l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


  • Ils avaient l’air aussi de se repaître de tout. Je buvais une tasse de thé. Je n’envisageais aucune reddition, le seul et libre était toute mon intention. Je demeurais l’intrus puisque j’avais choisi le chemin des continents au vue et au su de tous, – La poésie pouvait elle vivre sans cela ? J’aimais à évider le réel. J’incarnais le drôle de martyr d’un automne qui agonisait, une boursouflure. Je n’avais plus le cœur à rien, à l’ambiante hypocrisie lorsque je m’y referais. Je ne demandais qu’un renseignement. Ils se tordaient au lieu de fournir une direction. Mes poésies gagnaient en transmission grâce à l’écrit, elles s’amputaient également en spontanéité et fraîcheur, à l’inverse de la performer ou de l’orale. Je repensais au terrain vague des nègres voyageurs, ils ne fréquentaient plus l’école, peut-être que l’on partageait les mêmes déceptions : Rien à en tirer ! C’était ce que disaient les professeurs. Les retombées se voilaient d’un pauvre sarcasme. Les retombées nous déchaîneront !

  • Je restais raide sous la fine lame et les ciseaux, un quiproquo pouvait vite arriver à une tragédie ! On entendait parfois des différents résolus par voie nuptiale. Comme un franc-tireur, sur la ligne de mire du destin. Il me fallait six heures de sommeil et sans ressentir les coups de moue durant la journée, ma tête tournait au dépôt d’alcool. Je menais furieux mes volontés. Je n’avais pas la même disposition d’esprit, la longue agonie faisait partie de mon lot quotidien. Il était possible que je triturais mes boyaux sans que rien n’apparaissait, hormis la contagion. Il m’arrivait de me branler sur des mandalas et mes dessins tout en écoutant de la musique reggae, complètement disjoncté. Bien évidemment, j’y prenais plaisir sans réussir à jouir

  • On nous disait paradisiaque l’ici bas, on se déchirait pourtant avec du pas mieux à t’apprendre ! La part du ciel que je détenais et aussi infime était elle, je ne devais pas la négliger, cela pouvait être mon unique rempart contre l’adversité et bien plus encore. Je n’en faisais pas une étude. Je ne tenais pas spécialement que l’on tombait en amour. Même si là, je me mentais ! Les désirs ultra-plombés, les dents qui claquaient, comme ronfler la mesure de ses doigts de corail rose, une mémoire lourde à porter pour mes frêles épaules

  • Elle avait aussi son rythme, une sorte de vertige. Le sang coulait, je pensais que la nature était pour rien. Je me souvenais d’un ciel penché sur mes vendredis, peut-être qu’ailleurs j’étais heureux. Le printemps des rêves bridés s’était achevé outrageusement. L’amour hantait encore le froid de mes nuits, une faim parmi toutes que je reconnaissais. Je me réjouissais de la fente d’une fenêtre sur l’éden, la pluie tombait sur mes fatigues. Je me voyais trépassé en écoutant lesventsnostalgies et la théière

  • Comme c’était l’heure des courses, je me retrouvais en face des rayonnages algueux à porter de la main. Je n’existais pas. J’aimais l’enfance rude des Balkans, les apatrides et les vagabonds. Ils disaient que les justifier, c’était les aimer. Je n’en pouvais plus de vos scènes cyniques. Je levais la parole, le chef de fil d’un tandem d’enfer. Je rêvais bien sûr ! Un jardin où les rêves lointains me fumaient, rabâchés ! Je transcendais une croisière aux gré des saisons

  • Nous étions souvent appelés vers un ailleurs, comme répondre à l’envie d’un voyage. J’avais une pleine conscience de moi-même et de ce qui m’entourait. C’était parfois dérisoire, puisqu’il y avait un revenir. Le revenir ! Le paradis blanc sur bleu ou bleu sur blanc annonçait le crépuscule, le siens. Je me demandais comment pouvait on faire œuvre sans filiation ? Une écriture chamanique. Le chemin d’un pèlerinage sans fin. Je racontais mon expérience de la poésie, mon univers intérieur, une sorte de comète olympique ! Je le trouvais n’empêche terriblement doué. Un bonheur presque parfait. Je m’acceptais, ce qui voulait dire mort en sursis ! En homme, je partageais une bière avec un mort, peut-être que le petit diable m’entraînait et cela suffisait à son ombre. Le cornu était le prétentieux de la caverne ! Je mesurais ma future place entre les tombes, les rivières suivaient leur cours sous la terre, – Oh, que la tombe de l’oncle était sale ! C’était de la mort en fait dont j’avais le plus peur, la mort lente dans le cœur des gens et de faire souffrir avec ses vérités inopérantes. Seuls les mots savaient me faire trembler

  • Je chassais les nouvelles d’où qu’elles venaient et la partition, afin de rêver comme l’esprit d’un fleuve et jalouser un peu l’éternité des papillons. Lorsque tout s’éroderait à l’épreuve du temps, je briserais le gel ! Je reverdirais les mots. Je jouais des airs d’exilé avec ma flûte du maquis, des grivoiseries de berger… , etc. La voix que l’on perdait surplombait comme de la cendre, un talisman ! Je me disais aussi que leurs vœux ne seraient pas exaucés, le revers des vents forts, comme pour les temps futures. Je vivais ma vie comme une chanson. Le but de tout à chacun à vrai dire était de finir, ce qui n’excluait pas nos oscillations. Je pensais à l’ultime fin tant de fois souhaitée et je faisais patience. La mort tendait vers l’éternité, comme ma tête pleine posé sur un oreiller

  • J’essayais de l’atteindre de mes yeux incompris, seul l’horizon brumeux semblait l’absorber. Elle était là avec un air timide et moi d’instinct, je voulais la pénétrer. Le fracas des vagues pesait de mille invectives. Les paroles se brouillaient. Le vieux soleil se brisait sur mes os de nacres, je suivais sa régénérescence, une traversée sans rive. Je croquais à tous les bouts de femmes. Je vivais la bohème et rien devant. Les vents givrés fouettaient la table de mes hanches. Je ne faisais que parler au fer comme un coléoptère, sans outre mesure. Je vous demandais surtout de ne plus déranger le monstre dans son estuaire. Je recréais la magie de nos rencontres, les promesses oubliées. Il était vrai qu’à un moment de mes délires, j’essayais de chasser des moches avec ma bouche, pour les avaler

