Hâter ma convalescence
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Vents contraires
tu invoques… , par ta présence, déjà senti la caresse, – l’intuition d’un vent nouveau tourbillons de particules qui retombent ! tu tâtes l’air, la haie hormis celle qui tombe, – celle qui te tâte ? derrière la vitre lorsque tu sombres tes yeux, dernières douceurs tu en oublies hors ton frein, ton cloître va, Continue reading
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Pourquoi je dis parfois ?
il m’est parfois difficile de me souvenir d’un visage comme du jour et de la date comme d’un anniversaire comme d’un rendez-vous quelconque comme d’un itinéraire comme d’un air en marchant il m’est parfois difficile de reconnaitre mes erreurs mes tares mes lâchetés comme la voix d’un poète ou celle d’un traducteur comme un arbre Continue reading
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Jusqu’au foin
Epigraphe de Il y aura toujours des oiseaux Marchand d’absolu Tu ne prêches pas dans le désert Tu es, toi-même, le désert. ( Contre les dévots ). Emmanuel Moses la poésie c’est lorsqu’on a faim de mots de corps de vivre si le poète pouvait quelque chose il n’écrirait que les œuvres des autres * Continue reading
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Le point du blanc aux murs
je ne sais depuis quelle occasion on prend des nouvelles de quelqu’un au passage, – que tu passes ! je ne t’y invite pas, ici et nulle part ailleurs. au fond, qui t’en voudrait ? longtemps j’étais disponible longtemps j’étais joignable, – allez au diable ! que l’on me laisse descendre à ras que l’on Continue reading
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Éclair filé
j’adorais les expressions de ton visage comme un petit soleil agréable ses traits exprimaient la Bretagne me rappelaient les fleuves et les rivières que je ne visiterais sans doute jamais j’adorais glaner avec toi les après-midi relâches tu étais mon tout mon ailleurs tu étais ma maison où reposait la poussière de l’oubli l’amitié que Continue reading
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Le jour où je parlais oiseau
le jour où je parlais oiseau rien n’annonçait les crépuscules les visites de connaissances les étoiles et le sacrifice de l’immonde bête qui se douchait au jasmin qui se douchait le jour où je parlais oiseau tout était à refaire et beau ! et mort ! sans la faim comme ils disaient de ma nécessité Continue reading
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Coulée
ça monte ça monte – classe – range – dépoussière la coulée de signes ça s’affaire – ça affiche – s’acclimate joue de la crevaison ça feinte palpe le culminant – la note retouche – sous-pèse le trop fonce – force – avance à l’arrière ! ondule autours ça revient – tourne – corrige danse Continue reading
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La voix du colporteur redescend
à Billal. les nuages comme de la cendre comme des moulures d’une main embouchée de peintre un refuge au soir les montagnes de kabylie qui dévalent les bleus oliviers et le jasmin parmi les maisons au loin éparpillées de terre cuite ocres et de plumes d’oies ! comme se promener sur une légère mollesse sur Continue reading
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Crocs d’un loup
à Rafik. j’assemblais de mes doigts quelque part comme tendre vers l’ensemble l’ailleurs d’un commandement : vert. mon cœur lasse m’accablait je me recentrais sous l’ombre d’un muret soyons pour nous soyons insaisissables comme les vents comme les longs hurlements ! ne reconnaissant qu’une version de l’enfer sur terre la peur de plaire je connaissais Continue reading
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Rien qu’un arbre !
