Hâter ma convalescence
-
Naïma
on se verra à une lecture de la bibliothèque municipale l’un de ces soirs d’un long froid automnal on s’assoira sur les escaliers de secours en se parlant beaucoup – et moi, je m’y verrai ! on prendra le premier bus tout lumineux l’aube bleue surgira derrière les vitres on se prendra la main comme un secret de l’autre main ta droite tu entameras ton petit-pain une fois à Continue reading
-
Allongement des jours
souvent entre sept collines semblable à une soirée d’été où la lune sera pleine le vent fraîchira derrière l’an onze il n’y aura pas de vent en cette belle saison ! ce sera d’une nageuse qui se filera jusqu’à les matines le diras-tu, en l’an onze fut ce qui sera à jamais perdu ! les gazelles ailleurs Continue reading
-
Je pense à toi, je pense à moi
à Alice. l’heure ! … , et puis deux heures et puis, lieder ! une veilleuse à la chevelure de feu – oui, tant que cela inrecommandable ? une pensée s’emplit de son cœur-féerie elle m’écrit. à la fin… , je fuis… , une aire – dans cette fuite pour lui revenir Continue reading
-
Une touche
à Diane. éprouver de l’attirance pour une personne qui n’est pas réceptive cela te noie dans l’informel, sans appuies ni vérité tu observes ton reflet dans le miroir une trajectoire biaisée très peu conçoivent le sens de jouer à deux d’une valse un nuage menaçant au-dessus du lit fourmillement aux extrémités Continue reading
-
Croire comme si
un soir dans tes vieux jours lorsque tu seras assise auprès de ton radiateur repensant à tes jeunes et belles années tu te diras A. m’a célébré, pense-y bien ! comme l’avez fait avant toi Hélène De France le doux secret de cette maxime se cache dans ledit poème Continue reading
-
Inconmmensurablement votre
écorchure de l’âme une glissade dans du savon d’été qu’est-ce qui permet ? – la noyade. j’ai dû en baver sous le coup des fatalités désordre camouflé un bus orange grince je suis désorienté en face de Ranima De La Cité t’accueillir aux soirs… , t’accueillir entre les interstices de la réalité Continue reading
-
Sous les cotons
à Hania. sous les cotons du temps tombent les rideaux métalliques les innocents flirts s’enrhument une cocotte en papier peint dans des amas d’agrumes ! – est-ce qu’elle m’aime dans ce tout de noir ? j’appelle au Sauveur des hommes ! c’était le crépuscule pour l’heure, j’arrose les arbres de mon urine est-ce que c’est Continue reading
-
Un galet entre les mains
à Mokrani. tu envies l’impassibilité des pierres comme la musique de la main des vagues comme la douceur d’un galet sous le soleil la nature prodigue ses leçons de vie l’eau salée mouille tes lèvres tu envies l’impassibilité des pierres comme leur intranquillité Continue reading
-
Ça n’aura sinon aucun sens
je suis ton ange, tiens-moi la main je suis innocente, pardonne-moi souviens-toi de nous souviens-toi que tu es libre pars à la rencontre des vierges rivages c’est une chance ce départ qui s’offre à toi prends-moi dans tes bras une dernière fois Continue reading
-
S’étend le Bocage
j’écrase l’herbe sur un paisible bocage pour bâtir un tipi sous la pénombre avec mon dos d’hérisson à trois pattes comme à présent prendre l’air est à exclure Continue reading
-
Selon toi un sourire est parfois un sourire de trop
Du haut de mes 48 chevaux vapeurs Je patauge encore dans la boue et dans la médiocrité Les vacances ce n’est plus dans l’ordre du jour Et les jeunes filles ne sont plus ce que c’était c’est le loup qui surgit pour manger la fillette simplette avec des fossettes que je trouve superbe Ibtissama c’est Continue reading
-
Semence