  • On ne pouvait lire qu’une seule face à la fois d’une pièce, le côté pile se laissait deviné. Le livre était presque illicite dans certaines régions, peut-être introuvable. Ils disaient que c’était une perte de temps, absurde ou carrément une folie, – Étiez-vous personnellement atteint ? Une distinction entre le grain et l’ivraie, entre autres inepties qui me révulsaient. Les voix rassemblées disaient que le pays allait bien, qu’il y avait beaucoup de richesses à amasser, l’or coulait des naseaux. Tout le monde aspirait à crésus dans des palais de jasmin. Les cartes se brouillaient. Je n’envisageais aucun effort de changement. Les derniers remparts d’el horma disaient ils. Je faisais l’impasse sur quelques parties peu reluisantes de mon histoire, comme il y avait un terminus pour chaque trajet, – À quand était il prévu le mien de départ ? Je vivais de contradictions, je survivais à celles-ci. Je lisais partout ces lettres en rouge : Défaite

  • J’avais commis quelques erreurs durant la précédente saison sportive, la plus marquante entre toutes et sans déceler le manquant de l’histoire, je changeais d’entraîneur et de club. Je ne tenais plus dans mes baskets, sinon que cette manœuvre sonnait le glas de mon destin. Une exode intérieur. C’était bien la mort des bienheureux. Je mettais beaucoup de temps avant de pouvoir l’identifier à chaque fois, il n’y avait qu’elle qui restait tapis à l’ombre et qui prenait parfois par surprise. Le rôle de toute force pernicieuse

  • Vous devriez arpenter l’échelle du temps jusqu’à vos origines lointaines, pour mieux vous défaire. Un homme ou une femme défet de la médiocrité verrait dans des eaux limpides. Croyez en vous-même comme Hercule ou un millier de montagnes, un jour vous récolterez de plus grandes joies

  • Il faisait si doux de vivre ailleurs. Je ne m’appartenais que pour un temps. Avec un poste radio c’était l’imprévu à l’état pur, une invitation de permuter assurée, l’une des issues possibles vers le monde des rêves sans efforts… , etc. Sans quitter le ciel de l’appartement, mes hanches bien au creux d’un fauteuil. Je repassais en revue toutes les vies intérieures et entrevues, une mise à l’épreuve que j’assemblais bout à bout. Je faisais face ainsi à une sorte de néant. Ces vies étaient un territoire inoccupé. Je savourais les instants éternels très rares, comme une coquille ensablée

  • Les hommes nous inspiraient à plus de cruauté. Les bois des vitres formaient une croix. Je respirais le dos appuyé contre un mur. J’entendais les fées qui regagnaient les lieux en me promettant de les aimer d’une autre semence. Je regardais ce corps qui un jour me trahirait, sans doute épuisé. Je sautais du haut du plongeoir. J’avais l’impression que le phare, ce symbole était fatigué, où les osselets se brisaient, – Pourquoi je m’endormais, comme le baume dans les veines soyeuses ou comme un nuage de pluie qui s’enfuyait au loin, je résistais aux luminaires du plafonnier. Je résistais

  • J’étais emplis de sentiments. Je projetais mes attentes et une part de moi-même. Je prenais conscience de ce baptême lors de mon entrée en crèche, comme pressentir qu’Il m’accompagnait durant. Je croyais me souvenir qu’il y avait une fille à chacun de mes bras. Je ne me vantais plus, la dérision m’avait poinçonné. Je me voyais un peu plus tôt dans la soirée en Brecht, mais il n’y avait plus moyen d’envisager les corps ravagés. Je théâtralisais lorsque mes yeux se cachaient des exhibitionnistes. Quelque chose qui n’avait aucun rapport, peut-être, j’aimais repasser par mon ancien appartement, sur Bordeaux

  • J’étais à la recherche des lettres d’amoureux perdues peut-être dans le temps, une occupation honorable, puisque je tenais cette information d’une source sûre. Était-elle arrivée jusqu’à moi… , était-elle arrivée jusqu’à moi pour me sauver ? Je rêverais chacun de mes souffles qui me rappelait… , qui me rappelait à quoi ? J’étais le chantre sur une vieille ville de lumière extatique, une chose m’avait elle dit ! D’une mémoire incrédule et fixe. Les chiens aux yeux terreux se débinaient. L’ombre restait scotchée. J’avais une admiration immodérée pour l’aventure, de mon voyage autour de l’univers des poètes et des poétesses. Je n’en finissais plus de me restaurer

  • La nuit noire s’étalait et mes yeux tombaient sur une toile imaginaire, on aurait dit l’un des tableaux de Paul Gauguin, mais cette fois sans le cadre mural. C’était une toile sur un mur blanc. Il y avait d’autres bruits parmi l’écoulement d’un ruisseau. La lourde maison avait des coutumes ennuyeuses. Il y avait mes plaisanteries sur le temps en le piétinant comme des raisins verts, dans le but inconsciemment entêtant, extraire un suc impossible à emmagasiner ! Un voisin s’endormait sur un air de chaâbi, aucun de nous n’avait entendu ses ablutions. L’eau leurrait plus d’uns

  • Les visages défaits que l’on entrevoyait en nous-même pour retrouver une dignité flambant neuf, et leur souk, et leur stuc… , blanc évaporé ! Arrière ! Arrière ! Si peu de choses me nourrissaient. Beaucoup me dévoraient. Je vivrais plusieurs nuits, plusieurs aubes d’une ère nouvelle, même si elles sont toutes navrantes et qu’aucune ne tiendrait ses promesses, comme un géant des flots à travers les sept vents. Les messagers d’une belle augure

  • Ils disaient que c’était des destinations insoutenables, un cloaque ? Ils disaient que ce n’était que des fatalités, des rumeurs lointaines. Qu’est-ce qui nous faisait miroiter ou ils ? La télévision, les parkings, les nuages… , etc. Comme un magma souterrain, le contenu en entier était sujet au poème, même au-delà du tangible. Il me parvenait par la fenêtre un vent parfumé et tiède, à peine plus perceptible que le chant de la baleine, une musique de la maison des filles : Du hip-hop de parade. La ville était à bosse, dès que je m’installais dans une rue pour y passer la nuit, les riverains prenaient des commandes de nourriture, pour se prémunir, d’une enquête qui les viseraient de non-assistance, culpabilités passagères aussi en cas où il m’arrivait quelque chose, comme mourir de faim, de froid ou d’une overdose. Il y avait plein sur qui sa tombait

