Si peu noircis
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Qui s’infuse
à Mokrani. Sur le rivage soufflait un vent frais… , sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou ! Le caillou au bout de ton sein, le caillou de la nuit, de cette nuit-là ! Je m’en débâtais n’importe où ! Sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou de mes nuits,… Continue reading
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Roulette
Un jour ou l’autre, nous régnions, anxieux du branle du temps Nous restons ancrés au sol, comme des brins d’herbes ravagés par les vents Un autre jour, nous passons seconds Il adviendra, inéluctablement, l’arrachement et la chute, où nous serons piétinés par la génération ébahie qui arrive, dans l’indifférence de la foule qui n’aura déjà plus cour Continue reading
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Une compagnie
à Mourad. J’avais quelque chose de la foudre qui calcine, un rescapé, tout en croyant aux ineffables vents, inconsciemment Je lisais sur mes jambes l’Ulysse d’un poète, un autre Je tentais bien un jour le chant de la pastèque, comme un goujat au bord Je m’allongeais sur une pelouse verte, un peu pale, sous l’ombre… Continue reading
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Et d’autres qu’il vaudrait mieux taire
Comme il y a certaines choses qui doivent être dites, elles viennent, repassent, me visitent De corriger, je crois apporter mon expérience et du temps, si ce n’est s’embourber au seuil de la forêt Les blessures de mon cœur sont énormes et parfois, je change d’épaule Quoi ajouter d’autres, sinon ? J’irai par les chemins…… Continue reading
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Flanc de neige
Il neigeait pour une fois sans aucune raison, comme les fois où je n’y étais pas Cette neige déployait une langue, dénouait les craintes Elle ne guérissait et ne blanchissait nullement Pendant ce temps, je priais chaque soir pour me réveiller le lendemain avec ma tête Je peinais à dire le mot lumière, plus difficile… Continue reading
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Clin de l’ombre
Je ne me faisais plus d’idée sur le couple, comme ceux que l’on voyait sur les magazines, encore moins sous le sacrement de l’état Le paillasson où tu t’essuyais gentiment les pieds Tout m’amenait à notre rencontre, – Est-ce que tu voyais ma peine, me répondras-tu un jour ? Je comprendrais peut-être le message du… Continue reading
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Alchimie
Il y a des jours où il aurait fallu ne pas se lever Et, c’est ramadan, encore Je ne sais rien de la purge, comme d’une aumône J’aurais communié, de l’ouest aux confins Je me surprends à dire au téléphone pour annuler un rendez-vous : Traversée des enfers ! Je vrille et ce dedans, dessous… Continue reading
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Une chose est encore possible
Tu n’as que la moitié du ciel, l’autre est cachée par les arbres J’entre en silence, comme un témoin, du ciel tombe une pluie de laine, – C’est le fils ? Le conducteur rouge Je gèle au bord de mes souvenirs, où s’y colle de l’amertume, aussi Je balaie de mes yeux les alentours, les… Continue reading
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En aise
Il y a des nuages gris au goût du passé et des arbres, sombres comme une allumette Nommons-les la vue, ou peut-être ! Je ne sais quoi faire de cet ordinaire éméché, de mes fêlures… ! Devant la baie vitrée, ma tête posée sur la grande paume, je pense à vous, au pays, sans chercher… Continue reading
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Par les épaules fuyantes
elle n’était plus jeune du tout et se tenait devant un comptoir ni assise ni debout seule, évanescente buvant un mojito comme sortie d’un conte du terroir autant dire une apache elle avait perdu tous ses automnes partout je refermais mes yeux pour mieux la voir elle flottait comme une vierge tibétaine, hautaine inondant mes… Continue reading
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Rêves tranchants
à Hania. nous partirons à la campagne nous nous réserverons des marguerites pour la fuite du temps les nuits plaines de douceur nous ferons des fêtes cataclysmiques il y aura même des anges qui tomberont du ciel sur nos têtes nues je me coucherai prés de toi tout le long du jour des marchandes communions… Continue reading
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Un baiser
embrasse-moi // embrasse mes mots // embrasse-moi encore // embrasse-moi partout // embrasse-moi sur tout // embrasse mon corps // embrasse mon ombre // embrasse moi magiquement // embrasse-moi fort // embrasse-moi sur la joue // embrasse-moi passionnément // embrasse-moi fougueusement // embrasse-moi avant la fin // embrasse ma vie // mords-moi si tu veux Continue reading