j’espérais m’approcher d’un arbre dans l’autre monde un arbre peut-être ondoyant ou de feu qui serait inconsommable et ne se consumerait jamais je n’aurais pas le désir d’eaux limpides ou de Styx ni m’enraciner dans de la terre les vents seulement me berceraient et me suffiraient je serais à l’écart des animaux de toutes espèces Continue reading
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Une ballade au parc
Je le sais bien… , La pire des choses serais que je sois amoureuxLa pire des choses est que je veux attendre un peu La pire des choses… , Juste la fin du monde. Jean Luc Lagarce tes cheveux sur ton épaule sous les derniers rayons de soleil parmi quelques oiseaux… c’était si beau c’était Continue reading
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Poème de l’attente
si bref – si bref – si bref une annonce et moi les vents caressent les branches nues tendre à l’endroit – puis le vent par là la musique par là les portes battantes de si loin à l’envie nous traversions cuits sauts d’obstacles sans obstacles ! il viendra – il viendra avec une clé Continue reading
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Articulations
on aura on aurait on aurait pas fini une page un poème pour poème avant avant que – ni quoi ni qu’est-ce finir une page sans que l’autre main ne la tourne ne la retourne comme pour moi-même de même faites vite – à outrance bien que tout passera bien que tout passe par les Continue reading
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Flip
j’envisage ce commentaire une intrusion plutôt je réfléchis à un envoi à son comment quoique je ne vais pas et pas le rédiger ni le mener à son achèvement en matière de cancre en suspens comme un appât ou … un mot sur l’inconvénient de se faire élire de l’impasse de s’é – lire pour Continue reading
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Verve
je tiens au mot : verve. je me plains en mon cœur aux trois horizons insoupçonnés dès lors étonnant, il ne se passe presque rien. je continue de rincer la vaisselle, avec cette eau que j’espère retrouver un jour c’était un repas sans musique de la fumée sans feu, – là, je salive comme chercher Continue reading
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Os : Fais-moi un cartilage
Debout. De. Nous deux. Un arret Impossible d’en faire le tour Je ne sais pas comment l’appeler. Un visage Vaut mieux ne pas y entrer La beauté. Ton grain. Tonalités grises Un plat. Pont De La Maye. Midi et 15 min Personne ne me siphone, ne me… , le ciel une aile l’étreinte d’un ange Continue reading
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Peut être ample
et sinon tu me perdras sur un cagot de fruits ou les fluorescents poissonsviscères baignent pour des nuits émoussées comme un bruit plutôt plus vague un frémissement d’air comme une pause de la pluie entre tes mains on prenait une navette hibou sourd sous la pesanteur derrière un mur d’angle une rue où il y Continue reading
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Trouver un ton juste
la voix m’émeut sortie de l’ombre brune tremblante peut-être rêvée je crois soulager lorsque je chante – sous ou près de mes yeux ma voix qui m’émeut chez la boulangère exit de l’ombre brune comme sortante et dedans le timbre tremblant soulagé à perpétuité lorsque je chante ils disent ailleurs une boulange attablés pour certains Continue reading
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Étoiles, ma rose dépression
à Amel. mon affection tend vers les étoiles les moins scintillantes – ou pas du tout – selon les nuits – particulièrement à celles qui me briquent par surprise – comme par éclats – d’où une infinité accable avant que tout ne retombe… * je n’entends rien aux planètes – à quoi bon j’ai envie Continue reading
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Il fallait bien
je regardais ma main entre mes doigts une roulée comme vers sa fin refermant mes paupières – sombre tombe le noir, trous l’opacité blanche autour ma tête me paraissait énorme comme hors de son orbite ici, ou là : ça siffle ça bourdonne – à suie me vient le mot enfer j’ai peur peur peur Continue reading
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Longtemps, trop longtemps
vapeurs et demies lunes fissure – parlant du lierre par où ? temps de poux de l’enfant à la septième marche jusqu’au sang les genoux tête contre tête inaccoutumées l’étrangeté de sa nuit la proximité d’une chaleur que l’on tait – taira que l’on contourne derrière des mots les mots d’autrui sous des couvertures plissées Continue reading
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Comme si
il y a dans le ciel en rupture des points rouges s’élève une eau mélangée mal contée rare et de l’herbe simple parmi les ombres violacées qui s’étirent là le reste peut suivre un état que l’on sait traversé en flottant il y a dans le ciel des bordures – des canaux et des points Continue reading
