l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


  • Après la dictée

  • Ombre qui se détache des arbres

    good is the God time

    well it’s God’s time

    anythinks…,

    oxymoron ?

    Trin Bat Palin Mater

    i am the man without socks

    who greets you and

    i don’t really like the sun the flowers the azure the gates

    damn, what i doing very good here !

    Trin Bat Palin Mater

    zouuu that i’m joking !

    i am the man who drinks water still below

    i have a lump in my stomach

    hey, feminists settle down where they leave me tiny

    what is my roof pretty girls are did

    Trin Bat Palin Mater

    i understand anything about culture ?

    to poetry ?

  • Écris la page que tu veux être

    ton corps bouge des portes délabrées

    ton cœur bat sur la brise qui frémit

    tu respires

    nervures

    qu’importe

    tu mufles

    te voilà sauvé

    s’il ne reste qu’une phrase

    un mot

    comme un passage ailé

    ça serait biffure

    comme les enfants avec des brindilles qui croient un petit peu

    des bouloches glissent dans l’allée centrale du tram

    tu freines devant les courants qui soulèvent

    puisque les braises te suivent

    et sur la tonalité du matin

    reviens !

    même un jour de pluie

    et du hasard

    et si quelqu’un t’approche, – Qu’est-ce qui s’écrit

    dès lors que tu marches ?

  • Essaies 2

    hommage à Guillaume A.

    Screenshot
  • Essaies 3

    Screenshot
  • Pollinisations

    à Sarlat.

    J’imagine que rien de tout cela n’est réel, cette vie là n’est pas réelle cela m’arrive les pavés que je foules ne sont pas réels les couloirs et leurs contours que je traverse ne sont pas réels ce que je vois je touche n’est pas réel ce que je vis n’est pas réel les personnes que je rencontre ne sont pas réels encore moins identifiables qu’ils ne sont pas de chaires et de sang ne sont pas palpables ne font pas bloc en eux mes yeux éveillent une cruelle tristesse quoique je sens les plantes de mes pieds comme de la mousse et souvent ces temps-ci de la moquette je sens ma respiration au plus près de ma respiration ce qui sort là est un moment qui éclate c’est ma larve ça hurle en moi ça hurle du plus profond et les silences les blancs se font pressants plus oppressants et longs les gens que je frôle et ne n’ose les reconnaître exhalent des parfums et des odeurs que je prends parfois avec légèreté et d’autres qui emplissent mes narines est-ce là du vivant les miens et ceux de leurs maisons je les sens venir et arriver 
    longtemps avant médité
    mâché surtout 
    ce vers je ne le crache pas

  • Chevillé

    à Lormont.


    Je est une chanson qui l’a dit si bien 
    Une étincelle

  • Biennale

    Screenshot
  • black and white buster

    hier, oui, c’était bien hier, comme l’éternité. hier pendant une soirée, je rencontrais un homme. hier, avec cet homme on avait un échange. un homme qui voyageait, beaucoup, considérablement depuis l’hier à l’odeur d’écorce des mandariniers. il me semblait si joyeux comme celui qui ne donne son numéro de téléphone, son nom et une adresse
    sans histoires, on avait retourné le monde, on l’avait retrouvé, en parlant en toutes les langues, presque évidemment. hier, je rentrais tard, pour y réfléchir, quoiqu’il n’y avait rien d’urgent à redire. j’espérais le revoir, là ou ailleurs, dans cet hier ou un autre lieu de fortune. il se disait révolté, en guerre par outrage
    un homme que l’on rencontre qu’une fois dans la vie, qui m’avait transformer, un inter mondialiste, très cultivé, en outre qu’il niait. je crois qu’il cherchait la vérité, la lumière au bout du tunnel qui n’arrivait pas. on était à la dernière halte, avant l’océan qui n’avait pas de mémoire, selon lui. je réajustais en parlant du pacifique, de l’aube. on avait cependant contourné les nuages de murs trop épais. il fumait
    troisième étage : je ne finissais plus mes phrases. c’était un homme, un royaume avec une tête humaine… , crâne rasé, la cause en est sa calvitie ! un homme, rare, non pas skinhead pour un clou. un homme comme un royaume à tête d’Homme. l’ascenseur s’arrête. est-ce que les possibilités se réduisent avec l’âge ? je l’aimais dés le premier coup d’œil
    il avait choisi l’exile, de vivre seul, sans femme ni enfant, à chérir un peu tous les jours. il fuyait, loin de sa famille, une fraterie qui s’entredechirait. il était brisé, en son âme. je me reconnaissais, à vrai dire brièvement. il parlait parfois par métaphore, de la paix, du bien et du mal, il me disait qu’il aimerait voir la lumière de l’aube avant de s’en aller
    il me faisait un don. il réparait son âme, ou sans doute l’inverse. les fenêtres étaient ouvertes aux vents. combien nos vies étaient si brèves, bruyantes, minuscules comme un claquement de doigts
    point… , la rétribution ! au milieu des sifflements, je coursais pour le rejoindre, comme pour un cousin
    souvent les larmes aux yeux, rouges comme un deamon, pour seul compagnie il cohabitait avec un chat. je pensais lui montrer une page, inspirée d’un camarade qui parlait de l’impressionnisme et de Claude M. je lui espérais une réconciliation. j’invoquais pour qu’il change ses plans. j’étais exauçais, l’ayant su le lendemain, cherchant de par les chemins. on s’était dit au revoir, en faisant nos adieux comme on se disait bonjour au temps de nos premières fois

    il me faudrait apprendre un raconter une histoire je ne sais comment y arriver sinon de ce qui me traverse et trotte dans ma tête je dois apprendre sinon à raconter une histoire sans grief à réactualiser une histoire d’un héros comme reprendre un mythe sinon que faire si je ne sais ! un héros comme ceux qui meurt dans les milles et une nuit que je n’écrirai jamais l’histoire d’un prophète que je n’écrirai même un rêve aussi d’un manque que le lecteur ne le remplirai pas je rêve de mes amis pour peu qu’ils s’ennuieraient où mon corps les enroberait et derrière eux et chaque image où se faufile une ombre que l’on regarde une énièmes fois et se dire que c’est là que je me prends les ronces et je vais vers ma quarantaine et ma vie leurs ressemble 

  • Seven, comme seven minute no teasing, no fear !

    Le seul malheur est qu’aucune feuille n’est tombée ! Et j’ai appris que lorsqu’on a faim plus personne ne compte

  • Trouver justement ce qu’il faut, ce qui convient

    J’espère en réaliser 7 photographies de chaussures capturer dans la rue !

    * inachevé

  • Agglomérées

    C’est beau : Oué !
  • Balisée

    Les oiseaux qui s’envolent
  • Enseignes

    Fibrillations de 1 à 7.

  • Safari

    * inachevé

  • Cap’ure

  • Endrars com in

    Screenshot

    J’imagine tout sauf un catamaran, et voyant que je voyage, je voyage ! Je ne sais pourquoi je doute d’autrui… , ceux dont je doute sont mes amis, c’est par amour à eux que je danse

    à Abdoullah.

  • À présent nous parlons de rachat

    à des compagnons de voyage

    sous la Petite Ourse… ,

    heureux séjours comme se prendre

    la main l’un à côté de l’autre sur

    un lit demain nous aurons le jour

    et nous serons… , avec nos lèvres

    scellées nous nous embrasserons

    encore nos lèvres qui recèlent

    le secret des mots donnés

    la nuit : Rien d’autre que de la nuit !

    je poserai mes mains sur tes seins

    nus aux parfums de mangues comme

    deux mangues ! sans nous dire jamais

    adieu chaque matin que Dieu fait je te

    promets de ne pas sortir sans mon

    téléphone et ni oublier ton journal et

    tes tampons qui te font tenir comme un

    cerceau fluorescent et si cela te repose

    je te laisserai raser ma barbe en m’abandonnant

    à toi entière

  • Saphir

    Chaque matin je me demande qu’elle journée se présente

    Et là je viens d’entendre le fortement du velours

    Mes pensées vagues tête au dedans du brouillard

    Hier au soir je me dis qu’il faudrait que je sorte des pointillées bleues

    Je m’enthousiasme trop vite d’eau des départs et des entrées

    Trop tôt en mon cœur encore pour faire jour

    c’est moi qui omets ou quelqu’un d’autre m’a soufflé cette idée

    de prendre un lit en photographie

    je me demande qu’elle est le nom de la bombe qu’a lancé les américains en Indochine 

    ou les japonais sur Portalbor 

    dans certains états, le port d’armes est légal, – Pas au goût de tous une séance de tirs ! Peace

    je pense à La fumée qui sort des bouches d’égouts, en été, dans Taxi Driver, quelle belle métaphore ! Du génie

    cette heure est à la Palestine, – Qu’est-ce que je quémande ?

    que je connais quelques noms d’armes à feux, il faut dire dont je suis assez ignorant

    je les ai retenu des films de mon enfance : Qu’un peu de vaillance je m’entends

  • Soudaine levée de mes yeux

    J’ai appelé aux ailes un moineau s’est posé auprès de moi il est peut-être de la veille cela est arrivé aujourd’hui même les au revoir à échéance les entames avortées qui m’emportent en des lieux ailleurs où le soleil ne pénétre les ruelles évidemment dis-le ciseaux décharge les hommes de science me rebutent de moi-même cela est vrai que mon parcours est chaotique combien sont beaux les hommes à l’œuvre sur leur métier me laissant que rarement habité Je macère dans ma mixture les colonies
  • Bien évidemment la bave sent

    à Abdelmalik.

