l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


septembre 2019

  • El Hafiya

    enfance déchue   des dents blanches deux nerfs ton sourire sur le mien un chat les jours passent vient l’été tes yeux et des ailes or et aurore se couchent ( je pense à la sexualité d’un chat ! ). un coup s’entend un autre coup de poudre bouquet de fleurs boisson une rose ou une Continue reading

  • Passer les jours

    à Chouaib. je rêve d’un long voyage au-delà des dunes et choir sur place que par affliction je commanderais aux fleuves hors des lits tout en étant pur et cruel je ferais de mon cœur une roche de granite je rêve de recevoir un verset comme une goutte d’eau dans les profondeurs de l’Etna que Continue reading

  • La Croix du Sud

    à Abdellah. Sous un portique d’ardoise viennent rêver des bergers sans troupeaux. Un soir comme les autres. Jean Claude Pirotte. comme un sentier dans le ciel parsemé de clairs étoiles le berger suit le sentier les étoiles tombent le berger trébuche et tombe il contemple la nuit du sud les deux mains sur sa tête Continue reading

  • Jour de vote

    toile rajeunie                                                                          salut à nos femmes du rabougris                                                                           au revoir aux chrysanthèmes comme tu souhaites                                                              et puis oui belle silhouette                                                                        verte tige vestige céleste                                                                        dilem du témoin                                                                                                     voisins comme âge âme d’écolage                                                                        et mesgoule, le mulet ! magie d’éthique                                                                      gris merveille moderne ethnique                                                                 coupures fines sur une lamelle yeux mousselines                                                                                    de noir                                                                                      vieille accroche coléo                                                                                          couleurs Continue reading

  • Attendre pour attendre

    j’attends le jour sans mémoire j’attends le jour pour m’ouvrir au monde j’attends le jour pour sentir l’orage j’attends le jour pour sortir de l’ombrage j’attends le jour pour creuser mon trou j’attends le jour pour aimer mon bourreau j’attends le jour pour m’ausculter j’attends le jour pour démystifier  j’attends le jour pour un accident Continue reading

  • Léon

    à Célia. et à Chafik. nous rêvons d’une entité plus intègre qu’une danseuse soupçons… , – les fichus sont dramatiques ! l’ultime fête s’est ouverte en coulisses sur les danseuses étoiles le bleu du soir est opaque les guirlandes en papier déchirent le ciel les vitrines exposent la grande armée les traits obscurs des marins scintille Continue reading

  • Cette manivelle, quel automne !

    trois feuilles d’un arbre sont tombées à l’instant sexe fertile, c’est vrai ! que je savoure mollement, etc. les invisibles qui immortalisent temporairement tout en prenant la voie des éphémères où me manque subtilement le parfum des fleurs désirs, brièveté et intuition à l’honneur puis, d’une main déposée sur la vitre cordée un long froid Continue reading

  • Les guêpes

    dans ce fier monde et les greniers les guêpes trouent les toiles des vaines araignées l’esprit d’un enfant reste captif et n’y manque jamais les honorant de fourmis clivées d’un linceul ! une envie lui prend de hurler fort : CATACOMBES ! résolu de rêver son envol plus qu’ici qu’ailleurs et matérialiser le ciel ainsi Continue reading

  • Degré zéro

    à Hania. il faut nous tirer parfois les fleurs du nez ! les rares fleurs des genêts passent les saisons et les grands froids c’est l’âme des immeubles d’où s’échappe l’odeur du lait mêlé à ma douce voix mon genêt est une couveuse de vies à qui je fais l’amour nerveusement ! mon genêt est Continue reading

  • Poinçons sur une ceinture

    est-ce que vous comprenez que l’on peut remodeler son passé à l’infini ?   comme un peuple phage aux puissants élixirs d’amour comme une vieille histoire racontée depuis le fond des âges  comme un lavabo vieilli de faïence local les émigrés sont comme au seuil d’un printemps universel saisissez ! saisissez ! saisissez ! est-ce que vous Continue reading

  • Climats d’un deuil

    quelques intimes démons assèchent les illusions de ma chair malléable : les manquements à la soif cent fois répétés… ! seule cette mémoire me tient captif le vent souffle sur les résédas de mon territoire semblable au refuge et au désœuvrement le changement s’est intensifié d’un cran dénommée : ruine. ainsi vont les tourbillons dans l’âge Continue reading

  • Une cascade de pluie

    à Ghiles. au-dessus de la clameur des noirs sons je retrouve mon lit de coton et la littérature qui berce mes mauvais sommeils le sable des siècles africains se frotte aux parois de l’instrument je repasse sur ma mélancolie et l’époustouflant chemin des non-retours les amoureux du pont de pierre s’embrassent comme deux à l’abri Continue reading

  • La scène déraille

    radieux l’abécédaire qui s’est cajolé de la flûte de nos os enchantés et des petits miracles quotidiens les purs espoirs où se dilatent nos rétines les après-midis de nos amours imaginaires et fantasmés les rendez-vous clandestins la tendance qui déferle sur nos anniversaires l’exubérance des soirées du ramadan les jeux de nos conquêtes et nos Continue reading