à Ibtissem. les agréments secrets d’une vie incendiaire et ses dangers et ses tourments… , le noir besoin d’un ventre monstre et humide tellement phallique ! tellement fatidique ! les chemins qui se croisent chez le dieu des carrefours la complicité offerte d’un monde juvénile j’enveloppe nos soirées de mysticisme, avec toi jusqu’au petit-matin, parfois Continue reading
-
Une bouche à l’Est
Qu’ai-je consommé à ce rendez-vous J’ai même soufflé dans mon verre Je me souviens de sa colonne, droite Et rien d’autre, vraiment, comment ? elle est bien dans son corps elle est bien partout où elle passe nous tenons à nous dire à contre-jour et dans le blanc des yeux des choses d’une simplicité cruciale le vague à Continue reading
-
L’accueil est double
à Fazil et à Nahil. le marcheur solitaire du désert qui se détache à l’horizon et qui rêve ne se déplace qu’avec son âme il est comme un arbre il est la branche un soir de tempête sa vie ses pays sont à tout jamais perdus que tu reçois permets-toi d’en prendre part et si Continue reading
-
Copieux
l’homme cherche à se résoudre il sonde son âme dans toutes les directions depuis la nuit des temps comme allonger sur la lune tiède et au calme il répond à des leurres et souffre de la contrition et des hommes Continue reading
-
À l’aube
à Taous. une aube erronée d’été un cœur-folie éclairant et brutale, – les pacifier ! ( est-ce revenir au monde parmi tant d’autres feux, comme me trahir ? ). Noor il me suffit de répondre par : plus tard ! café et douce cigarette ! prières une psalmodie de l’aube à mon âme un murmure, Continue reading
-
Argentique
je ne me souviens plus à l’endroit ni depuis quand me tiens morcelé il fait plutôt beau aujourd’hui même dans le cœur de mes voisins ce qui n’exclut pas leur violence ! après la tempête vient l’amour après le soi corrosif à moi la chaleur où j’essaierai de me rendre épave Continue reading
-
À l’été
à Isylle et à Rémy. les yeux du lézard ne voient plus clair la couleur fade sous le citron le souvenir de la prime vigueur ronge les os les soleils des nuits entravées la personne au téléphone ne veut rien entendre le regard regagne les girolles d’un panier moisi le bringuebalant infini baille derrière les Continue reading
-
Au bord de la fenêtre
privation de ses libertés quelques fractions le minimum sur les cloisons de l’esprit une grotte approchait les douleurs creusées creusées la peur de tout raser en désert de raser les murs antérieur silence les infinies impossibilités autour le bruit introuvable était la phrastique sur le bourdonnement de qui était cette perle reviendras-tu, dis… , Continue reading
-
Tout le long d’un mirage
ensorcelé… , – j’étais comme à l’adolescence ne m’en sortant plus de l’effroi sans cesser de la réguler l’air devenait lourd – pesant comme mêlé à l’enfer oh, quel triste sort ! – oh, revenir à un peu d’oxygène sir l’ingénieur ! Continue reading
-
Une lourde porte avant le désert
l’horizon de mon cœur s’est obscurci l’espace de ma vie s’est rétracté l’au-delà résiduel des essences que je quête d’ici même et sur les chemins dans une boîte à huit coins velus où vais-je ainsi, marqué qui ne sert en soi comme sésame qu’à se délier Continue reading
-
En quoi es-tu
de nos baisers confus1 de nos langues entremêlées de nos méandres et de la poussière par mon âme et les coquillages une danseuse avec qui je partage le même félin désir ! le même déshabillé ! les ivresses qui susurrent tout bas les corps exaltés et d’éclats les corps comme un halo cela te rappelle Continue reading
-
On dansait
à Véronique. cela commençait avec le quart de lune qui me semblait mystérieuse et arquée la sérénade des crapauds une fraicheur retombait si douce je voyais par chez toi au-delà de la baie vitrée les oiseaux dans la lumière de l’ouest les crépuscules du soir si beaux Continue reading
-
Une fleur de citronnier