    comme une image

    encore une autre qui surgit

    jette celle-ci par la fenêtre

    fouet

    bruits d’un bois de la musique

    l’envie d’écrire

    les bruits de moteurs qui vrombissent

    le besoin de pété

    les bruits de motocycles et un bip

    un accord pour un encombrant

    c’est son prix d’acquisition dit la comédienne pincée 

    étonné

    c’est bien tu te désencombres et achètes aux privées

    bip bip : Ce n’est nullement un dessein animé !

    les cris étranges d’un chat

    : Tu finiras barjot !

    les possibilités qui se présentent à toi 

    la-case-départ-la-psychiatrie-un-logement-la-rue-la-prison !

    au travers d’un semblant de gueria

    que j’ombre… ,

    pour dissoudre et conclure cette ordonnance

    le poing serré sous les dents

  • Des vibrations

    à Ghiles.

    nous ressassons et le temps file nos pensées

    il noue nos histoires à venir et celles qui sont passées

    et nous sublimons au-delà de nos forces

    l’univers de quelques objets faits de souvenirs

    elle et ma médiocrité, nous vivions heureux !

    je crois revivre notre histoire comme un mythe fragmenté

    avant que tout ne retombe dans l’oubli, l’enfouissement

    je prenais quelques pacotilles dans ma besace trempée

    en allant cacher mon lourd chagrin où qu’importe

    et une couette dans une valise par peur de prendre froid

    nous avons eu nos adieux de myrte

    c’était dû à l’harmonie des après-midis d’été

    que nous avons jamais mené jusqu’au bout

    je pleurais en déversant du vomis aux pieds des portes

    de rage et je riais… , 

    je ne demandais rien et je changeais tout

    les chemins de foire dans ma mémoire, à devant une glace, à une armoire !

    je voyais l’inutile vieillard que je serai, le visage convulsé, bleu !

    j’accepte à présent un peu de lumière et s’il faut durer

    surtout que je lui dois pour beaucoup

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route XI


    Je me rends à la pharmacie habituelle, j’y retourne pour échanger des médicaments d’un autre laboratoire. Les boites ne sont pas ouvertes et ils ont la gentillesse et une certaine malice à me revoir, en retard. Comme j’ai pris un rendez-vous pour vendredi passé. En me les procurant la semaine d’avant, j’entends le pharmacien dire en tournant la tête que je ne vérifie même pas le sac. Et c’est vrai, je vérifie habituellement. Je remets mes lunettes de vue. Ainsi, en amour safir ! Je me souviens à présent qu’au sortir de la pharmacie, je me suis dis que je prends un fruit. L’épicerie n’ouvrait qu’à 16h. Tant pis ! Je retrouve l’homme sur une tendeuse, dans une propriété, où becquettent parfois des poules à l’air libre, un coq. Il parle comme à lui même, marmonne de sa solitude, conclu en me lançant la balle et des brins d’herbe, déchets ou tapis de verdure, l’odeur m’a brulée les narines. Quelques pas en avant et il y a aussi des travaux, entre des poteaux d’interdiction de stationnement et la route. Deux hommes en casques sur fond de graffitis orange, très beau tague que j’aurai pris en photographie, sans y connaitre grand chose. Je n’ai pas compris ce qu’ils font, aussi. L’asphalte me donne l’air d’un mille feuilles. Tout semble naturel, sinon secret, neuf. Un décore de théâtre. Je me demande à quoi tout ça concourt. Désorienté, je prends la première ruelle qui se présente. Je me ressaisi et ne veux l’emprunté. Elle serpente et au bout le drapeau tricolore, au-dessus d’un mât, auquel je fais révérence et dont une honte indicible me submerge. Je cherche un banc ou m’assoir. Je m’arrête pour m’hydrater au tournant à droite, comme une bête dans un enclos, je jette un oeil entre les cloisons en bois d’une maison, évidemment, que c’est propre. Pour quelle raison sinon de voir de quoi vivent les riverains, me créer un imaginaire. Et en contemplant ce qui ce trouve autours, des maisons plus vieille que d’autres, une maison en chantier, intuitivement l’idée de tartines me vient à l’esprit, des arbres et des poteaux électriques, beaucoup de plaques de signalisations. Une voiture me fait face, je la colle à l’un des panneaux où elle stationne. Je continue et entre en saluant dans un magasin market, il fait frais. La femme derrière la caisse prend des selfies. Mon souhait est de me retrouver dans une bibliothèque. J’ai entendu qu’en cas de fortes chaleurs, les endroits qu’il faut privilégiés sont les cours d’eau. Et j’omets

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route X

    Une apparition, la lumière prend d’autres teintes. J’entends d’abords le bruit de ses bottes, je ne sais encore rien d’elle, à part les cheveux colorées bleues et blancs, ses yeux qu’elle cache bien, fixées droits devant. Je traverse sur le trottoir d’en face, j’essaie de respirer, en balayant avec mes yeux de gauche à droite. Un groupe de copains jouent à la pétanque. Je ne les connais pas, ils m’ont de suite repérés et insultants. J’ai baissé mon regard, non pas moins par fierté. Pendant un instant, j’ai oublié cette allure coupe gorge, aux sac à dos trois fois plus grand que le mien et dont je me plains. Sa peau blanche comme une oie, osseuse comme une mente religieuse, avec une aura forte. Je vois sa silhouette amincie s’éloignée. J’entends un crachat et des injures à peine audibles. Je m’éloigne aussi. Quelque pas plus loin, je souris. A vrai dire je ne sais pour qu’elle raison. Je n’arrête pas de sourire, elle est stupéfiante. En retournant vers ce qui reste d’un chez soi, il pleut. Puisque tout dérive, l’impression que j’ai perdu la notion des saisons. Le soleil entre les nuages intervalle. Il neige aussi, sinon que cette fois ce n’est que sur moi, quoi faire sinon vivre l’instant. Il y a des travaux sur mon chemin et de la poussière s’élève, el robar, blanche, comme celle qu’à fouler mes pieds nus étant enfant. Je décide encore une fois de changer mon chemin 

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route IX


    Désolé, à l’instant, je vais bouillir de l’eau, il est 07H02. Le 2 est le chiffre idéal dont j’ai honte d’avouer m’en penchant. L’étrangeté, l’inconscience, peut-être la naïveté d’y croire encore. Et Je passe sur les schémas qu’un divorcé et part la suite un célibataire peut en magasiner. Je traverse les ruelles sous le soleil en me demandant où se trouve la douleur, celle qui tord et broie le ventre sans rien relâcher, peut-être ! Je croise un riverain qui promène son chien. On échange des salutations et puis je lui dit qu’il est très beau en regardant vers la direction de son animal de compagnie, un croisé. J’ai l’impression de l’avoir déjà rencontré. Je réitère, j’ai du mal à comprendre. Je ne retiens que la sonorité des mots et me dit que je ferrai des recherches sur internet. L’homme est mystérieux, plus de la soixantaine, une casquette sur la tête. Laisse là cuire, l’oeuf, bedha en arabe algérien, au féminin. Puis refroidir ! J’ajoute du sel et de la mayonnaise. Le jaune me fait l’impression d’un velouté de légumes sur mes dents  

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route VIII

    Le navire sombre je ne sais où, en ébullition ! Je décide de prendre le bus, j’ai un pass. Il tarde, j’attends un peu et j’entame une approche avec une femme, un bandeau à la cheville, debout, des écouteurs sur les oreilles. Je lui demande seulement l’heure de l’arrivée du prochain. Le premier mot qu’elle prononce est pardon. J’ai dû la connaitre dans une autre vie, une connexion s’est établie. Elle est peut-être en communication. Je l’entends dire, envoie-le chier ! Je ressors mon téléphone, m’assoie sur un banc, – Pourquoi j’ai parlé à cette femme ? Un ami m’a écrit du pays. Il me dit souvent qu’il course, travaille, me parle du climat chaud. Je lui réponds en le saluant et j’espère échangé et parler avec lui ce soir. Je suppose que lui aussi n’accrochera pas. La femme me dit que le bus est arrivée. Je la remercie en souriant, malgré ma myopie, j’ai vu le geste de sa main. Le geste d’une femme qui fouette au sortir du lit, à qui j’ai ouvert la porte un matin. Et j’omets. Je décide de changer de direction. Après coup, je réalise la manoeuvre subtile d’un homme dans sa voiture de collection, il me semble que c’est un écrivain. Un sourire, un hochement de tête de sa part. La messe est dite ! Je me retourne les bras croisés. Je me dis tant de gens attendent de lui, rien de moi. Et une confirmation que le moyen de s’en sortir de ce labyrinthe est de chiasser  

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route VII

    Au matin, j’ai faim, surtout. Je temporise. Puis je vais à la boulangerie, espérant qu’elle est ouverte et qu’il y aura un sandwich. Sur l’allée de la résidence vers celle-ci, j’essaie de voir les dégâts, s’ils sont visibles. Étrange, le plat, l’air est pale. Tout me semble à l’ordinaire ! J’ai un oeil tellement différent en d’autres circonstances. J’arrive devant la boulangerie, une ouverture exceptionnelle selon des raisons que je suppose de plannings. Elle me propose un truc aux saumons. Et comme je vois une poche en forme de baguette. Elle me propose daredare de m’en faire un au thon, avec de la tomate, de la salade et de la mayonnaise. Je ne cherche plus ! Elle insiste sur la mayonnaise. Elle m’a parlée de Daniel, qui sera en service le lendemain. Il parle portugais, bel homme, réservé. Je règles en la remerciant. Je sors. Entre les mains un sandwich qui m’a retournée le ventre. Je me dis qu’elle a été chiche sur le thon, une fois le gueleqton englouti. J’entends le téléphone qui sonne alors que je me prépare à ressortir. Une fois arrivé sur l’ Avenue Mirieu De Labarre j’appelle. J’ai dû mentir à mon père en une minute de conversation. Je suis en sueur à la recherche d’une aide pour le ménage, ce qui me paraît impossible à effectuer, depuis plusieurs jours. O ciel quelle est belle la femme à l’accueil, très surprise, par ailleurs et dans la retenue, aux yeux bleus. J’en ressors avec un prospectus et un rendez-vous pour un devis. Lointaine est pour moi l’atmosphère du milieu professionnelle, des bureaux et d’autres petits services rendus, du travail. J’illusionne presque de cette tentative. En passant au pied des immeubles, des giclés d’eau me tombent dessus, quelqu’un arrose des plantes, peut-être un écoulement automatique