  • Les 12 ruses

    je fonde un monde nouveau … avec la querelle des anciens je m’en sors poète … une pleine mesure de la chance je me vois en homme sauvage et libre … un homme amant de la beauté je me suis avorté à moi-même … une incarnation dans le seum je crois aux phénomènes inexpliqués … Continue reading

  • Les aînés de l’automne

    qu’est ce qui fait bon vivre sous le soleil froid et la lenteur des jours sans pareils je me promet d’aller au gré de mes envies sans faillir et faire des vents à jamais mes aînés adorés je voudrais tant revenir aux temps anciens semblable à un mouchoir blanc et humer le parfum des fleurs Continue reading

  • La robe d’un songe

    je m’assois à l’arrière d’un autobus en mouvement, tenant entre mes mains rouges et engourdies, les victuailles d’un vieux livre de poésie je tante sourdement de formuler quelques mots je referme le recueil et le tient serré contre mon flanc pour descendre à destination j’y pleut dehors sans vergogne comme pendant les longs mois d’hiver Continue reading

  • Corps perdu

    une laideur est ma première impression je dépasse et soulève tous mes critères de beauté tous mes préjugés, etc. l’après est meilleur lorsque frêle tu tombes dans mon lit que je te donne le côté terrasse du cœur je repense à ton souffle tiède sur ma nuque décatie et je souris Continue reading

  • Car, je flirtais si longtemps

    à Thara. au cours de l’année du singe la deuxième se préparait aux mathématiques il faisait encore nuit, je crois ! une atmosphère propice à la réminiscence le professeur rentrait comme à son habitude comme une percée dans l’odeur d’une étable endormie les regards en un éclair s’échangeaient toutes azimuts le crédule veillait à l’homogénéité Continue reading

  • La table

    à Raouf. Dans la sylve elle tombe, sans lieu choisi, mais là elle germe, comme un grain d’épeautre montée en scion, puis en plante sylvestre, les harpies qui se nourrissent de ses feuilles, lui font douleur, et la douleur fenêtre…  » L’enfer, Dante Alighieri. son assiette fluette s’adonne à la frugalité des sens décuplés du pain Continue reading

  • Conduire une danse

    à la ville de Constantine. du soleil à gogo se verse entre les verres des cafés maures il pleut… sur le poste radiophonique et les bouches hachées des belles passantes et inconnues il me revient une aussi belle boursouflure démarrer en quart de toi la carriole flotte dans le contre espace de la rumeur la Continue reading

  • Tablier

    le ciel est court dormez les bonnes gens, la ville veille sur vous une figure d’enfant déluré comme un bleuté jusqu’aux narines de mouton tu es définitivement parfaite et de perdue te projeter, tu ne fais que ça ! la puissance renouvelée des absents quel est ce refus de vivre ? le poète a des Continue reading

  • Enfance

    durant les années de mon enfance j’arpentais un cimetière laissé à l’abandon seul et environné par le silence j’allais cueillir pour des hommes des plantes sauvages d’été je ne m’approchais jamais de celles qui étaient sur les tombes même si je les lorgnais que d’un œil ! je n’oublierais jamais les amples vêtements et la Continue reading

  • Citadelle

    je me lève à l’heure du rossignol je prends une tasse de café et fume je rase ma barbe en ce jour d’automne en berne je m’habille et la lampe masse je mets Quieter Than Silence à l’écoute et me berce je lis un peu et l’horloge s’attarde sur mes paupières je mange un bout Continue reading

  • Amel

    tu es matinale   tu es dans la salle de bains tu viens de prendre une douche tiède tu exhales un bon parfum tu portes un foulard bariolé à la taille   tu es devant ton miroir planté sur tes deux petits pieds nus tu as les cheveux lourds tu as ton corps à moitié trempé tu Continue reading

  • Alcohol

    je buvais pour des réveilles ivres je buvais parce que j’ai le sommeil agité en suivant une thérapie ou en fréquentant une mosquée je buvais pour effacer l’affront je buvais pour me le rappeler sans raison aucune ou pour un tas de balivernes je buvais parce que j’avais une âme je buvais parce que j’avais Continue reading

  • Le jardin des solitudes

    à Joël. qu’il tend son soul les ailes déployés ou qu’il revivifie sa verve transposant son regard de prince sur les choses animées revues debout qu’il garde son cul au chaud ou qu’il veille sur les statues de pierre étouffant sous son duvet de plumes le divin souffle de la nature indifférente hostile un cygne Continue reading

  • Après quoi

    je me noie de ce froid sombre une catastrophe se profile sur ma tête et des rafales de vents reviens-moi mon petit bulot reviens ! je me convaincs  de la banquise de tes pupilles asséchées que rien ne fut jouer d’avance rien n’est jamais perdu ils nous ont offert un destin sur des parchemins  une Continue reading

  • Qu’est-ce que…, c’est !