  • J’errais parmi les peupliers endormis et ma ville natale se dédoublait, une écorchure ! J’avais en mémoire de vielles querelles de clochers, comme mon iniquité. Je m’asseyais au pré du même arbre incréé, un fruitier cabossé qui de son astre s’épanouissait, loin des rivages et toujours à l’école des jeunes apprentis. Je parlais de ma chute et du royaume qui se heurtaient à la lumière de ma démence. Je parlais de ce qui devait être dit quitte à se déplumer pour l’amour d’une femme

  • Je ressentais les années d’errance et de fuite, les départs par centaines et les sentiments de l’espoir avachi qui les accompagnaient. J’admirais la capacité de Mehdi, à se tenir debout en blouse toute la journée et la moitié de la nuit, il me donnait l’impression que je n’avais jamais travailler. Je n’avais plus la capacité de guérir et de me régénérer aussi vite qu’auparavant, les blessures prenaient un temps considérable pour cicatriser et colmater

  • J’étais porté vers les interactions mystiques, comme si rien ne m’arrivait ou n’altérait mes poussées créatives, une torsion de l’esprit jusqu’à la pointe de l’extrême. Je n’avais rien avoir avec le commun qui refusait la part du merveilleux dans le cœur, l’abandon aux nostalgiques rêveries… , etc. Comme un enfant s’adonnerait dans le vent, et qui excéderait les quatorze printemps

  • Il n’y avait plus un mot d’amitié, plus personne n’apportait de solution ! Ce monde gagnait à tous les coups, Il, Dieu gagnait à tous les coups. Je finissais seul et béat. Les épines du rosier me piquaient, tranchantes qu’elles étaient dégueulasses ! Je fumais entre temps, attentif à la durée de ma cigarette. J’étais profondément blessé, libre de vous aimer encore et blessé. Il me semblait que les apparences exhibés avaient comme une odeur de friture sur un corps

  • J’étais défectueux comme la machine dans mon rêve initiatique d’il y avait longtemps, le cambouis était-il un signe ou parce que justement je rêvais ! Même si c’était toujours à contre courant. Je buvais et sortais tous les soirs puisque tout était voué à disparaître. C’était lespeurscoeurs de l’homme que j’étais qui ne pouvait oublier les morts. Seule le travail de ma mémoire hâtive nous séparait ! Je faisais mon marché pour le week-end, comme rare ceux qui savaient l’exil, déjà l’aube avec ses couleurs décimées sur le toit de quelques chenilles

  • On m’appelait l’ancien dans le quartier, mes familiers étaient un vestige. Je me disais que nous tous nous serons perdus. La mort se résumait dans certaines régions du globe par un échec personnel et cuisant, dans d’autres par un aboutissement, la mienne, fictive, était une célébration. Fort moment de solitude. Je ne passais plus par dessus ce qui me traversait et m’arrivait, cela était décidait. Les jours qui précédaient mes départs étaient toujours particuliers. Je lisais Dante Alighieri, un poète exilé au noyau obscur. Je traversais ses textes où plusieurs niveaux de discours transparaissaient

  • Il faudrait croire que j’avais vos visages sur le dos tout courbé, – Que devrais-je faire aujourd’hui de votre absence ? Le crève cœur de mes supplications restait sans échos. Je n’avais aucune idée des raisons de mes pleurs. Lorsque je marchais dans les rues, je croyais vous reconnaître parmi les meilleurs. Je voulais vivre bêtement et m’éloigner des obligations quotidiennes, à l’état primitif que je disais ? Comme au retour des saisons que l’on considérait comme nôtres. Je poursuivais comme un poète déjà bien entamé et sous lequel tout tremblait et faiblissait

  • Je contais à un camarade, mon rêve de la nuit passée, mais d’une tristesse, oh mon Dieu ! D’une tristesse ! La Sophia des jours nous apprenait au mieux à les écouter, – Étaient ils un non-savoir ? Une passion que j’enterrais à l’âge de 21 ans, elle aurait pu s’achever cinq ans plus tôt, la vie décidait autrement. C’était pour une fin plus que salvateur. J’étais à peu près immobile sur une vaste plage, l’océan bougeait. Je me demandais si tout changeait autour, comme sur une carte postale. L’intériorisation m’était confortable. Du quai des jours mon navire s’éloignait, les hélices de mes drames ! J’avais le crâne fêlé, la coque abritait un sans-nom où le fil de la sonde se rompait

  • Je me souvenais du jour où je commençais à survivre. C’était pendant les grandes vacances. J’allumais la télévision, comme un jour routinier à lutiner devant muer. J’avais tort et imbécilement jeune. J’écrivais des poésies sur tous les supports. Elles venaient parfois et je les fuyais. Par la suite, je les accueillais. J’alignais pour ce faire des lettres derrière un voile. N’importe où et n’importe quand. Je lisais les exclus des bibliothèques, les conventionnelles. Une littérature ringarde et naïve par ses propositions. Il m’était difficile en ce cas de croire à la gratuité

  • Une ombre trônait dans l’hospice, je rêvais de caresses futures en dansant dans les locaux, sans même bouger de mon lit sous les vapeurs. Je le tenais pour primordial dans une maison, mon poste était comme une seconde peau. Il meublait mon quotidien monotone d’une transmission continue, ou presquement. Certains soirs de gaie mélancolie et avant de m’endormir, je jouais avec le rebord en bois de la table de chevet, vernis et froid au toucher, – Oh, Dieu, faite que j’aime encore ! Comme s’amarrer sur de fabuleuse îles, je planterais une graine en vous, aucunement surpris par le sort de nos vies, aussi futiles seraient-elles devant l’inéluctable

  • Ils m’affublaient de différentes expressions tout le long de ma légère existence, semblables à des étiquettes, des sobriquets ! Je faisais l’impasse sur les insultes gratuites ou justifiées. J’avalais des kilomètres d’une douce pente, les champs stériles défilait à la renverse. Je voyais un fauteuil de confection anglaise suspendu à un arbre, du polystyrène accolé aux poubelles, ou l’inverse, – Pourquoi les choses étaient ainsi pour moi après chaque séance, ma glotte ? Je prenais une serviette, un peu sonné. Je tâtais l’air en essuyant d’abord mon visage à moitié penché sur mon épaule