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route VI

    De la journée à la nuit, du 29 au 30 juillet, il y a eu des bruits de voisinages. Des nuisances sonores, rien de particulier ou qui ne sort de l’ordinaire. Je ne sais d’où elles proviennent et je ne sais la nature de ces bruits. Les stores sont fermés, pour cause de chaleur. Au courant de la nuit, j’ai ouvert la fenêtre de ma chambre pour prendre un peu l’air, les stores encore fermés, cela peut paraître bizarre, mais c’est déjà mieux, rafraîchissant. Aux alentours de 2 heures du matin, je crois que l’on m’insulte de l’appartement attenant, j’ai ouvert les stores et je suis sortie au balcon, pour demander de cesser. Il y a effectivement un homme assis, de type noir, au balcon. Je suppose que c’est un locataire. Et la voix d’une femme que j’entends depuis l’intérieur : Gardes le silence, ou quelque chose du même genre. Je l’interpelle verbalement. Il y a eu des insultes de part et d’autres. L’homme en question m’a insulté et est entré, d’une petite voix mesquinement juste de quoi l’entendre, sans pour autant arrêter. La journée suivante est des plus étrange, oblique, baveuse, mirifique. Je ne sais où je vis, la résidence qui m’abrite me semble en feu. Et elle l’est, depuis le sous-sol. Une Femme vulnérable par amour a mis sa vie et celle de ses voisins en danger. Et j’omets… ,  je ne l’apprends qu’une quinzaine de jours plus tard. Étrange, aussi, lors de mes sorties je croise de nouvelles personnes, adultes, enfants à la mine grise, au hall d’entrée, les escaliers que j’empreinte régulièrement. J’arrive à peine au cours d’histoires d’individus qui m’ont précédées, entremêlées. Il ne se trouve personne pour m’y convier

    * inspiré

  • Où est le bien ou est la mauvaise route V

    à Mouh Saîd.

    pourquoi vais je ainsi d’un pas pressé, un sac derrière le dos je trotte et marche, là où il faudrait que je fredonne. Un air pour de l’air au passage de minimes grivoiseries. Je crois que j’ai envie d’être extirper, non par la réussite. Aussi, pour qui ? Pourquoi ? Si dérisoires me paraissent ces raisonnements. Je poursuis et celui à qui je souhaite le pire cale dans son suv, et me crois lui apporter une assistance, – Est-ce bien lui, hermétique sous clim ? Est-elle restée toujours la même ? Après toutes ces années, je la sens comme une seconde peau : Miss Mojo Risin ! Alerte, je guette, une patrouille de police passe. J’attends le prochain bus qui s’est avéré tourner en rond, qu’il promene. Je saute et trace suivant un geste d’après une médiathèque, perdu sans l’intuition requise ou le contrôle pour utiliser le téléphone. Sur la carte d’un arrêt, j’ai vu que l’eau Le Peugue est proche. Je me dirige vers elle, des escaliers au-dessus d’une piste étroite. Je remets ça à plus tard, accompagné ou jamais. Je ne sais ce que j’ai avec ces objets. Du pays mon coeur youhache* les larmes aux yeux. Le thorax comme un oud vibre un mouvement, une mélancolie parmi les canards qui remuent et je refuse de les voir. Et faut il ne jamais demander de l’eau à un cycliste ? Je me dis ashflys*, et qu’il s’est passé tant de choses en 20 heures ! Il me faut remonter ! Ça ne pardonne pas, un homme qui marche ne compte pas ses pas, surtout un urbain. Des enfants qui échangent sur d’autres enfants… , tu vois qu’il a un désir d’enfant. Je vois des marcheurs un peu plus apaisés, aussi beaucoup d’hommes torses nus. Pour ma part, je reconnais les poètes à trois inclinaison de la tête, dans les rues. Un viticulteur pleure à contre jour pour ne pas avoir l’air qu’il pleure, mais de quoi ? Un tram passe, je me retourne. Pourquoi depuis des années j’erre dans un pays étranger et l’esprit abusé, aussitôt que je chante l’un des conducteurs relève la tête. L’autre celle avec une serviette s’essuie le visage, la mienne, la sienne. Très maghrébin que je suis, méditerranéen, exultant. Je franchis des ponts, un pigeon bigarrée crème et ocre se pose sur une branche. Je me demande si c’est un mâle ou une femelle, – Est-ce aussi à cause des innocents ? Je regarde le ciel, très nuageux, la lumière, le don et qui me renvoient à ma finitude, un au-delà, incertain, hypothétique sans préférence aucune pour un pari. L’horizon. En rebroussant le chemin, avec ma casquette, le survêtement, le sparadrap sur les orteils, des converses après un passage à la machine. le t-shirt en sueur, qui apparemment fait pincé les lèvres. Je comprendrais peut-être l’attitude des itebelen*, à un carrefour, une affiche pour du béton, sur l’autre trottoir, en parallèle, non à l’igv, un lien directe se fait comme telle, et le soir venu il pleut il pleut

    * Un manque exacerbé.

    * Néologisme.

    * Une troupe de musique traditionnelle Kabyle.

    ** inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route IV

    Je crois que mes écrits sont jusqu’à ce jour de jeunesse, malgré un vif regret ne valent presque rien, sinon qu’elles sont bientôt aboutis. Le temps est venu pour moi de n’espérer qu’une cellule … , la sédation et la musique ! Vous y voyez peut-être du François René C. Le Marquis ? Mais je me suis retrouvé peut-être dans un maquis, qui sait ! Non, c’est vrai, en général, on s’occupe de moi, pour ce qui est de quoi faire, manger et l’heure qui convient, où et quand chier. Ils prennent même soin que je m’automédique, mes traitements, si je fume peu ou assez, combien de cuillère à café. Pour ce qui est de l’ordre l’égal ou pas, les démarches, mes droits et mes devoirs… , je me souviens lors de mon obtention d’un titre de séjour, y a eu une journée obligatoire de citoyenneté, qui n’a servi je crois à rien, parce que trop tôt, abasourdi. Bien sûr, j’ai vue parfois des codes civils, de droit dans les boites à livres, mais je ne lis pas pour m’en sortir. Les dossiers, je crois savoir m’y prendre, parfois les fournir. J’aime ça ! Les timbres, pareil, papier ou numérique. Liquéfiants. Je crois qu’un homme, sincèrement, ne devrait jamais rien signer de sa vie, ne doit patienter et attendre que le petit bonhomme vert, ou sinon trancher en plein milieu : L’interdit ! Même si chacun fait parti intégrante des The Beatles. Allongé durant, leur Song se diffuse, je tends la main, raidie, cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps. Je regarde les étoiles scotchées au plafond de la mansarde. Je crois que j’ai saisi, fou ou tocard

    *

    Je revenais à la maison avec deux soleils, l’un dans mon cartable qui me perce de ses dards, l’un dans mon cœur en laine et les cheveux en houle dans le vent. on m’attribue un surnom, le lionceau

    Pont De La Maye, Gironde.

    La photo au-dessus a été prise au moment où avec des documents contre sa poitrine, un homme en conversation et qui me filme avec son téléphone, appuie sur ma gestuelle, à cause ou après un rot… ,

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route III

    Je me lève d’un lourd sommeil, il est envieront 21h. Je déverrouille le tel, à 12 caractères. Pas de mail ou autres ! J’ai oublié si j’ai déjeuner ou pris un café ! Il dit, attention, tu as pris ton café. L’un d’entre eux dit qu’il y a un huissier. Le greffier, c’est moi ! Je pisse, suivi d’un verre d’eau. Je ne sais quoi entamer, il va faire bientôt nuit. Je chante, fredonne. J’ai oublié aussi si j’injure ou si je blasphème. J’ai un carton au plein milieu du séjour qui contient une valises xxl. On ne perverti pas, ceci est pour la génération des années 2000 ! Cette valise, commandée avec le service essayer d’abord, payer après, sur un site Allemand Z. Pour laquelle j’ai reçu 2 avis de passage. J’ai dû me rendre pour la récupérer à La poste en bus, ce qui m’a pris 40 minutes. Au retour, j’halète celle-ci sur mon épaule. Bref, je déballe, c’est ma deuxième, n’importe comment, le carton y a que ça ! L’un d’entre eux dit jette ce carton. Je fais ma valise, avec des allers retours, du plus récent à ceux qui ont une valeur sentimentale. Demain, je démonte le meuble. Je range les cintres dans une boite. Et pour finir, ma boite à souvenir, comme chacun je crois devrait en avoir une. La même précédente voix familière dit : Trig sed li tedi ma trad ! Aussi, tu dormiras sur le sol. Je répète cette malédiction, parce que je l’aime bien, devant le levier encore un verre d’eau dans la main. Je vais sur l’atelier, vois les notifications, relis le dernier texte, que je glus. L’une d’entre les voix dit que je fais mes heures, les compte, et ne suis pas un vrai poète. Le tout sous un fond de musique chaâbi : Sont venues mes rivières ! Je l’écoute sans comprendre. l’une des voix dit à l’instant sans comprendre rien ! Je ne sais appréhender l’extérieur, j’y viendrai un jour, ou pas d’ailleurs. L’une d’entre les voix, que je ne reconnais, dit que nous avons assez d’éléments pour le faire interné à vie. Ruse ou foutaise, rien à battre ! Fais en une forge. Est-ce qu’il me faut cette stimulation, émulation ? Je ne veux entendre, ou que je n’ai rien d’autre à dire, qu’importe je pars. Il est 23h10, je consulte le solde de mon compte. J’envisage de préparer le repas de ce soir

