décembre 2023
-
D’un soir l’autre soir
mes prières mêlées aux lointains de la harpe arabe nul ne peut me délivrer sans promesse de salut à l’effarement aux troubles est jetée ma vie grandir comme les autres passer les paliers comme des échos et des vents lointains sur mes souvenirs en retentissant me délient et m’éventrent… , vous vous figez devant le Continue reading
-
Pelé
il y a parmi nous… , parmi ceux qui s’aiment, un visiteur ! il se déplace dans l’essaim, intéressant que je m’enchaîne… , ce visiteur revient à moi, et rêve, et de quiétude ! le ciment est leur avenir… , que tu creuses ! il fait presque beau, il fait quoi le il ? dans Continue reading
-
Parler de tout sur presque rien
à Chouaib. lorsque tu prends un savon neuf c’est presque inévitable qu’il glisse et te tombe des mains c’est tellement bête il n’adhère pas tout à fait de suite jamais au gant de toilette ! des chutes imprévisibles sur un nombre incalculable de fois ce n’est qu’après un usage négatif ? d’utilisation qu’il s’emboite parfaitement Continue reading
-
Au crépuscule
à Lionel. à sang et à fumée sans qu’il n’y est un court-circuit enlevé me sauve de mon cou de boue lapé par les saletés et les oublier le premier à m’illusionner sur mon état foudroyé dès le berceau ( je doute fort qu’il se réfère à celui des civilisations que chacun entend autre ! Continue reading
-
Comme les blés verts
sous couvert du conte on dit aux enfants enchâssés que le tonnerre et les éclairs là-haut – tout là-haut ! signifient le mécontentement de Dieu et qu’une fois seuls réalisent leurs premières angoisses métaphasiques alors que l’Omniscient réside en leurs cœurs qui envisagent déjà l’issue du tombeau – ne pas connaître d’enfants est un privilège Continue reading
-
Avec plutôt qu’à moi
j’ai des frayeurs, – où sont mes clés ? je palpe alors de mes doigts les poches oh, non, elles ne me font aucunement écrire elles se prolongent en une sorte d’entretien, des pucks j’ai des frayeurs nocturnes, aussi, – où est-ce que je suis ? où est passée ma tête ? il y a Continue reading
-
L’un.e, d’eux, moi
à ce bout du monde… , qui est la méditerranée ! à ce bout au bout duquel je dis que nous ne sommes pas égaux face au deuil et que ce monde est hanté par des orphelins ! à ce bout du monde… , à ce bout qui est un cimetière ! je dis que Continue reading
-
Inconsciences
sous une aile // avec une présence // devant un visage qu’une personne me tend la main pour moi-même et retient la mienne, comme une prière ! que je palpe à son cœur diffus, j’y songe et elle le sait ! qu’une vie y soit écrite à l’encre du silence ! je secoue mes mains Continue reading
-
Un calme matin
de la genèse du soufre de l’air de la buée dans un verre transparent ! et là, le ciel que l’on redoute l’aube des braves des bonnes gens et l’horreur, évidement comme goûter aux mots à leur pouvoir l’essentiel me revient de l’ancienne école une estompe y jouer comme d’une musique les mystères de la Continue reading
-
La vie serre ses pas
à Angelique. mes yeux se reposent parmi les arbres la marche raffermit ma voix … , si frais, si frais qu’un lupin sauvage ! as-tu déjà vu une bouche souriante qui boite ? j’espère qu’un jour tout me sera égale j’espère qu’un jour je saurais partir au matin, un enfant avec un cahier entre ses Continue reading
-
Inter
les enfants d’halloween : clown au sourire sanguinaire fois 2 – faucheuse fois 3 ( pas tout à fait propre ). dragon bleu – licorne – prisonnier zombie ( ils étaient frères et sœurs ). jason à la tronçonneuse ( il fessait vraiment peur ! ). pleureuse cernée de lave rouge ( pareil, effrayant une Continue reading
-
Ce n’est pas ton lit
je me souviens… , je pleure… , je fume… , un paquet de tabac sous mes yeux ! ( contient plus de 70 substances… ! ). c’était l’été c’était l’hôpital c’était une nuit de soupirs ! je regardais par la fenêtre, sondant le désordre de mon esprit, allongé sur un lit dans une pièce vide un Continue reading
-
Cogner des clous
remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier et puis, abjurer abjurer abjurer… Continue reading