  • Ainsi sur une felouque en papier artisanal, je m’allongerais sous le figuier du jardin pour m’émouvoir dans la froideur du temps. Comme sortie d’une longue vague écumante, une déesse berbère ravivait le ciel et les arbres de ses courbes aux couleurs chatoyantes. Je m’ennuis de faillir. Je fuyais les classes et les bancs du petit écolier, comme tout orphelin fatigué du système qualitatif. L’esprit de la tornade dans mes oreilles droites. J’écrivais cette humble histoire en même temps que je la vivais, non loin de l’arbre à poèmes salvateur plus qu’autre chose, sur des chemins de traverses

  • L’humble pendule de bois se détachait dans le salon, une antiquité. Le coucou ne fonctionnait qu’une fois sur deux et les hôtes ne savaient pourquoi. Mes larmes coulaient vers le bas, comme une eau qui jaillirait d’une source. Cette eau était dégueulasse à boire et en cela c’était une saturation. J’entendais par un camarade qu’un performant avait couver un œuf. Je couvais durant des jours des vêtements, qui appartenaient à la marque Sims. J’espérais des vers. On avait quelque chose d’héroïque lorsqu’on revenait d’Alger, aujourd’hui, – Nom de Dieu ! Quel aujourd’hui, l’uniformisation ? Je déplorais mon pays de poésie

  • Juste la life et mes chaussures

    Parfois

    Ils ne soignent

    Pas

    Les pieds

    Par peur

    Peur que

    L’on

    S’envole

    Et puis

    Ça pue

    Et n’oublie pas

    Tu arrives

    Avec un bobo

    À la tête

    T’imagines

    Quelqu’un dire

    On a pris

    Soin

    De toi

    De la tête aux pieds

  • Contemporain de moi-même

    Il m’arrive parfois de rester et de discuter une journée entière pour une feuille ou deux à rouler,

    avec des personnes qui ne m’apprécient pas tant que ça ?

    Mais qui dit aussi que ce mot n’est pas une fiction… , je ne vais à chaque situation qu’à l’interstice de la vérité, le vide !

    Ça me désespère d’écrire !

    Comme on dit, chacun est flou à sa manière.

    … , sinon je reste allongé durant des journées entières à rêver de toi,

    et non pas à perte de temps

  • Flotter

    Celle que j’aime n’a pas bougé de ses jardins

    Partir

    En Australie

    Tout bien ! Tout va bien !

    Ce n’est pas si mal

    J’irai… ,

    Day to Day

    Elle m’aima un jour

    & n’a que faire de ma douleur

    I am ok with Marie

    Que j’aime, c’est vrai

  • De noir complet

  • Questionnements

    En France, c’est clair, je me retrouve souvent rejeté,

    par des groupes où j’ai lié, je crois, des affinités.

    Je préfère dans ce cas garder le silence, sans soucis.

    Le laisser vivre, je ne le rencontre qu’à l’étranger, même pas dans mes pays natals.

    Chacun impose son système, alors qu’il est à chier,

    vomi.

    Mais il y a, pour ma part, une barrière, les langues.

    J’ai fait le choix d’épouser le français,

    j’y baigne.

    Je ne m’apitoie pas !

    par contre, un craving solaire.

    Y a que ça qui compte pour le moment,

    la défonce et un petit peu le dessin

  • Littératures

  • Le notre

    Pourquoi tant me voir souffrir alors que j’ai souvent pleuré

    Est-ce à cause de la bonté entre mes côtes

    Ou simplement l’indifférence que je te témoigne

    D’où naît un sourire ? Qu’est-ce une prière dans les tourments de ma tête ?

    Ce doute affreux qui m’anime

    Si tu ne vas mieux

  • Arrêt pour arrêt

    J’aime à m’imaginer parfois comme l’une des représentations de Hoper,

    un personnage sur une toile, peut-être à un arrêt de bus.

    En ce moment j’y campe.

    Le froid me ceinture les mains et la hanche, un boa le long des boulevards.

    Même mon incompréhension de ce monde, le réel, me semble incomplète

    Malgré l’instruction que j’ai reçu, je me fais les dents avec mes ongles.

    L’indigence prend le dessus, toujours.

    Je sais bien que je me trompe.

    Enfance !

  • Écran dis moi qui est le plus beau

    Et si je choisis une personne, au hasard, dans la rue.

    Je lui parle poliment, en lui demandant une capture d’écran de son téléphone.

    Il me faut bien la chercher bien évidemment

    Là aussi, j’aurais peut-être une œuvre plastique ?

    J’imagine l’une d’entre elles visionner du softporn !

  • Patios au coucher du soleil

    à Christophe.

    Les feuilles des arbres chantent sous les vents

    Nous parlons de galaxies

    Elles chantent au vent

    Au vent

    Il me dit tu es un garçon sympathique

    S’il portait une barbe j’aurais dit

    Un souffle

  • Midi

    En ce moment j’ai un reproche à faire à la terre entière, ça va mal autour, vraiment.

    Et puis purée, je suis le dernier à le dire.

    Je ne sais plus quoi penser de cette nouvelle ère, on y est ? Elle arrive ?

    Si seulement vous aviez une idée de ce qui est entrain de se préparer

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XXII

    Je rentrerai forcément à bon port en me laissant porter par les vents, comme plus personne ne me prend au sérieux…, je m’en irai toutes voiles dehors. Je te désavouerai, aussi, à la manière de Tristan ! À cette heure, tu es soit effrayée, soit simplement tu me détestes, la preuve en est qu’au fond de ces abîmes, un éclair d’éternité, où je plonge. Je dépoussière depuis dix ans le grenier de mon esprit, tu le sais. Je le vide de ses breloques, obsessions, hantises, etc. La crainte était si cela n’est qu’une passade, comme ton amour incertain. C’est sur les sites de rencontre que j’apprenais la couleur de mes cheveux, ours bruns et mes yeux noisettes ! moi, je ne remarquais que leur noirceur, sous une certaine commune mesure. Je me souviens de mon incompréhension le jour où je disais : Finir avec des lunettes et chauve est la moins pire des destinée. Je réfléchis à l’obligation envers les amis sur les réseaux sociaux, les trottoirs du quartier, etc. comme ne pas accepter n’importe qui sur sa liste, son fil d’actualité, ses pensées, son intériorité… , etc. En voici justement quelques-unes

  • Ors

    tu conclus par la mémoire de l’armoire à glace !

    c’est une mémoire ou une armoire à glace ?