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La canta mécanique
déjà, le mouvement initial à advenir fluée pas plus haut que trois pommes ! je ne vous cherche plus ô stalactite blanche ! déjà, l’anciennement de ma vie profonde retrouvée sur mes lévres vos airs funébres ! je ne vous cherche plus infernale ô tant de saisons ! les notes sont ouvertes aux envolées où… Continue reading
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Je ne m’inquiéte pas
je n’aime pas ma vie lorsqu’elle m’échappe je n’aime pas ma vie elle part en vrille je n’aime pas ma vie elle est tristounette avec des dragées en bouche je n’aime pas ma vie et j’adhére à celle des autres comme au dehors je n’aime pas ma vie et je cherche l’amour je n’aime pas… Continue reading
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Si je peux en images animées
la terre est jolie tout le monde est joli le monde des jolies choses FIP le dimanche matin c’est joli partout c’est joli même au-delà c’est joli les tableaux verts ou noirs sont jolis un bar portugais c’est joli les quais c’est joli les filles en terrasse qui fument et parlent fort sont jolies l’écrire… Continue reading
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D’un soir l’autre soir
mes prières mêlées aux lointains de la harpe arabe nul ne peut me délivrer sans promesse de salut à l’effarement aux troubles est jetée ma vie grandir comme les autres passer les paliers comme des échos et des vents lointains sur mes souvenirs en retentissant me délient et m’éventrent… , vous vous figez devant le… Continue reading
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Avec plutôt qu’à moi
j’ai des frayeurs, – où sont mes clés ? je palpe alors de mes doigts les poches oh, non, elles ne me font aucunement écrire elles se prolongent en une sorte d’entretien, des pucks j’ai des frayeurs nocturnes, aussi, – où est-ce que je suis ? où est passée ma tête ? il y a… Continue reading
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Inconsciences
sous une aile // avec une présence // devant un visage qu’une personne me tend la main pour moi-même et retient la mienne, comme une prière ! que je palpe à son cœur diffus, j’y songe et elle le sait ! qu’une vie y soit écrite à l’encre du silence ! je secoue mes mains… Continue reading
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Ce n’est pas ton lit
je me souviens… , je pleure… , je fume… , un paquet de tabac sous mes yeux ! ( contient plus de 70 substances… ! ). c’était l’été c’était l’hôpital c’était une nuit de soupirs ! je regardais par la fenêtre, sondant le désordre de mon esprit, allongé sur un lit dans une pièce vide un… Continue reading
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Cogner des clous
remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier remercier et puis, abjurer abjurer abjurer… Continue reading
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À minuit le mur s’est effondré
à oncle Abdelkrim. la nuit est à l’orage de sable et sommeille sur ses défaites et ses morts sur pieds et livré sans nœuds que je suis le branle d’un sursaut cartonné vendredi, sinon quoi dire ? les jours sont promus aux suicidés et aux fuites les poings ne tiennent plus tête ni parole demeure… Continue reading
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Sur tes rives
elle pèse lourd Garonne pèse de sa mouvance sur les dos sous les lits de personne souffle par dessus de ses riens qui ne l’a sauveront sinon le déluge des poètes les purs je ne sais rien de leurs mots de tes faux ton dos accompagnatrice Iris Continue reading
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Bois de coudrier
à Islem. en revoyant le soleil à son crépuscule je repense à celui de mon pays sur des nuages bleus quelques oiseaux planent au-dessus les eaux avec des chutes de rien du tout… , il est temps pour moi de rentrer l’oraison enrobée des feuilles aux arbres jubilent mon âme tendrement… , il est temps… Continue reading
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Un ami passe ses nuits à égorger des chats
tu ne m’aimais plus tu aurais pu faire semblant un semblant d’humanité que tes yeux avaient perdu tu t’en léchais pourtant les babines tu ferais une sacré putain de sainte comme un chaton peu ragoutant dans mon film de fin d’étude : fin d’étude ! Continue reading
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Cuire
