjà vu une bouche souriante qui boite ? j’espère qu’un jour tout me sera égale j’espère qu’un jour je saurais partir au matin, un enfant avec un cahier entre ses…
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les enfants d’halloween : clown au sourire sanguinaire fois 2 – faucheuse fois 3 ( pas tout à fait propre ). dragon bleu – licorne – prisonnier zombie ( ils étaient frères et sœurs ). jason à la tronçonneuse ( il fessait vraiment peur ! ). pleureuse cernée de lave rouge ( pareil, effrayant une…
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j’allume, j’étreins… c’est toujours moi ! la lampe du bureau fatigue mes yeux, une veille artificielle précédé d’un jour comme un ciel d’été, quinteux je repense à mes amis qui ne m’ont pas appris à panser mes maux, à faire mon deuil, où sont ceux que j’aimais ? je les tuerai pour m’avoir laissé loin…
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à Tarik. quel bol d’air… , et les mouettes percent le ciel blanches comme un hôpital ! un climatiseur tourne ronfle fort – attention je suis cerné ! est-ce que j’étais déjà là un jour de passage ou ailleurs ? je suis d’humeur nocturne, mes yeux s’accrochent j’ai lu les poètes que je voulais, ……
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sous une main trois doigts comme sous l’eau l’ombre d’un doute foisons une roue selon ses doigts et la loi sur le trottoir des hors-la-loi où l’enfant ne se rappelle plus ce presque rien où l’on était rien avant qu’est-ce que ça apporte et si qu’un paradis s’avance ?
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les autres… , dont tout le monde parle vous savez… , à chaque fois qu’un recueil est publié ? ils ont l’art de composer et l’art d’en parler, – qu’est-ce qu’il vous coûte d’employer tant de verbes ? gras bavardages sinon presse exige il n’en demeure pas moins qu’à moi : indépendance, sans bannière.
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Assis sur un rocher, profitant d’un bref instant de repos, j’aperçois un cerisier, haut d’à peine trois pieds, avec des fleurs en boutons à moitié écloses. Qu’un cerisier, bien qu’ayant été enseveli sous la neige, n’oublie pas le printemps en fleurissant tardivement, est particulièrement émouvant. L’étroit chemin vers le Nord profond. Bashô. ■■■■■■ ■■■■■■ ■■■■■■…
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le monde est artiste et n’a rien perdu de sa superbe il est en éruption, incessement le voir en son innocence est une provocation honnête malgré son effondrement inéluctable ! tourbillons de points noirs qui tombent du ciel sur un blanc manteau immaculé une présence convoie
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à Mourad. je combats des écailles une dague à la main sans mes jambes sans mes mots, … de belles écailles ! trouvons un bon deal, la force tranquille quelle foutaise de jeter son pied dans une flaque d’eau boueuse et froide grave et soucieux sur le chemin de fer un souricier ! aimons nos côtés…
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la poésie teintée d’un mal la diffusion de la religion n’est pas en reste sans quoi elles ne seraient pas visibles hors moi, je dis pour qui ! combien même il concourt pour le bien pareil, d’où vient le préjugé du poète infernal ? un cran, symbiose une part du paradis est en chacun
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découpe éminente découpe corps vers creusé oraison sans rituel beurre et poêle sur le feu l’image sans mots modernité. réalité. scission : évite celui qui suscite le regret 1 ) voulez-vous que l’on parle de ma tête, de mes dents et de mes tripes ? je prenais acte de mon cerveau en voyant celle d’un…
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un poème c’est l’appel d’un cœur qui nous refuse rien appelle – appelle – appelle fou d’elle, de toi fou de Lui je me contrefiche de moi-même je n’œuvre pas pour la culture je ne construis rien des notions plus qu’intégrées
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à Isylle et à Rémy. ceux qui vous souhaitent une belle vie, sachez qu’ils vous ont écarté de la leur, comme de leurs orages ! mes lèvres noirs soufflent sur le soleil couchant l’origami enfantine la traversante pluie cogne le vert émoussé des vitres de nos voisins lentement un Je qui n’est pas le Je que…
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une mésentente déjà si jeune et puis… , une mélodieuse s’en va qui s’en va je ne sais où avec ses opérettes si tragiques ! comment pourrai-je oublier ? rire et rire avec toi frère, mon frère-sourire tu es l’unique bien qui me laisse comble pour lequel je rends grâce à Dieu et c’est toi…
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toi que je devine tu me perçois peut-être en retour toi vers qui j’approche est-ce que tu m’excuses cette harangue ? je tiens certaines connaissances sur la vie le côté charbonneux des choses en moins blanc ! je ne me justifie en rien je te salue
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il y a des poèmes qui me ressemblent que je sens que je ressens que je vois et tous ceux que j’écris que je fomente… , cet objet tient du livre et du recueil se parcourt comme une fiction ! où chaque poème fait est un bâtonnet
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dans l’espoir de trouver une super glue qui colle deux fois la même surface je regarde les pubs de patex parmi d’autres produits – o combien le monde semble plat dans un journal !