    … , et de ça, j’en ai plus qu’assez

    tu savais où aller avec elle

    tu doutes à présent

    elle t’éprouve !

    implores pour qu’elle cède sous la chaleur de tes bras

    qu’elle cède, cède, cède, etc. à l’automne, à la feuille aux vents

    tu meurs de ne plus lui plaire

    tu signes par : ton cher grumeau désarçonné

    : mémo – penser à enlever les virgules !

    qu’un seul nom à fêter : Kamel Messaoudi !

    puisque je souille et purifie tout

    en rêvant d’une cendrions 

    de la même obédience, je reviendrai sur presque tout

    comme le wi-fi

    l’ici est un ailleurs… ,

    tellement plus fun

  • Aménagements d’un dire

    Est-ce que les rendez-vous que tu fixes sur les demi heures ne t’engagent qu’à moitié ?

    les heures sont longues dans les logements sociaux

    j’ai beau espérer la visite de dif allah*

    il ne se manifestera jamais, jamais

    j’écoute mon intérieur blanc

    je savonne mes mains

    soudain 

    l’attente fait intrusion

    … , chaque page que je noirci, rumine et retourne, assombrit mon soleil

    pour de vertes prairies

    que ta pluie tombe ! que ton amour gèle !

    je resterais dans l’offense, sans adversaire, d’un idéal nocturne et seul

  • La salle

    Elle se retrouve au milieu, et entre. Presquement, on ne peut réellement savoir… ,

    quoi fichtre

    de mon foutre

    moi, qui s’en fous

    de la fiche

    comme lorsque j’ai une sorte de ligth man

    comme un grain de riz tapis au sol

    que j’écrase

    par peur de je ne sais quoi

    de mal propre

    tout ça n’est pas qu’une histoire de fesses

    quoique les femmes ont toutes les raisons du monde de se plaindre de moi

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XXI

    Ce jour où j’apprends le triste incident. Je suis en panique concernant mon devenir. J’ai appelé la police, en parallèle d’une peur bleue des interactions sociales. J’ai lus mon texte en balbutiant au téléphone, que j’ai rédigé au préalable. J’ai raccroché, bredouille, démuni, sinon avec quelques consignes, et appeler le 17. Je sors. Je redescends de l’appartement et je croise des voisins, de palier, une femme et son fils. c’est à ce moment là qu’ils m’intriguent. Le fils, un jeune homme qui parle vite. Ils ont les bras emplis de conflex et autres, genre pour un régiment. Je connais pas leurs noms. Étrange, le bruit à envahi les espaces. Je passe devant un petit jardin, il y a cette fois-ci des tournesols, rien qu’un plan. Et j’omets. Je prends une photographie de pas sur l’asphalte. Il y a trois semaines, au même endroit, j’ai pris à la sauvette des cornichons et des noisettes. Et j’omets. Et je ne me l’explique plus. Je saisi les mots de celui que j’appelle parfois le minbar ou le coq : C’est elle qui passait le soir Rue Leberthon ! Je me dis que j’ai manqué à une promesse. Sur le chemin j’entends les mêmes invectives, les mêmes coucous aux mêmes quartiers : Deviens fou Deviens fou ! Je rétrograde, un camion qui pèse lourd passe. Étrange, dans les villes, si depuis des millénaires des couches de poussière se sont déposées, l’incommodité, la nécessité de se déplacer ont tout freinés. Et je pense à la femme qui se trouve en ce moment en garde à vue au commissariat. Je rentre avec la résolution de déménager. Quoique je peux respirer encore, agir, dormir ou de veiller, de manger, de suivre des soins ou pas, de me déplacer ou de me promener… , jusqu’à là rien n’est grave, mais les choses se sont fichues

  • Si je ne nourris pas chaque jour que Dieu fait des rêves alors à quoi bon ?

    je ne peux m’empêcher de voir dans

    autrui plusieurs strates traits de

    caractères quelques uns sont devenus

    si sophistiqués et multiples autant dans leurs

    êtres que les langues qu’ils expriment

    il n’y a aussi qu’avec des êtres d’une simplicité

    étincelante que l’on n’arrive à développer des

    relations complexes et de qualités

    c’est ma question sur l’encrage les

    scaphandres le game la sensualité je

    suis en recherche et les symboles m’horrifient

    à force je rêve que je me tiens sous un arbre

    il pleut densément tout va pour le mieux sinon

    qu’une femme approche à pas de louve qu’elle

    descend ou m’attend à l’autre extrémité

    magnifique on échange je crois quelques

    mots en hurlant

  • Puisque je marche

    j’ai eu très peur, dehors. j’ai fumé presque de tout, j’ai avalé n’importe quoi, avec une drôle de couleur, sans goût, ni odeur. black out, j’ai refermé les yeux, sous un froid de nuit

    je n’évoque même plus l’ambivalence de mon sommeil, sur le parking d’un hôtel. et puis vers les 4 heures, j’ai rebroussé le chemin pour rejoindre une mosquée, où j’ai pris un repas

    mes pieds sont bousillés, lourds. j’ai enlevé les baskets que j’ai dégoté, en entrant. j’ai dormis jusqu’à la fin des prières de l’aube. je n’ai plus de traitement, pourtant accessible !

    je vois un nid d’oiseau, peut-être un trou dans le mur ? j’ai des visions, délires, hyper technologiques, futuristes. je rencontre aussi des personnes qui presque tous sont sorciers

    je me rappelle de la garde à vue passée au centre de détention, troubles de l’ordre public, avec du papier hygiénique. le daoua qu’ils ont mis dans mes affaires, en plus d’une amande, rien qu’hier

