l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Sursauts

  • La suivre

    à Thinhinane. le rêve d’une île que je n’aurais peut-être jamais un havre de paix à moi seul pour y évoluer où poussent des plantes rares et vertes et où l’eau coule comme d’un système d’arrosage où des blanches colombes volent par instants au-dessus du sol craquelé le paysage qui fourmille de bruits et d’étincelles Continue reading

  • C’est sous-estimer la fièvre

    à Lounis. j’arrive devant le Consulat de Bordeaux, huit heures et quart, y dépose ma demande avant d’aller m’assoir tremblant en face des fenêtres qui sont ouvertes le premier cependant à être entrer et les espaces, les ressortissants qui affluent, me semble comme des arènes. le rythme des guichets en verre est particulier d’où parvient Continue reading

  • Rien qu’un arbre !

    j’espérais m’approcher d’un arbre dans l’autre monde un arbre peut-être ondoyant ou de feu qui serait inconsommable et ne se consumerait jamais je n’aurais pas le désir d’eaux limpides ou de Styx ni m’enraciner dans de la terre les vents seulement me berceraient et me suffiraient je serais à l’écart des animaux de toutes espèces Continue reading

  • Bruissements

    s’infiltre par la serrure de la porte et des fenêtres l’aube aux clartés essentielles le chat ne joue jamais seul ses yeux étoilés bruissent par un saut tout s’invite à ma demeure  en cette heure de l’éveil l’attention portée à la circulation des oiseaux : l’astre, l’instinct du chien qui remue ! l’odeur de café Continue reading

  • Murs blancs

    il me parvient de la musique qui se noie dans les gosiers après tout on n’aimerait pas danser je joue avec les murs blancs et le cauchemar des morts et des vivants qui se versent comme un gouffre colportant un entre deux une allumette dans un tas de foin, sous peu le brasier je n’ai Continue reading

  • Hagard

    le jour s’endort un peu moins dans la décrépitude j’apaise le flux du sang les rives où je me retrouve ne sont pas miennes comme ce jour-là : divin ! je ne l’ai pas observé dans mes souvenirs ne croyant plus à l’immuable ici-bas je regrette un ciel perdu qui bavait sous la pluie je Continue reading

  • Fractures

    à Sophia. complainte entendue plantes brûlées et drôles de chapeaux vaste fémur comme les jours abimés où retombaient les générosités d’un adolescent révolution des fleurs et des pierres sensibilité d’une tête muette avec ses frères… , – pas bien pas bien ! quelques colombes effleuraient la fenêtre d’un paisible lointain nous fallait-il faire face, à Continue reading

  • Adolescence

    à Mustapha. j’habite un quartier résidentiel une construction de la france coloniale le genre varsovie en noir et blanc il y a eu encore des émeutes cette nuit la ville se soulève comme en région bouillonnante de revendications les c. r. s. n’ont pas ce petit quelque chose qui fait ordre et rétabli la tranquillité Continue reading

  • Porte Dauphine

    à mes nièces Naelle et Shikha. vous saurez être des femmes rayonnantes pour aimer. Même toi, Nedjma, ma belle étoile ! Tu m’as laissé seul dans les déserts nocturnes Avec le cœur qui frémissait de peur Dans la cour du grand édifice Embrasse-moi C’est le souhait de la corde Et moi mon étoile Quand les Continue reading

  • La Croix du Sud

    à Abdellah. Sous un portique d’ardoise viennent rêver des bergers sans troupeaux. Un soir comme les autres. Jean Claude Pirotte. comme un sentier dans le ciel parsemé de clairs étoiles le berger suit le sentier les étoiles tombent le berger trébuche et tombe il contemple la nuit du sud les deux mains sur sa tête Continue reading

  • Léon

    à Célia. et à Chafik. nous rêvons d’une entité plus intègre qu’une danseuse soupçons… , – les fichus sont dramatiques ! l’ultime fête s’est ouverte en coulisses sur les danseuses étoiles le bleu du soir est opaque les guirlandes en papier déchirent le ciel les vitrines exposent la grande armée les traits obscurs des marins scintille Continue reading

  • Cette manivelle, quel automne !