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dans La femme qui était un livre ¹ le poète ne te drague pas lorsqu’il est triste même si le poème t’envoute plus qu’à voir – une ouverture pour permuter, de se vivre le mot qui me vient est séance 1 ) Recueil de Marc Losson.
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J’adresse une prière aux Prophètes : Vous donnez et reprenez la vie ! Vous avez subjugués le monde Où la vie sur terre est un oeuf hanté Selon les rencontres l’un des haïkus de Jean-Baptiste Pélissier aurait pu se glisser là : Je m’abstiens. cela n’aura servit à rien plus jamais o toi l’endormi tends…
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un poème ce à quoi tout homme devrait prétendre la fièvre dans la peau comme un devin
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à Rochdi. j’élève un domaine parmi mes rêves qui me hantent et défilent je redoute de finir je joue du feu sacré par les dieux étoilés et j’en meurs… , et me meus ! investis du champs de la présence comme un vagabond qui pue qui n’est pas ! à propos de mon écriture : passion …
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Le soir tombe sur le jardin. Les oiseaux se taisent. Le silence du soir est un objet perdu. Le silence du soir propre aux animaux, propre aux oiseaux, est un objet spontané, naturel, perdu. Sur le jadis. Pascal Quignard. au commencement il y avait l’oubli et toi et ton corps l’infini du jour brûle !…
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entre le dire et le faire voir // entre le dire et le faire entendre le réel est donné, – tu sais, le battement de la chose vue ? comme qui a un réel mépris du senti moi, je dois je ressemble à Devoir ! je ne reviens que pour m’alléger simplement étendre ma voix…
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les grincements des volets réguliers se font entendre entre un va et les vents ! me font des points de relais qui n’existent pas qui n’existent pas l’effet scintille brillances de vagues modérées chaleur diffuse musique de vers déraisonnés où ma maison s’endort à l’orée de l’hiver sur une promesse
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je sors en saluant le transistor comme bel et bien un concert de sourires où nos vies aux piloris se sont lancées et autour tout s’éternise parmi des cageots à la claire bougie du carton et des crayons voici les jeunes du quartier qui rêvent dominos avec leurs mains chut, que plus personne ne bouge…
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comme des sauts de lèvres des sauts d’un gisant qui drainent cet instant fixe ton souvenir d’où béant retrouvé en l’espace noir que passent les vents et les bruits de ma sombre tête que passe ce corps inapte que je retrouve rien qu’un peu la clarté !
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j’habite un pays dont je ne reconnais pas sa végétation, ses insectes les personnes que je croise dans les rues avec qui j’échange m’accompagnent longtemps sur mon trajet sauf que tout m’est étranger et lointain… , et ma douleur est partout la même et c’est toi qui m’environne
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je suis mort un matin de juillet à Talence sous l’ombre froide d’un arbre vert ordinaire embaumé par la pelouse sèche loin du regard des hommes et des bêtes il était 11h24, l’an 2007
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des mots que je formulais dans un rêve récurrent grâce à la volonté de Dieu sans doute au monde des rêves, par Son entremise sans conteste ! me mouvant sur mon lit comme presque rien ne mérite un Non lorsqu’on aime aussi avant que cela ne finisse en verlan !