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Invertébrés
les sourires – une bouche l’eau arrose mes pieds nus assentiment un portail qui se referme l’arrière pays d’un été * fifti – fifti : des sardines me focalise sur une poche noire préméditation long parapet entre toi et moi cœur salé du soleil couchant * à deux ~ le soleil rallonge nos pas d’inégale Continue reading
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Tout ce qu’on ne devrait pas faire
grands-pères – vous n’étiez pas seulement un territoire vous étiez aussi d’autres résiliences grands-mères – vous n’étiez pas seulement une gâterie vous étiez aussi d’autres présences père – vous n’étiez pas seulement un quiproquo vous étiez aussi d’autres contenances mère – vous n’étiez pas seulement une nervure vous étiez aussi d’autres anses oncles – vous n’étiez pas seulement un phare vous étiez Continue reading
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il se tient debout au carrefour avec une cigarette sur ses lèvres et un téléphone entre ses mains
je suis : 👇 je crois : 👈 je pense : 👉 je sol : 👆 point : ✊️ je suis : 👇 je reste : 👈 je pars : 👉 je trace : 👆 point : ✊️ je suis : 👇 je bleuis : 👈 je cuis : 👉 je fuis : 👆 point Continue reading
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Go fast
à Rochdi. Quelque chose est là Pas loin, à côté. Qui voudra m’ouvrir Cette porte ? Qui voudra ? L’enfant-jazz. Mohammed Dib. des poèmes personne ne les veut lire que faire ? si personne n’en veut qui en voudra ? des des des poèmes personne ne les veut que faire ? quoi faire quoi faire Continue reading
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Sur une feuille d’écolier
pour Meissa. le concept n’était pas, pour qui veut bien y réfléchir, un ennemi du poème, seulement sa porte d’entrée et non, évidemment, son aboutissement. Yves Bonnefoy. ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● ○ ● Continue reading
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Tout code
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Bruitages
une femme de 70 ans est adressée aux urgences pour un syndrome confusionnel isolé, sans notion de chute ou de traumatisme crânien de ses antécédents, on retient : une hypertension artérielle traitée depuis 10 ans par amlodipine (amlor) (10 mg/j) et un syndrome dépressif traité par paroxétine (deroxat) (20 mg/j) les constantes sont les suivantes Continue reading
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Ticket de commande
nom prénom : Ilan f 146 / vente à emporter 105 ( 50029 ) employer : thibault date transaction : 18/03/2018 numéro caisse : 14601. temps transaction : 22:20 qté désignation montant cb en prod 1 classic 2 p oriental ?? ; ?? 1 hd vanille caramel brownie ?? ; ?? 1 coca cola 1,5 Continue reading
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Sur un ancien téléphone
a : ah / a / à / alors / au / avec / aussi z : zone / za / zal / zèro / zoom / zen / zones / zoè e : euro / et / en / elle / est / est-ce / encore / enfin / ensuite r : recherche / Continue reading
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Colonne latérale d’un site de rencontre
j’aime commenter partager rencontre à proximité dans le noir apparence lettres likes matches mes favoris mes visites télécharger le discours Continue reading
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Se rabattre sur la ligne d’urgence
il ne pleuvait plus sur mes blancs tombeaux les essuie-glaces étaient en stand bye par intermittence elle conduisait silencieuse et somnolente le jour aussi elle n’était qu’à moitié là un véhicule d’une trajectoire opposée parfois plein phare radiographiait l’habitacle poussiéreux sur une route ouverte, largement ouverte on n’évaluait plus les distances seul l’éloignement du point Continue reading
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Rendez-vous du soir
n’étant pas moins qu’une fleur le rite et l’étoffe l’étincelle fleur sans nom fleur d’un autre nom l’asile d’un même mouvement qu’elle relie avec un sourire elle répond au nom de fleur qui s’élance lumineuse par ses greffes toujours se brisant sur un cœur qui trace et brave Continue reading
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De la journée
je parle à une jeune fille qui joue au bandit et à la police sur une pelouse sillonnée, sillonnée… , préférés aux sirènes de pompiers je réouvre une fenêtre, – referme une fenêtre de la fenêtre un don des prémices je repose une assiette, – relave une assiette l’assiette est rangée dans le conduit des Continue reading
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Oud
appelle de tes vœux l’orient sous les palmes conjure les cornes et les vents de tes doigts de sable la parole tiendra de la source parmi le gravat une roche au jour tu t’éveilles hâlé Continue reading