  • Nom de la nouvelle bise

    les rideaux sont au ciel grands ouverts

    seulement les volets sont encore humides

    avec quelques feuilles aux arbres

    traversées par les vents

    et mon sexe est dessus le jean, sanguin

    parmi les matins sur des bleuités de nuages

    les fenêtres en face à l’étage se referment

    que je jouie

  • J’ondule avec les S

    il ne se trouve aucun endroit où je reste sans réminiscences, le plus drôle ce sont les personnes que j’ai fréquenté, puis perdues et me laissent avec des incompréhensions

    j’ai cru voir Mathilde G. nous avons passé plusieurs soirées en compagnie, et une nuit, bizarre ! nous n’avons pas réussi à coucher. sinon plusieurs verres ensemble par dépit

    elle est belle, vraiment très belle, impressionnante, profondément ! merci pour ces moments que tu m’as donné, cela me soupente d’avoir vécu ainsi, même pour si peu de temps

    je me demande ce qui demeure caché, aujourd’hui. comment font ils pour avoir des secrets ? le privé n’est pas un espace dissimulé, que l’on soit sous un toit, à la rue ou à l’hôpital

    peut-être que nous nous retrouverons, puisque la vie est une chance incroyable ! je n’ai pratiquement rien mangé aujourd’hui. je bois le café froid de la veille

    belle-cœur au flanc

    rien d’autre que défoncé encore

    encore mille fois

  • Il y a des alligators dans mon café durant les quatre heures à tenir

    J’ai la sensation que mon nombril est gigantesque, que j’y tombe, tout entier avalé Je me vois dedans lorsque mes yeux sont fermés Immense L’origine du monde, le tableau, le plus érotique est sans doute ce Beer B’la Khita’a Je me dis qu’il peut engloutir une ville C’est aussi un clin d’œil aux préjugés des ânes Je pense planter une graine avec du sable et tenir avec une compresse Et j’arrose à la petite cuillère Je l’arrose de tous mes fluides Un arbuste germerai Mon nombril est une merveille Une olive, une marre un trou de désespoir Je me demande qu’une fois dedans alors que mes oreilles ne sifflent plus ce qui adviendraient de mes proches Ce soir, j’ai un pli au cœur

  • Écho

    Je crois que j’emploie les adjectifs possessifs seulement lorsque je nomme les phénomènes, ou lorsque j’exprime mes émotions Et quand je me tiens au seuil de cette autre chambre, les ombres comme celle par exemple d’une bouteille d’eau sur du carton Avec une disposition telle que le bouchon étant relevé, on aurait dit qu’elle me salue : Tu peux entrer et t’asseoir Un meurtre a été commis en ces lieux, mais tu es la bienvenue Et depuis hier, je m’assois sur une petite place, à l’ombre, quelques personnes autour Ces 4 derniers jours, je les ai passé sans manger, une sorte de grève de la faim Sinon du café et du thé J’ai continué à prendre les traitements Je suis propre, avec de très beaux souvenirs Surtout, je dessine Je colore Je fais des mandalas Je me sens heureux

  • Voie du Rhin

    fébrile

    mon Dieu

    mon Dieu

    comme un bouchon

    ma vie

    chaos

    j’ai rêvé si fort

    à quoi ma vie se rattache elle ?

    qui tient du désastre

    du ciel mouvant

    délire

    hypnose

    battements

    homis biticu

    mais c’est que je rêve d’arc en ciel

    mais c’est que je rêve

    sur terre homis de terre

    ô Dieu… ,

    sur mes feux

    que l’on me chasse

    dites schisme

    sinon, je sais l’organique

    amé – amé

  • Empreints

    pour la mémoire de Eliane L.

    Dieu a divulgué, plutôt il a enseigné des Noms, un savoir

    qui aux fil des années se sont transmis

    et les tribus les ont porté avec eux

    à travers le monde

    ces mots par le mot Amour

    en ce qui change, vrille

    effrayant

    où le mal et le bien je crois sont de force égal

    je crains qu’ils mènent aux mêmes buts

    ces mots sont inspirés d’un camarade

    que j’admire, aussi, un dinosaure !

    je défaille parfois

    toute à l’heure, j’étais fou

    je pense aux poètes, suis-je poète ? est-ce que je défends cet état

    il aurait dit : Les états d’âme ou rien.

    je rumine le recueil Les portes

    je pense au poète Daniel B.

  • Les attentives

    j’ai besoin de prendre un autobus

    nous ne sommes pas pareils

    et non pas parfait !

    chacun je crois fait comme il l’entend

    comme obéir à des apanages

    chacun ouvre les portes de chez soi à qui l’enchante

    jusqu’à ce que survient enfin

    un signe à l’envers de l’entité

    où rien d’autre n’est que tendresse

    en toutes les langues

    où es tu ?

    toi, ou ton odeur au soir d’un lit

    seras-tu mon aube nouvelle ?

  • Découvertes

    un peu avant ma venue au monde

    j’ai évolué comme dans une coquille

    avant la bleue peut-être avant le bleu du ciel

    quelqu’un m’a dit que tout ici-bas était noir

    et qu’au moment du Big-Bang ou la Genèse

    il y a eu déjà des systèmes solaires

    la terre, la vie…,

    il n’y a qu’un être étourdi de sa traversée

    de ce qu’il a vécu ces derniers jours

    pour ce réveiller en plein milieu de la nuit

    et dessiner, compter et parfois même danser

    sans effort, mot aucun

    en cerceaux que l’on aurait dit peut-être qu’il prie

    je dis de le danse qu’elle est une prière !

    sinon, ô poètes qui croient, toute prière est un atome ?