    à François. tous les loups ont un poème sauf un l’idiot de la meute lui il préfère réciter les poèmes de la meute  tous les dieux ont des fidèles sauf un arés de l’olympe lui il préfère étendre le règne sur la discorde tous les hommes ont une hutte sauf un le fou du village Continue reading

  • Au revoir le jour

    à Noussia. Trop de beauté peut nuire à votre équilibre psychique. Source inconnue. les étoiles sont lointaines les étoiles sont proches qu’importe où je suis je vis cela me suffit les étoiles parlent les étoiles chantent qu’importe où je vais je suis cela me suffit les étoiles dansent les étoiles rêvent qu’importe qui je suis Continue reading

  • F.

    à la ville de Milla. exclu, parce-que d’une condition pauvre, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le pire des mondes ! comme ma solitude que je mène contre vents et marées, n’est-elle pas jouissive !  un chœur dévale enchaîné à la galerie de cristal : vie d’ascète cristal tout change autour Continue reading

  • Conceptions

    la conception de son cœur-hiver est rude sa joie me polarise il ne m’appartient plus il est célébré ce couchant magnanime vous rassérène, – chut – chut…! un froid désert le cœur des vides le cœur des pleins de bonheur la conception de son cœur-hiver est rude ses gouffres qui scintillent oh, le feu de Continue reading

  • De soi

    es-tu l’arpenteur des dédales d’un songe ? un tout où passe une lourde stupeur un tout dans les intervalles d’un bonheur minime comment les nuits se soulèvent sous tes yeux ? le froid de tes rêves de doigts délurés comme chavirer l’âme de tes écrits combien de monstres marins te faut-il avaler ? tu connais machin Continue reading

  • Un couple en balade Fr/Arab

    ils marchent à travers bois : 45 min ! ils admirent le couché de soleil : 20 min !  ils échangent un baiser : 11 secondes !  ils laissent quelque chose d’eux sur la berge : 32 min ! ils reviennent sur leurs pas : 1h24 ! ( Poème inspiré d’un tableau abstrait d’Ikea ! ) Continue reading

  • Syndrome moderne

    dédié aux élèves de l’école primaire Saliha Ouatiki. Un nuage passe, Il fait noir comme en un four, Un nuage passe. Tiens le petit jour ! Impressions fausses. Paul Verlaine. c : curriculum vitae combeau commissure commissaire cunnilingus ronge le nez o : o est criblée de balles obniv.com or ordures obélisque omnivore p : Continue reading

  • I. Fr/Arab

    à Mourad. et à Tarik. et à Rafik. J’ai embaumé mes souvenirs Dans la grande boite du temps Jadis a déjà plus d’importance que demain Mon utopie est mon passé La photographie jaunie de ma jeunesse Me reste sur les bras Le temps m’a surpris Vieillitude. Marc Losson. boum, boum, boum :  la grenade de la Continue reading

  • Les hantises Fr/Arab

    j’imbrique mes chantantes redevances avec les figurines abîmées sous ce ciel inodore décharné tout fuit d’une fastueuse porte des ponts comme cet oiseau qui surplombe la céleste ville … et me hante ! l’entrée d’or fontaines ensemble désir inachevé perdre le nord le noir du rejeton c’est un crève-cœur c’est une baliverne de première l’œil libre Continue reading

  • Lignes Fr/Arab

    indélébile droiture félicité dubitatif invitation cible poils cloaque chômage opinel et ficelle bleu lévitation je ronge un ruban infect cousu sur mon cœur est-il question de solitude, ou d’une quête ? Continue reading

  • Les visages Fr/Arab

    à l’un du chemises qu’un rien lui miel processions idylle chemins ombragés douceur prohibé souffrez celui qui prend la corbeille il y en a plusieurs à l’usage pour ce recueil la votre est la première Continue reading

  • J’irai au fin fond du monde et voir de quoi est fait mon rêve Fr/Arab

    oh, Dieu, combien est dur d’aimer ! non pas… non pas la vie, c’est dur d’aimer ! ( elle va chercher de l’eau au fond du puits ! ). à quoi bon mon cœur de souffrir autant ceci est mon adieu, ceci est mon adieu… ! ( seul devant des ouvertures ! ). hiver cheminées Continue reading

  • La manière d’un étranger Fr/Arab

    toi donner à manger aux enfants que moi j’adore lui privatif exfiltré de la vie belle même de son salut quoi dis pas enfants grave prie nous aimer quand la la la… la ! qui moi de vous jaloux adieu, adieu… bel étranger ! Continue reading

  • Dérive Fr/Arab

    à mon oncle Hakim. est-ce qu’une œuvre se construit sur de la douleur, certainement ! moi, je serai poète, un poète de génie. anémone des bois le brouillon d’âme atmosphérique une rivière à vents de l’enfance fantasmée forte comme ses remous d’égout d’anciennes voix troublés et anéantis   chute du sens en cataclysme je donne Continue reading

Bienvenue dans mon atelier !

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