l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Hâter ma convalescence

  • Il s’est juré poète à la verte bouche, du coton odorant et sans cesse se retenir

    il sort pour mourir, il rentre, s’écrit ! son existence ne tient que grâce aux papillons de nuit. la mort coule partout, pour de vrai. il tente d’y réfléchir, scabreusement il marche en transe, la lune est bleue après l’orage. Dieu, – à quoi bon la vie ! une épaule est passée, méfiante, elle respire Continue reading

  • Être limite au-dessus du cou

    à Nader. je doute à présent de moi en parcourant le monde, mes yeux ouverts et mon âme vibrante de ses trésors inexplorés et couverts, même de la petite et innocente rosée longtemps et reclus dans les murmures d’un mal logé, je n’ai jamais compris l’esthétique d’une poignée de feuilles qui font un ensemble harmonieux, Continue reading

  • Allez… , allez… , allez… !

    il se réjouit du peu qu’il devine des gens, presque île en désolation. il est convaincu que rien n’arrive par hasard, une évidence pressentie, sans jamais rien atteindre il sait que cette histoire est mêlée de son dernier amour naïf. il lui suffit parfois d’une rose échangée contre une lecture pour que son âme soit Continue reading

  • Ta caresse qui ne se posait pas

    j’errais sur les boulevards, je pensais à toi… , je te voyais partout, tu n’étais pas là ! tu étais une barque, un tram, un Boeing, pour me transporter vers un pays oublié j’errais parmi les gens au consulat, je rêvais de toi… , j’étais encore jeune pour une si vieille histoire, rendu détenu de Continue reading

  • Un noyau descend

    de quoi vais-je accoucher à quoi je fais face qu’elle est cette terreur et que je kutup là dont le visage est la poésie l’idéal amoureux même de résistance ou simple délire mais je n’éprouve et que je kutup là rien de semblable ma colère noire plus que le noir des nuits sans étoiles plus Continue reading

  • Je conte hkaya

    lors d’une soirée d’été invraisemblable de celle qui enchante nos cœurs nous nous sommes dirigés vers Tigzirt-Hôtel au bord de l’eau avec de la hauteur sur le ciment dans le cabaret comble il y a des musiciens et des jeux de lumières de projecteurs nous avons quelques argents dans nos portefeuilles prévu depuis l’après-midi genre Continue reading

  • 💫

    et voilà soudain une femme meurtrie mon cœur une autre me sort de mon inertie et encore sans artifices ni ruses et surtout sans ombrages comme l’ombrage dissous des couleurs après l’orage plus jeune avec des copains livrés à nous-même au carrefour de nos vies on discute des richesses et des infortunes et surtout sur Continue reading

  • J’arrive à expiration

    Le poète se doit d’incarné les oiseaux Le poète se doit d’agir comme un prophète avant de prendre les voiles noires de ma nef je dis à mon père d’une voix d’or comme une directive que l’on se donne et qui sonne creuse je serai prophète sur une terre étrangère le jour d’une nuit insondable Continue reading

  • Les enfers moraux

    étranger jusqu’à l’os je me tortille comme un serpent  pour échapper à cette robotique  qui dort au tréfonds < Je ne suis plus un enfant de l’innocence > seulement lui écrire une chanson à son honneur qui parle d’amour et parfois en bien et en mal du beau temps ou de la grisaille avec cet Continue reading

  • Ce foulard on fait avec… ,

    une guêpe choisit sa mort en face d’un mur de brique elle est délogée et pimpante jeune à se crever les yeux dans cette vie entre quatre murs où je cogne la tête le tour est vite joué par avance dés l’enfance l’apiculture attira mon oeil papillonnant je dois être l’oeil de la chandelle pour Continue reading

  • Ce n’est pas encore la fin du monde sinon un monde qui s’écroule

    Par là-bas il y a Vraiment rien d’extravagant Sinon surhumain Plus clair Quoique dans le doute, toujours Un rien qui délivre Une marche vers l’avant d’un livre C’est à dire que je recule d’une dizaine d’années Je rembobine la sphère Il n’y a pas si longtemps, une femme m’a épousée sous un soleil ardent, en Continue reading

