Hâter ma convalescence
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à Fanny. mais du corps de l’adverbe même l’amant s’évade vers l’envers des choses où ombre d’une rade seconde il tombe Le chant de la carpe. Ghérasim Luca. providentiel ce temps où l’on accepte l’histoire de nos héros déchus la femme des autres que l’on revoit jamais sur les graduations de nos trahisons une fissure…
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Vous ne serez jamais sage. Source inconnue. une étreinte comme un rêve qui dure jusqu’au soir ce n’est pas la veille d’un jour de fête je m’habille je fais mes valises je fricote je ne suis pas triste au revoir ma ville, tu es mon obélisque j’ai croisé de farouches reptiliennes, des formes et des…
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le mot khayel me fait penser à du lin blanc ondoyant au vent, alors que silhouette me fait penser à une allumette. il se trouve des gens bien qui descendent en ville jusqu’à la fin des temps elle est une passante elle est en robe de soirée elle porte un secret elle dégage une…
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les moyens du bord : les tables retournées, les balles en plastique, les mitrailleuses en fer rouillé, les grenades en bois, les pierres de chantier, l’eau chaude des tuyaux d’arrosage, etc. c’est les jeux d’enfants qui aiment l’incontournable guéguerre c’est bien que je ne m’en souvienne plus une fille a vu ce que j’avais…
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je me lève tôt et dors de-même le rythme dans la peau les tocs des tocs en toc par Beethoven l’héroïque je ne suis pas beau – pourquoi l’enclume et le marteau ? entre quatre murs et deux plumes et des gens qui l’aiment de-même la route est coupée comme pour le Kilimandjaro je me rends…
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un chien qui se terre crabote imaginairement s’enfuit sur sa table d’écolier sur les airs de la ballade chétive dans la ville des lumières tizi-ouzou capitale de la vida et de la grève en saccades un bassin bleu entre ses yeux elle l’a pris par la main il pense à elle à l’autre chanter Si…
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à Véronique. comme les ondes qui rongent son corps le cœur serre son rêve des tropiques, hypothétiquement les membres électriques ! les membres électriques ! les membres électriques ! ( l’oraison des cosmiques ! ). le sans douleur n’existe pas il est de bleu le peignoir qui l’habille, effacé la chemise éventrée ! la chemise…
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à Naelle. son front pale éclaire le ciel ses yeux rouges se posent comme la neige c’est un lièvre qui dort dans les bois une crème dans l’espace entrouvert il aime la danse il aime tourner en aval il aime les vents de sa tête les caresses sur son visage fiévreux et elle boit de…
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un champ dans le trou une souris sourit en dessous de tout flou étrange aux alentours de la gnôle l’odeur de nourriture incompréhensible détresse elle est bête elle n’est pas verte les gens la déteste elle fait des choses insensés écriture décharnée dedans ou à la lisière un refuge isolé tumulte la vie…
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les vers impures un verre dû des vers qui sonnent faux le bruit des bottes qui rythme ses nuits le pas d’une fille une chenille, – elle rejoint qui ? le poète dans son habitat obtient le droit de s’esclaffer celui qui lâche l’interrupteur il ne s’endort pas les vers impures un verre dû
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un hommage à la manière de Brautigan. lorsque le premier feu s’éteint – dis-moi ce que tu aimes dans la vie ? les parfums les robes les voyages – je préfère être franche avec toi me dit-elle. je sens le bouc je m’habille de loques je préfère voyager seul je passe ailleurs pour ne…
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à Ghiles. un poète rentre seul à la maison le soir il se baigne de crépuscule extasié une communication affreusement bleuette un poète rentre seul à la maison le soir une cloche qui oscille sa corde Marie est une abeille aux mille visages de femmes le poète rentre souvent seul ou en mauvaise compagnie puisqu’il…
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à Nassima. de tous les charmes confondus je bravais mon cœur corrompu sentant la bref musique un signe d’aucun recours comme faire une nique aux fidèles m’amours le temps de mes premiers amours je cachais une passion de toujours c’est l’étreinte d’un commis voyageur c’est les sandales de l’orphelin choyé c’est l’imaginaire d’une fille que…
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à Anne. je suis un garçon bien et bon qui fait le bien et le savoure quand je peux ( ce n’est pas ça ! ). je suis un garçon bon comme il faut qui fait le bien et le savoure quand je peux un ange ( pas tout à fait ça non plus !…