mensonge vert un duvet or de toutes les couleurs de vieux crapauds elle danse bourdonnement scarabée à plat les étoiles d’une tourte et puis, rien ils l’emportent comme la noire ligne le but en blanc ! Continue reading
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Naïma
on se verra à une lecture de la bibliothèque municipale l’un de ces soirs d’un long froid automnal on s’assoira sur les escaliers de secours en se parlant beaucoup – et moi, je m’y verrai ! on prendra le premier bus tout lumineux l’aube bleue surgira derrière les vitres on se prendra la main comme un secret de l’autre main ta droite tu entameras ton petit-pain une fois à… Continue reading
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Allongement des jours
souvent entre sept collines semblable à une soirée d’été où la lune sera pleine le vent fraîchira derrière l’an onze il n’y aura pas de vent en cette belle saison ! ce sera d’une nageuse qui se filera jusqu’à les matines le diras-tu, en l’an onze fut ce qui sera à jamais perdu ! les gazelles ailleurs… Continue reading
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Je pense à toi, je pense à moi
à Alice. l’heure ! … , et puis deux heures et puis, lieder ! une veilleuse à la chevelure de feu – oui, tant que cela inrecommandable ? une pensée s’emplit de son cœur-féerie elle m’écrit. à la fin… , je fuis… , une aire – dans cette fuite pour lui revenir Continue reading
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Une touche
à Diane. éprouver de l’attirance pour une personne qui n’est pas réceptive cela te noie dans l’informel, sans appuies ni vérité tu observes ton reflet dans le miroir une trajectoire biaisée très peu conçoivent le sens de jouer à deux d’une valse un nuage menaçant au-dessus du lit fourmillement aux extrémités Continue reading
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Croire comme si
un soir dans tes vieux jours lorsque tu seras assise auprès de ton radiateur repensant à tes jeunes et belles années tu te diras A. m’a célébré, pense-y bien ! comme l’avez fait avant toi Hélène De France le doux secret de cette maxime se cache dans ledit poème Continue reading
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Inconmmensurablement votre
écorchure de l’âme une glissade dans du savon d’été qu’est-ce qui permet ? – la noyade. j’ai dû en baver sous le coup des fatalités désordre camouflé un bus orange grince je suis désorienté en face de Ranima De La Cité t’accueillir aux soirs… , t’accueillir entre les interstices de la réalité Continue reading
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Ça n’aura sinon aucun sens
je suis ton ange, tiens-moi la main je suis innocente, pardonne-moi souviens-toi de nous souviens-toi que tu es libre pars à la rencontre des vierges rivages c’est une chance ce départ qui s’offre à toi prends-moi dans tes bras une dernière fois Continue reading
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Selon toi un sourire est parfois un sourire de trop
Du haut de mes 48 chevaux vapeurs Je patauge encore dans la boue et dans la médiocrité Les vacances ce n’est plus dans l’ordre du jour Et les jeunes filles ne sont plus ce que c’était c’est le loup qui surgit pour manger la fillette simplette avec des fossettes que je trouve superbe Ibtissama c’est… Continue reading
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Semence
à Ibtissem. les agréments secrets d’une vie incendiaire et ses dangers et ses tourments… , le noir besoin d’un ventre monstre et humide tellement phallique ! tellement fatidique ! les chemins qui se croisent chez le dieu des carrefours la complicité offerte d’un monde juvénile j’enveloppe nos soirées de mysticisme, avec toi jusqu’au petit-matin, parfois… Continue reading
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Une bouche à l’Est
Qu’ai-je consommé à ce rendez-vous J’ai même soufflé dans mon verre Je me souviens de sa colonne, droite Et rien d’autre, vraiment, comment ? elle est bien dans son corps elle est bien partout où elle passe nous tenons à nous dire à contre-jour et dans le blanc des yeux des choses d’une simplicité cruciale le vague à… Continue reading
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En quoi es-tu
de nos baisers confus1 de nos langues entremêlées de nos méandres et de la poussière par mon âme et les coquillages une danseuse avec qui je partage le même félin désir ! le même déshabillé ! les ivresses qui susurrent tout bas les corps exaltés et d’éclats les corps comme un halo cela te rappelle… Continue reading
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On dansait