  • Et c’est long long

    Je me dis que les nuages sont rassasiés Comme mettre le prix pour la fabrique d’un cancer Je tente d’expier mes fautes en le bravant Mes déluges, mes fantaisies Je suis sensé et heureux Est-ce que je suis vivant ? Le monde de demain est plaisant Le désirer pour tous Liberté Qu’il faudrait que la Continue reading

  • Pile

    j’ai lapé du lait Et c’est ma tasse // j’ai lapé de l’eau Et c’est ma tasse // j’ai lapé du miel Et c’est ma tasse // j’ai lapé du cacao Et c’est ma tasse // j’ai lapé de la bière Et c’est ma tasse // j’ai lapé de la sanguine Et c’est ma tasse Continue reading

  • L’injection

    à ceux qui me visitent du matin jusqu’au soir. le recoins du bureau s’allonge sur le mur du balcon faisant une tache sombre au milieu de ma vision je vois des arbres indéterminés sur un fond de ciel gris j’entends l’appel du vert ayant refermés mes paupières survient un manque pressent de brume une tête Continue reading

  • Et je chante à l’aube

    le premier vers est volatile dont je me souviens qu’à peine est-ce que c’est la plage de ma vie ? j’ai fait hier pleurer mon père l’hier d’aujourd’hui se télescopent d’intensité aux deux amours aux doux amours au loin d’ici je ne sais si je dors sur les vagues portées à mes oreilles que nos Continue reading

  • Je me brise en bas

    à Jack. Bordeaux je t’aime Mais je me sens si triste Bordeaux je t’aime Ce que je vis est insupportable Bordeaux je t’aime Je suis dupé Bordeaux je t’aime Mon Amour n’est plus Bordeaux je t’aime Je prends toujours le même chemin Bordeaux je t’aime Malgré les bruits qui courent Bordeaux je t’aime Tu ne Continue reading

  • Ibis voodom

    Des escaliers vu d’en dessous Un gâteau dans un levier en inox Un verre vide avec la trace du niveau de lait Avec une fourchette Un plus dans une circonférence Une pelote de laine Un rouleau de papiers dans un calice Une pilule blanche et une autre rouge bordeaux Dans la mains gauche Qui maladroitement Continue reading

  • Paroles en l’air

    je ne lis presque plus je picore je glane ! j’emplette toujours les mêmes livres au moins 2 fois un camarade écrit des fiches de ses lectures qu’il me transmet je ne dis pas que ceci ou cela est meilleur sinon que je lui serre de pochoir les histoires ne m’intéressent plus ne m’ont peut-être Continue reading

  • Perds

    M. Léo F. Disait lorsqu’on s’aime l’absence n’est rien M. Amar E. Disait lorsqu’on s’aime qu’elle souffrance est plus atroce après une séparation l’un à un : viens t’endormir sur ma langue, fixe la parole en ta raison l’entre est ancien peut-être perdu, oublié, occulté pudeur de la puanteur quoique la pudeur dépasse les genoux Continue reading

  • Encore une fois

    l’excitation que ça pulse de la joie qui s’accroît  et un peu de peine des rires aux pleurs et beaucoup de soleils que je m’entends fredonner dans mon bain dont je me souviens l’air de rien sous le crépitement de la mousse neutre comme un lys aux boutons raidis de mon amie que je bois Continue reading

  • Incipit : Excipit = Continuum

    I am not a dog I can’t be a dog But Sometimes change I dont can’t a dog I can be a wolf Down Just tests Le droit, la reconnaissance, le statut aux hermaphrodites Je crois même que Djeha l’est, puisqu’il est conté par les 2 sexes ! Puisqu’il y a en chaque Homme une Continue reading