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route II

    Cet aprèm, le médecin dit que je t’encule. Toujours en cet après-midi, le voisin dit tu vois que l’on t’encule bien. Il dit que je suis ton père. Il dit que je suis engagé par ton père. Il dit que tu as perdu ta vie, que tu es foutu. Je me dis que j’ai froid. Je vais mettre une veste. Il dit met ta veste Sergio T. Je me dis que je ne l’enfilerai pas, peut-être plus tard ! Il dit ne la met pas, le froid, c’est bien. Je m’affaire et décide de la mettre. Il dit tu vois bien que tu as fini par la mettre, puisque tu manges à tous les râteliers, que tu vas la déguster jusqu’à plus faim. Tu vois que tu te fais avoir encore une fois. Je vais pour pisser, j’y suis et espère mourir. L’un d’entre eux dit par dieu, tu meurs. Je lui réponds que j’assisterai à tes funérailles, debout au-dessus de ta tombe. Il dit c’est toi qui me tue. Je ne suis qu’un bahloul, j’espère finir comme un âne ! L’une d’entre les voix, toujours aux mêmes heures, selon l’heure de mes repas, deux fois d’affiler au moins, dit que j’aurai tout le temps de corriger en prison. Et j’entends aussi des prières maléfiques. Ils disent hallucine bien. Je me dis que j’ai bien manger au resto Tassili. L’un d’entre eux dit qu’il t’ont ensorceler. Je me dis que je vais prendre mes cachets et un beignet. Ils disent que je mange comme un goinfre. L’un d’entre eux dit que tu vas mourir de faim. En tout cas, tu finiras par tuer pour manger. Je me dis qu’est-ce que tu dis ? L’un d’entre eux dit dis- moi toi ce que tu dis ? Je réponds que je bois de l’eau et essuie mes mains. Ils disent péte un coup. Je pète. L’une d’entre eux dit mets le sur Fourre-tout. J’exécute en espérant slam. Puis pour faire chier je l’inclus dans Glu, bien sûr sans rien faire. L’une d’entre eux, depuis l’extérieur dit que si tu sais ce que tu as signé. Je me dis que je vais voir le prix d’un article après son achat de celui-ci, peut-être je ne sais quoi ? Il dit va voir. Le prix n’a pas changé, celle de ma vie qui est toujours en jeu. Il dit que tu es fou, que tu es fou ! L’une d’entre eux, au-dessus, ricane sardoniquement. L’une d’entre eux dit que c’est de cette façon que la folie commence. Je me dis un pas

    * inspiré

  • Où est le bien ou sur la mauvaise route I

    j’ai fait de ce petit recueil une chimère qui me dépasse

    et qui est nourrit de fictions

    je reviens vers toi, Prophète de l’Eternel

    que je ne peux échapper à mon destin qu’un certain temps

    et l’issue ne sera que plus fatale

    ce recueil, comportera quelques poèmes

    il commencera avec cette épigraphe

    : Quand vous apparaîtra clairement de quel côté ceci à commencer.

    Shakespeare W. 

    son premier insigne est Vers la vie

    le second est Sous la lune

    ( le vote est ouvert à tous ! ).

    votez 1 pour Vers la vie

    votez 2 pour Sous la lune

    Quoi de beau Arman ? Et bin, en 2021, je payais 70 % du prix d’un titre de transport. Je trouvais que c’est abusé. Ils m’ont attribué un pass gratuit Tbm, grâce à une tarification solidaire, en 2022, ce changement m’a surpris. Ils m’ont expliquer que c’est dû aux nouveaux barèmes. Toujours poli je dis bonjour, je valide, aussi à chaque correspondance, surtout. Les conducteurs ont parfois un grand sourire. Sinon qu’une fois j’ai entendu l’un d’entre eux dire que je rentrais dans la Mecque, comme j’anticipe le pas droit ! Je commence à douter. Et puis les choses ont empiré et sont devenues récurrentes : Faites attentions on film un barjot ! Qu’ils adressent à chaque usager qui empreinte les portes d’entrées. Qui eux répondent Merci de nous prévenir ! Depuis hier, le 25 août, aux alentours de 13h02, à la station le Bocage, j’ai pris deux tickets avec deux trajets. Une décision que j’avais déjà en tête pour me déplacer soi en vélo ou feignant comme je suis de continuer. J’entends le conducteur dire : Il compte nous poursuivre. J’arrive à destination, après les annonces de presque toutes les langues, jusqu’à là tout va bien. Au retour, je valide. Le conducteur n’a même pas répondu à mes salutations, ni daigner me jeter un regard. La main du coeur levé, en redescendant, je me dis que ce n’est peut-être qu’un con parmi tant… , la vérité là dedans, pour l’instant y’en a aucune ! Pour ce qui est de la justice j’y crois… ,

  • Flashez à perpette

    à tous ceux auxquels je n’ai pas accès.

    Ecoutez, écoutez… ,

    Si je crois dormir lorsque je me réveille

    Le plus clair de mon temps au bord du lit

    Qu’un clin d’oeil me rassure

    Que trois points tournent ronds

    Lorsque je m’adresse poliment à une ia

    Et qu’il est cinq heures moins une

    Peut-être l’heure d’une prière

    Ce n’est que moi al médeh

    Si je crois que rien n’a changé depuis ces quinze dernière années, fou que je suis, majnûn et n’arrive plus à lire les signes et à ne pas savoir écrire, à manger sur la table de chevet l’esprit reposé pour me revigorer, à dormir sur mes os, que j’oscille même en marchant, dans les quarante huit métre carré, où sous chacun de mes gestes un gouffre s’ouvre, sujet à des forces inconnues, aux troubles et trous de mémoire, le vide hanté de ma raison, … sans trembler, sans trembler quoique je dise la vérité ou que je mente ! Je m’éclaire d’une pile

  • Ronds de fumée

    Une lampe qui éclaire dans le noir permet de voir à une certaine distance et de considérer les ténèbres autour !

    Source inconnue.

    avez-vous déjà entendu quelqu’un dire

    qu’il mange de la raclette à son travail les rites et

    les pratiques barbares sont mon quotidien

    supra-réaliste il me revient la poésie qui

    demeure un mystère en dedans et en

    dehors elle trône au-dessus de tous les concepts

    elle est aussi partout une voie royale pour

    qui sait s’y rendre de tous les chapeaux

    elle porte le plus beau

    on peut toujours rétorquer qu’il n’y a

    que les poètes pour s’attacher

    aux vieilles choses de ce monde ou

    peut-être qu’elle est surannée lyrique et

    encore antimoderne, etc.

    cela est certainement vrai et je l’aime en moi

    naïvement entièrement et surtout lorsqu’elle

    suinte j’ai réveillé autrefois humblement

    modestement en douceur des parcs entier où

    des esprits noirs et sages gouvernaient que je vois

    juste et m’en apercevoir comme une satisfaction

    cela est horrible est tellement beau et clair

    dans l’azur de mes pensées que je prends le loisir

    de douter de l’exactitude de l’information

    je me dis peut-être que j’ai tort qu’il y a des

    zones d’ombre qui m’échappent les eaux troubles

    de la perception sont des choses qu’il faut dire

    arrivent couramment en vrai cela peut me réjouir

    d’avantage je relève ceci

  • L’indu

    Tout acte est un acte de résistance… ,

    Source inconnue.

    les besoins élémentaires

    de mon corps, mon esprit et mon âme

    comme la faim et le froid, le sable et le sel, le souffle de la poèsie

    j’ai aussi un cœur sans abri comme qui du manque est plein de tout !

    le manque d’un logement aux dorés alimentaires ce qui est kif-kif de l’est à l’ouest !

    sans abri qu’il délire d’amour comme un élixir qu’il faudrait boire

    avant qu’il ne s’assèche

    je clame

    : Je ne traverse que par manque !

    comme une fournaise pour tendre ma main

    vers une aide improbable

    la voie internationale par-ci, l’international par-là

    ce qui devrait me faire taire ou ne plus craindre les mots

    beaucoup d’entre nous sont morts pour ce qui n’a aucune valeur

    d’où qu’il provient le devoir de mémoire

    sinon al’ouach te hante ! 

  • Un mort, ça creuse !

    il m’arrivait de ne pas reconnaitre un mort

    je ne retenais les prénoms qu’après une fréquentation continue

    je reçois à présent un coup à chaque terrible annonce sur les réseaux

    et ma conscience s’alourdit de leur disparition

    je ne m’approchais aux enterrements qu’à peine

    pour entendre les prières et les habituelles incivilités

    mais jamais la veille pour l’adieu d’un visage

    j’allais pour ceux qui m’étaient encore étrangers

    à fin de me recueillir et m’éloigner bien qu’un peu entaché 

    la mort dit toujours autre chose

    … !

    est-ce cela qui lient les hommes ?

    j’accompagnais l’impatience des ombres

    mon ciel s’assombrissait sous un irradiant soleil

    les âmes d’une vibration montaient et rejoignaient leur céleste demeure

    et puis le cimetière retrouvait ses endeuillés et visiteurs

    tout cela semblait laiteux comme une crème

  • Non seulement nous observons mais nous sommes aussi contemplés par la nature

    Nous avions un arbre, pourtant assimilable

    Un sapin, très vieux

    Presque sans âge, une tour de garde !