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à Hania. sous les cotons du temps tombent les rideaux métalliques les innocents flirts s’enrhument une cocotte en papier peint dans des amas d’agrumes ! – est-ce qu’elle m’aime dans ce tout de noir ? j’appelle au Sauveur des hommes ! c’était le crépuscule pour l’heure, j’arrose les arbres de mon urine est-ce que c’est…
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à Mokrani. tu envies l’impassibilité des pierres comme la musique de la main des vagues comme la douceur d’un galet sous le soleil la nature prodigue ses leçons de vie l’eau salée mouille tes lèvres tu envies l’impassibilité des pierres comme leur intranquillité
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j’écrase l’herbe sur un paisible bocage pour bâtir un tipi sous la pénombre avec mon dos d’hérisson à trois pattes comme à présent prendre l’air est à exclure
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à Fazil et à Nahil. le marcheur solitaire du désert qui se détache à l’horizon et qui rêve ne se déplace qu’avec son âme il est comme un arbre il est la branche un soir de tempête sa vie ses pays sont à tout jamais perdus que tu reçois permets-toi d’en prendre part et si…
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l’homme cherche à se résoudre il sonde son âme dans toutes les directions depuis la nuit des temps comme allonger sur la lune tiède et au calme il répond à des leurres et souffre de la contrition et des hommes
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à Taous. une aube erronée d’été un cœur-folie éclairant et brutale, – les pacifier ! ( est-ce revenir au monde parmi tant d’autres feux, comme me trahir ? ). Noor il me suffit de répondre par : plus tard ! café et douce cigarette ! prières une psalmodie de l’aube à mon âme un murmure,…
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je ne me souviens plus à l’endroit ni depuis quand me tiens morcelé il fait plutôt beau aujourd’hui même dans le cœur de mes voisins ce qui n’exclut pas leur violence ! après la tempête vient l’amour après le soi corrosif à moi la chaleur où j’essaierai de me rendre épave
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à Isylle et à Rémy. les yeux du lézard ne voient plus clair la couleur fade sous le citron le souvenir de la prime vigueur ronge les os les soleils des nuits entravées la personne au téléphone ne veut rien entendre le regard regagne les girolles d’un panier moisi le bringuebalant infini baille derrière les…
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privation de ses libertés quelques fractions le minimum sur les cloisons de l’esprit une grotte approchait les douleurs creusées creusées la peur de tout raser en désert de raser les murs antérieur silence les infinies impossibilités autour le bruit introuvable était la phrastique sur le bourdonnement de qui était cette perle reviendras-tu, dis… ,
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ensorcelé… , – j’étais comme à l’adolescence ne m’en sortant plus de l’effroi sans cesser de la réguler l’air devenait lourd – pesant comme mêlé à l’enfer oh, quel triste sort ! – oh, revenir à un peu d’oxygène sir l’ingénieur !
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l’horizon de mon cœur s’est obscurci l’espace de ma vie s’est rétracté l’au-delà résiduel des essences que je quête d’ici même et sur les chemins dans une boîte à huit coins velus où vais-je ainsi, marqué qui ne sert en soi comme sésame qu’à se délier
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au magic pub… 54, 56, 58 comme dans la nef d’une église gothique une sombre niche au lait froid et de froment la rue se nomme maréchal joffre vous y rencontrerez peut-être son apache à qui manquent une hache et un divin sourire les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict : cette enclave est…
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à Chouibe. elle a fait un sacrifice d’elle-même pour renaître de nouveau nouvelle ainsi que cendre qui ne fume pas ! je suis artificiellement le 14 juillet depuis qu’elle m’a quitté j’étais encore avec cette femme sous le signe du fennec de quelle entité est-il question parlez-moi aussi de vous, parlez parlez… , Bordeaux, Juillet…
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je t’aimais dès lors comme une nuée ardente après tout ce temps perdu je partais loin lancé par ton idéalisation entre tes garde-fous : rêvant. je te voulais avec violence d’un lien indéfectible ne sachant pas te voir autrement ! maux gorgé boiteux filament sourire heurté souvenirs défunts 2 ) j’arrivais encore à sourire de…
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les montagnes et les paysages de ma contrée me manquent les arbres et les odeurs de mon quartier me manquent les maisons et les visages de mon enfance… , mais on ne pleure qu’une personne à la fois !