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comme une pluie aux couleurs de pétrole comme un fruit gorgé de soleil morsures goyave vents de papaye ils me transpercent en équilibre ils me fêtent chancelant je voyage et que je me taise qu’aurions-nous pu rêver de mieux après Arthur De La Sierra ? comme un dépourvu d’explicite comme une mystique du voyeur archipels Cancún…
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les muses me parlent parfois des petits riens de nos quotidiens les muses me parlent parfois de la nourriture de nos esprits les muses me parlent parfois de nos valeurs sûres les muses me parlent parfois de l’invraisemblable de nos erreurs les muses me parlent parfois de la beauté de nos âmes les muses…
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il était une fois lorsque j’aimais la poésie qui me faisait de l’ombre une fois lorsque j’aimais les Antilles même si je ne connaitrais jamais une fois lorsque j’aimais ma vie il était une fois lorsque j’aimais la vie des autres et rien de ce qu’ils pourraient faire ou dire ne me ferait admettre que…
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tu existes je crois connaitre tu habites j’habite ton cœur ( … me baladant dans les rues d’une Tokyo imaginaire ! ). Dieu, Dieu, Dieu, Dieu il y a du vent tu penses à ce jour dans le vague de ton esprit c’est déjà penser l’avenir il suffit d’aller de l’avant ! tu as…
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oscar les vents et épiphanie marcher vermines laine effilochée porteuse secret encens doigts fins grisette histoire fraude suspendre l’étreinte une déesse des buissons et des rivages salés amoureux fou cavalière affreusement flanc ossivore éphéméride il aime le mot éphémère coûteux pour l’enfant m’abreuver ciel argent armorique couver âme esseulée les eaux troubles sont peu profondes…
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à Yasmine. et à Camille. demi-sœurs de cœur. Tristan : Qu’avais-je donc rêvé, de l’honneur de Tristan ? Isolde : Qu’avais-je donc rêvé, de la honte d’Isolde ? Tristan et Isolde. Richard Wagner. Traduit par Dominique Sila. : 1 toi avec moi // moi avec toi le jour avec la nuit // la nuit avec…
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royaume du sud écouter radio voix pétillantes interférences chaudes de la pise à boire insoluble âges rareté organisation cascades idées grève gouffre fécondé réceptacle se ressemblent flâner de l’ouïe friandises étude boucles le monde est féminin accueillir étrangers passeport noirs désert plusieurs sud âmes en peine immense silence sable gammes danser avec les vents les…
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orpheline de tous toute frêle et aimante, – dis-moi à quoi tu penses ? elle s’en est allée, l’âme de mon amoureux ! aimée à jamais les chevilles légères comme la bise qu’elle m’a quittée ( un phare pour nos insomnies ! ). sept jours sept week-ends qu’a duré mon calvaire il me faut reconstruire…
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avalanche d’eaux circuit court été sublimations visible astre corne de gazelle Afrique lait exil ou exit au fin fond les maîtres sont bavards incarnation chants enchanteurs terrorisme de la joie courroucer baleines lance aux pieds vents emportés accolades baisers la musique de fond qui comble les Assis de petites balles, des ballades tremblantes sur mes…
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la toux d’un druide les hagards fluides aussi vite ! il y a des regards des amarres soulève soulève les torrents passe le temps qui cloque mégère prendre l’air rapide et légère est-ce que tu me vois ? choque face à la beauté fauve suspendu se prend le pavé songeurs qui errent adresse mais où…
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conteneur jaune : aiguilles bistouris intranules épicrâniennes brocards tout objet tranchant ou piquant activité cérébral les fougères en plastique, l’odeur d’un hôpital devient familière sachet noir ( daom) : emballages papiers ordures ancien vertige ( si la justice divine existe, à moi elle me fait peur ! ) j’aurais pu écrire mes idées de ce…
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à Véronique. l’extase réinventée le maudit nuages forme yeux d’ivresses acide étrange lenteur bleutée carma courbes s’incline arc fibrille elle avait des boucles de cuivre l’esprit des conteurs les sons nocturnes merveille découvertes au porte d’une ville enfant = marron noir papillon nos héros immobiles pieds de pierre mystère s’offre un dissous captive mille baisers…
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hexagone pubs inconnue kilomètres science penses-tu ? malade diagonale expertise grammatical de la nuit sur le jour théâtre meurtre soleil 15 : 24 une rue qui se terre un semblant d’entente avec les énergies de l’univers vous s’y trouverez votre compte pour sûre et quelque peu bander !