à Véronique. cela commençait avec le quart de lune qui me semblait mystérieuse et arquée la sérénade des crapauds une fraicheur retombait si douce je voyais par chez toi au-delà de la baie vitrée les oiseaux dans la lumière de l’ouest les crépuscules du soir si beaux Continue reading
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Une fleur de citronnier
à Fanny. en dépit de ton silence qui m’écorche le sang l’odeur du jasmin qui me blesse blesse de mille morsures de serpents la lune est une amie le soleil est comme une fête le jour décline morose comme les mots que l’on ne peut rattraper sur mes pays et loin de toi je suis… Continue reading
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Chaâbi qu’à toi
à Mounia. l’ é d u c a t i o n d’ u n e j e u n e f i l l e p o u r l e s t e m p s d’ u n e b e l l e f e m m e t o n… Continue reading
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D’une autre rive un passage
à Sihem. je m’assois au bord d’une banquette démotique avoisinant des journaux abandonnés et humides seul, je m’écrase sur le grand verre automnal la peuplade d’Afrique tient le cap sur l’Europe un ciel gris au-delà de mes lunettes bleues enduites d’un gras profond qui s’embue – ils ont des huiles sur le corps pour leur… Continue reading
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Panser les mots
à Ghiles. les froufrous de la chandelle sont d’un charme à souhait vos yeux cernés détruisent la lueur du platane d’orient ils étaient l’expression vibrée de votre propre solitude qui tombe comme trois mois de courtisanerie tombent à l’eau Continue reading
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Je vous laisse
huit appels émis // deux conversations en ligne directe // deux appels en absence sur le mobile // deux messages vocaux // deux rendez-vous annulés // dix-neuf minutes de musique d’attente // une lettre reçue des jours et des heures d’intervalles et d’attente et aucune autre issue entrevue qu’avec la mort ! Continue reading
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Dans un monde sideré et sidérant
une arrière-grand-mère est partie // une grand-mère est partie // une mère est partie // une grand-tante est partie // une tante est partie // une enfant est partie // une arrière-petit-enfant est partie // une sœur est partie // une cousine est partie // une nièce est partie // une petite-nièce est partie //… Continue reading
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Est-ce que ça chante ?
c’est, c’est promettre ! c’est, c’est une voix le moisie c’est, c’est peut-être promettre ! c’est, c’est peut-être une promesse ! c’est, est une promesse ! c’est, peut être une promesse ! c’est, ce n’est pas une voix le moisie c’est, rien avoir avec s’est ces ses sait sais quoiqu’un quiproquo… , Continue reading
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Itinérance
je ne sais si c’est l’entrée de la résidence // je ne sais si c’est l’entrée de l’immeuble // je ne sais si c’est l’entrée de l’ascenseur // je ne sais si c’est l’entrée de l’appartement // pour franchir le palier 3 // tous les boucliers sont désactivés // tout confort et portes ouvertes Continue reading
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Memories
cependant, tout mon corps répond non cependant, tout éteindre d’une colère cependant, tout étouffer d’une montagne de feu cependant, tout atteindre des digues cependant, tout laisser des plombs… , cependant n’est plus mon problème Continue reading
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Balance
gueule de chien de traîneau pestiféré comme de la fièvre tête de bidon dans les nuages docte-branleur borgne comme un phallus baveux de limaces veuf de l’amour défectueux à l’emploi bicot de la montagne moisie d’une coque de bateau crottin parfumé à l’ail tordu comme du lierre parasite mort sous la pluie fichu pour un… Continue reading
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Les joues très pâles
je me baigne et tu me baises : salope. je nettoie et tu rachètes : salope. je décape et tu peins : salope. je loue et tu me chasses : salope. je te protège et tu me blesses : salope. Continue reading
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J’écoute Mozart
corbeau, combo, les hortensias du Congo ont peur ! corbeau – corbeau – corbeau – corbeau tellement dur de revenir en surface presto, pesto, pester contre les concertos trop cuits ! presto – presto – presto – presto l’algérianité ne peut se mouvoir sans les mots ne pas sombrer – ne pas sombrer – ne… Continue reading
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J’oublie
quelque chose passe quelque chose se passe je ne sais plus ce que ça dit je ne sais plus de quoi ça parle quelque chose sort quelque chose se sort je ne sais plus ce que ça veut dire je ne sais plus si ça veut parler quelque chose taie quelque chose se taie je ne sais plus rien de ça du tout j’oublie ! Continue reading