  • Cristallisations

    Si les portes te sont à jamais fermées

    Et non permises

    Que s’ouvre en toi la porte

    De tes profondeurs

    De tes profonds chagrins

    Fais que tu entres dans la nuit en paix

    et que tu en sortes en paix

    Sinon de cire tu seras noyé

    De tes pleurs tu seras châtier

    avec des scintillements tes perles de nacres

    comme deux soleils sous l’immensité du ciel

    accrochés à ton oreille

    que j’approche

    et l’envie me prend de la caresser

    peut-être même la goûter

    je mords ton lobe sans hésitation

    je soulève tes cheveux et souffle sur ta longue nuque

    et je t’enlace…,

    afin que tu me pardonne d’être un homme

  • Toi, si belle qu’aujourd’hui je t’aime

    toi, si belle

    aujourd’hui je t’aime

    je t’aime et tu disparais de ma vie

    comme un souffle El Sadem

    une nuit par là-bas

    que je n’ai jamais senti

    tu es la fleur qui brûle ma poitrine

    de t’attendre de te rêver

    dès que je te vois me prend une Sadfa

    tu reviens de loin les mains vides

    et c’est moi qui repars à l’aube

    te regardant encore sur le lit

    tu feins d’être endormi

    j’aperçois peut-être un sourire

    peut-être un geste de majesté de la tête

    les draps relevés sur ton épaule

    aujourd’hui je t’aime

    tu es ces rivières où des bateaux de plaisance sont en partances

    les remous me rappellent déjà à toi

    à tes cheveux aux couleurs de feux

    et me renvoient à la rive

  • Poème

    avant de plonger dans le noir

    je voyais ma vie

    en reliefs

    comme par deux

    me souvenant à peine de mes mains

    lorsque je traçais

    j’ouvrais les bâtants de mes fenêtres

    le Père aurait pu être mon père

    seul, avec des pensées labyrinthiques

    seulement

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XX

    Je crois que j’ai sacrifié dix ans, des sommes considérables, pour monter dans un camion poubelle, le mien, rien que pour vivre et réaliser l’un de mes rêves. Cela remonte encore à plus loin, à mon enfance, la fois où des éboueurs me laissaient m’accrocher sur le leur à l’arrière. Des années durant lesquelles je faisais taire mes envies d’écrire ce que j’espère de la poésie, quoique je glanais par-ci par-là… , j’apprenais des hommes qui exerceraient un métier considéré comme dégradant. J’étais dans l’entretien de l’environnement, voilà ce que je disais. On se considérait bénis lorsqu’il pleuvait, les déchets pesaient trois fois plus lourds. J’aurais jamais pu vivre dedans. Ils n’avaient rien compris ceux qui disaient que ce camion était comme mon enfant. Ou que je devais le lécher avec ma langue. Mais rien que ça, je l’ai fait ! On ne savait pas toujours ce que foutait le cul de mon camion, sinon qu’il ravalait le surplus des habitants. A 37 ans aujourd’hui, mon âge commence à me paraitre flou, vague

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XIX

    Quelque chose me liait encore à toi o Zahia El Djazaïr ! Tu venais de te marier avec l’ami de ton frère, après la réponse négative de ta demande de visa. Tu scellais cette union en enfantant un garçon. Ils m’avaient fait savoir que tu étais avec un homme d’une famille aisée,- Avais tu seulement le choix ? Cela déjà tenait d’une fabrique. Je ne veux connaitre qu’à peine les uses et coutumes de ta famille. Il me semble que leurs intentions étaient tournées au juste vers moi, même si j’en doutais, parfois. Ils disaient que je n’étais pas assez responsable pour construire, etc. ( Je tiens en horreur ce mot ! ). Il y avait de quoi se décourager et s’en vouloir, mais rien de cela me ressemble, peut-être de loin ! Je ne prenais plus mes désirs pour des réalités. J’arrêtais surtout de me définir par ce qui me plaît. J’étais heureux pour vous et votre foyer qui se fondait, votre couple qui se construisait, votre enfant… , comme très peu pouvaient le concevoir, même avec pareilles circonstances. Je viens de quelque part et toute mon erreur était de les écouter, de laisser. Je me cherche encore, intérieurement et avec ou par tous mes sens. Ils disaient pour finir que l’enfant aurait pu être mon fils ! Je vous dédies un haïku

    la femme qui reste

    la lune m’éloigne de son chemin

    là haut chante

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XVIII

    Pour me faire écrire et dire, ou pour rien de plus, tout un village depuis ma sombre tête, instaure une ambiance… , – Est-ce une fin ? Je joue et ne peux les satisfaire d’ennui. On entre chez toi comme dans un moulin : Je te promets que personne n’entre chez toi ! Je regarde YouTube avec la publicité sur mon téléphone, une pub me tétanise avec une sur la vidéo surveillance. Je n’ose même plus mettre de musique le soir, avant de m’endormir. Le son est brouillé, des bruits parasites et des messages subliminaux, même en mode veille ou mode avion, cela reste pareil ! Comment savoir que c’est la voix de votre père ou celle d’une IA ? Est-ce que c’est de la poésie ? J’en doute fort. Une fois j’ai trouvé des cheveux de femmes, alors qu’il n’y a d’autre que moi qui évolue dans l’appartement. J’ai même trouvé une fois un pain au chocolat dans le balcon ! Le moindre geste est instantané chez eux, n’importe où et que sais-je ? Je suis tombé dans un merdier, que personne n’ose m’approcher ! Il y a même un Poète qui me refuse son amitié en chanson. Et puisque j’y patauge, encore, tourne en rond, je passe des commandes : Plombier – Livreur – Coursier – Livraison – Sous traitants… , et ce qui me parvient arrive à des heures pas possibles. J’extrapole qu’à moitié. Je sais que 4 appartements m’entourent, un palier, une résidence, deux : On a dit tout un village ! Il est trop jeune pour dormir debout. Il dit que Le Président a dit qu’il est trop jeune pour dormir debout. Moi qui dis, je crois qu’il est trop jeune pour sortir sur son balcon

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XVII

    De la joie d’aller, du bonheur à partager, émanaient de moi, comme une huile vive, contagieuse, leurs feux étaient souterrains. J’essayais de rendre les miens et mes proches heureux, les voir vivre et évoluer me suffisait. Les tristesses plus au moins dissimulées trouvaient écho en mon intériorité, et qu’à un moment, j’en étais plus capable ! Pour diverses raisons et accablé, j’avais honte de vivre, de continuer raisonnablement… , juste mal de respirer ! Je mesurais la mort en tout, son attirance me plongeait dans le néant, voilée mes yeux. Je cherchais au-delà de mes capacités. Je n’étais plus capable de rien, même de rire et j’aime vivre ! Je mourrais peut-être, un jour ou l’autre et certainement par ma main, ainsi je scelle ma destinée aux cieux. Seul, j’éprouvais un lot de calamités, c’était sans issue. Je laisserais des feuilles quelque part et posé des ombrages, ni plus ni moins. Je n’éprouve nullement le besoin d’expliquer ici par un discourt cet emboitement. L’aujourd’hui est triste et noir, s’il y a un temps de dernières volontés, l’une d’entre elles est celle-ci, de me dépêtre de ce qui me reste à accomplir, pour les instants qui me sont imparti, loin des tumultes. Et dans l’idée d’arrêter d’écrire, je m’en irai en paix

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XVI

    à Youcef.