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les chemins du cœur… merci pour votre bénédiction ! les pluies noirs providentielles… merci pour votre bénédiction ! les saules pleureurs… merci pour votre bénédiction ! les offrandes… merci pour votre bénédiction ! la danse euclidienne des fourmis… merci pour votre bénédiction ! les écritures… merci pour votre bénédiction ! les femmes voilés à l’ignorance……
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écrans se sentir utile dernier écran une passion les deux mains dans les poches clés devant les portes dernière clé une passion les amis sifflent les loups fruits lune de miel dernier fruit une passion plusieurs vies dans une vie pierres s’en sortir dernière pierre une passion déjeuner sur l’herbe nue cartes porte à porte…
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à Oussama. Je regrette maintenant d’avoir été un débutant si tardif. Il semble que j’ai été un débutant tardif en tout. Je pense que j’étais en quelque sorte retardé. Francis Bacon. : a lors de l’un de mes voyages // lors de l’un de mes romans j’ai appris il n’y a pas que la bourse dans…
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vertige et vents sonores villes et poussière opposer réversible et subversive tribulations bordures et au-delà avalanche transitoire et ballons scotomiser collation ou corrélation les dessous des mots perdus un pas de côté marquer il n’y a pas d’énigme pour qui sait voir dans les reflets
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je prends une figue sèche à l’huile le soir j’improvise je mélange mes excréments et mon urine j’essuies mes morves et mes croûtes des yeux je me rafraîchie à l’eau de cologne je rétablie les connexions avec la saleté de mes vêtements avec la moisissure sur les murs et son odeur je me développe je…
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il y a un lit double dans l’alcôve et de la poussière d’étoiles je veux des sons comme ceux que les corps animés produisent je-suis-nulle-part-et-partout-à-la-fois-les-lunes-défilent-militairement-et-je-me-tiens-à-l’-autre-extrémité-de-l’-appel-téléphonique ma main tremble calmement comme pour tenir le rythme d’une chanson imaginaire il y a une voiture parqué et je suis son homme je veux des airs d’automne comme le…
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à Mustapha. j’habite un quartier résidentiel une construction de la france coloniale le genre varsovie en noir et blanc il y a eu encore des émeutes cette nuit la ville se soulève comme en région bouillonnante de revendications les c. r. s. n’ont pas ce petit quelque chose qui fait ordre et rétabli la tranquillité…
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à mes Cousins. Taqṣiṭ n-ddunit-iw Yecfa yasd m-kul lawan Yefsa yeǧǧuǧeg lḥif-iw Deg-ul-iw yefka iẓẓuṛan Matoub Lounès. Tisirt Ne-ndama. : I une chose un être à la dérive parachevé par ses aînés à peine sorti de ses rêves arpentant des monts positifs ce n’est pas une lourde médecine ni une conscience d’intermarché sinon d’une écriture…
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J’implore la pitié d’un toit qui s’écroule quand je mets le premier pas, la terre bouge… qui peut me délivrer de cette frayeur ? Djaroua Allaoua Ouahbi. l’étoile de mon cœur et moi, on construit un fantasque royaume pour autrui et on change la face du monde depuis le berceau jusqu’à notre vie d’adulte et de…
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Alors qu’eux étaient pour une poésie du crépuscule. Pour une poésie de la nuit. Nous autres nous défendons une poésie de l’aurore. Manifeste 1963. Nicanor Parra. – a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a – a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a,- a – a,- a,-…
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à mes nièces Naelle et Shikha. vous saurez être des femmes rayonnantes pour aimer. Même toi, Nedjma, ma belle étoile ! Tu m’as laissé seul dans les déserts nocturnes Avec le cœur qui frémissait de peur Dans la cour du grand édifice Embrasse-moi C’est le souhait de la corde Et moi mon étoile Quand les…
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enfance déchue des dents blanches deux nerfs ton sourire sur le mien un chat les jours passent vient l’été tes yeux et des ailes or et aurore se couchent ( je pense à la sexualité d’un chat ! ). un coup s’entend un autre coup de poudre bouquet de fleurs boisson une rose ou une…
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à Chouaib. je rêve d’un long voyage au-delà des dunes et choir sur place que par affliction je commanderais aux fleuves hors des lits tout en étant pur et cruel je ferais de mon cœur une roche de granite je rêve de recevoir un verset comme une goutte d’eau dans les profondeurs de l’Etna que…