  • Perlées

    pérégrination en pays que j’aime j’écoute les six mains en cercle tenant un joyau turquoise les marabouts au téléphone en lançant une prière un couple de rouge-gorges sur une branche de bouleau trois marches tapissées au-dessus du vide les vibrations d’une mandoline ondulent une vipère dressée sur fond… , cet avant l’inversement la couleur de Continue reading

  • Barista décontextualisé

    je me nomme étoile sur ta peau d’ébène toi ma céleste montagne autant proche & si lointaine en toi brûle un feu le feu des profondes abysses qu’est-ce que je dis tu n’es qu’une croisée un mercredi d’été l’instant d’un tour aux alentours métamorphosés par le silence & le baume d’un chèvrefeuille et des tournesols Continue reading

  • Script

    une autre voix dit : Personne ne cherche après toi une autre voix dit : NTM. Tu vas le regretter et tu n’auras jamais d’intimité une autre voix dit : Tu es un chien, tu vis comme un chien, tu manges comme un chien une autre voix dit : Il est fou, perdu une autre Continue reading

  • Les colliers

    crasse de Dieu grâce de Dieu tel est la question que l’on peut se poser la nuit ? je dis n’importe quoi sur n’importe quel sujet sans pourquoi ça annonce durablement je dis forcément quelque chose d’autre qui grince ou pas ailleurs comme une photographie des gazouilles ou sauf pour le rossignol que je crois Continue reading

  • Je traverse en dommage

    une merveille qui resurgit des griffes du temps la plus cruelle et mordante déesse oubliée ce que l’on peut appeler un buste sans l’endroit une femme simplement que l’on aime l’attente exquise et l’esquive du maître d’œuvre où posait-il fébrilement ses mains ? une ombre bleue glisse sur son sein gauche et noyée qui ensorcèle Continue reading

  • La nuit, sauf si elle n’est en rien semblable au silence

    La nuit était le jour et le jour était la nuit   La terre était le ciel et le ciel était de terre   Le soleil se levait sous la terre et se couchait au zénith   Les vents frais passaient sous mes pieds lorsque j’essaie de retrouver ta trace derrière chaque signe et une date de rencontre Continue reading

  • Notes : S. A. V. S.

    Si je n’existais pas, dis-moi comment tu existerais Si je ne parle plus, dis-moi comment ces phonèmes existeraient Que je sois hermétique Que mon réel est différent Parfois j’aime et parfois non Continue reading

  • Contagion de Raymond et moi par soi

    à Joël Z. je sonnais par crainte d’ouvrir… , le gars // comédien // barbe de quelques jours // cheveux long // onduleux // le il ou ce je // qu’importe // ses tripes // male et une pièce // nous devant // le roi des devants // quel drôle de coïncidence à rebours // Continue reading

  • Flux et bavoir

    poète // poétesse // poète artiste // poète plasticien // poète performeur // poète musicien // poète comédien // poète trouvère // poète troubadour // poète du sud poète du nord de l’ouest de l’est // poète en exil // poète expérimental // poète en terre natale // poète urbain // poète voyageur // poète Continue reading

  • Lorsque les mots se tiennent par la main comme les filles et les garçons

    la mort depuis ton départ aux cieux // depuis une après-midi à Sarlat // depuis l’arc en ciel à Saint-Michel // depuis le pont Haudaudine // depuis la gifle reçu d’un voisin ( six pieds sous terre à présent ) et de beaucoup d’autres // depuis le licenciement de FranceLoisirs // depuis le sapin abattu Continue reading

  • Télégramme avant l’an 2000

    à Nassima. Et il y a Quelque chose de bizarre – chez moi – Cette personne que j’étais – Et Celle-ci – n’ont pas l’air d’être la même – Serait-ce – la Folie ? Poésies 1882. Emily Dickinson. Traduit par Françoise Delphy. L’union-centre – Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h01 : Continue reading