    Le quartier depuis est devenu méconnaissable

    Abattu

    Quel acte tragique !

    A la fin de ce qui en restait

    J’entendais ses plaintes et ses écorchures

    Nous disions qu’il était dangereux de jouer en dessous, qu’il risquait à tout moment de s’effondrer. Il était effectivement très haut et se balançait comme un enfant, instable. Comme nous tous, je voulais l’abattre et faire un grand feu, danser autour, sachant que je ne le ferais jamais ! J’accrochais dessus des guirlandes en papier en signe d’adieu

  • Soliloques

    à celle qui saura m’aimer.

    Aussitôt après que l’idée du déluge se fut rassise,

    Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mou-

    vantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de

    l’araignée.

    Après le déluge. Illuminations. Arthur Rimbaud

    il me revient ton image radieuse que je touche, ses aspérités sont mon chemin, combien seul sur une terre étrangère et dans le noir de ce jardin, comme une perle qui coule

    tu n’as jamais cesser à chaque grand virage de m’aimer, sur les tours de garde et devant les âges. notre relation aussi brève qu’elle fut été intense, rare et sublime

    je peux sentir tes bras autour de mon cou, c’est de tes gestes, tes lèvres accueillantes… , – je te pleure, mon amour perdu ! je te promets de choir dans l’œil du silence

    je lis à l’instant la nature de tes imitations, comme me persuader qu’on ne peut construire sur le long terme. tu es étonnamment une femme, dont j’admire tes astrales

    te souviens-tu des arbres que l’on capturait, les grilles hérissées de pics et le parc ? j’y suis aussi fantasque qu’au cœur des nues, une source de calme et de régénération

  • Qu’importe si je te vois comme mon amoureux

    à Zoubida.

    il avait quelque chose de l’empêché et un sombre cœur, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’alger. il voyait la soif des routes et les vents sonores jointement

    il rêvait d’une union de la parole, et ses factions ne se souciaient que des échelles à talonner. il se présentait comme tailleur de pierre, s’attelant au granite des consciences

    il plaisait aux femmes selon les dires de ses proches qui en témoignent, surtout son petit côté voyou. il était coiffé d’une casquette bleue recouvrant ses cheveux noirs mêlés de gris

    il aimait promener son regard sur les bateaux amarrés, entre les quais ou à la pérouse sous un ciel voilé. il remontait les lendemains en riant avec l’aube entre ses bras

    la bouteille d’Ali La Pointe ne le noyait pas, porté comme un bouchon sur les peines des révolutions tronquées. paisible, il contemplait la baie avant l’orage comme un berger

  • Sensations

    l’atmosphère de moisie qui nous magnifiait, le bleu-noir du ciel, les étoiles, ta peau, je m’en souviens : comme de ta voiture rouge métallique, une ZX de 1991

    tu te tenais juste à côté, tes habits baissés… , elles filaient en demi-teinte ces punaises, de vraies bêtes théâtrales. elles mouraient autant les grands soirs de fête, les nôtres

    elles brillaient pour toi seule, cette nuit d’été de l’acte bréviaire, – dis, tu les reconnais ces soirs d’été, où chacun avait son dôme ? tu l’avais comprise cette substantifique moelle

    nous rêvions à demi-mots nos nuits désordonnées, parmi les algues iodées et l’odeur de la berge, etc. tu filais entre mes mains vers les rives baltique, mais je t’attendais !

    même si je sentais les prémisses d’une déchéance, trainant entre mes jambes et près de moi, ton esprit qui criait à la cavalcade. je me baladais avec ton visage, comme un délit

    c’était juste des météorites

    c’était juste une étoile filante

    c’était l’histoire d’un poisson combattant

  • La mort de Willem

    à Wassim.

    ils se consument comme une chandelle, conscients qu’à moitié de ce qui crève les yeux, d’autres ne sont que les pantins de la folie, et tuent en de cruels hasards

    il y a des jours sans pareil miroir, – dévorez-vous les uns les autres ! je suis innocent, mon cœur douloureusement en peine, de la si pauvre âme partie, seulette

    il y a que la vie est un coup de couteau accepté résolument en pleine poitrine, s’éteint d’une aveugle mort, comme un vendeur à la sauvette effrayé par ses abords

    il y a que la tristesse originelle de Kâbîl est sans limite, comment en finir de trop s’achever soi-même ? je n’ai plus de visage pour vous mes amis, tout est à la cendre étalée

    il y a sous le bleu du ciel de tizi-ouzou, un air toujours bleu, où pullulent de vieilles outrances ! je souhaite seulement être là-bas, de l’autre côté de la réalité

    je

    veux

    extraire

    et rendre

    des essences ou

    me taire

    comme ceci

  • Béat comme… ,

    béat comme une incantation qui exhorte l’univers d’un guéridon, – n’est-elle pas belle, un chaos ? elle présage les sèves autant qu’un fifre, s’enthousiasmant de la gaieté des trèfles

    les atours envoûtants, bariolés, ne sont que les signes enjoliveurs, ceux des virevoltants. enracinés, ses ongles pénètrent ma chair, inondent mes balbutiements

    je la soulève comme tambour, trempette et timbale ! une ordalie sans cadi, lorsque ce n’est que loi des balafrés. son versant : une lune qui de ses morsures m’aiguillent

    je fugue parmi ses cavités, fébrile, mon arc est jalonné ! je tends vers son cou, embrasant, sa jugulaire bat fort. les liqueurs semblables aux pulpes emportent mon repos de sconse

    je fixe ses amendes, assorties aux guirlandes de coton. les arabesques de nos caresses s’allongent : éclairs ! effrayé, l’ascension de ses désirs me semblent double et si incertains

  • L’entraînement

    à Sihem.

    ils sautent l’entraînement terminé la tête la première sur une terre rouge, leurs peaux glissantes et les culs bombés. ils ne se parlent pas, – pourquoi alors marcher ?

    vous vous figurez un train qui rentre en gars, non ? sauf qu’ici, le ciel mousseux leur tombe parfois sur la tête, comme la pluie ! le train s’arrête en noir et blanc

    ils ne cherchent rien de particulier à se surpasser, à briser leurs cœurs. ils traversent des kilomètres à la nage et en eux-mêmes, voilà tout ! ils ne savent plus lire en riant

    ils savent par contre glisser lentement jusqu’à leurs lits, l’exploit ne demande pas autant à des adolescents ! la lie de leurs rêves est l’ergonomie simple, sans causes

    ils ont quand même soif et une faim qui creuse, comme des cyclopes sans les vivres ! même si plus personne ne croit à ces créatures, encore moins ceux qui les font

  • Savonneuse brume à pétrole

    trop tard et dans les saisons coulait un nectar, la vie belle… , – enfin, Tizi-ouza ! l’attenante comme un vent de printemps parfumé de saligauds et de machines à l’huile

    où allaient les hirondelles fidèles à nos rues, des gorges blanches qui virevoltaient au ras du sol ? c’étaient nos matins de caramel, mes voisins respiraient sous les velours troués

    te souviens-tu, non seulement des nuances, comme les roses de l’émeute, mais aussi la rose rébellion, celle qui fessait de la ville un guêpier, une savonneuse brume à pétrole

    je frictionnais avec l’hymne d’un seul chantre, de sa gaillarde voix qui effilait la lignée des exilés. il me semblait que tout était instable et confus, un grabuge derrière nos échos

    il faisait doux dans mon cœur, les raisons d’y croire encore étaient absentes. il faisait bon de vivre parfois dans mon quartier, une fraicheur à l’aube retombait, luisante

  • Les façades d’Alger

    à Ramzi.

    il marchait en plein milieu de la rue en tenant une petite baguette en bois dans sa main gauche, il était enveloppé d’un drap, de braises et d’un front où perlait la sueur

    il avait des yeux blancs semblables à ceux de Jacob Le Pacifique, et un ciel au-dessus qui l’ornait de son fluide mystérieux. le sol d’asphalte n’opprimait pas son ombre

    les plus anonymes étaient autour d’une statue noyée dans un bocal d’algues, l’écoutaient prophétiser une énième fin du monde. un Rai circulait dans les habitacles

    lui comme moi, comme quelqu’un d’ailleurs, comme toi, on rêvait de croiser une sœur, une graine pleine d’une vilaine histoire à nous raconter et vibrante d’amers soleils

    je devinais à son aura de feu et de glace qu’il éprouvait une perte, alors que la capitale de la frénésie est ainsi devenue, un spectacle pour le spectre des moutons noirs

  • À rebours de l’hiver

    ils rentrent au port inquiet, une cloche retentit entre les poteaux de fumée. la lune est pleine et s’est éteinte pour un temps. j’écoute avec l’œil du cœur l’espoir luire

    ils sont ivres de sel, de la houle et des vents. la cale d’hiver est comble de cotons affrétés à skikda. ils gardent un mauvais souvenir de cette ville aux péripéties prophétiques

    je revois les visages des marins sortis tout droit d’un Goya, les contours des corps rivalisent de promesses inachevées, – des olympiens à la pointe des mauves !

    je reste stone sur les quais de bois et dans un froid brouillard, mes mains sont jointes en signe de prière pour qu’un jour je connaîtrais la même paix intérieure et durable

    ils s’affairent sur le pont du bateau amarré, comme un tout dont un je ne sais quoi qui revigore leurs survies. j’entends leurs lointaines voix, bien loin :

    A nous, à nous le bel horizon

    Nous sommes des baleiniers

    Ma Fatou est chez l’aumônier

    Ali Alo voilà le harpon !