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à Abdellah. Sous un portique d’ardoise viennent rêver des bergers sans troupeaux. Un soir comme les autres. Jean Claude Pirotte. comme un sentier dans le ciel parsemé de clairs étoiles le berger suit le sentier les étoiles tombent le berger trébuche et tombe il contemple la nuit du sud les deux mains sur sa tête…
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toile rajeunie salut à nos femmes du rabougris au revoir aux chrysanthèmes comme tu souhaites et puis oui belle silhouette verte tige vestige céleste dilem du témoin voisins comme âge âme d’écolage et mesgoule, le mulet ! magie d’éthique gris merveille moderne ethnique coupures fines sur une lamelle yeux mousselines de noir vieille accroche coléo couleurs…
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j’attends le jour sans mémoire j’attends le jour pour m’ouvrir au monde j’attends le jour pour sentir l’orage j’attends le jour pour sortir de l’ombrage j’attends le jour pour creuser mon trou j’attends le jour pour aimer mon bourreau j’attends le jour pour m’ausculter j’attends le jour pour démystifier j’attends le jour pour un accident…
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à Célia. et à Chafik. nous rêvons d’une entité plus intègre qu’une danseuse soupçons… , – les fichus sont dramatiques ! l’ultime fête s’est ouverte en coulisses sur les danseuses étoiles le bleu du soir est opaque les guirlandes en papier déchirent le ciel les vitrines exposent la grande armée les traits obscurs des marins scintille…
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trois feuilles d’un arbre sont tombées à l’instant sexe fertile, c’est vrai ! que je savoure mollement, etc. les invisibles qui immortalisent temporairement tout en prenant la voie des éphémères où me manque subtilement le parfum des fleurs désirs, brièveté et intuition à l’honneur puis, d’une main déposée sur la vitre cordée un long froid…
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dans ce fier monde et les greniers les guêpes trouent les toiles des vaines araignées l’esprit d’un enfant reste captif et n’y manque jamais les honorant de fourmis clivées d’un linceul ! une envie lui prend de hurler fort : CATACOMBES ! résolu de rêver son envol plus qu’ici qu’ailleurs et matérialiser le ciel ainsi…
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à Hania. il faut nous tirer parfois les fleurs du nez ! les rares fleurs des genêts passent les saisons et les grands froids c’est l’âme des immeubles d’où s’échappe l’odeur du lait mêlé à ma douce voix mon genêt est une couveuse de vies à qui je fais l’amour nerveusement ! mon genêt est…
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est-ce que vous comprenez que l’on peut remodeler son passé à l’infini ? comme un peuple phage aux puissants élixirs d’amour comme une vieille histoire racontée depuis le fond des âges comme un lavabo vieilli de faïence local les émigrés sont comme au seuil d’un printemps universel saisissez ! saisissez ! saisissez ! est-ce que vous…
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quelques intimes démons assèchent les illusions de ma chair malléable : les manquements à la soif cent fois répétés… ! seule cette mémoire me tient captif le vent souffle sur les résédas de mon territoire semblable au refuge et au désœuvrement le changement s’est intensifié d’un cran dénommée : ruine. ainsi vont les tourbillons dans l’âge…
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à Ghiles. au-dessus de la clameur des noirs sons je retrouve mon lit de coton et la littérature qui berce mes mauvais sommeils le sable des siècles africains se frotte aux parois de l’instrument je repasse sur ma mélancolie et l’époustouflant chemin des non-retours les amoureux du pont de pierre s’embrassent comme deux à l’abri…
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radieux l’abécédaire qui s’est cajolé de la flûte de nos os enchantés et des petits miracles quotidiens les purs espoirs où se dilatent nos rétines les après-midis de nos amours imaginaires et fantasmés les rendez-vous clandestins la tendance qui déferle sur nos anniversaires l’exubérance des soirées du ramadan les jeux de nos conquêtes et nos…
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je fonde un monde nouveau … avec la querelle des anciens je m’en sors poète … une pleine mesure de la chance je me vois en homme sauvage et libre … un homme amant de la beauté je me suis avorté à moi-même … une incarnation dans le seum je crois aux phénomènes inexpliqués ……