à Fanny. en dépit de ton silence qui m’écorche le sang l’odeur du jasmin qui me blesse blesse de mille morsures de serpents la lune est une amie le soleil est comme une fête le jour décline morose comme les mots que l’on ne peut rattraper sur mes pays et loin de toi je suis Continue reading
-
Chaland
au magic pub… 54, 56, 58 comme dans la nef d’une église gothique une sombre niche au lait froid et de froment la rue se nomme maréchal joffre vous y rencontrerez peut-être son apache à qui manquent une hache et un divin sourire les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict : cette enclave est Continue reading
-
Chaâbi qu’à toi
à Mounia. l’ é d u c a t i o n d’ u n e j e u n e f i l l e p o u r l e s t e m p s d’ u n e b e l l e f e m m e t o n Continue reading
-
D’une autre rive un passage
à Sihem. je m’assois au bord d’une banquette démotique avoisinant des journaux abandonnés et humides seul, je m’écrase sur le grand verre automnal la peuplade d’Afrique tient le cap sur l’Europe un ciel gris au-delà de mes lunettes bleues enduites d’un gras profond qui s’embue – ils ont des huiles sur le corps pour leur Continue reading
-
Panser les mots
à Ghiles. les froufrous de la chandelle sont d’un charme à souhait vos yeux cernés détruisent la lueur du platane d’orient ils étaient l’expression vibrée de votre propre solitude qui tombe comme trois mois de courtisanerie tombent à l’eau Continue reading
-
Sur une table
à Chouibe. elle a fait un sacrifice d’elle-même pour renaître de nouveau nouvelle ainsi que cendre qui ne fume pas ! je suis artificiellement le 14 juillet depuis qu’elle m’a quitté j’étais encore avec cette femme sous le signe du fennec de quelle entité est-il question parlez-moi aussi de vous, parlez parlez… , Bordeaux, Juillet Continue reading
-
Sclérose
je t’aimais dès lors comme une nuée ardente après tout ce temps perdu je partais loin lancé par ton idéalisation entre tes garde-fous : rêvant. je te voulais avec violence d’un lien indéfectible ne sachant pas te voir autrement ! maux gorgé boiteux filament sourire heurté souvenirs défunts 2 ) j’arrivais encore à sourire de Continue reading
-
Et en vrai
les montagnes et les paysages de ma contrée me manquent les arbres et les odeurs de mon quartier me manquent les maisons et les visages de mon enfance… , mais on ne pleure qu’une personne à la fois ! Continue reading
-
Je vous laisse
huit appels émis // deux conversations en ligne directe // deux appels en absence sur le mobile // deux messages vocaux // deux rendez-vous annulés // dix-neuf minutes de musique d’attente // une lettre reçue des jours et des heures d’intervalles et d’attente et aucune autre issue entrevue qu’avec la mort ! Continue reading
-
Dans un monde sideré et sidérant
une arrière-grand-mère est partie // une grand-mère est partie // une mère est partie // une grand-tante est partie // une tante est partie // une enfant est partie // une arrière-petit-enfant est partie // une sœur est partie // une cousine est partie // une nièce est partie // une petite-nièce est partie // Continue reading
-
Est-ce que ça chante ?
c’est, c’est promettre ! c’est, c’est une voix le moisie c’est, c’est peut-être promettre ! c’est, c’est peut-être une promesse ! c’est, est une promesse ! c’est, peut être une promesse ! c’est, ce n’est pas une voix le moisie c’est, rien avoir avec s’est ces ses sait sais quoiqu’un quiproquo… , Continue reading
-
Itinérance
je ne sais si c’est l’entrée de la résidence // je ne sais si c’est l’entrée de l’immeuble // je ne sais si c’est l’entrée de l’ascenseur // je ne sais si c’est l’entrée de l’appartement // pour franchir le palier 3 // tous les boucliers sont désactivés // tout confort et portes ouvertes Continue reading