    A nous, à nous Dublin ! 

    qui ne me quitte jamais

    qui ne me quitte jamais

    … , etc.

    chaine frêle d’ici et d’ailleurs… , – dois-je expier ?

  • On aurait dû aller à Vérone 

    qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges ? un flash : les vrais soirs de Marie Antoinette, de marbre sa silhouette !

    j’observais en silence mon retour, ennuyé à travers les routes… , ses féeries et ses effluves distingués, un ravissement mêlé à une sidération. je ne la nommais que rarement

    je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. elle était sur l’herbe des heures durant, presqu’ile lointaine, désentravée

    elle portait dans son cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait et changeait de radio comme les sauts d’une sauterelle

    je quittais son univers avec précaution, insinuant qu’elle me rendait nerveux. je me revoyais parfois rêver près d’elle, non, vraiment, pas très loin d’ici

    elle était jolie

    et rouge

    elle m’avait choisi

    elle avait

    elle s’était refaite

    elle était ma Philomèle

    en rossignol

  • Et puis, le dernier

    je revois sur internet des vidéos idiotes d’amis qui se font des blagues, parmi tant d’autres publications ! tout me revient comme une farce, inimaginable, déjà entrevue

    je ne referme plus mes yeux sans qu’ils me visitent. j’aspire à déterrer d’autres joyaux pour m’en sortir quitte, libre de voyager sans croiser personne, libre de rêver

    j’intercale leurs particularités avec nos adieux, surtout les fois où les houris me lacéraient. le sol sous mes pas, comme il y a nos traces ! tant d’êtres chéris ont disparus

    j’approche à peine des récentes personnes désireuses de me fréquenter, pour me précipiter aussi tôt dans un caveau. les adeptes de la gagne, soi-disant frères

    ô vieux malards, n’entendez-vous pas l’hallali ! la même langue qui nous divise, celle qui vient fendra vos oreilles ! à qui vais-je en vouloir ? sinon à la terre entière, sinon à Dieu

  • L’un ou l’autre hante

    je reviens au parc… , je lis entre les spectres qui passent, sans la menace ! le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabétisme, de géométrie sans espace

    je me dirige pour uriner vers les toilettes, – il n’y a de public que les urinoirs ! en marchant, ton nom me revient. je songe à rentrer en bifurquant par la fête foraine

    je parcours la ville submergé par mes souvenirs, quoique tout à changer ! ton image m’enveloppe comme du vernis sur les pierres, de la pollution qui noie mes yeux

    je prends le tramway sur la trame de ce poème, – il y a tant de visages qui me peinent au cœur ! je cherche par quelle ruse atteindre l’autre chemin qui était possible entre nous

    je ne comprends pas tout de cette ville et son eau qui ont le goût du sucre. je ne joue plus, si tenter qu’un jour mon destin m’y a mêlé ! je ne suis pas heureux, même pis

  • Du jour, du messager et de l’homme qui vient

    il est sérieux dans l’amour et les choses sentimentales, que trop bouleversés selon ses dires. il ne trouve aucun sens à donner à sa vie, errant sans lien ni but

    en suspens et à la limite se nourrir, il n’en éprouve jamais le besoin. il attend les hirondelles, ses aspirations passées sous silence à défaut de se heurter

    il évolue dans un état embryonnaire et a peur, il a souvent peur ! comme de son urine et de ses excréments. il n’a pas égard pour la mort et n’entend rien aux évidences

    il cherche pourtant l’apaisante prière faute de ne plus s’y reconnaitre. il ferme les yeux en se souhaitant un amour, un amour de forage ! ses jours se sont cristallisés

    il a des visions d’un monde qui advient, il n’écrit rien, mais bien le dernier a dessiné des formes archaïques, Abrahiques ? il doit les vivre, sans voile et sans trame

    il est beau

    et est un ange

    comme Mathieu de Chagall

    tout envieux

    chômé contre les murs blancs

    de sa ville

  • Jeunesse

    j’aurais tout fait pour quelques-uns de tes mots sur un bout de papier, revoir l’un de tes sourires que je reconnaissais parfois sur mes lèvres, dans un lieu quelconque

    tu m’aimais comme un soleil, une étreinte… , – de quoi s’alimentait mon amour pour toi ? je ne le fuyais en rien, je n’y touchais plus, pas de cailloux ! nul n’y contrebalançait

    je ne saurais d’avantage de moi sur chaque détour et abandon. tu étais au-dessus, tu étais la nuit aussi, comme Leila. je laissais pour y croire encore ton pain dans ma bouche

    je te pourchassais dans mes rêves, comme un trappeur arpentant, arpentant, etc. je me souvenais d’un éconduit qui jouait l’été au piano, alertait sur ses orages à venir !

    je dérivais de quelques ersatz, comme d’un bloc désaffecté, – étais-je dévolu à cette autre chose ? mes trains de fumée, mon singe à cymbales… , et puis, venait la houle !

    deux âmes se faufilaient derrière ce poème

    sans doute plus…

    une algérienne, une française

    elles étaient la même : une Eve

  • Je n’étais au fond… ,

    je n’étais au fond que ton amant qui se dépréciait, s’affichait avec ses lutineries. un coffret enfermant des salubrités, – salivante était la Marseillaise, salivant était ton sang

    je heurtais le lointain de ton pays jamais arpenté, tracté par tant de tes visions. j’étais de tes passions que j’enfilais comme des capsules, depuis le banc des absents

    j’épelais ton nom dans nos draps, cher amour, ma louve ! je croyais que le soleil m’abandonnerait à mes abstractions, tandis que mon âme se desséchait, saoule

    j’écrivais encore, encore sur mes palettes de beurre, boulinant ! avançant par petits crans, un exilé voyageait. c’était les passagères du soir, le parfum des melons, les parasols

    l’un de mes cousins dort sur le lit à côté, est-ce ses rêves où je ballote d’un horizon à son pendant ? à quoi bon le réveiller pour se raconter, en ces moments de doute, de transition

    je ne suis que mon poids d’écailles, sinon un clown

    au quartier, tantôt je manquais

    comme tant d’autres questions

    à l’adresse de l’éternité

    qui me taraudaient

    l’instant d’avant de m’y plonger

    comme celle où j’en étais ?

  • Rien n’est aussi fumé qu’un myope

    par les chemins interdis… , les interdis ? tu tiens un cigare dans ta main. en vue, c’est des bœufs, coucou les bœufs ! tu pisseras plus tard, lorsqu’il cessera de pleuvoir

    une cabane tient sur un écriteau, ça tient sur un écriteau… , de la peinture sur bois, beaucoup de bois dans les bois ! tu ne t’attardes pas à l’accrocher au ciel

    et tu es comme un camion forestier, – de quelle couleur sont-ils par ici ? lourds. un volant pique, une halte peut-être ou une proie, puisqu’il fait si bon, puisqu’il fait ceci et cela

    et tu aurais aimé voir un ver de terre qui creuse, se cache. tu te prêtes aux clapotements de Garonne, tes hanches s’en délabrent. puis, un bruit, un grognement qui retombe

    et tu espères craintif un sanglier… , toi, interdis, tu arrives après tout ça, comme l’eau d’une chanson, qui ne figura peut-être pas ! sais-tu le jour, sais-tu du moins le mois ?

    quelqu’un habite ici

    il habite ici, – ça à l’air bien !

    quelqu’un habite bien ici : attention aux chiens !

    attention à ton odeur

    à ton chien

    c’est d’ouvrir dont tu parles

    en marchant et en fumant

  • Il s’est juré poète à la verte bouche, du coton odorant et sans cesse se retenir

    il sort pour mourir, il rentre, s’écrit ! son existence ne tient que grâce aux papillons de nuit. la mort coule partout, pour de vrai. il tente d’y réfléchir, scabreusement

    il marche en transe, la lune est bleue après l’orage. Dieu, – à quoi bon la vie ! une épaule est passée, méfiante, elle respire fort. il se débat avec comme un fou, à cornes

    les vents comme des drapées d’été, les épines et l’église, les voûtes… , – misérére de l’ignorance, il part ! il tend l’oreille à des murmures, – là-bas, une lumière dans le ciel

    il est réellement outre qu’il en oublie ses sous au distributeur, osera il un café à crédit, est-ce là le tribut d’un passage ? et revenir, revenir sur ses pas, pour un fantôme

    la parole des gens est courante, une vibration de chaque instant, un creux dans la fabrique totale. la cour de pharaon est questionnée, ils se répandent sans le dire

  • Être limite au-dessus du cou

    à Nader.

    je doute à présent de moi en parcourant le monde, mes yeux ouverts et mon âme vibrante de ses trésors inexplorés et couverts, même de la petite et innocente rosée

    longtemps et reclus dans les murmures d’un mal logé, je n’ai jamais compris l’esthétique d’une poignée de feuilles qui font un ensemble harmonieux, sous un ciel parsemé

    je poursuis cet instant d’éternité d’une grâce renouvelée, les nuits sans pareille glissent irrémédiablement et bientôt incommensurables. je tiens encore à le croire

    je me lève lentement de mon siège pour prendre un recueil hors du temps qui plante une graine, une complainte maladive. je fraude tous les trains, la vie comme une escale

    je me laisse être au firmament, sans germe et sans aucun remord dans le cœur. je me rend compte qu’Ulysse avait un équipage et des compagnons de voyage