  • L’indévoilable secret du vers numérique absolu

    Il me faudrait le creusé d’un espace Avant de me remettre, de m’y faire D’avoir danser avec les étoiles Le temps qu’ont durée mes folies Entre l’ombre et les oasis La terreur et lobe du cœur Mon étique : Le truqué ? Inespéré, je partage un Loukoum lors d’un différent. Une araignée au coin de mes Continue reading

  • Le chaâbi plombe l’oreille d’un sourd perché sur un mur

    L’homme le plus bête du siècle Doit forcément Être moi .. , entre moi-même Entends-tu ce vent coloré Une berge Complètement Manger son fou Du roi mirage Qui t’enroule dans du papier Vert glacé Dès qu’il y a un arabe quelque part On parle de vole Ou de moi Stance en rien démange Mais détrompe Continue reading

  • Insensé et c’est bien que cet espace ne voit le jour

    la beauté d’un sourire jaillit de la joie de vivre je vois des hommes qui ne sourient pas, se prennent trop au sérieux des tanques, obstrués : Vois comme sont les forts ! d’offrir reconnaîssant leurs manques j’avais perdu moi-même le sourire je me retrouve derrière le bruit du monde en immersion il y a Continue reading

  • Beaux cœurs jolis naufrages

    Prière Ne t’inquiète pas Arman, ne t’inquiète pas Un jour tu franchiras le seuil Et tu abondonneras abondonneras Pour toujours Le vent fouettera ton dos je m’endors en remerciant je me lève en expiant je crois avoir aperçu F. A un arrêt de tram les joues rouges… , – Pourquoi suis-je ici ? j’accepte le Continue reading

  • Test de collision

    que les poètes et poétesses s’éternels // que les génies s’éternels // que les compositeurs et la musique s’éternels // que les créateurs multimédia s’éternels // que les artistes s’éternels // que les nobels s’éternels // que les mathématiens s’éternels // que les architectes s’éternels // que les céramistes s’éternels // que les photographes s’éternels Continue reading

  • L’homme qui parle seul

    Il y a des choses qui me sont impossibles à désarticuler D’approcher sous divers angles De les saisir par des mots Elles sont en nœuds Lourds et qui me laissent sans substance, claqué Qui sont en outre, au-dessus de mes forces Et parfois, m’imposent un éloignement Un voile Je choisis alors ma bibliothèque imaginaire, un Continue reading

  • Galette rétrospective

    Ces notes Ces courants de ma vie, sans cesse répétés Comme une chrysalide envoûtante Sauvagement friande Sachant ce que j’ai vécu, intégré pendant et par la suite Font par moments disjoncter mon esprit De les revivre surtout D’éprouver L’enchantement Si doux soit-elle la mousse de mes mots ! Je ne sais comment prendre du recul, Continue reading

  • Tu auras, aussi, ton fer à cheval

    ce n’est encore qu’une enfant peut-être celle de G. une fleur elle tend la poignée quelque chose que je distingue à peine dans sa main autour d’une table qu’est-ce qu’on partage ? nous boirons du sang je l’ai déjà annoncé les lettres latines que Dieu nous pardonne – Cette femme, hier, dont je ne relève que Continue reading

  • Un numéro de carte bleue peut être un poème : Peut être !

    pour Jean-Baptiste P. Et Chantal G. Il choisit parfois de se murer Des jours… , Sans oser parler Ou savoir quoi dire Et annoncer la chose Un escargot sur la tempe Seul en lui-même Sa manière d’étouffer les signes A part l’amour Que lui reste il ? Continue reading

  • Les femmes auxquelles je prête attention

    une femme cette après-midi dans le centre-ville extravagante et belle levait les yeux au ciel et regardait les nuages éparses elle tenait une bouteille d’eau minéral entre ses mains vêtue comme Maryouma de couleurs pastels j’étais d’humeur sombre les yeux grands ouverts, érectiles ! je la distinguais parfaitement au milieu des autres gens elle était une Continue reading