-
Esprit, cœur et âme
j’allume, j’étreins… c’est toujours moi ! la lampe du bureau fatigue mes yeux, une veille artificielle précédé d’un jour comme un ciel d’été, quinteux je repense à mes amis qui ne m’ont pas appris à panser mes maux, à faire mon deuil, où sont ceux que j’aimais ? je les tuerai pour m’avoir laissé loin Continue reading
-
La bonne infortune
à Tarik. quel bol d’air… , et les mouettes percent le ciel blanches comme un hôpital ! un climatiseur tourne ronfle fort – attention je suis cerné ! est-ce que j’étais déjà là un jour de passage ou ailleurs ? je suis d’humeur nocturne, mes yeux s’accrochent j’ai lu les poètes que je voulais, … Continue reading
-
À minuit le mur s’est effondré
à oncle Abdelkrim. la nuit est à l’orage de sable et sommeille sur ses défaites et ses morts sur pieds et livré sans nœuds que je suis le branle d’un sursaut cartonné vendredi, sinon quoi dire ? les jours sont promus aux suicidés et aux fuites les poings ne tiennent plus tête ni parole demeure Continue reading
-
Des coins
sous une main trois doigts comme sous l’eau l’ombre d’un doute foisons une roue selon ses doigts et la loi sur le trottoir des hors-la-loi où l’enfant ne se rappelle plus ce presque rien où l’on était rien avant qu’est-ce que ça apporte et si qu’un paradis s’avance ? Continue reading
-
Tiroir
les autres… , dont tout le monde parle vous savez… , à chaque fois qu’un recueil est publié ? ils ont l’art de composer et l’art d’en parler, – qu’est-ce qu’il vous coûte d’employer tant de verbes ? gras bavardages sinon presse exige il n’en demeure pas moins qu’à moi : indépendance, sans bannière. Continue reading
-
Sur tes rives
elle pèse lourd Garonne pèse de sa mouvance sur les dos sous les lits de personne souffle par dessus de ses riens qui ne l’a sauveront sinon le déluge des poètes les purs je ne sais rien de leurs mots de tes faux ton dos accompagnatrice Iris Continue reading
-
Un flocon de neige dans la poche
Assis sur un rocher, profitant d’un bref instant de repos, j’aperçois un cerisier, haut d’à peine trois pieds, avec des fleurs en boutons à moitié écloses. Qu’un cerisier, bien qu’ayant été enseveli sous la neige, n’oublie pas le printemps en fleurissant tardivement, est particulièrement émouvant. L’étroit chemin vers le Nord profond. Bashô. ■■■■■■ ■■■■■■ ■■■■■■ Continue reading
-
Blanc manteau
le monde est artiste et n’a rien perdu de sa superbe il est en éruption, incessement le voir en son innocence est une provocation honnête malgré son effondrement inéluctable ! tourbillons de points noirs qui tombent du ciel sur un blanc manteau immaculé une présence convoie Continue reading
-
Asile
à Mourad. je combats des écailles une dague à la main sans mes jambes sans mes mots, … de belles écailles ! trouvons un bon deal, la force tranquille quelle foutaise de jeter son pied dans une flaque d’eau boueuse et froide grave et soucieux sur le chemin de fer un souricier ! aimons nos côtés Continue reading
-
Sans crier faillite
la poésie teintée d’un mal la diffusion de la religion n’est pas en reste sans quoi elles ne seraient pas visibles hors moi, je dis pour qui ! combien même il concourt pour le bien pareil, d’où vient le préjugé du poète infernal ? un cran, symbiose une part du paradis est en chacun Continue reading
-
D’où j’apprenais sur les amitiés à venir
découpe éminente découpe corps vers creusé oraison sans rituel beurre et poêle sur le feu l’image sans mots modernité. réalité. scission : évite celui qui suscite le regret 1 ) voulez-vous que l’on parle de ma tête, de mes dents et de mes tripes ? je prenais acte de mon cerveau en voyant celle d’un Continue reading
-
Le politique
un poème c’est l’appel d’un cœur qui nous refuse rien appelle – appelle – appelle fou d’elle, de toi fou de Lui je me contrefiche de moi-même je n’œuvre pas pour la culture je ne construis rien des notions plus qu’intégrées Continue reading
-
Assouplissement