-
Memories
cependant, tout mon corps répond non cependant, tout éteindre d’une colère cependant, tout étouffer d’une montagne de feu cependant, tout atteindre des digues cependant, tout laisser des plombs… , cependant n’est plus mon problème Continue reading
-
Balance
gueule de chien de traîneau pestiféré comme de la fièvre tête de bidon dans les nuages docte-branleur borgne comme un phallus baveux de limaces veuf de l’amour défectueux à l’emploi bicot de la montagne moisie d’une coque de bateau crottin parfumé à l’ail tordu comme du lierre parasite mort sous la pluie fichu pour un Continue reading
-
Les joues très pâles
je me baigne et tu me baises : salope. je nettoie et tu rachètes : salope. je décape et tu peins : salope. je loue et tu me chasses : salope. je te protège et tu me blesses : salope. Continue reading
-
J’écoute Mozart
corbeau, combo, les hortensias du Congo ont peur ! corbeau – corbeau – corbeau – corbeau tellement dur de revenir en surface presto, pesto, pester contre les concertos trop cuits ! presto – presto – presto – presto l’algérianité ne peut se mouvoir sans les mots ne pas sombrer – ne pas sombrer – ne Continue reading
-
Scoubidou
à Djawhar. comme les jours qui coulaient et la nuit fendait je soufflais le chaud et le froid comme un courant d’air ! comme un courant stellaire ! la terre était le ciel et le ciel était de terre les points cardinaux étaient incommensurables le sang de ma poitrine nourrissait mille fleurs et je n’avais rien au-dessus Continue reading
-
J’oublie
quelque chose passe quelque chose se passe je ne sais plus ce que ça dit je ne sais plus de quoi ça parle quelque chose sort quelque chose se sort je ne sais plus ce que ça veut dire je ne sais plus si ça veut parler quelque chose taie quelque chose se taie je ne sais plus rien de ça du tout j’oublie ! Continue reading
-
Destinataire inconnu*
Saturé, et ce mot me tenait compagnie puisque sur ces pages Seul… , comme un Vendredi n’était jamais seul … , d’ailleurs pourquoi ? * Inspiré par Les Lettres ordinaires, Adrianna Wallis Continue reading
-
Une étrange impression
j’ai une étrange impression que le présent s’est plié sur mon passé j’ai une étrange impression que tout va me revenir en pleine figure j’ai une étrange impression que les déceptions des arts plastiques sont immédiates j’ai une étrange impression que mes souffrances me rapprochent des tiennes et te font fuir j’ai une étrange impression Continue reading
-
On ira à la cueillette des champignons
à Isylle. Après-midi d’automne. Après-midi Sous tes cieux. Sous tes cieux les étoiles ne sont pas moins brillantes, scintillantes Brave soul. Une brave Soul, une âme Après-midi d’été ? Qu’une On ira cueillir les champignons. On ira à la cueillette des champignons ! viens que l’on se voit reviens me voir quand tu peux bien Continue reading
-
Zombie Panda
et ce manque en saison infernale du zombie panda qui creuse des cratères sur la rétine entière est comme la surface et moi déborde en dedans je bêche peut-être qu’il est mort un coup lorsque la lumière de la pile s’éteindra un coup et rien de plus sous la pluie une ombre file un clape Continue reading
-
A B C, … et D à Z !*
hommage à Boussarak Fatma. Aa Bb Cc Dd Ee Ff Gg Hh Ii Jj Kk Ll Mm Nn Oo Pp Qq Rr Ss Tt Uu Vv Ww Xx Yy Zz * Titre inspiré d’un poème de Federico Garcia Lorca. Continue reading
-
Salade du jour
je rase ma barbe et mâchouille de la poésie galante que je ne saurais écrire et repasse… , moi comme le soir étale comme l’acquéreur de l’unique sachet qui fait du bruit de cacahuètes sans sel déjà bien entamé entamé comme ma tête j’ai dû me plaire hier et reviens… , je me demande d’où Continue reading
-
Pouf !