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Un cœur aux repas
tu es là où tu n’es pas tu es ma présence fragile et mon ailleurs je ne résolus pas tout j’ai vécu très tôt avec toi très vite ! très fort ! je marche cependant sur tes pas pour ne plus marcher privé de liens Continue reading
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Bruissements
s’infiltre par la serrure de la porte et des fenêtres l’aube aux clartés essentielles le chat ne joue jamais seul ses yeux étoilés bruissent par un saut tout s’invite à ma demeure en cette heure de l’éveil l’attention portée à la circulation des oiseaux : l’astre, l’instinct du chien qui remue ! l’odeur de café Continue reading
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En homme
je m’attends dans un avenir incertain je m’attends dans un endroit indéfini je m’attends moi-même je ne pars pas et ne reviens pas je ne m’endors pas et ne m’éveille pas je n’inspire pas et n’insuffle pas je me fais peur et ne crains rien je m’appelle et ne réponds de rien je mens et Continue reading
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Murs blancs
il me parvient de la musique qui se noie dans les gosiers après tout on n’aimerait pas danser je joue avec les murs blancs et le cauchemar des morts et des vivants qui se versent comme un gouffre colportant un entre deux une allumette dans un tas de foin, sous peu le brasier je n’ai Continue reading
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Hagard
le jour s’endort un peu moins dans la décrépitude j’apaise le flux du sang les rives où je me retrouve ne sont pas miennes comme ce jour-là : divin ! je ne l’ai pas observé dans mes souvenirs ne croyant plus à l’immuable ici-bas je regrette un ciel perdu qui bavait sous la pluie je Continue reading
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L’homme derrière un rideau
la nuit que tu entends à peine à peine… ! tu ne dois pas attrister ton cœur à tous les niveaux j’aime tizi-ouzou. Tizi-Ouiza ! elle a la douce voix du clapotis des eaux comme une perle la nuit que tu entends à peine elle t’attend Continue reading
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Oh, la cigarette que l’on fume !
une cigarette se consume entre mes doigts une cigarette se fume elle s’appelle Rym elle est longue et fine rime souvent avec spleen comme les vieilles accros qui viennent des indes je m’en brûle une deuxième j’ai besoin de nicotine qui calme mes nerfs la braise rouge est une musique plus ancienne elle a son Continue reading
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Feuillet troué
à Anne D. et si de ce monde autocratique et obtus je répondais par un autre rêve je reste sans activité spécifique l’autarcie me fait bander longtemps et si j’éprouve le besoin de comprendre seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours rêve, rêve, rêve… aux lassitudes Continue reading
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Comme un au revoir, comme une ombre
fini l’éternel de l’ombre obscure sais-tu d’orgueil que les astres sont sûrs la tristesse est immense et tu es petit plus le désir de vivre d’après ta tête rabougrie et certains ébats du soir crochètent tes guenilles alors au revoir à tes senteurs de vanille Continue reading
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Frise
elle entrait dans le poème irradiait l’allée de ses chevilles ornées un matin d’un dimanche sous l’orage ( elle était jolie celle qui traversait crevant les yeux qui inondaient l’allée… ! ). elle coursait les brides de son poème les blancs rêves d’une mésange les trous dans un cœur comme une lune emplie d’un manque Continue reading
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Une collusion
une collusion l’endurer juste un après… sans bruit s’éclaircit ciel et doutes un temps trace / fouille le long trait qui dit : immédiateté. emporte oscillante vérité c’est toi. noir mat in-octroyé tu rendossais à Palerme ses ailes à son image vieille contagion, aucune rainure tel quel : elle elle ne pouvait te vivre. Continue reading
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Poème passé
par où je fraie un chemin ? peut-être par ici… ou là-bas entre les blancs ouatés après le point. plus près… sur le lit d’un poète qui veille nulle part… il me cherche : à la radio sur un parking baille louche hoquette alors, une murène ? Poème : Continue reading
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Nœuds avant chaque poème, comme avant un orage
j’aube à la nage dans les vents je crépuscule comme une course je soleil comme un jus de citron vert des plaines de mon enfance je nuage les moutons un jour d’une légère brise je rivière sous la tombe de Rivers j’étoile les poètes en filigrane de mes amis des montagnes je planète comme Holst Continue reading