    Je ne sais jamais comment répondre à mes questionnements, ni par feinte, encore moins par décoloration, aussi, est-ce les bonnes questions, celle-ci est en filigrane sur toutes. Pour moi, c’est la fin d’une époque. c’est bien la fin, encore des ruines, comme le début d’une chanson. Sans parler de mon âge, où j’y entre comme tant d’autres, avec les bêtises de croire encore qu’en finir est une solution. Je passe par des périodes de trouble, de blues grave et le blues est interminable, – Est-il vrai que Jésus n’est pas mort, qu’il vit toujours dans le cœur de cette voisine ? Moi, j’ai vécu, vaincu les capacités extraordinaires de l’amour. Il n’y a rien à remédier, j’en ai marre ! Ce qui constitue notre individuation sont les autres, mais l’autre, n’est qu’une donne ! Il m’arrive de croire que je l’ai deviné, et qu’à présent ça coïncide. Mon souhait le plus cher est de rêver par dessus tout, de tirer ma révérence comme les littérateurs et clore un chapitre de ma vie, pour de nouvelles déceptions, ailleurs dans la vie. De cette expérience, de cette année, sincèrement, il en sort. Et du reste, sous le soleil, tout est nettement plus extrême

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XV

    je crois que je ne sais pas écrire, comme d’autres pensent ne pas lire ! par exemple, j’écris – riniceroce -, – mentre -, mes mots, ces fautes d’orthographes sont féminins. Les autres sont de l’orde de l’ambivalence et de l’adversité, insurmontables. Je préfère dire mauvais. Je me sens proche devant un mot mal orthographié par mes soins ? J’ai toujours cette impression que mon cul retrouve les bancs de l’école pour chaque mot. Je trébuche alors et me sens idiot, voilà tout. La rue de mon quartier et mon école, quelle aubaine ! Amnésique à presque tout. Je me souviens de la souris de Paul V. fredonnée, piétinée sans succès sur l’estrade de mon professeur. Je me souviens de mon camarade qui roule les rrr ! Bref, la souris, je l’ai nourrit, elle m’a fait un ventre énorme comme une pastèque. Cette souris qui me ronge, sans pouvoir vivre, le jour d’hier est comme un gros tourbillon noir qui fait honte, drôle qu’est pour moi l’aujourd’hui à présent

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XIV

    Je crois que les écrivains algériens cherchent à donner un récit à la nation, le fonder, certainement du côté de l’histoire, sans compter que sur le plan littéraire se poursuit la catastrophe. Je peux concevoir que sous-prétexte d’une victoire sur le colonialisme, ils se sentent capables de l’écrire, alors que les enjeux d’aujourd’hui sont une histoire globale. Je tiens en horreur les chansons politiques, identitaires, contestataires, pédagogiques, commémoratives, etc. Quasiment l’ensemble du patrimoine culturel de la chanson algérienne contemporaine. Les algériens n’aiment pas la poésie qui dit son désespoir, qui hurle à la mort, mais plus avenants lorsqu’il s’agit de la fantaisie, curiosité, niaiserie, etc. L’autre minorité reconnait qu’elle n’y entend rien. et ceux qui arrivent ? Les maisons d’édition ne se bousculent pas chez les poètes, pour peu qu’il ou elle soit amateur et écervelé, aucune ne misera dessus. Les libraires ne publient presque pas et ne prennent même plus de la poésie. Demandez à un poète de se vendre, de se promouvoir, d’être market… , etc. Il se grattera la tête et vous proposera une clope. N’est il pas le maillon d’une chaine industrielle ? Par exemple, je serre qui lorsque je m’exprime là ou ailleurs, personne d’autre que le distributeur, directement ou pas. Ils disent initiateur de projet, alors passe en second plan, autant dire des termes et des foutaises pour combler son ego. Les algériens savent lire mais ne lisent rien, très rares ! Ils ne savent pas écrire et débitent des inepties à longueur de temps

    Je peux avancer qu’un homme écrivant est perçu comme une trahison dans l’ordre social et Divin, mais sur quelle mensonge s’est fondé le genre humain : Une faramineuse !

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XIII

    Tous les jours j’entends des propos semblables, injurieux, mise en garde, menaces, diffamations, que tous les jours je me fais avoir par leur manipulation, que je suis millionaire, que je pèse des millions, qu’ils vont faire venir la police, l’huissier… , que je vais voir et finir sous camisole ou en prison… , et à ça, il n’y a rien d’autre à ajouter

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XII

    Je crois que j’ai assimilé certaines choses, rien qu’aujourd’hui : Les sociétés sont inhumaines, ses sujets vivent avec la honte et la culpabilité. La honte de vivre après la mort d’un proche, de vivre après la pandémie, la maladie, de vivre après vingt sept ans ! Inhumaines puisque nous en sommes là, persuader de notre insignifiance qui ne dit rien. Nous dérivons, voilà tout. Je ne vois pour ma part à l’instant que le droit de partir ou en finir, une tentative désespérée qui découle. J’avale chaque soir des pilules, comme les gens qui s’en foutent un peu. J’envisage de faire une sculpture avec les emballages, si cela n’est pas de la résilience, que suis-je, etc. Et pire que de ne pas désigner, ne pas tenter simplement d’écrire, de dire. Ces séquences relatées ne sont pas plus importante qu’une autre histoire, mais ce qu’on en fait… mieux vaut que personne ne sache ! Je tiens aussi, fraternellement, de loin peut-être de l’histoire des juifs, de la marque au poignard sur le nez

Bienvenue dans mon atelier !

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Tout signe refusant le savoir doit être marqué par les mots : Ô toi étoile lointaine… ,— Djaroua Allaoua Ouahbi.

L’aliénation la plus grande est aussi ce qui peut conduire, si quelque barrière cède, à la plus extrême poésie… , — Yves Bonnefoy.

Regarder par la fenêtre m’a toujours donné du courage… , mais je vous jure : en réalité, c’est à dire dans ma réalité, j’ai décampé… , — Unica Zürn.