à Isylle et à Rémy. ceux qui vous souhaitent une belle vie, sachez qu’ils vous ont écarté de la leur, comme de leurs orages ! mes lèvres noirs soufflent sur le soleil couchant l’origami enfantine la traversante pluie cogne le vert émoussé des vitres de nos voisins lentement un Je qui n’est pas le Je que Continue reading
-
Reprises & Cie
une mésentente déjà si jeune et puis… , une mélodieuse s’en va qui s’en va je ne sais où avec ses opérettes si tragiques ! comment pourrai-je oublier ? rire et rire avec toi frère, mon frère-sourire tu es l’unique bien qui me laisse comble pour lequel je rends grâce à Dieu et c’est toi Continue reading
-
Souffle le sirocco et je demeure
toi que je devine tu me perçois peut-être en retour toi vers qui j’approche est-ce que tu m’excuses cette harangue ? je tiens certaines connaissances sur la vie le côté charbonneux des choses en moins blanc ! je ne me justifie en rien je te salue Continue reading
-
Un bâtonnet
il y a des poèmes qui me ressemblent que je sens que je ressens que je vois et tous ceux que j’écris que je fomente… , cet objet tient du livre et du recueil se parcourt comme une fiction ! où chaque poème fait est un bâtonnet Continue reading
-
Tous les horizons
dans l’espoir de trouver une super glue qui colle deux fois la même surface je regarde les pubs de patex parmi d’autres produits – o combien le monde semble plat dans un journal ! Continue reading
-
Lire au parc
dans La femme qui était un livre ¹ le poète ne te drague pas lorsqu’il est triste même si le poème t’envoute plus qu’à voir – une ouverture pour permuter, de se vivre le mot qui me vient est séance 1 ) Recueil de Marc Losson. Continue reading
-
Malice
J’adresse une prière aux Prophètes : Vous donnez et reprenez la vie ! Vous avez subjugués le monde Où la vie sur terre est un oeuf hanté Selon les rencontres l’un des haïkus de Jean-Baptiste Pélissier aurait pu se glisser là : Je m’abstiens. cela n’aura servit à rien plus jamais o toi l’endormi tends Continue reading
-
Manifeste
un poème ce à quoi tout homme devrait prétendre la fièvre dans la peau comme un devin Continue reading
-
Repêchages
à Rochdi. j’élève un domaine parmi mes rêves qui me hantent et défilent je redoute de finir je joue du feu sacré par les dieux étoilés et j’en meurs… , et me meus ! investis du champs de la présence comme un vagabond qui pue qui n’est pas ! à propos de mon écriture : passion Continue reading
-
Tigzirt
Le soir tombe sur le jardin. Les oiseaux se taisent. Le silence du soir est un objet perdu. Le silence du soir propre aux animaux, propre aux oiseaux, est un objet spontané, naturel, perdu. Sur le jadis. Pascal Quignard. au commencement il y avait l’oubli et toi et ton corps l’infini du jour brûle ! Continue reading
-
Bois de coudrier
à Islem. en revoyant le soleil à son crépuscule je repense à celui de mon pays sur des nuages bleus quelques oiseaux planent au-dessus les eaux avec des chutes de rien du tout… , il est temps pour moi de rentrer l’oraison enrobée des feuilles aux arbres jubilent mon âme tendrement… , il est temps Continue reading
-
Slam
entre le dire et le faire voir // entre le dire et le faire entendre le réel est donné, – tu sais, le battement de la chose vue ? comme qui a un réel mépris du senti moi, je dois je ressemble à Devoir ! je ne reviens que pour m’alléger simplement étendre ma voix Continue reading
-
Reviens, reviens…
les grincements des volets réguliers se font entendre entre un va et les vents ! me font des points de relais qui n’existent pas qui n’existent pas l’effet scintille brillances de vagues modérées chaleur diffuse musique de vers déraisonnés où ma maison s’endort à l’orée de l’hiver sur une promesse Continue reading
-
Les appelles d’un lointain sauvage
je sors en saluant le transistor comme bel et bien un concert de sourires où nos vies aux piloris se sont lancées et autour tout s’éternise parmi des cageots à la claire bougie du carton et des crayons voici les jeunes du quartier qui rêvent dominos avec leurs mains chut, que plus personne ne bouge Continue reading
-
Certain que le sens, la morale et l’esthétique m’intéressent pas, parfois !