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Second usage
à Camille. en avant de la veilleuse un filtre en avant du filtre un cadre en avant du cadre un verre en avant du verre deux croquis en avant des deux croquis un chevalet en avant du chevalet une scène en avant de la scène deux modèles en avant des deux modèles un nu tout Continue reading
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Salut, c’était beau
elle enfilait un masque méconnaissable à la nuit tombée comme une ombre sur de hautes cloisons tout ce que nous partagions notre foi parce que différente comme une garde de tous il disait aux immensités bleues* : les femmes avaient des yeux perfides ! il disait à son cœur : les femmes avaient des visages Continue reading
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Raquette dans un sac de voyage
la vie était comme on danse de nos libertés et à l’aveuglette ! le vide se faisait sentir je criais ! une femme jouait la nuit au solitaire sur son ordinateur, seule ! moi, je me touchais de cette extravagante solitude, même les lampadaires vibraient la vie était comme on cauchemarde de nos ailleurs bien Continue reading
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Chanson de la rupture
j’étais imparfaitement un mort – vivant pour vous pour vous je fuyais longtemps la vie d’ici bas avec nous avec nous vous me manquiez, à mon tour d’aimer pour vous avec nous je ne pouvais oublier et non plus effacer où est-ce que je foirais avec vous ? pourquoi nous ? de tout mon cœur Continue reading
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Momentos
l’œil porte sur la flamme verte de ne plus se souhaiter la mort écrire région mélodie du cœur qui porte éclairs et cendres en dedans des poumons dorsale moelle torche feu de l’action lit de personne lourde tête étincelles silence j’étais mien avec l’autre au naturel pour un laps de temps Continue reading
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Vents mauvais
au cœur des vents sur un banc de mousse froide le battement de ton cœur, … et triste ! nous deux amoureux de nos allées et venues parmi les arbres quintessence me fend fruits d’été bec du typhon Tristan distraie sang séché sens unique et le monde en est changé quelqu’un vient de me faire Continue reading
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Quand les mots
quand les mots se dérobent du mot quand le port de la mémoire quand le suc de l’œil quand la respiration se fait halte quand l’épave des siècles quand la langue pâteuse exulte d’eau quand le mais est déjà quand la saison des vaches et des mouches quand la chanson tourne quand le lourd est Continue reading
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Funèbres refrains
à Jean-Baptiste P. les aveugles sentent les étoiles avec l’œil de l’âme les aveugles sentent les étoiles d’un cœur en flamme le poète brûle d’un cœur en flamme les chiens grondent de peur sur la terre de Dieu les chiens grondent de peur la ville se dévoile aux heures nocturnes d’une magie et d’un mystère Continue reading
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C’est moi et bien plus tard
barbe noire à peine fantaisiste manie fort bien sans violettes sauvages plantées dessus regards cueillis plus de cent frères et sœurs blanche barbe déjà roussie déontologique fleurie fort bien plus tard comme par la fenêtre un satyre aux cent fleurs d’anges au bout des doigts dites nous : frères et sœurs nous éclipsons les mohamédiens Continue reading
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Justificatifs de vie commune
mardi un jour de labeur noir mercredi un jour de labeur noir jeudi un jour de fête vendredi un jour Saint samedi un jour de labeur noir dimanche un jour du Seigneur de la terre d’accueil lundi un jour d’un arc-en-ciel pour toute la semaine le deal était si tu l’aimes ne te maries pas Continue reading
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Un saule est une sérieuse affaire
par le son des cloches ton spleen tes auto-stellaires branches tes lapidaires heures ta maison en carton aux vents ouverte hantée par ton nom comme un signe, déliriums, ô le cygne blanc ! bat de l’œil très haut sur l’étant vétéran incertain cœur d’un petit-conte sans loups sans loups lignes déchanges, flottaison, ô les migrations Continue reading
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L’escale de la matinée
de coton les sept heures parachutés sur tes yeux opiacés comme des raisins verts un parfum de poème une foudre dans ton cœur comme les éclairs sur la toile d’un peintre bourdonnement quasi lointain vaguement à l’ombre je m’allonge sur les rêves de ta coccinelle de rouge l’écharpe de l’écolier en mal de fenêtres dessins Continue reading
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Furies de l’été