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Une étrange impression
j’ai une étrange impression que le présent s’est plié sur mon passé j’ai une étrange impression que tout va me revenir en pleine figure j’ai une étrange impression que les déceptions des arts plastiques sont immédiates j’ai une étrange impression que mes souffrances me rapprochent des tiennes et te font fuir j’ai une étrange impression… Continue reading
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On ira à la cueillette des champignons
à Isylle. Après-midi d’automne. Après-midi Sous tes cieux. Sous tes cieux les étoiles ne sont pas moins brillantes, scintillantes Brave soul. Une brave Soul, une âme Après-midi d’été ? Qu’une On ira cueillir les champignons. On ira à la cueillette des champignons ! viens que l’on se voit reviens me voir quand tu peux bien… Continue reading
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Zombie Panda
et ce manque en saison infernale du zombie panda qui creuse des cratères sur la rétine entière est comme la surface et moi déborde en dedans je bêche peut-être qu’il est mort un coup lorsque la lumière de la pile s’éteindra un coup et rien de plus sous la pluie une ombre file un clape… Continue reading
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Des lisérés sur un fond bleu
à Wassim. on avait une vue depuis mon collège du haut des cinq étages de notre bâtiment que l’on montaient en éléments sauvages souvent pour se rendre en classe d’où on contemplait le changement de la lumière et des saisons sur la tête des arbres pendant les heures silencieuses de réécriture retentissaient parfois des sirènes… Continue reading
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Un second couplet s’élabore
ton nombril est loin l’eau jaillit des coteaux circonférence limbique ( une langue que tu ne partages pas, réessayes ! ). ton nombril est loin de tes seins l’eau jaillit des coteaux circonférence limbique ( oh, que tu respires ! ). qu’est-ce un poète, n’est il pas un homme presque comme n’importe qui ou pas… Continue reading
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Tout ne peut pas entrer
à Bruno. un homme est censé porter des vêtements qui font environ 50g et plus on n’a pas le droit de se dévêtir dans la rue il est capable cependant de soulever une charge de 492kg on est déjà ailleurs la norme NF X35-109, poids maximum à porter pour un manutentionnaire est de 3kg à 30kg le poids de… Continue reading
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Les chemins d’aventures sont à jamais actuels
à Samira N. solitaire il est certain que je vais crevé lorsque rien ne tient nuages que tout cascade tout séquence en dedans des enfants autour des innocents et l’horizon en est pollué et sont beaux je passe je vois un poteau sa forme sa hauteur sa couleur pour finir le pointe dans la tête… Continue reading
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Se jette dans un autre
il y a ces maisons d’ardoises sous le pluie et des lilas qui longent les abords de ton quartier il y a tes félines oreilles attentives à la chanson et tes petits doigts rouges et humides qui démêlent les écouteurs avant que nos corps chauds bougent que l’on partage nos larmes de brume et de… Continue reading
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Étoile blues
comme un quelconque tenancier de bordel bel et bien dans l’aventure tu es belle à n’en plus s’y tenir, brune me dis-je ! sans donner corps à tous tes signaux, je me penche pour t’embrasser, comme dans les séries télévisés du 14 juillet nous vivrons heureux dans le manoir noir, ô ma totale ! je… Continue reading
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Des palliatifs à ce machin-chose ?
demandez à mon frère s’il se rappelle de la fable des œufs de poule et d’un divorce ? et dites-lui que c’est fini, il n’y aura plus d’œufs. cependant, … et où sont ses intérêts ? dites-lui que s’il ne peut rien ici-bas, qu’il ne s’aventure en rien, qu’il tue son ego et ses désirs,… Continue reading
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Je me souvenais
à Narimane. il y avait à l’aube un appel à la prière et un pressentiment de la corde tous les fidèles remontaient leurs djellabas de leurs deux mains trempées cette fois-ci pour qu’il pleuve je me baladais au sein des sons primitifs ma gorge dénouée comme tous les vendredis parmi les fous rires bénis de… Continue reading
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Est-ce ainsi ?