comme des sauts de lèvres des sauts d’un gisant qui drainent cet instant fixe ton souvenir d’où béant retrouvé en l’espace noir que passent les vents et les bruits de ma sombre tête que passe ce corps inapte que je retrouve rien qu’un peu la clarté ! Continue reading
-
J.
j’habite un pays dont je ne reconnais pas sa végétation, ses insectes les personnes que je croise dans les rues avec qui j’échange m’accompagnent longtemps sur mon trajet sauf que tout m’est étranger et lointain… , et ma douleur est partout la même et c’est toi qui m’environne Continue reading
-
Tout aurait pu aller autre
je suis mort un matin de juillet à Talence sous l’ombre froide d’un arbre vert ordinaire embaumé par la pelouse sèche loin du regard des hommes et des bêtes il était 11h24, l’an 2007 Continue reading
-
Un ami passe ses nuits à égorger des chats
tu ne m’aimais plus tu aurais pu faire semblant un semblant d’humanité que tes yeux avaient perdu tu t’en léchais pourtant les babines tu ferais une sacré putain de sainte comme un chaton peu ragoutant dans mon film de fin d’étude : fin d’étude ! Continue reading
-
Zenedine
des mots que je formulais dans un rêve récurrent grâce à la volonté de Dieu sans doute au monde des rêves, par Son entremise sans conteste ! me mouvant sur mon lit comme presque rien ne mérite un Non lorsqu’on aime aussi avant que cela ne finisse en verlan ! Continue reading
-
Cuire
mensonge vert un duvet or de toutes les couleurs de vieux crapauds elle danse bourdonnement scarabée à plat les étoiles d’une tourte et puis, rien ils l’emportent comme la noire ligne le but en blanc ! Continue reading
-
Naïma
on se verra à une lecture de la bibliothèque municipale l’un de ces soirs d’un long froid automnal on s’assoira sur les escaliers de secours en se parlant beaucoup – et moi, je m’y verrai ! on prendra le premier bus tout lumineux l’aube bleue surgira derrière les vitres on se prendra la main comme un secret de l’autre main ta droite tu entameras ton petit-pain une fois à Continue reading
-
Allongement des jours
souvent entre sept collines semblable à une soirée d’été où la lune sera pleine le vent fraîchira derrière l’an onze il n’y aura pas de vent en cette belle saison ! ce sera d’une nageuse qui se filera jusqu’à les matines le diras-tu, en l’an onze fut ce qui sera à jamais perdu ! les gazelles ailleurs Continue reading
-
Je pense à toi, je pense à moi
à Alice. l’heure ! … , et puis deux heures et puis, lieder ! une veilleuse à la chevelure de feu – oui, tant que cela inrecommandable ? une pensée s’emplit de son cœur-féerie elle m’écrit. à la fin… , je fuis… , une aire – dans cette fuite pour lui revenir Continue reading
-
Une touche
à Diane. éprouver de l’attirance pour une personne qui n’est pas réceptive cela te noie dans l’informel, sans appuies ni vérité tu observes ton reflet dans le miroir une trajectoire biaisée très peu conçoivent le sens de jouer à deux d’une valse un nuage menaçant au-dessus du lit fourmillement aux extrémités Continue reading
-
Croire comme si
un soir dans tes vieux jours lorsque tu seras assise auprès de ton radiateur repensant à tes jeunes et belles années tu te diras A. m’a célébré, pense-y bien ! comme l’avez fait avant toi Hélène De France le doux secret de cette maxime se cache dans ledit poème Continue reading
-
Inconmmensurablement votre
écorchure de l’âme une glissade dans du savon d’été qu’est-ce qui permet ? – la noyade. j’ai dû en baver sous le coup des fatalités désordre camouflé un bus orange grince je suis désorienté en face de Ranima De La Cité t’accueillir aux soirs… , t’accueillir entre les interstices de la réalité Continue reading
-
Sous les cotons