à Jean-Baptiste P. peut on parler d’autres choses comme lorsqu’on va vers quelqu’un, un possible miroir on amarre avec tout surtout, sa finitude la mort je veux voir son ventre plus rien ne me dit tu ne peux rien pour moi personne ne peut rien que je meurs ! je la flaire y danse avec Continue reading
-
Trois petites impasses
à Rafika. 1/3 sur l’autoroute des autoroutes et tout autour,- il y a des nationales et il y a des routes,- je roule derrière les camions… les 6 les 12 les 36 tonnes,- je prends de la fumée,- je suis au téléphone,- c’est la route,- une déroute,- je ne conduis jamais avec des pantoufles,- ce Continue reading
-
Une sauvegarde
balbutiements loin des mots au loin en moi et ressort ! je rends grâce à Dieu pour ce mystère toujours aussi loin ! je souris les yeux clos à ton visage tu me manques tellement tellement ce manque est un présent heureux avec les personnes tout est étroitement drôle et étrange j’appelle aux loups la Continue reading
-
Il pleut comme la pluie
à Abdelmoula. le globe est une lune sœur des nations derrière son casimir percé il ébranle cette lune est en sang qui se joue entre des connivences une madeleine la bravache des sept vents est avec un napperon blanc ! l’esquisse d’un poète qui roule comme ses matins jaunis comme une empreinte sur le sable Continue reading
-
Réseau d’absences
à Sofiane et à Adlene. et si je n’étais qu’un désespéré l’homme brisé au cœur je ferais des nuits une rage mes nuits sont un habille d’errance je n’ai aucun maléfice sur le front ni sur mes lèvres et la bonne fortune je l’espérais qui ne m’avait dès lors sourit le monde me retourne comme Continue reading
-
Ou brève percée
à Ziad. dans un taxi soir de la Saint-Sylvestre et me retrouve seul me sens infiniment seul et je pleure je pleure nos liens fragiles mes héros évanouis l’absurdité de ma vie d’exilé j’ai dîné à peine à bout de force entouré des bouées de sauvetage une nuit d’été en visite aux jasmins et me retrouve sur le dossier d’un banc à peine quatorze saignées je regarde les voitures et les passants qui passent Continue reading
-
Avant d’être, comme un éveil
à une lettre postée sous les plis de mes yeux et que j’invoque dans les rues où j’hésite et vois le ciel dans une flaque d’eau un arbre sous la pluie un oiseau sous l’arbre de l’herbe sous la nuque de l’oiseau qui dort j’emplis j’emplis mon oreiller de cailloux comme un étang Continue reading
-
Des lisérés sur un fond bleu
à Wassim. on avait une vue depuis mon collège du haut des cinq étages de notre bâtiment que l’on montaient en éléments sauvages souvent pour se rendre en classe d’où on contemplait le changement de la lumière et des saisons sur la tête des arbres pendant les heures silencieuses de réécriture retentissaient parfois des sirènes Continue reading
-
Un second couplet s’élabore
ton nombril est loin l’eau jaillit des coteaux circonférence limbique ( une langue que tu ne partages pas, réessayes ! ). ton nombril est loin de tes seins l’eau jaillit des coteaux circonférence limbique ( oh, que tu respires ! ). qu’est-ce un poète, n’est il pas un homme presque comme n’importe qui ou pas Continue reading
-
Tout ne peut pas entrer
à Bruno. un homme est censé porter des vêtements qui font environ 50g et plus on n’a pas le droit de se dévêtir dans la rue il est capable cependant de soulever une charge de 492kg on est déjà ailleurs la norme NF X35-109, poids maximum à porter pour un manutentionnaire est de 3kg à 30kg le poids de Continue reading
-
Les chemins d’aventures sont à jamais actuels
à Samira N. solitaire il est certain que je vais crevé lorsque rien ne tient nuages que tout cascade tout séquence en dedans des enfants autour des innocents et l’horizon en est pollué et sont beaux je passe je vois un poteau sa forme sa hauteur sa couleur pour finir le pointe dans la tête Continue reading
-
Entre en délicatesse
à Samira N. pourquoi ? statique en essayant d’élargir le vide non moins violent la vie rend parfois obscur comme la vie peut être sublime je n’ai pas peur du vide où le mal de tout est à la dérive sur le sang lactescent d’un amour intense et de feu il revient l’espoir fou d’une Continue reading
-
La suivre