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qu’est ce qui fait bon vivre sous le soleil froid et la lenteur des jours sans pareils je me promet d’aller au gré de mes envies sans faillir et faire des vents à jamais mes aînés adorés je voudrais tant revenir aux temps anciens semblable à un mouchoir blanc et humer le parfum des fleurs…
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je m’assois à l’arrière d’un autobus en mouvement, tenant entre mes mains rouges et engourdies, les victuailles d’un vieux livre de poésie je tante sourdement de formuler quelques mots je referme le recueil et le tient serré contre mon flanc pour descendre à destination j’y pleut dehors sans vergogne comme pendant les longs mois d’hiver…
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une laideur est ma première impression je dépasse et soulève tous mes critères de beauté tous mes préjugés, etc. l’après est meilleur lorsque frêle tu tombes dans mon lit que je te donne le côté terrasse du cœur je repense à ton souffle tiède sur ma nuque décatie et je souris
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à Thara. au cours de l’année du singe la deuxième se préparait aux mathématiques il faisait encore nuit, je crois ! une atmosphère propice à la réminiscence le professeur rentrait comme à son habitude comme une percée dans l’odeur d’une étable endormie les regards en un éclair s’échangeaient toutes azimuts le crédule veillait à l’homogénéité…
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à Raouf. Dans la sylve elle tombe, sans lieu choisi, mais là elle germe, comme un grain d’épeautre montée en scion, puis en plante sylvestre, les harpies qui se nourrissent de ses feuilles, lui font douleur, et la douleur fenêtre… » L’enfer, Dante Alighieri. son assiette fluette s’adonne à la frugalité des sens décuplés du pain…
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à la ville de Constantine. du soleil à gogo se verse entre les verres des cafés maures il pleut… sur le poste radiophonique et les bouches hachées des belles passantes et inconnues il me revient une aussi belle boursouflure démarrer en quart de toi la carriole flotte dans le contre espace de la rumeur la…
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le ciel est court dormez les bonnes gens, la ville veille sur vous une figure d’enfant déluré comme un bleuté jusqu’aux narines de mouton tu es définitivement parfaite et de perdue te projeter, tu ne fais que ça ! la puissance renouvelée des absents quel est ce refus de vivre ? le poète a des…
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durant les années de mon enfance j’arpentais un cimetière laissé à l’abandon seul et environné par le silence j’allais cueillir pour des hommes des plantes sauvages d’été je ne m’approchais jamais de celles qui étaient sur les tombes même si je les lorgnais que d’un œil ! je n’oublierais jamais les amples vêtements et la…
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je me lève à l’heure du rossignol je prends une tasse de café et fume je rase ma barbe en ce jour d’automne en berne je m’habille et la lampe masse je mets Quieter Than Silence à l’écoute et me berce je lis un peu et l’horloge s’attarde sur mes paupières je mange un bout…
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tu es matinale tu es dans la salle de bains tu viens de prendre une douche tiède tu exhales un bon parfum tu portes un foulard bariolé à la taille tu es devant ton miroir planté sur tes deux petits pieds nus tu as les cheveux lourds tu as ton corps à moitié trempé tu…
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je buvais pour des réveilles ivres je buvais parce que j’ai le sommeil agité en suivant une thérapie ou en fréquentant une mosquée je buvais pour effacer l’affront je buvais pour me le rappeler sans raison aucune ou pour un tas de balivernes je buvais parce que j’avais une âme je buvais parce que j’avais…
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à Joël. qu’il tend son soul les ailes déployés ou qu’il revivifie sa verve transposant son regard de prince sur les choses animées revues debout qu’il garde son cul au chaud ou qu’il veille sur les statues de pierre étouffant sous son duvet de plumes le divin souffle de la nature indifférente hostile un cygne…
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je me noie de ce froid sombre une catastrophe se profile sur ma tête et des rafales de vents reviens-moi mon petit bulot reviens ! je me convaincs de la banquise de tes pupilles asséchées que rien ne fut jouer d’avance rien n’est jamais perdu ils nous ont offert un destin sur des parchemins une…