à Marie. elle arrache des cornes blanches pendues à ses cheveux elle s’assoit sur un banc en bois pour confectionner un pont aussi long… , et long que le Nil ! cela arrive peut-être trop tard ! elle semble sensible à la caresse du vent minime soit-il elle a les manières d’une étrangère qui ne… Continue reading
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À l’orée de son regard au premier août
il suffit parfois qu’une maison des voi – sins ou qu’une personne replonge dans le noir pour que je les salue certain des o – deurs et je regrette toujours mes silences avec les inconnus croisés au ha – sard mes rondes qu’il me revient cette tê – te étrange retenir mes reins rete –… Continue reading
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Un pas dans une gare
à Fanny. à l’aube ta bouche à l’est je te désire de tout mon soûl tu atterries derrière les vitres bleues du TGV j’octroie un don d’amour à l’univers imprégné de toi je brûle et me noie sur le sol comme on tend vers des amours en carrousel ! seule la solitude offre un concours… Continue reading
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Deux voisins se saluent jusqu’à l’un des deux meurt
à Joël. voix qui tombe voix multiple être qui ? … , s’endormira avec qu’une et restera à jamais incomplet voix chaude voix anéantissant ( quoique nasillarde ! ). voix qui barbouille voix clapotant être quoi ? … , se réalisera où les demeures arides seront une promesse ainsi ira partiellement la vie sur terre… Continue reading
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Avril
alors que sur cette terre qui m’est tendre aux saveurs de miel avec des revers et des pics et ses scintillements mes difficultés ont une couleur de miel me frôlent de toutes parts changent et pèsent sur la balance de l’oubli si je devais comme poser une pierre ou les suivre les compter à chaque… Continue reading
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Haleine
partir martyr art si ça ne tient qu’à la lettre O comme mort et s’y engouffrer s’y reposer les yeux reposés souris crochets murées murées longtemps fou-endormi pour se rappeler du frisson d’un poitrinaire repris par une main le robinet fuit suivant les carreaux comme rien sous la dent qui ne justifie le passé ni… Continue reading
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Pourquoi je dis parfois ?
il m’est parfois difficile de me souvenir d’un visage comme du jour et de la date comme d’un anniversaire comme d’un rendez-vous quelconque comme d’un itinéraire comme d’un air en marchant il m’est parfois difficile de reconnaitre mes erreurs mes tares mes lâchetés comme la voix d’un poète ou celle d’un traducteur comme un arbre… Continue reading
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Le point du blanc aux murs
je ne sais depuis quelle occasion on prend des nouvelles de quelqu’un au passage, – que tu passes ! je ne t’y invite pas, ici et nulle part ailleurs. au fond, qui t’en voudrait ? longtemps j’étais disponible longtemps j’étais joignable, – allez au diable ! que l’on me laisse descendre à ras que l’on… Continue reading
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Éclair filé
j’adorais les expressions de ton visage comme un petit soleil agréable ses traits exprimaient la Bretagne me rappelaient les fleuves et les rivières que je ne visiterais sans doute jamais j’adorais glaner avec toi les après-midi relâches tu étais mon tout mon ailleurs tu étais ma maison où reposait la poussière de l’oubli l’amitié que… Continue reading
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Le jour où je parlais oiseau
le jour où je parlais oiseau rien n’annonçait les crépuscules les visites de connaissances les étoiles et le sacrifice de l’immonde bête qui se douchait au jasmin qui se douchait le jour où je parlais oiseau tout était à refaire et beau ! et mort ! sans la faim comme ils disaient de ma nécessité… Continue reading
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La voix du colporteur redescend
à Billal. les nuages comme de la cendre comme des moulures d’une main embouchée de peintre un refuge au soir les montagnes de kabylie qui dévalent les bleus oliviers et le jasmin parmi les maisons au loin éparpillées de terre cuite ocres et de plumes d’oies ! comme se promener sur une légère mollesse sur… Continue reading
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Peut être ample
et sinon tu me perdras sur un cagot de fruits ou les fluorescents poissonsviscères baignent pour des nuits émoussées comme un bruit plutôt plus vague un frémissement d’air comme une pause de la pluie entre tes mains on prenait une navette hibou sourd sous la pesanteur derrière un mur d’angle une rue où il y… Continue reading
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Trouver un ton juste