à Thinhinane. le rêve d’une île que je n’aurais peut-être jamais un havre de paix à moi seul pour y évoluer où poussent des plantes rares et vertes et où l’eau coule comme d’un système d’arrosage où des blanches colombes volent par instants au-dessus du sol craquelé le paysage qui fourmille de bruits et d’étincelles Continue reading
-
Raccourcis
à Achour. peu à peu… , je décroche, me dédommage est-ce là le réel bagatelle ici et à jamais ouaté la peur d’aboutir au cloaque s’obscurcie « … que tu as froid, face à moi-même ! » je veille sur mon inconditionnel le frappe tête ici je reprends un éternel parmi les cahiers une carte bleue Continue reading
-
Se jette dans un autre
il y a ces maisons d’ardoises sous le pluie et des lilas qui longent les abords de ton quartier il y a tes félines oreilles attentives à la chanson et tes petits doigts rouges et humides qui démêlent les écouteurs avant que nos corps chauds bougent que l’on partage nos larmes de brume et de Continue reading
-
Je t’aime Frère
à Amine. pour le fils et par les rues il y a naître en peu de jours et revivre avec l’inconsolable éternité des anges douleur qui s’éloigne je passe par les atroces écritures et redécouvre ! Continue reading
-
Étoile blues
comme un quelconque tenancier de bordel bel et bien dans l’aventure tu es belle à n’en plus s’y tenir, brune me dis-je ! sans donner corps à tous tes signaux, je me penche pour t’embrasser, comme dans les séries télévisés du 14 juillet nous vivrons heureux dans le manoir noir, ô ma totale ! je Continue reading
-
Tritures
à Mustapha. lorsque je parle du temps qu’il fait ou d’un rêve… , je ne me sens jamais au grand jamais en boucle le ciel sur la terre parmi les possibles il y est déjà en ouvrant grand mes doigts tant de choses à réorganiser tant d’autres à prévoir et la certitude que je ne Continue reading
-
Au corps un temps strié
le temps d’une nuit sur le fleuve un banc de mouettes rejouent les constellations de l’enfant qui ment obstinément à l’intérieur de son gilet il tâte sur son chemin une marre noire qui reflète une chasse ailée les générateurs au loin électrisent l’été et son chœur poème qui renaît de ses cendres entre ses dents Continue reading
-
On y va !
à Anne D. ma main sur ton épaule et marcher et parler et rêver haut dès l’aube… , c’est peut-être toi c’est peut-être moi comme des moulins arc-en-ciel pour enfants je ne sais avec toi toi mon creux de quel côté se trouve la vie de quel bord on se lance par dessus ce pont, Continue reading
-
Des palliatifs à ce machin-chose ?
demandez à mon frère s’il se rappelle de la fable des œufs de poule et d’un divorce ? et dites-lui que c’est fini, il n’y aura plus d’œufs. cependant, … et où sont ses intérêts ? dites-lui que s’il ne peut rien ici-bas, qu’il ne s’aventure en rien, qu’il tue son ego et ses désirs, Continue reading
-
Je me souvenais
à Narimane. il y avait à l’aube un appel à la prière et un pressentiment de la corde tous les fidèles remontaient leurs djellabas de leurs deux mains trempées cette fois-ci pour qu’il pleuve je me baladais au sein des sons primitifs ma gorge dénouée comme tous les vendredis parmi les fous rires bénis de Continue reading
-
Est-ce ainsi ?
à Marie. elle arrache des cornes blanches pendues à ses cheveux elle s’assoit sur un banc en bois pour confectionner un pont aussi long… , et long que le Nil ! cela arrive peut-être trop tard ! elle semble sensible à la caresse du vent minime soit-il elle a les manières d’une étrangère qui ne Continue reading
-
C. m’a demandée de rire
ça date de la semaine écoulée peut-être le début de celle-ci ça me revient je n’ai pas aimé la drôle de façon avec laquelle j’ai pris du fromage d’un rayon de supermarché à ce niveau déjà 12 vers une micro – iliade il ne manque plus qu’un dieu une aura et une guerre sinon tout Continue reading
-
Les signes
Tu reproduis des gestes que tu remarquais à peine sur les mains dociles tu reproduis des silences remplis de présences que les gestes n’emplissent pas tu reproduis ce qui ne se fixe pas ALBA ROSA. Samira Negrouche. Traduit par Marilyne Hacker. tends la main au bouquet lancinant la lune est d’ailleurs et sans bruit accrochée Continue reading
-
C’est sous-estimer la fièvre
à Lounis. j’arrive devant le Consulat de Bordeaux, huit heures et quart, y dépose ma demande avant d’aller m’assoir tremblant en face des fenêtres qui sont ouvertes le premier cependant à être entrer et les espaces, les ressortissants qui affluent, me semble comme des arènes. le rythme des guichets en verre est particulier d’où parvient Continue reading