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à Djawhar. comme les jours qui coulaient et la nuit fendait je soufflais le chaud et le froid comme un courant d’air ! comme un courant stellaire ! la terre était le ciel et le ciel était de terre les points cardinaux étaient incommensurables le sang de ma poitrine nourrissait mille fleurs et je n’avais rien au-dessus…
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Saturé, et ce mot me tenait compagnie puisque sur ces pages Seul… , comme un Vendredi n’était jamais seul … , d’ailleurs pourquoi ? * Inspiré par Les Lettres ordinaires, Adrianna Wallis
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hommage à Boussarak Fatma. Aa Bb Cc Dd Ee Ff Gg Hh Ii Jj Kk Ll Mm Nn Oo Pp Qq Rr Ss Tt Uu Vv Ww Xx Yy Zz * Titre inspiré d’un poème de Federico Garcia Lorca.
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je rase ma barbe et mâchouille de la poésie galante que je ne saurais écrire et repasse… , moi comme le soir étale comme l’acquéreur de l’unique sachet qui fait du bruit de cacahuètes sans sel déjà bien entamé entamé comme ma tête j’ai dû me plaire hier et reviens… , je me demande d’où…
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à Jean-Baptiste P. peut on parler d’autres choses comme lorsqu’on va vers quelqu’un, un possible miroir on amarre avec tout surtout, sa finitude la mort je veux voir son ventre plus rien ne me dit tu ne peux rien pour moi personne ne peut rien que je meurs ! je la flaire y danse avec…
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à Rafika. 1/3 sur l’autoroute des autoroutes et tout autour,- il y a des nationales et il y a des routes,- je roule derrière les camions… les 6 les 12 les 36 tonnes,- je prends de la fumée,- je suis au téléphone,- c’est la route,- une déroute,- je ne conduis jamais avec des pantoufles,- ce…
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balbutiements loin des mots au loin en moi et ressort ! je rends grâce à Dieu pour ce mystère toujours aussi loin ! je souris les yeux clos à ton visage tu me manques tellement tellement ce manque est un présent heureux avec les personnes tout est étroitement drôle et étrange j’appelle aux loups la…
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à Abdelmoula. le globe est une lune sœur des nations derrière son casimir percé il ébranle cette lune est en sang qui se joue entre des connivences une madeleine la bravache des sept vents est avec un napperon blanc ! l’esquisse d’un poète qui roule comme ses matins jaunis comme une empreinte sur le sable…
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à Sofiane et à Adlene. et si je n’étais qu’un désespéré l’homme brisé au cœur je ferais des nuits une rage mes nuits sont un habille d’errance je n’ai aucun maléfice sur le front ni sur mes lèvres et la bonne fortune je l’espérais qui ne m’avait dès lors sourit le monde me retourne comme…
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à Ziad. dans un taxi soir de la Saint-Sylvestre et me retrouve seul me sens infiniment seul et je pleure je pleure nos liens fragiles mes héros évanouis l’absurdité de ma vie d’exilé j’ai dîné à peine à bout de force entouré des bouées de sauvetage une nuit d’été en visite aux jasmins et me retrouve sur le dossier d’un banc à peine quatorze saignées je regarde les voitures et les passants qui passent…
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à une lettre postée sous les plis de mes yeux et que j’invoque dans les rues où j’hésite et vois le ciel dans une flaque d’eau un arbre sous la pluie un oiseau sous l’arbre de l’herbe sous la nuque de l’oiseau qui dort j’emplis j’emplis mon oreiller de cailloux comme un étang