  • Est-ce qu’un portefeuille a la même définition qu’un portemonnaie ?

    mon portefeuille entre les mains, je me réfère aux couleurs de mes cartes et des billets qu’il faut dire rares comme j’évite certains compartiments, comme ceux des photographies et les derniers mots sur papier de mes ex compagnes comme tout est un fatras, j’évite aussi de le sortir de ma besace lors de mes passages Continue reading

  • L’envie de cette voie

    ils voient en moi un poète délirant je perçois en eux mes délires seulement là qu’il se passe rien que là… , quelque chose présence et toi si le froid inonde tes yeux et la paix soif hauteur d’épaule dont ça que j’ai peur chaînes rien qu’une amarre dans le vague horizontal de cette poussée Continue reading

  • Schlags*

    Qu’il n’en reste rien De cet homme Détruit Fragmenté Qu’une salve de feuilles Au vent tourmente A l’automne il s’y condense cet homme qui larmoie au frais du matin et renifle comme un mufle cet homme est réel, ou pas tout à fait, ailleurs les vents lui annoncent et disent bonjour il s’entend entendre vaurien Continue reading

  • De la charogne les loups fuient

    ainsi sorti d’un mauvais rêve d’où ne reste que le noir, comme depuis quelques jours, je dis, je m’entends dire : La dernière misère du monde, il te reste un surplus de balles, même de petits calibres ! suivit de près par l’idée qu’elles ne serviraient à rien je sors du lit. je prépare mon Continue reading

  • Carpette de 49 moutons

    depuis ma petite barque depuis les odeurs de mon petit lit je tangue je vois une jeune femme qui ne peut danser on l’a rassoie pale devant la baie vitrée aux alentours des années 90 je n’ouvre pas les yeux j’écoute distrait un jazz depuis mes cervicales très cuivré très ancien pam pam je tombe Continue reading

  • Rouages

    un temps samsong un temps samsong un temps historacle un temps mortaise un temps chasse d’eau un temps sieste hors champs Continue reading

  • Tableau d’un cintré

    La marque de fer au front Qui a jaillit et qui aurait pu venir d’un camarade : Ne m’approche pas, j’en ai trop bavé, Mon Dieu, fais-moi sortir Des ténèbres vers la lumière. que j’ai passé toute ma vie dans le trouble et j’aspire à voir clair sur les petits chemins & les grands surtout Continue reading

  • Personne à qui en puisse manquer

    Tu te remontes de ces instantanéités, bruyantes Toi, le vivant, le souahéli… , Sans ferme sous tes pieds Sans ferme comme un rapace aux yeux aveuglés par l’horizon qui de villes en longs ruisseaux se déploie sur quelques rêves cornus ou un platane et le besoin de le regarder le toucher de tes doigts et le voir dans ton intériorité pour saisir le Continue reading

  • La queue

    C’est si improbable que ça De mourir Sans faire la queue Dans le cours Du temps De la faucheuse ? j’ai fait la queue pour du pain // j’ai fait la queue pour du lait // j’ai fait la queue pour de la semoule // j’ai fait la queue pour manger // j’ai fait la Continue reading

  • Le gras

    le jazz s’écoute communément les soirs de longue mélancolie et éventuellement accompagner d’un verre cérémonial comme du whisky ou autres le jazz m’apprend à écouter mes notes à élargir mes émancipations il s’écoute aussi en compagnie d’une étudiante en lettres modernes qui se faufile par ici je suis tellement bordélique et sans heures que je Continue reading

  • Les quais sous les étoiles filantes

    dans ma cylindrée dernier cri, une électrique savoyarde ! j’écoute des mélodies dans mon poste radio comme ce qu’on pourrait appeler un homme riche sur les longs quais de Bordeaux je rencontre une troupe de filles en jupe courte je suis jeune et fort, un pharaon ! lequel a encore de belles années devant lui Continue reading

  • Sur la terrasse de la pizzeria Le Mystique

    à l’heure du crépuscule du soir je suis en terrasse et il y a un léger vent quelques regards complices j’entends du japonais sur la musique de Imagine, une voix délicieuse je repense à mon ex-femme, comme déjà bien corrodé ! j’accorde de l’importance à des choses qu’elle a semée je dégage une odeur de tabac Continue reading

  • Les chenilles vont !