à Hania. sous les cotons du temps tombent les rideaux métalliques les innocents flirts s’enrhument une cocotte en papier peint dans des amas d’agrumes ! – est-ce qu’elle m’aime dans ce tout de noir ? j’appelle au Sauveur des hommes ! c’était le crépuscule pour l’heure, j’arrose les arbres de mon urine est-ce que c’est Continue reading
-
Un galet entre les mains
à Mokrani. tu envies l’impassibilité des pierres comme la musique de la main des vagues comme la douceur d’un galet sous le soleil la nature prodigue ses leçons de vie l’eau salée mouille tes lèvres tu envies l’impassibilité des pierres comme leur intranquillité Continue reading
-
Ça n’aura sinon aucun sens
je suis ton ange, tiens-moi la main je suis innocente, pardonne-moi souviens-toi de nous souviens-toi que tu es libre pars à la rencontre des vierges rivages c’est une chance ce départ qui s’offre à toi prends-moi dans tes bras une dernière fois Continue reading
-
S’étend le Bocage
j’écrase l’herbe sur un paisible bocage pour bâtir un tipi sous la pénombre avec mon dos d’hérisson à trois pattes comme à présent prendre l’air est à exclure Continue reading
-
Selon toi un sourire est parfois un sourire de trop
Du haut de mes 48 chevaux vapeurs Je patauge encore dans la boue et dans la médiocrité Les vacances ce n’est plus dans l’ordre du jour Et les jeunes filles ne sont plus ce que c’était c’est le loup qui surgit pour manger la fillette simplette avec des fossettes que je trouve superbe Ibtissama c’est Continue reading
-
Semence
à Ibtissem. les agréments secrets d’une vie incendiaire et ses dangers et ses tourments… , le noir besoin d’un ventre monstre et humide tellement phallique ! tellement fatidique ! les chemins qui se croisent chez le dieu des carrefours la complicité offerte d’un monde juvénile j’enveloppe nos soirées de mysticisme, avec toi jusqu’au petit-matin, parfois Continue reading
-
Une bouche à l’Est
Qu’ai-je consommé à ce rendez-vous J’ai même soufflé dans mon verre Je me souviens de sa colonne, droite Et rien d’autre, vraiment, comment ? elle est bien dans son corps elle est bien partout où elle passe nous tenons à nous dire à contre-jour et dans le blanc des yeux des choses d’une simplicité cruciale le vague à Continue reading
-
L’accueil est double
à Fazil et à Nahil. le marcheur solitaire du désert qui se détache à l’horizon et qui rêve ne se déplace qu’avec son âme il est comme un arbre il est la branche un soir de tempête sa vie ses pays sont à tout jamais perdus que tu reçois permets-toi d’en prendre part et si Continue reading
-
Copieux
l’homme cherche à se résoudre il sonde son âme dans toutes les directions depuis la nuit des temps comme allonger sur la lune tiède et au calme il répond à des leurres et souffre de la contrition et des hommes Continue reading
-
À l’aube
à Taous. une aube erronée d’été un cœur-folie éclairant et brutale, – les pacifier ! ( est-ce revenir au monde parmi tant d’autres feux, comme me trahir ? ). Noor il me suffit de répondre par : plus tard ! café et douce cigarette ! prières une psalmodie de l’aube à mon âme un murmure, Continue reading
-
Argentique
je ne me souviens plus à l’endroit ni depuis quand me tiens morcelé il fait plutôt beau aujourd’hui même dans le cœur de mes voisins ce qui n’exclut pas leur violence ! après la tempête vient l’amour après le soi corrosif à moi la chaleur où j’essaierai de me rendre épave Continue reading
-
À l’été
à Isylle et à Rémy. les yeux du lézard ne voient plus clair la couleur fade sous le citron le souvenir de la prime vigueur ronge les os les soleils des nuits entravées la personne au téléphone ne veut rien entendre le regard regagne les girolles d’un panier moisi le bringuebalant infini baille derrière les Continue reading