    trois feuilles d’un arbre sont tombées à l’instant sexe fertile, c’est vrai ! que je savoure mollement, etc. les invisibles qui immortalisent temporairement tout en prenant la voie des éphémères où me manque subtilement le parfum des fleurs désirs, brièveté et intuition à l’honneur puis, d’une main déposée sur la vitre cordée un long froid Continue reading

  • Les guêpes

    dans ce fier monde et les greniers les guêpes trouent les toiles des vaines araignées l’esprit d’un enfant reste captif et n’y manque jamais les honorant de fourmis clivées d’un linceul ! une envie lui prend de hurler fort : CATACOMBES ! résolu de rêver son envol plus qu’ici qu’ailleurs et matérialiser le ciel ainsi Continue reading

  • Climats d’un deuil

    quelques intimes démons assèchent les illusions de ma chair malléable : les manquements à la soif cent fois répétés… ! seule cette mémoire me tient captif le vent souffle sur les résédas de mon territoire semblable au refuge et au désœuvrement le changement s’est intensifié d’un cran dénommée : ruine. ainsi vont les tourbillons dans l’âge Continue reading

  • Une cascade de pluie

    à Ghiles. au-dessus de la clameur des noirs sons je retrouve mon lit de coton et la littérature qui berce mes mauvais sommeils le sable des siècles africains se frotte aux parois de l’instrument je repasse sur ma mélancolie et l’époustouflant chemin des non-retours les amoureux du pont de pierre s’embrassent comme deux à l’abri Continue reading

  • La scène déraille

    radieux l’abécédaire qui s’est cajolé de la flûte de nos os enchantés et des petits miracles quotidiens les purs espoirs où se dilatent nos rétines les après-midis de nos amours imaginaires et fantasmés les rendez-vous clandestins la tendance qui déferle sur nos anniversaires l’exubérance des soirées du ramadan les jeux de nos conquêtes et nos Continue reading

  • Les aînés de l’automne

    qu’est ce qui fait bon vivre sous le soleil froid et la lenteur des jours sans pareils je me promet d’aller au gré de mes envies sans faillir et faire des vents à jamais mes aînés adorés je voudrais tant revenir aux temps anciens semblable à un mouchoir blanc et humer le parfum des fleurs Continue reading

  • La robe d’un songe

    je m’assois à l’arrière d’un autobus en mouvement, tenant entre mes mains rouges et engourdies, les victuailles d’un vieux livre de poésie je tante sourdement de formuler quelques mots je referme le recueil et le tient serré contre mon flanc pour descendre à destination j’y pleut dehors sans vergogne comme pendant les longs mois d’hiver Continue reading

  • Car, je flirtais si longtemps

    à Thara. au cours de l’année du singe la deuxième se préparait aux mathématiques il faisait encore nuit, je crois ! une atmosphère propice à la réminiscence le professeur rentrait comme à son habitude comme une percée dans l’odeur d’une étable endormie les regards en un éclair s’échangeaient toutes azimuts le crédule veillait à l’homogénéité Continue reading

  • La table

    à Raouf. Dans la sylve elle tombe, sans lieu choisi, mais là elle germe, comme un grain d’épeautre montée en scion, puis en plante sylvestre, les harpies qui se nourrissent de ses feuilles, lui font douleur, et la douleur fenêtre…  » L’enfer, Dante Alighieri. son assiette fluette s’adonne à la frugalité des sens décuplés du pain Continue reading

  • Conduire une danse

    à la ville de Constantine. du soleil à gogo se verse entre les verres des cafés maures il pleut… sur le poste radiophonique et les bouches hachées des belles passantes et inconnues il me revient une aussi belle boursouflure démarrer en quart de toi la carriole flotte dans le contre espace de la rumeur la Continue reading

  • Tablier

    le ciel est court dormez les bonnes gens, la ville veille sur vous une figure d’enfant déluré comme un bleuté jusqu’aux narines de mouton tu es définitivement parfaite et de perdue te projeter, tu ne fais que ça ! la puissance renouvelée des absents quel est ce refus de vivre ? le poète a des Continue reading

  • Enfance

    durant les années de mon enfance j’arpentais un cimetière laissé à l’abandon seul et environné par le silence j’allais cueillir pour des hommes des plantes sauvages d’été je ne m’approchais jamais de celles qui étaient sur les tombes même si je les lorgnais que d’un œil ! je n’oublierais jamais les amples vêtements et la Continue reading

Bienvenue dans mon atelier !

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