une femme que j’approche que je déculotte derrière ses prunelles parmi les quelques furies de l’été mots transversaux d’une aussi longue frange élans du passé insaisissables couleurs sur-l’-herbe-folle-dont-l’-herbe-folle-raffole ! inquiétude légère doigts qui butinent sautent en d’autres lieux frileux… , – saisis-le ! pointe au corps aigue sculpté par les fées des ruisseaux toile cachée Continue reading
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Dur de s’y croire autant que de s’arrêter
c’était presque religieux ce moment du petit bout de chocolat plein de saletés que l’on mangeait, – puisqu’on aurait tout essayé, même la perte ! toute opaque, toute opaque, toute opaque, toute opaque, etc. du soir… , comme de la nuit une transversale, géométrie de l’objet que soufflent les vents ! que lave la pluie Continue reading
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La perte
fourmilière ballets du bâton rompu nos sourires ou riz au lait versés sous nos pas étouffés pêlemêles tout Traviata nos pas ! mémoire de l’exilé de bout en bout relégué par les odeurs et une béance recherchant l’ouverture diaphane – diaphonique – euh… ! épuisement d’un temps intercalé où rien ne s’assemble et se dédouble Continue reading
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La femme aux oiseaux
à Alice. au couvent une femme s’attarde dans un corridor ouvert aux débâcles, sonde son âme et noie ses yeux qui s’agrippent d’attente sur les feuilles d’arbres ( lorsque l’automne presse le pas ! ). qui êtes-vous ? que voulez-vous soustraire ? solitaire qui observe l’irréparabilité mal dépecé acide j’aspire à une eau qui s’en Continue reading
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Fleur de Lys
départ d’éclairs pucelle qui s’envole avant l’heure départ d’éclairs bleu d’azur intemporel départ d’éclairs départ de la lecture en éclaireur départ d’éclairs du sol au firmament c’est la pucelle ! rougeurs au tronc sonore départ d’éclairs blessure au cœur qui colmate départ d’éclairs départ comme un ultime éclair départ d’éclairs nuées jusqu’au sol départ d’éclairs Continue reading
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Dernière rescousse
nuit et fugues coulent quelque part lentement lamentable de n’y voir rien seuls vos petits mots sous la véranda vos germes demeurent intangibles tremplin d’eau et Amour tenir frissons d’un fossoyeur je vous reconnais en chaque mot êtes-vous en colère ? Continue reading
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Matin d’été
à Isylle. rien qu’une amie dans la tiédeur matinal et sur mon lit tout froissé tout envouté rien qu’une amie dans la tiédeur matinal pour recueillir l’intime silence de ses flans de coton de ses yeux rien qu’une amie dans la tiédeur matinal sous la lumière des stores et sa nuque parfumée que je quitte Continue reading
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Sur une pelouse
conformation astrale objets obliques regard oblique conformation à la forme astrale tes yeux touffus des lunes belle hâlant oblique caprice et tes yeux nourris sentant ton feu même… lourd jardin feuilles sèches ampoules et râteau échanges muets carrefour je me tiens à mi-chemin de la cabane bye – bye ! Continue reading
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Trois saisons
grippe ou la fuite des vents mue et morveux douceâtre comme les peaux boulevards bordelais qui transitent quais embrumés retardataire et à l’heure humeur à la Gabin Un singe en hiver ainsi qu’un anniversaire de l’anneau dessous les tambourineuses étoiles le présage d’une noyade parce qu’il y a un soleil les lendemains d’une noce extrapolations Continue reading
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Fractures
à Sophia. complainte entendue plantes brûlées et drôles de chapeaux vaste fémur comme les jours abimés où retombaient les générosités d’un adolescent révolution des fleurs et des pierres sensibilité d’une tête muette avec ses frères… , – pas bien pas bien ! quelques colombes effleuraient la fenêtre d’un paisible lointain nous fallait-il faire face, à Continue reading
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Libérations
tes nouveaux lustres vieux coffrets tes ciels bas et obscures ode de coton blanc et bleu tes yeux horribles et troubles baisers qui s’enroulent fini l’éternel qui sait d’orgueil ? tes sornettes ailes rouges de sauterelle tes accents de flûte fleur jolie, jolie… ! tes sons vermeilles sur mon lit, tu sommeilles ! astre rustre Continue reading
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Au bord
à Sabrina. soleil irradiant sous un arbre manichéen demies tensions itinérance au bord moitié d’une clameur lasse qu’à moitié de la lecture retour à la dicté cloche qui retentit comme un dimanche des rameaux baisers éternels d’une fleur ciel qui s’étend de grisaille ouverture basse et non plus déchainée perspective et portes dames qui feintent Continue reading