    à Nawel. j’aurais pu être toi, comme toi tu es en toi protégé par ta veste de gangster New-Yorkais tes cheveux gominés et tes traits juvéniles je t’intrigue autant que tu m’accapares je devine presque ton désarroi où nul n’a la solution on marche l’un derrière l’autre, vraiment tout près ! cela ne ressemble en Continue reading

  • Les situations insupportables

    à Oussama. je ne supporte rien d’autre que l’insupportable et je m’efface devant l’histoire à une seule vitesse et… , la colère gronde dans mon cœur ! je chemine vers le tourbillon noir de l’oubli mais que l’on me pardonne les crimes abominables commis jusqu’au moindre geste sans grâce qui feront encore des ravages pour Continue reading

  • Le hac de Leïla

    l’été les fenêtres sont grandes ouvertes je porte une cape transparente et chiffonnée et mon bermuda est humide je pleure et halète péniblement, apeuré la voisine de mon quartier cuit du riz dans la cuisine familiale le vent fait gonfler sa djellaba à petits motifs amusants comme un drapeau aux couleurs indéterminés je suis perdu Continue reading

  • Les choses que tu aurais pu revoir

    comme moi, tu savais peut-être que le mot amour ne voulait plus rien dire ou ne nous disait plus rien nous étions trop sauvage pour nous reséduire tes rougeurs : le grain de ta peau // les gravas du jardin public : les canards dans l’étang // la nouvelle vague : Agnés Varda // le Continue reading

  • Caïman de tissu

    je m’interdis de lire – A. par peur de lui écrire et la vexer l’envie ou le désir sont trop forts peut-être, simplement, qu’elle ne veut plus entendre ma voix ce n’est pas de l’amour propre, à elle seule cela suffit je ne like pas ses postes, aussi ! je ne suis plus marié, à ma Continue reading

  • Et tes représentations en sont élargies

    le tour du monde le plus génial qui soit le plus rapide non plus des moindres Courants Noirs, Nikos Kavadias 25,00 euros le temps d’un week-end d’une inoubliable croisière et l’envie de vacances te passe comme l’eau au-dessus des oreilles quoiqu’ils en disent & avec des réminiscences Continue reading

  • On partage nos frites

    elle est la fille                    aux yeux d’émeraudes, une beauté                         aux yeux rouges de lapin d’Ecosse                           de la dernière mode qui me dit : Nous ne sommes pas là pour finir ! seul le parfum                   de ses songes est                           habitable où                      presque                               elle retourne mon éveil comme                            mes sombres Continue reading

  • La moindre

    commençant                    très tôt                 les méandres     des amours sauvages et               rares et                offerts et             inoubliables !     d’autrefois sur les couloirs                           traversés                             par des filles                                      suffisantes où                                   une fleur des sables                        qui s’est noyée                  avec l’eau de la propreté                              une fille magique aux yeux rouges                                          de vieux Continue reading

  • Les ombres

    comment d’une image                  de l’univers de mes amours         qui me faisaient et                               que je fantasmais ? le feu de moi                          en moi autour                    s’étaient soulevé me souvenant                   de mon premier                              flirte sur                               le siège arrière d’une berline                                      qui roulait de nuit                                           en sécurité                          c’était bien, c’était demain où                                    l’on se souciait                  Continue reading

  • L’aujourd’hui qui doute

    sous les extrémités                         ramifiées d’un arbre                       de la cour de récréation                               de dix à dix heures vingt-quatre        elle lui tend                        une corne                           d’un croissant                   simultanément                                 avec un sourire plissé                     il voit ses bras blancs                                     sa peau opaline                en action et                        réalise sa présence qui                  l’emplit de sa poche boulochée                 il sort                    des Continue reading