  • Allez… , allez… , allez… !

    il se réjouit du peu qu’il devine des gens, presque île en désolation. il est convaincu que rien n’arrive par hasard, une évidence pressentie, sans jamais rien atteindre

    il sait que cette histoire est mêlée de son dernier amour naïf. il lui suffit parfois d’une rose échangée contre une lecture pour que son âme soit liée pour l’éternité

    il chantonne les feuilles mortes de Paul V. il voit les étoiles de Vincent V. G. la lune a l’apparence d’une femme, seul prévaut l’enchantement de sa rencontre, indéfinissable

    il pose sa tête au sol à la nuit tombée, pleine de réminiscences d’archange et malmenée par des sommets lubriques, comme celui qui a un aperçu du paradis et abdique

    il est un rêve qui s’oublie sur la chaussée, est-il une dramaturgie, et qu’elle rêve ? il finit en s’allongeant sur une berge instable. il pleure peut-être de ne plus jamais la revoir

  • Ta caresse qui ne se posait pas

    j’errais sur les boulevards, je pensais à toi… , je te voyais partout, tu n’étais pas là ! tu étais une barque, un tram, un Boeing, pour me transporter vers un pays oublié

    j’errais parmi les gens au consulat, je rêvais de toi… , j’étais encore jeune pour une si vieille histoire, rendu détenu de ce qui n’existait plus, pourtant en m’y heurtant

    j’étais mal devant mes médecins, j’espérais ton empathie. je ne savais rien conclure sans les autres, à l’étranger et privé de toi. je m’en retournais en fredonnant ton nom

    comme tout était noir, les nuits, la tristesse. tu n’avais pas idée du sang qui coulait et se versait sur les tables, des aliments purifiés, fumants ! je portais lauréole d’un orphelin

    c’était le silence ancestrale du puits abyssale, un noir tombeau martelé. j’étais un bout de peau, une membrane solitaire. je me vidais, – de quoi ? personne ne pouvait répondre

    ô fleur magnétique

    sur qu’elle île paradisiaque pousses tu ?

    j’irai te cueillir aux sommets

    au vu et au su de tous

    sans peur de mes peurs !

    et je croiserai le haut et le fort

    à l’idée de la mort

    comme un soldat, un vétéran, – est-ce que tu avais la vertu

    des femmes de soldats ?

  • Un noyau descend

    de quoi vais-je accoucher à quoi je

    fais face qu’elle est cette terreur et que je kutup

    là dont le visage est la poésie l’idéal amoureux

    même de résistance ou simple délire

    mais je n’éprouve et que je kutup

    là rien de semblable ma colère noire plus

    que le noir des nuits sans étoiles plus

    que le noir de l’hiver en été du tombeau

    solitaire à l’encontre d’imbéciles peureux

    souvent dans l’urgence l’immédiateté sans

    nuances une tendresse une anse d’amour

    qu’ils reposent en paix du moins pour

    cette nuit et que je kutup là où ils font preuve de lâcheté

    totale de volte-face couverte de malhonnêteté

    de peu de tolérance te prive sans remède

    en conciliabule l’inadmissible est admis

    et ce n’est nullement une dénonciation

    couper une tête d’un animal

    n’est digne d’aucunes des parties

    puisqu’il en repousse deux jusqu’à

    une multitude le mal a un nom l’indifférence qui

    divise et envoie au diable pour sûr

    nos valeurs sont non sûrs et que je kutup là

    comme un retard non-négligeable

    sur mon passé et que je kutup là dans

    mes nuits constellées où je trace des

    lignes géométriques à la vitesse de l’éclair

    sinon ma cruauté me fait défaut et la

    monstruosité de mes proches est infinie

    l’alternative est simple parfois vivant ou mort

    me constituent foncièrement

  • Je conte hkaya

    lors d’une soirée d’été invraisemblable de celle qui enchante nos cœurs

    nous nous sommes dirigés vers Tigzirt-Hôtel au bord de l’eau

    avec de la hauteur sur le ciment dans le cabaret comble

    il y a des musiciens et des jeux de lumières de projecteurs

    nous avons quelques argents dans nos portefeuilles

    prévu depuis l’après-midi genre le short mat dessus le vermillon

    nous voulons passer la nuit avec une femme de la région

    notre programme s’est déroulé comme la journée d’auparavant

    nous nous sommes baigné la matinée et dormi sous les parasols

    puis nous avons pris une douche froide à la fleur de jasmin

    pour se revigorer et se délayer de la chaleur

    nous avons l’air joviales de bonnes manières au retour

    bien entendu attentifs de nos pudibonderies

  • 💫

    et voilà soudain une femme meurtrie

    mon cœur une autre me sort de mon inertie

    et encore sans artifices ni ruses et

    surtout sans ombrages comme

    l’ombrage dissous des couleurs

    après l’orage plus jeune avec

    des copains livrés à nous-même

    au carrefour de nos vies on discute

    des richesses et des infortunes et

    surtout sur rien de théologie et des femmes

    passagères saturés on a besoin de quelque

    chose de nouveau que l’on devine à peine

    comme une nouvelle aire pour nous c’est

    amplement simple l’apocalypse pour

    maintenant et la plus bref possible

    ou celles descendues des montagnes

    alentours nourries à l’eucalyptus un peu

    naïves et bien en chair ce qu’on a compris

    sans nous le partager pertinemment est

    qu’elles ont d’autres charmes de persuasion

    et voilà voilà pour conclure précisément

    ce qui me demeure l’un des mystères l’erreur

    de ma vie de croire en la disparition de

    toutes relations saines

  • J’arrive à expiration

    Le poète se doit d’incarné les oiseaux

    Le poète se doit d’agir comme un prophète

    avant de prendre les voiles noires de ma nef

    je dis à mon père d’une voix d’or

    comme une directive que l’on se donne

    et qui sonne creuse

    je serai prophète sur une terre étrangère

    le jour d’une nuit insondable sans me retourner

    et c’est arrivé qu’une fois nu un draps sur la tête

    comme par l’endurance d’un oiseau

    longtemps depuis que je ne fais plus avec la question de l’être

    que je ne vais plus avec rien

    les espaces que je vois me sont sans importances

    où je dilue les merveilles de mon imaginaire

    comme un funambule sur un fil transparent

    comme un paysagiste œuvrant pour de froides mains devant

  • Les enfers moraux

    étranger jusqu’à l’os

    je me tortille comme un serpent 

    pour échapper

    à cette robotique 

    qui dort au tréfonds

    < Je ne suis plus un enfant de l’innocence >

    seulement lui écrire une chanson à son honneur

    qui parle d’amour et parfois en bien et en mal

    du beau temps ou de la grisaille

    avec cet air mono que je fredonne 

    où on s’y retrouve ailleurs

    je vois devant moi un rideau noir

    et il n’y a rien derrière ce rideau

    anéantissements

    jusqu’à l’envie de retourner 

    aux sources

    comme avant les résurgences

    une fois au cinéma

    entre deux désirables femmes

    l’une s’est suicidée et sa copine

    … , en entendre parler ?

    arrière arrière de la fabrique

    toute âme minérale

    il me revient des mots

    que je n’occulte 

     » Flottaisons blêmes  » 

    parmi eux ont trouvé leur siège 

    le seuil de l’innocence

    que je m’interdis

    je me sens triste en matière générale

    scindé 

  • Ce foulard on fait avec… ,

    une guêpe choisit sa mort en face d’un mur de brique

    elle est délogée et pimpante jeune à se crever les yeux

    dans cette vie entre quatre murs où je cogne la tête

    le tour est vite joué par avance

    dés l’enfance l’apiculture attira mon oeil papillonnant

    je dois être l’oeil de la chandelle pour ceux qui suivent

    et qui disparaissent du grand chant

    vite ! vite : on se mettra sous terre on ne traîne pas !

    des anges violets me survolent et j’oblige l’encontre

    la mort n’a pas de mots

    je ne vois plus mon soleil qui rayonne

    je n’ai plus de lune

    sur les lunes la rue de mon quartier charpente

    le sang se trahit dit-on

    la chair est poussière de soupière de sperme

    je chante et quelle mascarade d’un moi vivant !

    je vois La Ténèbre où la mort se fête spirallement

    les nuit dans ma ville natale les rues sont parfois criminelles

    les nuits cette ville à la mémoire du sang

    je tape du tambour et joue de Laroxyl

    et de la défection jazzy

  • Ce n’est pas encore la fin du monde sinon un monde qui s’écroule

    Par là-bas il y a

    Vraiment rien d’extravagant

    Sinon surhumain

    Plus clair

    Quoique dans le doute, toujours

    Un rien qui délivre

    Une marche vers l’avant d’un livre

    C’est à dire que je recule d’une dizaine d’années

    Je rembobine la sphère

    Il n’y a pas si longtemps, une femme m’a épousée sous un soleil ardent, en réalité rien n’a changé depuis dans mon coeur. Ce jour là, pas si lointain, son âme de biche est sortie de ses yeux. Je ne l’oublie à jamais imprégnée dans mon corps. Il est où le jour promis, mon amour ? Nous n’allons pas rentrer, encore ce soir. Je parle à ta bouche de miel et le centre voit. L’âge que j’ai est triste, quel âge ! Je n’en peux plus de cette humiliation. Je sanglote de joie

  • Et c’est long long

    Je me dis que les nuages sont rassasiés

    Comme mettre le prix pour la fabrique d’un cancer

    Je tente d’expier mes fautes en le bravant

    Mes déluges, mes fantaisies

    Je suis sensé et heureux

    Est-ce que je suis vivant ?