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Perceptions d’un intérieur
long tempo aux combles un homme fictionnel vêtu d’une chemise brettèles ventre d’un poisson pieds sur le parquet lourd et crétin il frisait les étagères et fumait des gitanes second raccord près de la fenêtre une femme éprise au long cou aux doigts rouges et les seins d’écolière parée d’une robe à fleurs jaunes verts Continue reading
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Cristaux
grince orgueil du cœur blizzards lumières d’une ville feux flamboyant nuées d’une grange sans ésotérisme et joie foule mausolée tapi rien que là toit à mille lieux à mille têtes sereins rêves flûte soupirant oies promesse peut-être une dernière à lui à l’écho de son parfum coquelicots bras rouges de froid enlacement grippe arômes homériques Continue reading
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Exhumé
dent havement rebelle et croque ! arctique amorce serpentine voix percluses s’abandonnent à échéance grecs qui se jettent cote suspendue l’-amour-que-l’-on-me-verse-déverse-le-daemon paraphe vasé pendant d’un collier de course et saccades eaux de mes Converse trouées trouées je peine à poursuivre le poète comme singer le bruit Continue reading
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Les adieux
seul comme deux Polonaise vents sub sahel et de l’huile incertaine fleurs de sel poison suspendre l’étreinte sous les ombres d’un jardin larmes sous un baiser secret des adieux lait qui tiédi sur la table limpide cœur transparent CD je scelle l’incompréhensible du non-dire par mes douleurs Continue reading
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De brume
surface de brume matin consensuel ciel dévorant rien qui n’autorise l’accès parmi les anonymes et le jour s’imbrique de secondes ! d i v i n e percée par un fouilleur d’envolés clopine des sphères enfant qui tournoi comme un derviche et regarde, regarde s’obscurcir l’œil et le sait déci delà une romance la poussière des villes où l’on réécrit les Continue reading
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Flocons d’hiver
à Ibtissem. vous étiez une femme aux yeux de chouette, femme de la longitude, femme de l’épopée, etc. je vous pleure car me trahie l’aurore ! une descendante in-établie et j’enfouis nous étions amoureux de ceux qui s’aiment nous restions heureux nous reversions du vin là tout contre nos cœurs nous miroitions devant nos soudainetés carrousels bouffon badour nous faisions le tour de Continue reading
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Tant que l’on t’écrit
à Fanny. les arrières pays in-approchés traversés en surface défilent fort l’hymne du chagrin avant l’exil plus de là-haut – Laos ? rien d’imperceptible délicatesse qui dénote comme un centaure qui descend une plume qui s’étale pile au cœur de l’éblouissante disparate hôte qui la pleure et plane léger insondable comme l’air les vents d’automne se contrebalancent des volantes feuilles noircies d’épais Continue reading
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D’une main verte
une plante verte pas tout à fait verte un pot fissuré pas tout à fait de terre elle atmosphère il s’érode ils font quatre cents vingt grammes lorsqu’ils se croisent une fois l’an sur deux Continue reading
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Jamais survolé
perdu de ne plus se croire le fils pas de torts que du ressentiment me frappe et puis l’horreur la nuit qui assaille solitudes je pars… sous le signe de l’adieu Continue reading
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Le sang est indélébile
la poésie n’est pas au service d’une idéologie, d’un parti, d’obscures passions, etc. : écœuré, vraiment ! je pensais ne jamais jeter un recueil faussement nommé : écœuré, vraiment ! le mal de dedans est un pléonasme Les concernant écœuré, vraiment ! cette menace nous nargue ! j’aime lorsque la poésie est menaçante, dangereuse, etc. Continue reading
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Jamais pour en découdre
ce que vous pensez de moi, ne me regarde en rien. ce que vous confiez à une autre personne sur moi, ne me regarde en rien. je m’éloigne de vos territoires ce que je pense de vous, ne vous regarde en rien. ce que je confie à une autre personne sur vous, ne vous regarde Continue reading
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Automne des barbus
je me figure le style des barbus chirurgiens, en parallèle des barbus en basket nike ! ils pourraient s’appeler Hamid ou Stéphane, jamais ils n’auront une large sympathie ceci est proscrit et cela est le salut ! personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ? j’ai l’impression que la misère fait des dégâts ! Continue reading
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