  • Un arc-en-ciel pour sûr

    à Fanny. j’enfilais                               tes douceurs pour le théâtre, après                         l’acte qui                             s’était joué                          à huis clos                           elle remontait                  de l’histoire la poussière des cité comme                              tout un réseau qui dégoulinait                                  d’une tirade rouge                          je sentais                            la fauche de ses petites ruelles fraiches                                 le tronc                               Continue reading

  • Chaâbi qu’à toi

    à Mounia. les vents                              se brisaient sur la porte                de mon cœur, au désert de mes routes… , ô mon esquive ! je t’accueillais                        et rien                  ne faisait obstacle                           au premier abord ! seuls mes yeux qui                   vibraient et cristallins                                     Lorsque j’allais                 une printanière après-midi                         Continue reading

  • Les choses telles quelles

    si seul d’elle                 de son amour                    je devais des explications, si un jour                        elle voulait les entendre                               je lui parlerais de notre week-end à Sarlat                           inoubliable comme                        une fête                               une noce à la clarté ! je n’avais pas osé                                  caresser                               longuement ses blonds cheveux                               pendant Continue reading

  • Lampes brisées

    ce chant              amour                  tes rêves plongeaient mon sommeil                dans le merveilleux                                        c’était une belle et rare personne                              rien que d’elle                         elle un jour                        m’avait demandée                          la couleur à choisir parmi l’un de ses t-shirts                je rependais par le vert, si elle osait !     je me languissais                              Continue reading

  • Modification

    de la vie               une corde           deux extrémités, l’une comme                   un début et                        l’autre infinie ! la corde est celle                               d’un oud                             elle vibre                             résonne                               de la tête                             aux chevilles, où                              que je pose         mes doigts          pour une relecture                         du temps, de l’espace                           une réécriture                                                                                                                 Continue reading

  • Chœur XI

    devant                  sinon nulle part                mon écran gadget, seul                                saturé                   suffoqué                              risible et convaincu                         qu’il ne me reste aucun avantage                             je reviens                            à jamais                   à ces yeux                           de pollen qui                     m’aimaient où                  transparaissait de l’impuissance                    un trouble profond que                                j’aimais follement que                   rien ne devait Continue reading

  • Chœur VII

    à Islam. les poètes                           chiliens ou                          autres                   revendiquent l’aurore, si ce n’est qu’Ibrahim est venu  : Il a dû beaucoup pleurer sidna Ibrahim, des pleurs mêlés de bonté pure, son fils sur son flanc ! – Qu’est-ce qui se passe                      à cet instant précis                          dans ce bout du monde ? en Continue reading

  • Chœur V

    malheureux                        en vrai, il sortait                               d’une incarcération                         avec trois idées                                                à faire valoir : Repentir, expérience, vanité.                          pourquoi                             le chiffre trois – Qui parlait aussi de réhabilitation ?                      la fin dernière                   peut-être             ou non                 nous le révèlera ! en outre… , – Comme s’il s’était Continue reading

  • Chœur I

    il avait un rien du 19e siècle                       un peu grec, aussi            combien                              irréparable serait la juxtaposition                     avec son époque                             ses familiers, il leur faudrait renoncer à certains thèmes : La beauté, la folie et le rêve.  il repensait souvent à leurs vecteurs                                                   indéfinissables, ses étés étaient comme                les hivers, un ciel gris et Continue reading

  • Quelque part entre le dehors et moi

    à Angélique. je chante quoique           rarement et                       ne danse jamais nu                         pudeur et pruderie, ou rien des deux, puisqu’il m’en faut ! elles me recentrent comme                               un amputé                         je me vois parmi               les ombres, nues                    me tâte, en repos, drue                                je m’y glisse                       que ça sent parfois Continue reading