-
Au bord de la fenêtre
privation de ses libertés quelques fractions le minimum sur les cloisons de l’esprit une grotte approchait les douleurs creusées creusées la peur de tout raser en désert de raser les murs antérieur silence les infinies impossibilités autour le bruit introuvable était la phrastique sur le bourdonnement de qui était cette perle reviendras-tu, dis… , Continue reading
-
Tout le long d’un mirage
ensorcelé… , – j’étais comme à l’adolescence ne m’en sortant plus de l’effroi sans cesser de la réguler l’air devenait lourd – pesant comme mêlé à l’enfer oh, quel triste sort ! – oh, revenir à un peu d’oxygène sir l’ingénieur ! Continue reading
-
Une lourde porte avant le désert
l’horizon de mon cœur s’est obscurci l’espace de ma vie s’est rétracté l’au-delà résiduel des essences que je quête d’ici même et sur les chemins dans une boîte à huit coins velus où vais-je ainsi, marqué qui ne sert en soi comme sésame qu’à se délier Continue reading
-
En quoi es-tu
de nos baisers confus1 de nos langues entremêlées de nos méandres et de la poussière par mon âme et les coquillages une danseuse avec qui je partage le même félin désir ! le même déshabillé ! les ivresses qui susurrent tout bas les corps exaltés et d’éclats les corps comme un halo cela te rappelle Continue reading
-
On dansait
à Véronique. cela commençait avec le quart de lune qui me semblait mystérieuse et arquée la sérénade des crapauds une fraicheur retombait si douce je voyais par chez toi au-delà de la baie vitrée les oiseaux dans la lumière de l’ouest les crépuscules du soir si beaux Continue reading
-
Une fleur de citronnier
à Fanny. en dépit de ton silence qui m’écorche le sang l’odeur du jasmin qui me blesse blesse de mille morsures de serpents la lune est une amie le soleil est comme une fête le jour décline morose comme les mots que l’on ne peut rattraper sur mes pays et loin de toi je suis Continue reading
-
Chaland
au magic pub… 54, 56, 58 comme dans la nef d’une église gothique une sombre niche au lait froid et de froment la rue se nomme maréchal joffre vous y rencontrerez peut-être son apache à qui manquent une hache et un divin sourire les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict : cette enclave est Continue reading
-
Chaâbi qu’à toi
à Mounia. l’ é d u c a t i o n d’ u n e j e u n e f i l l e p o u r l e s t e m p s d’ u n e b e l l e f e m m e t o n Continue reading
-
D’une autre rive un passage
à Sihem. je m’assois au bord d’une banquette démotique avoisinant des journaux abandonnés et humides seul, je m’écrase sur le grand verre automnal la peuplade d’Afrique tient le cap sur l’Europe un ciel gris au-delà de mes lunettes bleues enduites d’un gras profond qui s’embue – ils ont des huiles sur le corps pour leur Continue reading
-
Panser les mots
à Ghiles. les froufrous de la chandelle sont d’un charme à souhait vos yeux cernés détruisent la lueur du platane d’orient ils étaient l’expression vibrée de votre propre solitude qui tombe comme trois mois de courtisanerie tombent à l’eau Continue reading
-
Sur une table
à Chouibe. elle a fait un sacrifice d’elle-même pour renaître de nouveau nouvelle ainsi que cendre qui ne fume pas ! je suis artificiellement le 14 juillet depuis qu’elle m’a quitté j’étais encore avec cette femme sous le signe du fennec de quelle entité est-il question parlez-moi aussi de vous, parlez parlez… , Bordeaux, Juillet Continue reading
-
Sclérose
je t’aimais dès lors comme une nuée ardente après tout ce temps perdu je partais loin lancé par ton idéalisation entre tes garde-fous : rêvant. je te voulais avec violence d’un lien indéfectible ne sachant pas te voir autrement ! maux gorgé boiteux filament sourire heurté souvenirs défunts 2 ) j’arrivais encore à sourire de Continue reading