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à François. tous les loups ont un poème sauf un l’idiot de la meute lui il préfère réciter les poèmes de la meute tous les dieux ont des fidèles sauf un arés de l’olympe lui il préfère étendre le règne sur la discorde tous les hommes ont une hutte sauf un le fou du village…
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à Noussia. Trop de beauté peut nuire à votre équilibre psychique. Source inconnue. les étoiles sont lointaines les étoiles sont proches qu’importe où je suis je vis cela me suffit les étoiles parlent les étoiles chantent qu’importe où je vais je suis cela me suffit les étoiles dansent les étoiles rêvent qu’importe qui je suis…
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à la ville de Milla. exclu, parce-que d’une condition pauvre, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le pire des mondes ! comme ma solitude que je mène contre vents et marées, n’est-elle pas jouissive ! un chœur dévale enchaîné à la galerie de cristal : vie d’ascète cristal tout change autour…
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la conception de son cœur-hiver est rude sa joie me polarise il ne m’appartient plus il est célébré ce couchant magnanime vous rassérène, – chut – chut…! un froid désert le cœur des vides le cœur des pleins de bonheur la conception de son cœur-hiver est rude ses gouffres qui scintillent oh, le feu de…
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es-tu l’arpenteur des dédales d’un songe ? un tout où passe une lourde stupeur un tout dans les intervalles d’un bonheur minime comment les nuits se soulèvent sous tes yeux ? le froid de tes rêves de doigts délurés comme chavirer l’âme de tes écrits combien de monstres marins te faut-il avaler ? tu connais machin…
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ils marchent à travers bois : 45 min ! ils admirent le couché de soleil : 20 min ! ils échangent un baiser : 11 secondes ! ils laissent quelque chose d’eux sur la berge : 32 min ! ils reviennent sur leurs pas : 1h24 ! ( Poème inspiré d’un tableau abstrait d’Ikea ! )
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dédié aux élèves de l’école primaire Saliha Ouatiki. Un nuage passe, Il fait noir comme en un four, Un nuage passe. Tiens le petit jour ! Impressions fausses. Paul Verlaine. c : curriculum vitae combeau commissure commissaire cunnilingus ronge le nez o : o est criblée de balles obniv.com or ordures obélisque omnivore p :…
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à Mourad. et à Tarik. et à Rafik. J’ai embaumé mes souvenirs Dans la grande boite du temps Jadis a déjà plus d’importance que demain Mon utopie est mon passé La photographie jaunie de ma jeunesse Me reste sur les bras Le temps m’a surpris Vieillitude. Marc Losson. boum, boum, boum : la grenade de la…
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j’imbrique mes chantantes redevances avec les figurines abîmées sous ce ciel inodore décharné tout fuit d’une fastueuse porte des ponts comme cet oiseau qui surplombe la céleste ville … et me hante ! l’entrée d’or fontaines ensemble désir inachevé perdre le nord le noir du rejeton c’est un crève-cœur c’est une baliverne de première l’œil libre…
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indélébile droiture félicité dubitatif invitation cible poils cloaque chômage opinel et ficelle bleu lévitation je ronge un ruban infect cousu sur mon cœur est-il question de solitude, ou d’une quête ?
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à l’un du chemises qu’un rien lui miel processions idylle chemins ombragés douceur prohibé souffrez celui qui prend la corbeille il y en a plusieurs à l’usage pour ce recueil la votre est la première
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oh, Dieu, combien est dur d’aimer ! non pas… non pas la vie, c’est dur d’aimer ! ( elle va chercher de l’eau au fond du puits ! ). à quoi bon mon cœur de souffrir autant ceci est mon adieu, ceci est mon adieu… ! ( seul devant des ouvertures ! ). hiver cheminées…
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toi donner à manger aux enfants que moi j’adore lui privatif exfiltré de la vie belle même de son salut quoi dis pas enfants grave prie nous aimer quand la la la… la ! qui moi de vous jaloux adieu, adieu… bel étranger !
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à mon oncle Hakim. est-ce qu’une œuvre se construit sur de la douleur, certainement ! moi, je serai poète, un poète de génie. anémone des bois le brouillon d’âme atmosphérique une rivière à vents de l’enfance fantasmée forte comme ses remous d’égout d’anciennes voix troublés et anéantis chute du sens en cataclysme je donne…