    Le monde de demain est plaisant

    Le désirer pour tous

    Liberté

    Qu’il faudrait que la folie s’exprime… , j’aime voir le monde qui s’écroule, les gens s’éloigner, comme un adieu sur la colline de mes ancêtres. Mes yeux glissent, oeil de lynx, – Où est-ce que tu vas ? Reviens à moi, reviens… ! La distance est ma condamnation, ce qui me reste, vers quoi je tends ! Enfin, un peu de silence. La silhouette, il faudrait l’aimer, sans avantage. Le temps en suspens. Je m’observe en délicatesse. Les astres seront encore là demain comme hier, ils me guident. Il fait nuit, j’entends de l’eau coulée, en dedans. Remplis-moi vite

  • Pile

    j’ai lapé du lait Et c’est ma tasse // j’ai lapé de l’eau Et c’est ma tasse // j’ai lapé du miel Et c’est ma tasse // j’ai lapé du cacao Et c’est ma tasse // j’ai lapé de la bière Et c’est ma tasse // j’ai lapé de la sanguine Et c’est ma tasse // j’ai lapé le plus fruité des breuvages L’entre deux cuisses Et c’est un délice

  • L’injection

    à ceux qui me visitent du matin jusqu’au soir.

    le recoins du bureau s’allonge sur le mur du balcon

    faisant une tache sombre au milieu de ma vision

    je vois des arbres indéterminés

    sur un fond de ciel gris

    j’entends l’appel du vert

    ayant refermés mes paupières

    survient un manque pressent de brume

    une tête d’un oiseau et une aile

    Fantomatiques

    la couleur est dû à ma lecture de L’opéra du monde

    je me tais au passage de la brise sur les arbres

    j’appelle

    j’ai les glandes d’un crapaud aux bruits

    sous le son d’un train je me tais aussi

    il m’arrive de parler parfois le chat

    les mots qui suivent sont en arabe et feignent la disparition

    je me retourne de ma droite vers l’orient

    et guette

    je tends la main gauche et prends ma cigarette électronique

    et j’ai vu la page de la direction de la culture

    trois journées sont de la fête

    et je rage hors de moi

    j’appelle en retenant ma respiration des odeurs d’excréments

    et que peut-être j’attends l’asphyxie

    j’ai dû avoir 365 battements du cœur

    mêlant morve et salive dans le ventre

    encore une fois

    on m’a prévenu que l’on ne parle pas dans sa tête

    et rien n’a pour l’heure de sens

  • Et je chante à l’aube

    le premier vers

    est volatile

    dont je me souviens

    qu’à peine

    est-ce que c’est la plage

    de ma vie ?

    j’ai fait hier

    pleurer mon père

    l’hier d’aujourd’hui

    se télescopent

    d’intensité

    aux deux amours

    aux doux amours

    au loin d’ici

    je ne sais si je dors

    sur les vagues

    portées à mes oreilles

    que nos cœurs

    meurtris partagés synergiques émus distants vieillis anecdotiques émoustouflés

    de nous embrasser

    à ce que j’ai

    le silence de l’agneau

    tremblant

    épuisé

    et les blancs

    du lainage sur le dos

    hier nous avions

    tant de mots

    du soir

    échangés

    hier j’ai fait pleurer

    mon père

  • Twain City

    un nombre incalculable de concepts, d’images et de mots envahissent ces formes de choses, comme celles-ci rien qu’avec des objets ordinaires. Pareil, j’espère réaliser une série

  • Ne tient pas pour authentique

    au gré de mes pérégrinations… , j’espère en réaliser sept ! Et à ce qui paraît, pour l’avoir lus, la meilleure heure pour publier un article depuis n’importe où dans le monde est six heures am / pm

  • Je me brise en bas

    à Jack.

    Bordeaux je t’aime

    Mais je me sens si triste

    Bordeaux je t’aime

    Ce que je vis est insupportable

    Bordeaux je t’aime

    Je suis dupé

    Bordeaux je t’aime

    Mon Amour n’est plus

    Bordeaux je t’aime

    Je prends toujours le même chemin

    Bordeaux je t’aime

    Malgré les bruits qui courent

    Bordeaux je t’aime

    Tu ne mesures pas l’immensité

    De ma solitude

    Je suis venu de loin

    Tu m’as tout pris

    Fais ce que tu veux

    Sans secret

    Bordeaux danse avec moi

    Macabrement

    Que je n’ouvre à jamais les fenêtres

    Bordeaux je vois en toi

    Un labyrinthe

    Bordeaux je t’aime

    Ma Hermione ensorceleuse

    Furieux de cette vie arrachée

    La vie comme un mirage

  • Ibis voodom

    Des escaliers vu d’en dessous

    Un gâteau dans un levier en inox

    Un verre vide avec la trace du niveau de lait

    Avec une fourchette

    Un plus dans une circonférence

    Une pelote de laine

    Un rouleau de papiers dans un calice

    Une pilule blanche et une autre rouge bordeaux

    Dans la mains gauche

    Qui maladroitement gauche

    c’est les vacances

    pour la plupart

    il est minuit toutes les heures

    sur un banc une femme

    elle parle

    une cloche retentit

    : sauvée par le gong !

    qu’elle s’élance

    avec un appareil

    je capture cet instant

    entre irréalité

    & le vide

    tout ralenti

    l’apaisement

  • Paroles en l’air

    je ne lis presque plus je

    picore je glane ! j’emplette

    toujours les mêmes livres au

    moins 2 fois un camarade écrit

    des fiches de ses lectures qu’il

    me transmet je ne dis pas que ceci

    ou cela est meilleur sinon que je

    lui serre de pochoir les histoires ne

    m’intéressent plus ne m’ont peut-être

    jamais porté je préfère les

    méandres de sa personne son

    vécu une exploration je ne prends

    pas non plus ses approches au

    pied de la lettre il se cache bien

    maladroitement étroit

    le plus drôle entre le moment où

    l’on se dit au revoir et de raccrocher il

    me perce de phrases de mots

    qui écorchent une sorte de

    ponctuation un rejet total les

    mêmes que l’on entend lorsqu’une

    personne tourne la tête à contre

    face et baragouine ou grimace

    je le fais aussi avec un

    sourire pour une ricochée que

    personne ne conçoit par ailleurs on

    les nomme des couleuvres rendues

    courantes des saloperies que j’ai pris

    le long de la vie on a que ça comme

    échange transmission à donner un

    théâtre pauvre qui provoque crachats

    miasmes chose qui peut ne pas me

    révulser que l’on brûle un rôle

    que l’on endosse pour se faire

    désirer ou détester de même attirance

    l’air apeuré distant et proche

    de la syncope stupéfait souvent l’épaule

    nouée il me questionne avec

    des réponses qu’il apporte : ouè, ouè, pardon

    je n’ai pas compris ! j’écoute

    et ne laisse jamais mes ongles sans

    les arracher jusqu’au sang c’est

    lorsque je parle avec mes camarades

    que la notion du temps disparait

    à l’inverse je me demande combien de

    temps ils patientent pour entamer une

    simple conversation prendre le téléphone

    échafauder leurs plans chacun sait ce qu’il

    veut et à quel moment l’obtenir

    prédétermination anticipation calculs

    et lorsque je m’en dors… , j’entends le

    même fouet que le titre : The Ubiquittus Mr. Lovegrove

  • Reconnaître le cadre

    Irrigations de 1 à 7

    toujours ce pressentiment de la fin, de la mort qui me hante et plane pas loin, aussitôt suivit de l’idée que ce bout à bout d’histoires y contribuent…
    j’ai vécu le mur,
    j’ai pensé le mur en ses formes et ses contours,
    je crois à la nécessité du mur !

  • Paniers

    à Oussama.

    Une porte s’ouvre, je respire, j’évite, je décompte…,

    une voiture passe, j’entends : tu finiras pochtron ! j’ai mon œil dans le viseur. tout bien considéré : c’est le vice-versa du karma… , – peut-être peindre au-dessus, qu’en penses tu ?

  • Perds

    M. Léo F. Disait lorsqu’on s’aime l’absence n’est rien

    M. Amar E. Disait lorsqu’on s’aime qu’elle souffrance est plus atroce après une séparation

    l’un à un

    : viens t’endormir sur ma langue, fixe la parole en ta raison

    l’entre est ancien

    peut-être perdu, oublié, occulté

    pudeur de la puanteur

    quoique la pudeur dépasse les genoux des filles !

    je me questionnais sur l’air et lehn que j’oublie !

    aussi, approximativement :

    fou- béni

    étoile tranchée

    sacristain

    écolier

    j’ai le cul d’une poire

    et la bouche rassis

    si je m’accroche à mon navire

    ce tout coule

    Merci Ezzahi ! Merci Ferré !

    j’attends la réalité, la prendre en conscience… ,

    je m’entends à peine

    sinon, je m’entends à peine !

Bienvenue dans mon atelier !

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Tout signe refusant le savoir doit être marqué par les mots : Ô toi étoile lointaine… ,— Djaroua Allaoua Ouahbi.

L’aliénation la plus grande est aussi ce qui peut conduire, si quelque barrière cède, à la plus extrême poésie… , — Yves Bonnefoy.

Regarder par la fenêtre m’a toujours donné du courage… , mais je vous jure : en réalité, c’est à dire dans ma réalité, j’ai décampé… , — Unica Zürn.