  • Le temps du souvenir

    ce qui ressort de ma culture est                                le bain comment                              revenir après celui-ci à la vie, lorsque tout s’éloigne et               me semble perdu            peut-être, oui                    que j’en prends je chante rarement sous                    l’eau, sur mes yeux deux pierres, et nu ! dehors                                sous la pluie                       arpentant les Continue reading

  • Je lâche ce cri

    qu’est-ce un cri                  pour un mort ? sinon qu’il peut                               s’apparenter à un râle                    le râle d’un homme qui se castre, se sabote, comme                               chez certains moribonds qu’est-ce la nudité ? j’enlève mes lunettes, me sens nu                            une aiguille, nue                             un homme dans un port, nu                               mourir loin d’un port, Continue reading

  • La vie d’un homme se joue là

    la mort en moi                  et ses sinuosités lorsqu’elle s’insinue, induit        mes choix           et les cimente    durs alors sont les entrebâillements des portes                d’ores et déjà ritualisées, un cri ! c’est à ces moments                     rares que je ramasse                      les miettes d’humanité, de la vraie vie                    et l’autre de Continue reading

  • Je porte encore mon enfance

    je dessinais au crayon                    des lunes, avec des chiffres comme                         des lunes de miel pour un enfant ! je faisais des assemblages                                avec des bouts de tissu, sur du papier    et            bois       je dessinais sur mon ordinateur, aussi                          des moutons aux nez noirs, des drapeaux                             et autres              Continue reading

  • Bord court ou long

    tu sais où va le train des choses ? je n’ai pas compris, un plat de poissons et des crêpes sont le summum ? je n’entends rien, sinon que la désolation s’abatte et se norme je n’en mangerai plus, non par soutien ! seulement en homme qui pense à toi, désolé par ce spectacle macabre, Continue reading

  • Lorsque je sors

    j’ai appris à me laver récemment. en fait, à 37 ans, j’apprends encore, sinon ce n’est pas une raison de souvent le faire. je me baigne dans al bi’a ( faune ). à la sortie de Villenave d’Ornon, allant vers n’importe où, sauf à Tataouine ! quelquefois dans ma barbe, je me prends pour Moussa Continue reading

  • Amour et ambivalences

    si proches me semblent les siècles, aussi proches qu’une respiration, ou les battements d’un cœur, – Nous y baignions ! et si proches sont leurs poètes, mêlés en d’autres lieux et dans d’indéchiffrables guerres l’un d’entre eux est déterré avec son carnet, sous l’œil vigilent de témoins, pour ses mots, rien que ses mots ! Continue reading

  • Mordu de la pêche

    si fragiles sont                   les mois de mai                dans une vie, avait-elle dit           et les chansons                 de l’automne                     qui viennent, qui s’en vont et reviennent ?                          et ce qui précède un pécheur par ici, ça serait puff                               qu’il ait une prise !                          près ou de moi                  mordu de la pêche   sous Continue reading

  • Étapes

    ne restes pas                     dans le noir        ce soir comme                  les autres soirs                 puisque tu as perdu                        tes boutons d’eczémas ton amitié                           et ne meurs pas               de ta nuit             tous ruminants                                                 obnubilés            par la paille sous leurs yeux                         difficile d’avaler                après ça               Continue reading

  • Substantiel

    comme une pluie             d’étoiles sur ma tête       nue        les clés                 de trois poètes qui m’ont sauvé la vie     durant ma première crise           c’était Paroles de Prévert             trouvé à la gare de Marseille, à l’aube     je m’édifiais intérieurement, à la deuxième   avec Ainsi parlait Zarathoustra  la dernière était               moins   douloureuse Continue reading

  • La plage

    sur la plage de Tigzirt // sur la plage d’Azeffoun // sur la plage de Béjaïa // sur la plage de Dellys // sur la plage de Jijel // sur la plage de Tichy // sur la plage de Djinet // sur la plage de Zemmouri // sur la plage de Boumerdes // sur la plage Continue reading

Bienvenue dans mon atelier !

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