-
Et en vrai
les montagnes et les paysages de ma contrée me manquent les arbres et les odeurs de mon quartier me manquent les maisons et les visages de mon enfance… , mais on ne pleure qu’une personne à la fois ! Continue reading
-
Je vous laisse
huit appels émis // deux conversations en ligne directe // deux appels en absence sur le mobile // deux messages vocaux // deux rendez-vous annulés // dix-neuf minutes de musique d’attente // une lettre reçue des jours et des heures d’intervalles et d’attente et aucune autre issue entrevue qu’avec la mort ! Continue reading
-
Dans un monde sideré et sidérant
une arrière-grand-mère est partie // une grand-mère est partie // une mère est partie // une grand-tante est partie // une tante est partie // une enfant est partie // une arrière-petit-enfant est partie // une sœur est partie // une cousine est partie // une nièce est partie // une petite-nièce est partie // Continue reading
-
Est-ce que ça chante ?
c’est, c’est promettre ! c’est, c’est une voix le moisie c’est, c’est peut-être promettre ! c’est, c’est peut-être une promesse ! c’est, est une promesse ! c’est, peut être une promesse ! c’est, ce n’est pas une voix le moisie c’est, rien avoir avec s’est ces ses sait sais quoiqu’un quiproquo… , Continue reading
-
Itinérance
je ne sais si c’est l’entrée de la résidence // je ne sais si c’est l’entrée de l’immeuble // je ne sais si c’est l’entrée de l’ascenseur // je ne sais si c’est l’entrée de l’appartement // pour franchir le palier 3 // tous les boucliers sont désactivés // tout confort et portes ouvertes Continue reading
-
Memories
cependant, tout mon corps répond non cependant, tout éteindre d’une colère cependant, tout étouffer d’une montagne de feu cependant, tout atteindre des digues cependant, tout laisser des plombs… , cependant n’est plus mon problème Continue reading
-
Balance
gueule de chien de traîneau pestiféré comme de la fièvre tête de bidon dans les nuages docte-branleur borgne comme un phallus baveux de limaces veuf de l’amour défectueux à l’emploi bicot de la montagne moisie d’une coque de bateau crottin parfumé à l’ail tordu comme du lierre parasite mort sous la pluie fichu pour un Continue reading
-
Les joues très pâles
je me baigne et tu me baises : salope. je nettoie et tu rachètes : salope. je décape et tu peins : salope. je loue et tu me chasses : salope. je te protège et tu me blesses : salope. Continue reading
-
J’écoute Mozart
corbeau, combo, les hortensias du Congo ont peur ! corbeau – corbeau – corbeau – corbeau tellement dur de revenir en surface presto, pesto, pester contre les concertos trop cuits ! presto – presto – presto – presto l’algérianité ne peut se mouvoir sans les mots ne pas sombrer – ne pas sombrer – ne Continue reading
-
Scoubidou
à Djawhar. comme les jours qui coulaient et la nuit fendait je soufflais le chaud et le froid comme un courant d’air ! comme un courant stellaire ! la terre était le ciel et le ciel était de terre les points cardinaux étaient incommensurables le sang de ma poitrine nourrissait mille fleurs et je n’avais rien au-dessus Continue reading
-
J’oublie
quelque chose passe quelque chose se passe je ne sais plus ce que ça dit je ne sais plus de quoi ça parle quelque chose sort quelque chose se sort je ne sais plus ce que ça veut dire je ne sais plus si ça veut parler quelque chose taie quelque chose se taie je ne sais plus rien de ça du tout j’oublie ! Continue reading
Bienvenue dans mon atelier !
Articles récents
Newsletter
Inscrivez-vous pour découvrir les derniers articles de blog et du contenu exclusif. Dans votre boîte de réception !
Adresse e-mail