la voix m’émeut sortie de l’ombre brune tremblante peut-être rêvée je crois soulager lorsque je chante – sous ou près de mes yeux ma voix qui m’émeut chez la boulangère exit de l’ombre brune comme sortante et dedans le timbre tremblant soulagé à perpétuité lorsque je chante ils disent ailleurs une boulange attablés pour certains… Continue reading
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Étoiles, ma rose dépression
à Amel. mon affection tend vers les étoiles les moins scintillantes – ou pas du tout – selon les nuits – particulièrement à celles qui me briquent par surprise – comme par éclats – d’où une infinité accable avant que tout ne retombe… * je n’entends rien aux planètes – à quoi bon j’ai envie… Continue reading
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Longtemps, trop longtemps
vapeurs et demies lunes fissure – parlant du lierre par où ? temps de poux de l’enfant à la septième marche jusqu’au sang les genoux tête contre tête inaccoutumées l’étrangeté de sa nuit la proximité d’une chaleur que l’on tait – taira que l’on contourne derrière des mots les mots d’autrui sous des couvertures plissées… Continue reading
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Invertébrés
les sourires – une bouche l’eau arrose mes pieds nus assentiment un portail qui se referme l’arrière pays d’un été * fifti – fifti : des sardines me focalise sur une poche noire préméditation long parapet entre toi et moi cœur salé du soleil couchant * à deux ~ le soleil rallonge nos pas d’inégale… Continue reading
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Tout ce qu’on ne devrait pas faire
grands-pères – vous n’étiez pas seulement un territoire vous étiez aussi d’autres résiliences grands-mères – vous n’étiez pas seulement une gâterie vous étiez aussi d’autres présences père – vous n’étiez pas seulement un quiproquo vous étiez aussi d’autres contenances mère – vous n’étiez pas seulement une nervure vous étiez aussi d’autres anses oncles – vous n’étiez pas seulement un phare vous étiez… Continue reading
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De la journée
je parle à une jeune fille qui joue au bandit et à la police sur une pelouse sillonnée, sillonnée… , préférés aux sirènes de pompiers je réouvre une fenêtre, – referme une fenêtre de la fenêtre un don des prémices je repose une assiette, – relave une assiette l’assiette est rangée dans le conduit des… Continue reading
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En homme
je m’attends dans un avenir incertain je m’attends dans un endroit indéfini je m’attends moi-même je ne pars pas et ne reviens pas je ne m’endors pas et ne m’éveille pas je n’inspire pas et n’insuffle pas je me fais peur et ne crains rien je m’appelle et ne réponds de rien je mens et… Continue reading
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Oh, la cigarette que l’on fume !
une cigarette se consume entre mes doigts une cigarette se fume elle s’appelle Rym elle est longue et fine rime souvent avec spleen comme les vieilles accros qui viennent des indes je m’en brûle une deuxième j’ai besoin de nicotine qui calme mes nerfs la braise rouge est une musique plus ancienne elle a son… Continue reading
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Feuillet troué
à Anne D. et si de ce monde autocratique et obtus je répondais par un autre rêve je reste sans activité spécifique l’autarcie me fait bander longtemps et si j’éprouve le besoin de comprendre seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours rêve, rêve, rêve… aux lassitudes… Continue reading
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Une collusion
une collusion l’endurer juste un après… sans bruit s’éclaircit ciel et doutes un temps trace / fouille le long trait qui dit : immédiateté. emporte oscillante vérité c’est toi. noir mat in-octroyé tu rendossais à Palerme ses ailes à son image vieille contagion, aucune rainure tel quel : elle elle ne pouvait te vivre. Continue reading
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Poème passé
par où je fraie un chemin ? peut-être par ici… ou là-bas entre les blancs ouatés après le point. plus près… sur le lit d’un poète qui veille nulle part… il me cherche : à la radio sur un parking baille louche hoquette alors, une murène ? Poème : Continue reading
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Second usage
à Camille. en avant de la veilleuse un filtre en avant du filtre un cadre en avant du cadre un verre en avant du verre deux croquis en avant des deux croquis un chevalet en avant du chevalet une scène en avant de la scène deux modèles en avant des deux modèles un nu tout… Continue reading
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Salut, c’était beau
elle enfilait un masque méconnaissable à la nuit tombée comme une ombre sur de hautes cloisons tout ce que nous partagions notre foi parce que différente comme une garde de tous il disait aux immensités bleues* : les femmes avaient des yeux perfides ! il disait à son cœur : les femmes avaient des visages… Continue reading
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