-
À l’orée de son regard au premier août
il suffit parfois qu’une maison des voi – sins ou qu’une personne replonge dans le noir pour que je les salue certain des o – deurs et je regrette toujours mes silences avec les inconnus croisés au ha – sard mes rondes qu’il me revient cette tê – te étrange retenir mes reins rete – Continue reading
-
Un pas dans une gare
à Fanny. à l’aube ta bouche à l’est je te désire de tout mon soûl tu atterries derrière les vitres bleues du TGV j’octroie un don d’amour à l’univers imprégné de toi je brûle et me noie sur le sol comme on tend vers des amours en carrousel ! seule la solitude offre un concours Continue reading
-
Puzzle ou sons
frag/ /ou reve/ êtr – e /de /ments /nir /en /la iso/ /à /cou fenê /lés /mes tout – en – cou /tre /les lec/ /et /j – e trans/ /tur – es /une Continue reading
-
L’arrachement est en moi et en dehors, je tâte plus que je n’arrache
– ; . . – . – . ; – vous avez un crédit, remplissez les espaces vides laissés à cet effet… Continue reading
-
Oiseau
sans guide pèlerin esclandre te tète te rejoint lacéré cran cran cran cran en dessous où se cachent tes yeux sur l’écran de la matière fictive au cœur des des sonorités désarçonné de gauche à droite t’es là et entre comme une ombre défilée une saleté pêlemêle index d’un haut annexé se pose un jardin Continue reading
-
Groove
à Raouf. Etions-nous nés pour la gangue ? Etions-nous nés, doigts cassés, pour donner toute une vie à un mauvais problème à je ne sais quoi pour je ne sais qui à un je ne sais qui pour un je ne sais quoi toujours vers plus de froid ? Suffit ! Ici on ne chante Continue reading
-
Mon Dieu, tout ce qu’il faut convoquer pour finir un plat de pâte
à Christelle B. certains poètes contemporains m’ont tout simplement décapsulé. Bon appétit Enjoy your meal Bonne lecture Buon appetito Bon visionnage Guten Appetit Bonne écoute Bom apetite Bonne pêche Buen provecho Al Hamdoulillah Eet smakelijk Bonne et prospére année ! Tiré d’une poche. Continue reading
-
Poème vertical
comme des répliques une autre apparue moi-même à la merci d’une autre comme une rudesse sereine sous un certain regard une voix de mes dires comme le commun des mortels ainsi vont les vieux loups et les fous ! rien qu’une femme toute à l’heure une grimace ( la beauté de tes fières seins sous Continue reading
-
Mimi – relâche
à Rabah. ô baleine qui s’endort à l’aune de ses os d’eau n’ouvre pas tes yeux tu verras la mort qui t’avalera pour toujours pour toujours nous nous souviendrons de la baie de ta nature qui est comme tout finira pour tout ou recommencera comme un ailleurs stellaire un éclair t’illuminera te percera de part en part et surtout prends avec toi tes palmes bleues Continue reading
-
Deux voisins se saluent jusqu’à l’un des deux meurt
à Joël. voix qui tombe voix multiple être qui ? … , s’endormira avec qu’une et restera à jamais incomplet voix chaude voix anéantissant ( quoique nasillarde ! ). voix qui barbouille voix clapotant être quoi ? … , se réalisera où les demeures arides seront une promesse ainsi ira partiellement la vie sur terre Continue reading
-
Aller caput
elle ne s’est pas présentée je l’ai suivie jusqu’à son petit lit ivre un vaisseau ivre ( ballant dans un kfc… ! ). il ne s’est rien passé sinon, la nuit au matin, drôle de chapeau à poils quoique encore ivre ! je ne l’ai pas aimé belle, j’ai passé trois soirs chez ses parents Continue reading
-
Avril
alors que sur cette terre qui m’est tendre aux saveurs de miel avec des revers et des pics et ses scintillements mes difficultés ont une couleur de miel me frôlent de toutes parts changent et pèsent sur la balance de l’oubli si je devais comme poser une pierre ou les suivre les compter à chaque Continue reading
-
Haleine
partir martyr art si ça ne tient qu’à la lettre O comme mort et s’y engouffrer s’y reposer les yeux reposés souris crochets murées murées longtemps fou-endormi pour se rappeler du frisson d’un poitrinaire repris par une main le robinet fuit suivant les carreaux comme rien sous la dent qui ne justifie le passé ni Continue reading
Bienvenue dans mon atelier !
Articles récents
Newsletter
Inscrivez-vous pour découvrir les derniers articles de blog et du contenu exclusif. Dans votre boîte de réception !
Adresse e-mail
